Coucou c'est moi !

J'espère que tout le monde va bien, et que vous avez passé de bonnes vacances, car c'est bientôt la rentrée (sauf pour les chanceux qui rentrent en Fac !)

Moi je rentre en prépa BCPST, alors il est fortement probable que les parutions ralentissent légèrement.

Sinon un grand merci aux reviewveuses habituelles, j'ai nommé Chocolate Kangoo, Incarndu91 et Yuya-hime !

D'ailleurs il serait intéressant de savoir s'il y a des garçons qui suivent cette fiction. Si vous êtes de sexe masculin manifestez-vous ! (Ça fait très club de rencontre… xD)

J'ai changé le dessin de couverture par l'un de ceux de Baka27 !

Bon, je vous laisse lire ce chapitre, laissez-moi un message à la fin de votre lecture !

Disclamer : à part Alix et les fautes d'orthographe, tout est à Square Enix.

Chapitre 20
Toxic

- Il y est allé un peu fort, dit donc.

Je ne crachai pas sur la main gantée tendue vers moi, surtout qu'elle tenait un manteau que j'identifiai comme celui que portait normalement l'homme en face de moi.

- Il t'a tellement fait forcer que même ta Dragonne s'est évanouie, m'expliqua-t-il calmement. Ça te va bien, dit-il en me désignant.

- Merci (j'avais enfilé son vêtement pour cacher ma nudité, et je flottais complètement dedans). Oh, ça va être la joie. J'espère qu'il ne va pas me laisser toute seule dans le désert, sinon je suis morte.

- J'en doute, ce n'est pas le genre du personnage.

- Je suis heureuse de te revoir, Sephiroth.

L'homme en face de moi avait de nouveau retrouvé sa posture rigide, mais un léger sourire planait sur ses lèvres. Sans son manteau, je découvrais devant moi un homme à la carrure impressionnante, dont la peau pâle semblait d'une dureté de fer. Et il était terriblement beau.

- Ça fait toujours plaisir à entendre, même si je continue de croire que tu es complètement folle.

Son ton était ironique mais il semblait d'une humeur excellente. D'ailleurs il se tenait plus près de moi que d'habitude et me dévisageais d'une manière complètement nouvelle.

- Folle ? Non, pourquoi ?

- Parce que je persiste à croire qu'être contente de voir un assassin mort n'est pas une preuve de bonne santé mentale.

- Si tu veux que je parte, je peux partir tu sais ?

Il m'adressa un sourire mauvais qui me fit frissonner.

- Si j'étais toi j'éviterais, ça t'épargnerais bien des tracas.

- De ta part ou de la part de ceux d'en bas ?

- Je dirais les deux.

- Je crois que je vais rester ici, finalement, fis-je d'un ton précautionneux.

- Bonne initiative.

Nous continuâmes de nous chamailler pendant un petit moment, sans jamais que cela ne dépasse les limites comme on le faisait quand j'étais encore au laboratoire.

- Je crois que Zack a raison.

Il ne m'éclaira pas plus, se contentant juste de sortir cette phrase d'un air pensif.

- De quoi ? Sur quoi Zack a-t-il raison ?

- Tu verras plus tard. Tu ne vas pas tarder à te réveiller, accroches-toi bien !

Je n'eus pas le temps de protester que déjà le noir m'envahissait.

-A-

J'ouvris les yeux en papillonnant des paupières pendant plusieurs secondes. J'étais complètement engourdie, le cerveau fonctionnant au ralenti. Il ne me fallut pourtant que quelques secondes pour reconnaitre la chambre que j'occupais dans le Shera. Par contre, impossible de me souvenir comment j'avais pu atterrir là.

- Et bien ce n'est pas trop tôt, je commençais à me demander ce qu'il fallait que je fasse pour que tu te réveilles !

Je tournai si vite la tête vers Yuffie que j'en eus des nausées.

- Ola, doucement ! Ça fait bien douze heures que t'es dans les vapes, on a cru que Vinnie t'avait tuée. Apparemment il a manqué son coup !

