Bonjour tout le monde !
Pour ce chapitre, je risque d'en décevoir certain(e)s, mais Harry ne tombera pas amoureux de Ginny, d'une part parce que je ne l'aime pas, mais surtout car le cœur d'Harry ne pense qu'à une chose : rentrer chez lui. Je pense qu'il a suffisamment souffert, pas la peine de lui infliger une peine de cœur en plus lorsqu'il rentrera au Sanctuaire.
Prochain chapitre, la révélation du dernier des Animagi, ainsi qu'une autre surprise…
Je ne vous en dis pas plus.
La correction est signée DuncanHeart que je remercie.
Bonne lecture !
Chapitre 20
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Cher Père,
Plus les jours passent, plus j'en apprends sur Voldemort, et sur la magie, et plus ce monde me terrifie. Le professeur Dumbledore me convoque régulièrement pour me montrer des souvenirs, les siens pour la plupart, concernant Voldemort. Cet homme est le mal incarné dès la plus tendre enfance, il faisait preuve de méchanceté envers les autres enfants.
Mais il y a pire encore. Voldemort était obsédé par l'immortalité et n'a eu de cesse pendant ses voyages de trouver un moyen, une potion ou un sort pour atteindre ce statut d'immortel. Et il a finalement trouvé. Il a créé des Horcruxes, six d'après le professeur Dumbledore. Un Horcruxe, père, c'est un objet ou un être dans lequel est stocké un bout de l'âme de celui qui veut être immortel. Vous me direz qu'une âme ne peut pas être divisée en plusieurs bouts et bien si, il y a une chose, un acte qui divise une âme : le meurtre. Et Voldemort a tué beaucoup de personnes. C'est d'ailleurs à cause de ces Horcruxes que personne n'a jamais pu tuer Voldemort. Et ils veulent que moi, je le tue.
Grâce à de nombreuses recherches, le professeur Dumbledore a pu découvrir deux Horcruxes : le premier était le journal que j'ai détruit en deuxième année, et le second est une bague que le professeur Dumbledore a détruite lui-même, non sans conséquences, car il a maintenant une blessure à la main qui s'aggrave de jour en jour.
Sur une note un peu moins sombre, Ron a finalement invité une fille à sortir avec lui. Elle s'appelle Lavande Brown, elle est de notre année et elle est collante, à défaut d'un autre qualificatif. Elle suit Ron partout, et je crois qu'il regrette son choix. Tout cela parce que sa sœur lui a fait une remarque sur son manque de vie amoureuse. Moi-même, je n'ai personne dans mon cœur, mais je ne vais pas m'inquiéter de ça maintenant, surtout pas avec la guerre qui approche.
D'ailleurs en parlant de vie amoureuse, avez-vous enfin avoué votre amour à tante Helen ?
Ensuite, Malfoy semble aller de plus en plus mal, sans doute à cause de la mission qui lui a été confiée, j'ai bien essayé d'en savoir plus, mais il se réfugie dans la Salle sur Demande et une fois qu'elle est occupée et verrouillée, on ne peut plus y avoir accès. Je me suis également servi de la carte des Maraudeurs, pour suivre ses déplacements et j'ai constaté son absence du château à plusieurs reprises et cela m'inquiète, car s'il a pu quitter le château et y revenir sans se faire remarquer, alors peut-être qu'il peut emmener quelqu'un avec lui. J'ai donc demandé à Dobby et à Kreattur de garder un œil sur Malfoy. Maintenant, je ne peux plus le nier, j'appartiens à cette guerre et je ne pourrai pas y échapper.
Il y a également quelque chose qui m'inquiète concernant mon dernier Animagus. Pendant l'une de mes méditations, j'ai vu plus clairement sa silhouette et j'ai même pu apercevoir une patte. Ce qui m'inquiète, ce sont les chaînes. J'ai aperçu des chaînes qui entouraient mon Animagus : elles étaient noires, d'un noir malsain. Je ne comprends pas, pourquoi mon Animagus serait-il enchaîné ? Le pire est qu'il n'essaie même pas de se débattre, comme s'il avait perdu tout espoir de liberté. J'imagine que je n'aurais mes réponses qu'une fois que je l'aurai vu dans sa totalité.
