Kikou à tous, merci à The Slayer, je suis contente de voir que le bisous entre le grand méchant prof et Elo t'a plu. C'est ainsi, qu'une fois de plus, une demi-heure après avoir posté le chapitre 20, la vaillante Saïzo se remet au travail pour le chapitre 21. Nefra et Magic-Pinky, nouvelles lectrices, bon annif pour le 2 août, et à ma petite Cyrielle pour le 14 aussi, vive les lions, j'ai que ça à dire ! Je voudrais te dire Nighttime is my time que tes reviews sont toujours aussi énormes, mais si Rogue devait avoir un cheval ce serait plutôt un sombral je crois, lol ! Je sais aussi que les gryffondor sont cons dans ma fic, irréfléchies, oué mais elles voulaient partager la mouise dans laquelle se trouvait Roguichou , c'est pas leur faute si elles sont completely débiles ! Pour répondre à ta question quant au sort de Bellatrix, je peux juste te dire que tu ne seras pas déçue. Je publierai, j'essaierai, un chapitre pour le 23 et au cas où je serai pas là, bon anniversaire!
Elle jeta un coup d'œil autour d'elle, comme la pièce adjacente, celle-ci était sombre… pas un miroir… on se demandait comment un être humain pouvait vivre dans un tel endroit. Une serviette de bain était posée sur le bord du lavabo et ne semblait attendre qu'elle. Elle se dévêtit difficilement, ayant beaucoup de mal à retirer l'enchevêtrement de lambeaux qui lui servaient de vêtements. Elle pénétra dans le bac de douche et figea son regard sur les deux pommeaux. Elle regarda un instant son corps pour voir l'étendue des dégâts : elle était couverte de sang et de transpiration. Elle ouvrit l'un des robinets et une eau agréablement chaude en sortit ; une eau savonneuse qui commençait à mousser au contact de sa peau. Son corps engourdi se délectait de cette caresse, mais ses plaies encore à vif, la faisaient terriblement souffrir tant elles étaient profondes. Après avoir savonné tout son corps, elle ouvrit l'autre pommeau, d'où coula cette fois, une eau nettement plus claire et plus douce. En se rinçant, elle pouvait voir la teinte rougeâtre que prenait l'eau qui s'écoulait au fond de la douche. En sortant, elle prit la serviette , se sécha ; elle avait froid. (en même temps en plein mois de décembre et dans les sous-sols d'un château, vous croyez que si on lui demande il accepte de la réchauffer ?) Elle repassa ses sous-vêtements, son pantalon, et enserra la serviette autour de sa poitrine. Ses cheveux encore dégoulinant n'arrangeaient pas les choses. Elle n'avait aucune idée de l'apparence qu'elle pouvait avoir et cela la mettait un peu mal à l'aise. Elle exhala l'air qui comprimait ses poumons pour se donner du courage, et sortit de la salle de bains, embarrassée à l'idée de l'image qu'elle pouvait bien renvoyer. Sa peau la tirait horriblement de partout, et chaque fois qu'elle faisait un mouvement trop brusque elle entendait un petit craquement significatif du déchirement de sa peau. Il lui jeta un rapide coup d'œil et retourna à son occupation : il farfouillait dans une armoire. Il lui ordonna de s'asseoir sur le tabouret placé au centre de la pièce. Lui-même s'empara d'un siège, et quelques minutes plus tard, il se retrouvait derrière elle, un bassine d'eau fumante, un tas de fioles aux divers contenus, et des bandes de tissus blancs, posés sur une table à côté de lui. Dans un soupir d'agacement, il saisit la chevelure de la jeune femme et la rabattit sur son buste afin de dégager son dos. Elle agrippa encore plus fort la serviette qui lui encerclait le torse ; l'idée que cet homme soit juste derrière elle, lui déplaisait profondément, elle n'avait pas sa baguette magique sur elle. Mais à quoi pensait-elle ? Il l'avait tirée des griffes des mages noirs, et elle, elle avait le toupet d'oser encore douter de lui. Il saisit le linge blanc qui cachait le buste de la jeune femme et tenta de lui faire lâcher prise, mais elle la tenait bien trop fermement. Il accentua la pression sur la serviette qu'elle finit par lâcher et s'apercevant qu'elle rougissait, lui dit :
- Si vous gardez ceci, je ne peux rien faire !
Elle ne répondit rien, se contentant de se triturer les mains, horriblement gênée. Il versa le contenu d'un des flacons dans la bassine et y plongea un morceau de tissus. Il saisit délicatement la jeune fille qu'il ramena vers lui, et posant sa main sur sa clavicule pour avoir un meilleur appui, pressa le linge contre la peau meurtrie. La douleur était telle qu'elle arracha à Elodie un gémissement. (ben tiens !). Elle pouvait sentir le souffle chaud de l'homme dans sa nuque, il semblait excessivement concentré sur les plaies qu'il était en train de désinfecter. Elles sentait ses mains froides glisser sur son dos, et frissonnait chaque fois qu'elles entraient en contact avec sa peau. Une fois encore, une douleur aigue la transperça alors qu'il désinfectait une profonde entaille dans la chair. Il passa les deux mains sous les bretelles de son soutien-gorge et les fit tomber à bas de ses épaules. Une vive rougeur se propagea sur son visage. Il dégrafa le sous-vêtement, et le laissa tomber sur la poitrine de la jeune femme. Elle commençait à se sentir vraiment mal : sa tête tournait et elle avait chaud malgré sa tenue plus qu'indécente ; elle ne savait pas si c'était dû à la douleur ou bien à son trouble.