Une lumière se fit dans mon esprit : la fin de l'entraînement, ma fatigue, mon évanouissement… Écarquillant les yeux, j'examinai rapidement ma tenue : je ne portais qu'un ample T-shirt qui, en plus de m'aller deux à trois fois trop grand, devait appartenir à l'un des garçons du groupe. Horriblement gênée, je jetai un regard interrogatif à la jeune ninja qui se tenait à mes côtés.

- Ah oui, ça, c'est parce que quand Vincent est arrivé, t'étais à poil dans ses bras et dans le coma. J'ai piqué un T-shirt à Barret pour te couvrir un minimum. Heureusement que Vinnie avait sa cape, sinon bonjour la gêne pour toi ! D'ailleurs, pourquoi t'étais nue ?

Je ne vous cache pas que la seule chose qui semblait compter pour elle était la cause de ma nudité dans les bras de son amoureux.

- Je vais être franche avec toi, lui répondis-je. Ma Dragonne est une perverse et elle adore me mettre à poil.

Aucune réaction dans mon subconscient. La Cho… Dragonne semblait dormir du sommeil du juste. Yuffie, elle, me regardait comme si j'étais devenue complètement dingue.

- Attend attend ! Tu veux dire que ton espèce de lézard aime se mettre nu devant Vincent ?

Le nom du vampire avait été prononcé avec une telle possessivité que je me dis que calmer le jeu serait peut-être plus appréciable que l'humour pour les quelques minutes à venir.

- C'était une blague Yuffie, l'apaisais-je. Pour tout avouer, il semblerait que ma transformation détruise tout simplement mes vêtements. Et non, la Dragonne ne cherche pas à draguer Vincent, ni à ce que j'apparaisse nue devant lui.

- T'es sûre ? me demanda-t-elle quand même.

- Mais oui ! fis-je, exaspérée. Puisque je te dis que je ne suis pas intéressée par le vamp… Par Vincent !

- Tu devrais pourtant, marmonna-t-elle. Toutes les filles normalement constituées doivent être attirées par lui.

- Yuffie, répliquai-je sèchement. Tout ce que je cherche, c'est à rentrer chez moi, pas à tomber amoureuse, ni à attaquer une relation, d'accord ?

- Je ne te crois pas. Sache-le.

J'allais la tuer. Elle m'énervait. Profondément. En plus, j'avais faim, j'étais à moitié nue et… Et il fallait vraiment qu'elle arrête de me regarder comme ça où j'allais péter un plomb.

- Yuffie, laisse-la respirer !

Je bénis Tifa et son arrivée inopinée. J'entendis soupirer de frustration ma tortionnaire (j'allais l'appeler comme ça dorénavant) alors qu'elle se levait pour laisser la place à la combattante à mains nues. Elle attendit patiemment que la plus jeune du groupe ait quitté la pièce avant de reprendre la parole.

- Vincent nous a fait une belle peur en arrivant avec toi inconsciente dans ses bras, et entièrement nue en plus. Il était tout gêné le pauvre ! Vous aviez disparus depuis tellement longtemps qu'on était prêt à venir vous chercher. Enfin, autant te prévenir, il y a eu quelques moqueries. Cid a carrément sortie à Vincent que s'il voulait « se payer une petite jeunette, il pourrait au moins la prendre consentante et consciente ».

- Il n'a pas osé ! gémis-je.

Je dus pâlir et faire une belle tête car Tifa pouffa allégrement.

- Et si ! Bon, je dois aussi avouer que notre capé national a gardé la tête sur ses épaules grâce à sa réputation. Barret était prêt à le décapiter à la simple pensée qu'il t'ait touchée. Et Yuffie était à deux doigts de te tuer. Elle est folle de ce type depuis des années, et la simple vue de toi dans ses bras l'a rendue folle.

- J'avais remarqué, grognai-je à son intention. Elle m'a agressée dès mon réveil.

- Elle est plus que jalouse ! m'assura Tifa. Quoi que tu fasses, elle te fera des misères.

- Même si je me débrouille pour rester à vingt mètres de Vincent ?

- Oh oui ! Surtout si tu restes aussi loin de cet homme.

- Et si, je ne sais pas… Si je roule un patin à Cid ?

Elle explosa de rire.

- Là, elle t'en voudra définitivement. Tu ne pouvais pas être au courant, mais Cid était marié à une perle du nom de Shera.

- Comme le vaisseau ?