Je me suis également entraîné sur ma magie sans baguette, et il s'avère que je peux en faire mais à petites doses. Le premier sort que j'ai essayé n'était qu'un simple Lumos, un sort de première année. Je n'ai pu le maintenir que quelques secondes avant de tomber dans les pommes. Je suis resté évanoui quatre bonnes heures, mais au moins maintenant je comprends le principe de cette magie. Alors qu'avec la magie avec baguette, il faut ordonner, pour la magie sans baguette il faut demander. J'imagine qu'il est difficile de comprendre pour qui n'a pas essayé. Et j'ignore encore certaines choses concernant mon propre pouvoir.
Les sorciers ne sont pas curieux, contrairement aux Moldus. Ils veulent savoir si ça marche, et non pas comment. Ils sont parfaitement incapables de me dire pourquoi certains enfants de Moldus reçoivent des pouvoirs magiques, et pourquoi d'autres, enfants de sorcier, n'en ont pas. Mais peu importe si les sorciers ne peuvent me fournir de réponse : je les trouverai moi-même.
Cette lettre est un peu courte et je vous prie de m'en pardonner, père, mais avec mes cours, mes entraînements et mes visites chez le directeur, je n'ai malheureusement pas autant de temps que je souhaiterais pour vous écrire.
Vous me manquez.
Avec tout mon amour,
Votre fils, Harry
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Will referma la lettre, les sourcils froncés par l'inquiétude et le dégoût. Comment était-il possible qu'un homme ait divisé volontairement son âme pour quelques années de plus à vivre ?... Le regard du jeune psychologue se posa sur Magnus.
- Magnus, murmura Will, s'attirant l'attention de la victorienne.
Helen jeta un regard à Will et eut un léger sourire en comprenant les pensées de son jeune protégé :
- L'immortalité est un trésor que beaucoup de gens convoitent, Will, fit Helen avec douceur. Et la plupart sont prêts à tout pour l'obtenir. Personnellement, je ne suis pas surprise des actions de Voldemort : bien d'autres ont tué pour avancer sur le chemin de l'éternité. Et ceux qui y arrivent paient un prix élevé, qu'ils finiront tous par regretter, un jour ou l'autre.
Helen offrit un sourire qui se voulait rassurant, mais il était évident pour tous que la bicentenaire avait dû souhaiter la mort à un moment donné de sa longue vie. Un bras passé autour de ses épaules sortit Helen de sa légère mélancolie. Elle leva les yeux et croisa le regard bleu tempête de Nikola, qui raffermit sa prise sur elle. Helen eut alors un vrai sourire. Nikola avait raison, on avait encore besoin d'elle ici. Les enfants avaient encore besoin d'elle.
- Il y a au moins une bonne nouvelle à cette guerre, remarqua Kate.
- Laquelle ? demanda Henry surpris.
- L'amour, répondit Kate avec un large sourire.
- Sauf pour Harry, fit Will.
- Bah ! Il ne doit pas avoir l'esprit à ça, remarqua Henry, puis il fit mine de réfléchir. Ou alors, il est gay.
La remarqua fit mouche et Tesla s'étouffa avec sa boisson. Son fils ? Gay ? Bien sûr, il n'avait rien contre les gays, mais c'était son fils. Les éclats de rire des enfants le sortirent de sa stupeur.
- Je pense surtout que c'est dû à la guerre qui se prépare, remarqua Druitt. Mais dis-moi, Nikola… As-tu dit à Helen que tu l'aimais ?
Le sourire goguenard de Druitt le fit grogner légèrement.
- Oui, il l'a fait, répondit Helen à la stupéfaction générale.
- Ce n'est pas comme si tu m'avais cru de toute façon, répondit Nikola, boudeur.
- Nikola ! Tu m'as dit que tu m'aimais, et dix minutes plus tard tu menaces de me tuer. Ne me dis pas que tu t'attendais vraiment à ce que je te crois ?
- J'ai vu ton mouvement, Helen, répliqua Nikola. Lorsque je me suis approché de toi, lorsque j'ai voulu te toucher, tu as eu un mouvement de recul, comme si je te dégoûtais.
Helen se figea, elle ne pensait pas qu'elle avait pu blesser son ami à ce point, ce jour là. Nikola ne rajouta rien, il lui était difficile de se confier, cela l'avait toujours été pour lui.
- Quelle importance maintenant, soupira le vampire, je me suis fait une raison et puis tu m'as laissé rester près de toi, alors…
Helen eut alors un léger sourire, qui s'agrandit lorsqu'elle pensa à sa prochaine remarque.
