Aujourd'hui, vendredi 21 décembre, mes problèmes internet ont enfin été résolus et je suis en vacances ! (même si, pour le moment, je suis en cours)
J'ai écrit cet OS en pensant à un fanart que je n'ai absolument pas réussi à retrouver donc je suis frustré.e à mort... Voilà.
Je posterai l'OS de demain très tard parce qu'il faut que je l'écrive... Et j'ai enfin internet à 100%... Berf, vous me comprenez.
Bonne lecture !
Coming homme
(Rentrer à la maison)
Nous rentrons à la maison.
Les mots roulaient doucement sur la langue, laissant un goût sucré et pétillant. Enfin. Enfin ils allaient pourvoir rentrer chez eux. Sur l'Île du Destin. Revoir leurs parents, retourner à une vie normale. Oublier la guerre et les morts. Enfin, enfin. Ils allaient rentrer chez eux.
Le voyage à bord du vaisseau Gumi avait été horriblement long à leurs yeux. Tic et Tac avaient poussé les réacteurs à leur maximum. Donald et Dingo tentaient tant bien que mal de les contenir, mais impossible. Ils avaient trois ados surexcités sur les bras, même si Riku restait relativement calme comparé aux deux autres.
De grands sourires. Des tapotements du bout du pied. Des va-et-vient. Des rires, des sauts, des embrassades. Le vaisseau débordait de bruits et de mouvements. Ils n'arrivaient pas à se calmer ou à s'arrêter. Enfin, enfin ils rentraient chez eux.
Leurs deux amis les avaient salués avant de les abandonner sur la plage. Rien n'avait changé, tout était comme avant. Leur île n'avait pas bougé d'un pouce. Les palmiers, la grotte, les constructions en bois. Leur île.
Tout avait commencé ici, parce qu'ils voulaient découvrir d'autres mondes. Parce qu'ils rêvaient d'aventure. Parce que leur monde leur paraissait trop étroit, trop étriqué, trop monotone. Riku avait plongé dans les ténèbres, Kairi avait perdu son cœur, Sora était parti les chercher. Ils ne l'avaient pas revu depuis, sauf Kairi qui y était restée un an. Mais elle était aussi heureuse, aussi excitée que les deux autres. De retour à la maison.
- Le dernier au radeau est une poule mouillée !
Et la course est lancée. La même que celle de la veille que leur départ. Riku est encore une fois devant. Mais la jeune fille le rattrape, elle est presque à sa hauteur. Sûre d'elle et athlétique. Sora est derrière, il ne se donne pas à fond. Il les admire, ses amis qu'il a cherchés pendant des années. Ses amis qui sont là, avec lui, sur leur île natale. Ils sont de retours.
- Aller Sora ! Dépêche-toi !
Les radeaux sont encore là. A croire que personne n'a osé les toucher depuis le temps. A croire que les autres attendent encore qu'ils reviennent. Ils sautent chacun dans le leur sans réfléchir. Cela fait des années, et ils ont encore l'équilibre, l'habitude et la force de ramer. Ce ne sont pas des choses que l'on oublie, le corps s'en souvient. Ils rament rament jusqu'à la rive de l'île principale. Il n'y a personne dehors, personne ne les attend.
Ils sont rentrés. Enfin rentrés. Ils se séparent après un câlin collectif, se promettant de se retrouver au même endroit le lendemain. Puis chacun court jusqu'à chez soi. Retrouver ses parents et sa famille.
Sora ne toque pas à la porte, il n'attend même pas une seule seconde avant d'entrer en courant. « C'est moi ! » qu'il crie en déboulant dans le salon. « C'est moi ! », devant ses parents qui le regardent bouche-bée et les larmes aux yeux. Plusieurs années d'absence, le ventre de sa mère s'est arrondi, il y aura bientôt un nouveau membre dans la famille. Et il a failli rater ça, se dit-il pendant que ses parents pleurent. Il a failli rater ça, mais maintenant il est là.
Riku est plus réservé, il n'ose pas toquer à la porte. Il ne sait pas si sa mère sera là. Il ne sait pas si elle s'est remariée depuis le temps qu'il est parti. Perdre son mari puis son enfant, n'est-ce pas la pire chose qu'il puisse lui arriver ? Ne vaut-il pas mieux qu'il ne rentre, qu'il la laisse faire son deuil en paix ? Mais la porte s'ouvre et il manque se la prendre. Des yeux verts d'eau croisent les siens. Sa mère a maigri, a vieilli. Il ne la reconnait presque pas. Mais les lacs verts remplis de bleu, ça il reconnait. Il a les mêmes qui remplissent ses iris. Il lui sourit, hésitant. Il s'attend à des cris, des pleurs, à se faire engueuler. Pas à ce que sa mère lui sourit avant de lui dire qu'elle l'attendait. Et c'est lui qui se met à pleurer.
Kairi marche lentement dans les rues de la ville. Les rues du centre-ville sont presque vides, aucune trace de ses amis. La maison du maire est immanquable, c'est la plus grande de toute l'île. La rouquine prend son temps. Elle pense à ses souvenirs qu'elle a récupéré, à la grand-mère qu'elle avait lorsqu'elle habitait au Jardin radieux. Avant, quand elle était petite. Mais elle a bien grandi depuis, personne ne peut le nier. En plein milieu d'un embranchement, elle se met à courir. Elle a hâte de retrouver ses parents.
We're coming home, we're coming home
(Nous rentrons à la maison, nous rentrons à la maison)
Please, wait for us
(S'il vous plait, attendez nous)
We're coming home
(Nous rentrons à la maison)
Finally coming home
(Finalement rentrer à la maison)