- Comme le vaisseau, oui.

Je souris à cette marque d'attention, avant de tiquer sur le temps qu'avait employé la jeune femme.

- Était ?

- Oui, reprit-elle d'une voix triste. Elle n'a pas résisté aux Géostigmats. Elle est morte peu de temps après le début de l'épidémie. Cid était dévasté : elle était tout pour lui, même s'il n'en parlait pas souvent. Yuffie est très sensible à ces choses-là, alors si tu peux, embrasses plutôt Barret ou Nanaki.

- Eh ! Je ne suis pas zoophile ! Mais je suis désolée pour Shera…

- Je te l'ai dis, tu ne pouvais vraiment pas savoir !

- Je vais suivre ton conseil, je vais plutôt aller embrasser Cloud à la place.

Oh, la tête de la barmaid valait son pesant de cacahouète. Elle avait pâli, avant de pincer les lèvres puis, voyant mon regard, de rougir.

- Tu es méchante. Tu ne comptes pas le faire, n'est-ce pas ?

Elle était vraiment inquiète. Je n'étais pas sûre qu'il y ait vraiment quelque chose entre ces deux-là avant de voir sa tête. Si je n'étais pas encore bien certaine des sentiments de Cloud, ceux de Tifa étaient eux bien réels.

- Seulement si tu me dis depuis combien de temps.

- Depuis combien de temps quoi ?

- Tifa, ne fais pas l'ingénue ! Depuis combien de temps es-tu amoureuse de Cloud ?

Elle devint alors de la même couleur que les briques de ma maison : rouge vif.

- De… Depuis toujours je crois.

- Et laisse-moi deviner : il n'est pas au courant ?

- Je pense que s'il ne l'est pas, c'est qu'il est tout simplement aveugle, m'avoua-t-elle franchement.

- Oh, vu ta tête, il est irrécupérable…

La barmaid me dévisagea un bon moment avant de finir par s'installer à mes côtés sur le lit, prenant garde à ne pas faire bouger les couvertures, manière que je ne me retrouve pas nue.

- Est-ce que je peux te parler franchement ? Enfin je veux dire…

Elle hésita quelques secondes avant de reprendre :

- Est-ce que je peux te parler librement ? Tu es extérieure au groupe, tu auras un point de vu neutre. Tu penses que tu peux garder des choses pour toi ?

Je lui répondis d'un pâle sourire.

- Pour tout te dire, tes ragots sont les bienvenus, j'aurais un peu l'impression de retourner au lycée. Je ne dirais rien, ne t'en fais pas !

Elle m'adressa un sourire un peu plus confiant avant de gigoter, mal à l'aise malgré tout.

- Je connais Cloud depuis que je suis toute petite. On vient tous les deux de Nibelheim. C'est mon ami d'enfance, mon confident. Il était différent à l'époque, tellement plus ouvert… Aujourd'hui, avec le recul, je me rends compte que j'étais déjà amoureuse de lui à cette époque…

- Oh ? Et qu'est-ce qui t'a fait te rendre compte de tes sentiments ?

- Cloud a rejoint l'armée l'année de ses seize ans. Avant de partir, il m'a regardé droit dans mes yeux en me jurant qu'il deviendrait un SOLDAT et que, quoi qu'il arrive, le jour où j'aurais besoin de lui, il viendrait.

- C'est tellement romantique ! lâchai-je dans un soupire ému.

- N'est-ce pas ? Je te passe le reste de l'embrouille : il n'a jamais pu rejoindre le SOLDAT, il était trop faible pour ça. Puis il y a eu la trahison d'abord de Genesis, puis la folie de Sephiroth. Lorsque j'ai revu Cloud, il avait perdu la mémoire.

- Comment ça se fait ? On ne perd pas la mémoire comme ça !

- Je n'ai pas le droit de t'en dire plus, après tout la vie de Cloud ne regarde que lui.

- Je comprends… murmurai-je.

- Il se souvenait de moi bien sûr, mais il était… Distant. Et puis il a rencontré Aerith.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sentais pas sur ce coup-là.