- Il faut bien que je te surveille.
- Oh ! Ça, c'est blessant, s'exclama Nikola pas le moins du monde vexé par la remarque taquine de la victorienne.
Les nouveaux éclats de rire des enfants résonnèrent dans les couloirs de l'infirmerie quand un bip les stoppa net. L'alarme venait de la chambre d'Harry. Helen s'y précipita sans attendre, vite suivie de Nikola, qui resta cependant à l'écart. Helen vérifia rapidement les instruments et hormis un pouls trop rapide, il n'y avait rien. Prise d'une intuition, Helen écarta le drap, dévoilant un torse enveloppé dans des pansements. Helen s'empara d'un ciseau et coupa le tout, mettant en évidence une blessure qui s'étendait de la hanche droite à l'épaule gauche. Cette dernière s'était mise à luire doucement d'une lumière verte. Un gémissement de douleur s'échappa alors des lèvres d'Harry. Puis aussi soudainement que cela avait commencé, l'alerte se termina, laissant une fine cicatrice blanche à la place d'une plaie rouge.
Nikola s'approcha doucement et regarda son fils, espérant, en vain, le voir ouvrir les yeux.
- Nikola, murmura doucement Helen, un sanglot dans la voix.
Le Serbe suivit le regard de son amie et la vit. Une larme, une simple larme qui dévalait la joue de l'enfant endormi. Nikola s'approcha un peu plus et prit place sur le lit, un regard vers Helen, et il prit doucement l'enfant dans ses bras, s'assurant que la tête d'Harry reposait bien sur son épaule. Il caressa doucement les cheveux de l'enfant et embrassa sa tempe.
- Tout va bien, murmura le vampire, tu es en sécurité, tu es à la maison. Personne ne te fera de mal ici. Tu es au Sanctuaire. Helen est là aussi.
La victorienne eut un sourire et se rapprocha à son tour, passant une main dans les mèches rebelles de son neveu.
- Même John est là, continua doucement Nikola.
Les murmures réconfortants continuèrent à résonner dans la chambre, alors qu'à l'extérieur, l'étonnement et l'incompréhension avaient plongé le couloir dans un silence assourdissant. Druitt eut un sourire amusé en voyant les jeunes observer la chambre, et plus particulièrement Nikola, avec effarement.
- Ne vous y fiez pas, fit John. Nikola sera toujours un type arrogant et orgueilleux, mais son comportement pourrait malgré tout s'améliorer au fil du temps. Rendre les gens meilleurs, c'est là le plus grand pouvoir que cet enfant possède.
- Ca fait bizarre, murmura Henry en regardant Nikola.
Le ricanement de John fit sortir les enfants de leur stupeur.
- Et encore, vous n'avez rien vu. Nikola peut se montrer extrêmement protecteur avec Harry. Je plains le garçon lorsqu'il se réveillera.
- Et vous ? demanda Will.
Druitt lui jeta un regard avant de contempler à nouveau la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il posa doucement sa main sur son torse, à l'endroit où il savait trouver les cicatrices que Nikola lui avait faites. Il ignorait encore si c'était du fait de l'enfant, mais chaque fois qu'il était en sa présence, le monstre en lui était calme et le laissait en paix.
- Cet enfant est un membre de notre famille, répondit John, il est un enfant du Sanctuaire. Le blesser de quelque manière que ce soit, c'est courir le risque de devoir faire face à nous trois. Vous savez qui nous sommes, William ? Je tuerais pour protéger cet enfant, et Helen et Nikola en feraient autant sans la moindre hésitation.
William voulut rajouter quelque chose, mais, il fut interrompu par la porte de la chambre qui s'ouvrait.
- Comment va-t-il ? demanda aussitôt Henry.
- Il va bien, répondit Helen. Il n'a plus aucune plaie ouverte, et sa magie est en train de soigner les dégâts internes. Il devrait se réveiller dans quelques heures, une journée au grand maximum.
Le soulagement présent sur le visage des enfants amusa grandement Helen, alors que Nikola se laissait élégamment tomber dans son fauteuil. Puis il s'empara de la lettre suivante et la tendit à Helen.
« Cher père. J'ai finalement découvert quelle était la mission de Malfoy, mais mon retard nous aura coûté très cher… »