- Le problème de Cloud c'est qu'il ne sait pas aimer à moitié, reprit-elle doucement. Il adorait la Cetra, comme nous tous d'ailleurs, mais lui… Il s'était autoproclamé chevalier-servant. Je pensais qu'il en était amoureux, mais Yuffie m'a prouvé le contraire un jour d'une manière tellement étrange que je n'essayerai même pas de te l'expliquer.

- Dommage, c'avait l'air drôle !

- Ne te moque pas de moi ! Puis Aerith est morte de la main même de celui que Cloud haïssait le plus au monde.

Il y avait une telle haine dans ses paroles que je sentis un soulagement bref de savoir l'argenté en sécurité (même si je savais que la barmaid n'aurait aucune chance contre lui, on ne sait jamais…).

- Il ne s'en est jamais remis, même si je crois que ça va mieux depuis la fin des Géostigmats. Il se sent coupable de sa mort, d'autant plus qu'il avait été violent avec elle juste avant. Ce n'était pas de sa faute, c'était Jénova qui le contrôlait. Il s'est alors enfermé dans sa peine.

Elle semblait à présent à deux doigts de fondre en larme. Cloud avait vraiment du changer pour qu'elle réagisse comme cela.

- Depuis… J'attends. Un signe, n'importe quoi, qui prouve qu'il m'aime autant que moi je l'aime.

Sa voix s'était faite chevrotante et je m'extirpai autant que je le pouvais des draps sans finir nue pour la serrer gentiment dans mes bras.

- Pourtant il me semble que vous partagez le même lit depuis longtemps ? N'est-ce pas une preuve qu'il t'aime plus qu'il ne le montre ?

Un sourire sans joie apparut sur les lèvres de la barmaid.

- La seule chose qui fait que nous partagions la même couche c'est qu'à la fin de la guerre aucun de nous deux n'arrivait à trouver le sommeil. La proximité de quelqu'un d'autre à quelques avantages dans ce genre de cas. Et, avant que tu ne te moques, saches que Barret dormait il n'y a encore pas si longtemps avec sa fille dans les bras, comme talisman. Yuffie dormait avec Nanaki et Cait Sith. En fait le seul qui n'ait pas pris de peluche humaine ou animale ce fut Vincent.

Elle n'ajouta rien, même si je continuais de persister à croire que le fait qu'ils dorment toujours dans le même lit était un signe évident de leur intimité. Surtout en connaissant un peu les mœurs du pays : je veux dire, j'ai dormi parfois une semaine avec Yan dans mon lit sans pour autant que nous soyons amants (et que tous les dieux m'en préservent !).

- Bon, reprit-elle. Je vais aller te chercher des vêtements corrects. Tu vas pourvoir prendre une douche comme ça, sans te balader nue dans les couloirs.

Elle se leva de mon lit en s'étirant gracieusement. La beauté de cette femme était une injustice complète qui me forçait à prévoir un budget « lunettes » pour notre blond idiot.

- D'ailleurs, Tifa, tu pourras remercier Barret pour le T-shirt ?

- Ça tu pourras le faire toi-même une fois que tu seras dans un tenue moins indécente.

- Oh non, je m'habille et je me planque sous ma couette jusqu'à la fin de mes jours !

Tifa se contenta de lever les yeux au ciel avant de sortir de la chambre. Elle ouvrit la porte, mais marqua un temps d'arrêt, me jetant un regard moqueur.

- Au fait, le rouge te va à ravir !

Elle ferma la porte derrière elle sur cette phrase, alors que je laissais violement tomber ma tête sur mes genoux repliés. Qu'elle aille au diable !

-A-

Je pris une douche vitesse grand V, ne prenant même pas la peine de faire un inventaire complet avant. Je savais parfaitement que je ne pouvais décemment pas me cacher sous ma couette. De un parce que ça ne servait à rien, de deux parce qu'il fallait vraiment que je remercie Barret pour le T-shirt et Vincent pour m'avoir ramenée. Il n'y avait toujours aucun signe de la Dragonne, qui dormait encore. Ce silence était fort reposant, pour tout vous dire.

- Alix ? C'est Yuffie, j'ai tes vêtements.

J'ouvris délicatement la porte de la salle de bain. C'était le problème sur le Shera, il n'y avait aucun verrou, nulle part. Pour signaler qu'il y avait quelqu'un, soit on retournait une pancarte sur la porte, soit on fermait la dite porte, une pièce ouverte signifiait qu'elle était vide. Enveloppée dans ma serviette, j'attrapai donc les vêtements que la ninja m'avait apportés.

- Je pensais que c'était Tifa qui allait m'apporter de quoi sortir dignement, remarquai-je, intriguée.

- Elle m'a demandé de t'apporter ce qu'elle t'avait préparée. Tiens, pour toi.

- Heu, merci.

- À tout à l'heure ! me lança-t-elle gaiement avant de me laisser un peu d'intimité.

Je finis rapidement de me démêler les cheveux tant qu'ils étaient encore mouillés, avant de me saisir des vêtements de Tifa. Grave erreur, ce n'était pas les siens. Horrifiée je découvris l'ensemble que venait de me livrer la jeune brune. Elle m'avait gracieusement amenée ce qui devait être un string, accompagné d'un short… short, et d'un T-shirt moulant qui devait s'arrêter bien au dessus de mon nombril. Et pas de soutien-gorge. Cette sale petite peste… Je n'allais pas pouvoir sortir comme ça ! Comme pour m'assurer du massacre, j'enfilai les bouts de tissus et le résultat fut pire que ce à quoi je m'attendais : le string dépassait du short, qui dévoilait mes fesses. Et ma poitrine, plus opulente que celle de la plus jeune, faisait de son T-shirt une simple brassière dont mes seins débordaient presque. On m'aurait montré une photo de moi en cet instant en me demandant mon métier, j'aurais répondu « prostituée » sans hésiter. Humiliée, je cherchai vainement un moyen de m'en sortir, et je n'en voyais aucun, à part peut-être remettre le vêtement de Barret par-dessus. Mais je devais lui rendre, alors ça me semblait un peu délicat. Bien, il ne me restait plus finalement qu'à retourner me cloîtrer dans ma chambre en attendant que Tifa vienne voir si tout allait bien pour lui expliquer. À pas de loup, je regagnai donc ma cabine lorsqu'un doute me prit : et si c'était ce qu'elle voulait ? Que je me planque comme une souris apeurée ? Hésitante, je me pinçai l'arrête du nez, avant de faire volte-face. Tant pis, elle l'aura cherché. En deux pas j'étais au salon, où tout le monde vaquait à ses occupations. Je vis clairement le visage triomphant de la ninja lorsque j'apparus dans la salle aussi court vêtue. Sourire qui s'effaça doucement alors que je me dirigeais sans broncher vers le basané du groupe pour lui tendre son T-shirt.

- Merci beaucoup pour le T-shirt Barret !

Je m'inclinai même légèrement. Je n'osais même pas imaginer la vue que devait avoir Cloud et Cid, qui se tenaient derrière moi. Sans me laisser le temps d'avoir honte, je fis demi-tour pour me planter devant Vincent.

- Tu pourras te vanter d'avoir épuisé physiquement une dragonne qui fait bien dix fois ton poids. Elle dort comme un bébé en ce moment ! Et merci de m'avoir ramenée.

Je me permis même un léger sourire aux lèvres alors que Vincent, lui, se contentait de lever un sourcil, ne cillant même pas sur ma tenue : ce mec était une vraie perle pour ce genre de cas.

- Au fait Tifa, tu pourrais me prêter d'autre vêtements ? Ceux que Yuffie m'a passés sont trop courts pour moi !

Et je fuis le plus naturellement possible de la salle de vie commune. Je pouvais maintenant allait me planquer sous ma couette sans aucune autre sorte de honte que celle de m'être baladée à moitié nue devant la totalité du groupe AVALANCHE. Je voulais rentrer chez moi.

-A-

- Alix, c'est Cid, je peux entrer ?

Remontant mes couvertures jusqu'à sous mon menton, je me tournaisvers la porte avant de répondre.

- Oui, oui vas-y, tu peux entrer.

L'homme poussa délicatement la porte. Il semblait avoir quelques difficultés, compte tenu de son chargement. Il portait je ne savais comment un plateau de nourriture dans une main et des vêtements dans l'autre.

- Tiens, c'est ceux que Tifa t'avait préparée à la base.

- Merci, lui répondis-je doucement.

L'homme s'assit au pied de mon lit, ne posant pas son regard sur moi une seule fois. Il finit par me tendre le plateau en accrochant mon regard.

- Tu devrais manger un peu.

Je hochai la tête pour toute réponse.

- Tu sais, reprit-il au bout d'un moment, Tifa était furieuse contre Yuffie. Elle l'est toujours d'ailleurs.

Je ne lui répondis pas, chipotant dans mon assiette sans vraiment manger ce qu'il y avait dedans.

- Sa manière d'agir était totalement puérile. Elle voulait t'humilier.

- Je sais, lui rétorquai-je un peu brusquement.

- Et toi tu as été encore plus puérile qu'elle en entrant dans son jeu.

- Tu voulais que je fasse quoi, je n'allais tout de même pas me planquer !

- Bien sûr que non bordel de merde ! Mais là c'est elle que tu as humiliée !

- Et alors ! Elle l'avait bien mérité !

- Non ! Une humiliation puérile pour une humiliation puérile ? On dirait des gosses de cinq ans putain !

- Parce que c'est toi qui as dû te promener habillé en putain justement ? Non ! Alors pourquoi je devrais me laisser humilier sans qu'elle ne prenne rien en contrepartie ?

- Parce que c'est Yuffie, que c'est comme ma fille et qu'entre elle et toi, s'il y en a bien une qui mériterait d'être humilié c'est toi, bordel de merde ! Tu n'as rien vécu de ce qu'elle a subi, tu n'as pas à défendre un monde où toute la population compte sur toi ! Toi, tout ce qui t'importe c'est de rentrer chez toi ! Tu ne penses même pas que tu pourrais nous aider !

J'étais sciée. C'est vrai que je n'avais pas pensé une seule fois que je pourrais leur être d'une aide quelconque.

- Je ne vous serai d'aucune aide, repris-je sur un ton doux qui trancha sur celui que j'utilisais depuis le début de notre conversation.

- Ce n'est pas que tu ne peux pas, c'est que tu ne veux pas, nuance !

- Tu ne comprends pas ! Je ne contrôle qu'à peine les transformations, qui sont limitées dans le temps. Si je me transforme, je ne suis pas sûre de ne pas vous attaquer par hasard, et si dans le cas où j'arrive à vous foutre la paix et que je peux vous aider, au bout de trois minutes je deviens le pire des poids morts !

Cid me lança un regard de dégout profond.

- Ce n'est pas ce que dit Vincent.

- Vincent n'est pas moi. La seule chose que j'ai pu faire face à lui, c'était de contraindre la Dragonne à rester au sol, et je soupçonne que c'est parce qu'elle a trop peur de Chaos qu'elle ne l'a pas attaqué.

- Encore une fois tu n'en sais rien !

- Je ne sais jamais rien de toute façon, laisse tomber, reprend ton plateau et laisse-moi tranquille.

Cid me lança un regard amer mais fit ce que je lui avais demandé. Je n'avais mangé au final que ma viande, laissant de côté la semoule servie avec. Je n'avais pas faim et me sentais même nauséeuse.

- Je ne comprends même pas pourquoi Vincent prend la peine de t'entraîner. Ni Cloud d'ailleurs.

Et il me laissa plantée là.

-A-

À mon plus grand étonnement, je passai la journée à sommeiller, plongée dans un état de semi torpeur assez incroyable et très reposant. La dragonne dormait toujours et je soupçonnais fortement son état de me permettre ces brefs instants de repos. Tant et si bien qu'au moment du repas du soir je sortis de mon lit fraiche et reposée, habillée des vêtements de la barmaid.

- Ah, Alix, viens donc t'assoir avec nous !

Je m'attendais à une montée de haine subite de la part du groupe, comme Cid ce midi, mais il n'en était rien. Yuffie évitait cependant mon regard et notre duel se terminait donc par un match nul.

- Assied-toi voyons, ne reste pas plantée là !

Je finis par obéir à Nanaki qui me couvait d'un regard… Paternel ? Nous nous mîmes à table dans la joie, la bonne humeur et la gêne.

- Servez-vous ! annonça joyeusement Tifa en plaçant devant nous un magnifique gigot et ses haricots cuits dans le jus.

Un régal olfactif. Je me servis une belle portion de viande et attaquai aussitôt le repas.

- Et bien, tu boudes les légumes ? m'interpella joyeusement Barret.

- Laisse tomber, c'est la suite de l'attitude puérile de ce matin, marmonna Cid.

- Bon ! grognai-je en retour, je te l'ai déjà expliqué ce matin : elle a voulu m'habiller comme une pute, et je n'allais pas me planquer pour lui faire plaisir. La prochaine fois si tu veux j'entrerai dans mon costume et je roulerai une pelle à l'un d'entre vous si ça peut vous amuser.

- N'importe qui ? Même Nanaki ? railla Yuffie.

- Oui.

- C'est un animal, je ne te savais pas zoophile. Où alors c'est ta… Dragonne qui a une passion cachée pour les animaux d'une autre race ?

Je levai les yeux au ciel.

- Je te trouve bien mesquine, et surtout horriblement insultante. Nanaki est un membre du groupe, et il bien plus humain que nombre d'homme que j'ai connu de part chez moi. Alors oui, je serais capable de le faire, on n'est pas tous aussi superficiel que toi Yuffie. Et pour répondre à la question initiale, les légumes et les féculents ont du mal à passer en ce moment.

Je reçus ma part de regards incrédules, mais l'habitude était tellement ancrée que l'inverse m'aurait surprise.

- Manges-en un peu quand même, me demanda, enfin m'ordonna plutôt Nanaki.

Barret s'empara de mon assiette et me servit une petite portion de flageolet.

- Avale au moins ça, tu vas finir par enfler et ressembler à Bahamut si tu continues comme ça. Et, si tu peux, évites de m'embrasser, pas que tu ne me plaises pas, mais t'as pratiquement l'âge d'être ma fille.

Je grommelai pour la forme en reprenant mon assiette, boudant toujours les légumes.

- Alix, arrêtes de faire ta forte tête et mange-moi ces flageolets. Barret a raison, tu vas grossir si tu continues comme ça, m'interpela Tifa

- Bah, ça ne peut que l'arranger, physiquement parlant, railla Yuffie.

Je jetai un regard noir à la ninja sans pour autant obtempérer.

- Je n'en veux pas Tifa, ce n'est pas contre toi mais je te jure que ça ne passe pas !

Le reste du groupe observait notre affrontement d'un air blasé. Cloud mâchait sa viande perdu dans ses pensées alors que Vincent nous ignorait simplement, se contentant de boire son vin en jetant de temps en temps un coup d'œil dans ma direction. Il guettait sans doute le retour de la Dragonne, son silence devait lui paraître suspect.

- Tu ne vas pas nous faire chier pour une cuillère de légume !

Avant que je n'ai eu le temps de faire quoi que ce soit, Cid m'avait attrapé la figure. D'une simple pression administrée au niveau de la mâchoire, il me força à ouvrir la bouche et en profita pour y enfourner des haricots. Il me lâcha ensuite, m'adressant un regard fier. Les légumes me parurent pâteux et fade, et je dus faire un effort qui me parut surhumain pour les avaler. Voyant cela, Cid répéta la même opération jusqu'à qu'il ne reste plus rien dans mon assiette. Je ne pouvais me débattre, la Dragonne n'étant pas là pour me prêter sa force et la mienne était risible face à celle du navigateur. Ce dernier me lâcha enfin, lançant une réplique bien sentie sur les « gamines capricieuses » sous l'œil réjouit de Yuffie. Désireuse de faire passer le mauvais goût, je bus d'une seul traite mon verre d'eau. Bien mal m'en prit. Presqu'aussitôt je sentis la Dragonne s'éveiller pour rugir de dégoût alors que de violentes nausées me prenaient le corps.

- Mon dieu, Cid, tu n'aurais jamais du faire ça ! souffla Vincent.

Il fut debout presque en même temps que moi alors que je me précipitais vers les toilettes.

- Alix ? Alix, ça ne va pas ? s'enquit immédiatement Tifa.

Je ne pus lui répondre alors que, penchée au dessus du trône, je rendais l'intégrité de mon repas.

Fin du Chapitre 20

Alors ?

À la semaine prochaine si j'y arrive et bisous les gens !