- Vos plaies sont nombreuses et profondes, expliqua-t-il d'un ton absent, trop absorbé par sa tâche, si quelque chose m'en bloque l'accès elles risquent d'être mal nettoyées et de s'infecter.
Une fois de plus, elle resta plongée dans le mutisme le plus total. Elle regardait la bassine de temps à autre, et voyait chaque fois un peu plus, l'eau se troubler et se colorer de rouge, chaque fois qu'il rinçait un des morceaux de tissus. Elle reporta son attention sur ses mains serrées l'une dans l'autre et gardait la tête baissée en s'efforçant de penser à autre chose qu'aux mains du sombre professeur qui parcourraient son corps. Soudain, une main la saisit par le menton et lui releva brusquement la tête : elle aperçut alors deux yeux plus noirs encore que l'enfer. Elle n'avait pas réalisé que pendant qu'elle rêvassait, Rogue avait changé de place pour soigner ses autres blessures. Instinctivement, elle resserra la prise sur sa serviette, qu'elle avait préalablement placée devant sa poitrine pour la cacher. Il regarda la globalité de son visage et fronça les sourcils.
- Je vais d'abord m'occuper de ces blessures, dit-il en désignant son buste, ensuite, je ferai quelque chose pour celles de votre visage.
Elle rougit beaucoup. Le fait qu'il puisse voir une partie de son corps ainsi la gênait énormément. Il tamponna un tissus juste au-dessus de son sein, pour éviter de lui faire trop mal, enfin, c'est ce qu'elle se disait. Sa respiration chaude, se faisait considérablement sentir dans le cou de la jeune femme. Elle en avait la chair de poule. Lorsqu'il eut terminé de soigner la coupure qui saignait le plus, il remonta vers son visage. Il commença par une blessure sur son front, puis une autre sur sa joue, se rendant compte que les mangemorts n'avaient rien épargné ; son visage était aussi ravagé que celui du professeur Lupin qui était couvert de cicatrices. Il descendit vers une profonde entaille à sa lèvre inférieure, celle-là, c'était lui qui la lui avait faite. Le voir les yeux fixés ainsi sur sa bouche la troublait. Ne pouvant plus détourner son regard du sien, elle finit par plonger dans ses yeux d'un noir si brillant. Elle avait l'impression de se perdre dans ces deux pierres d'onyx luisantes. Elle essayait de détourner son regard mais ne pouvait parvenir à s'en détacher. Elle se sentait comme aspirée par ces perles d'abysses d'une profondeur insoupçonnée. Elle sentait qu'elle perdait le contrôle de sa personne et sans vraiment se rendre compte de ce qu'elle faisait, elle leva son visage vers le maître des potions qui lavait une plaie à l'arcade sourcilière et ferma les yeux à demi. Elle s'avança lentement, pris au dépourvu, le professeur de potions ne sut comment réagir lorsque pour la deuxième fois de la journée, elle ferma les yeux, et approcha ses lèvres des siennes. Elle s'avança un peu plus, comme hypnotisée et sentit sa bouche frôler la sienne. Elle se retira alors brusquement, comme si elle avait eu une soudaine prise de conscience. Elle écarquilla ses yeux, et vit qu'il la regardait avec un infini dégoût, le mépris gravé dans chaque ride de son visage. Elle ne revenait toujours pas de ce qu'elle venait de faire.
- Ne pensez surtout pas que ce que j'ai fait dans le repaire des mangemorts, je l'ai fait pour mon bon plaisir ! siffla-t-il avec une grimace de dégoût et s'essuyant les lèvres du revers de la main. (pourtant il l'avait pas fait au premier coup)
Quelqu'un frappa à la porte et entra.
- Cela te tuerait sans doute d'attendre que l'on te réponde avant d'entrer ! s'énerva Rogue en apercevant Lupin qui arborait un air très inquiet.
Les blessures et la tenue plus qu'inconvenante de son élève ne passèrent pas inaperçues. Il lança des coups d'œil alternatifs à la jeune femme et à son collègue.
- Qu'es-tu venu faire ici ? continua le professeur de potions agacé.
- Miss Callaway m'a raconté ce qu'il s'était passé, je voulais être sûr que tout allait bien ! Comme ses blessures n'étaient que très superficielles, je… pensais que vous auriez besoin de mon aide.
- Eh bien tu pensais mal ! Dis surtout que tu voulais t'assurer que je ne profite pas de l'occasion pour l'achever, n'est-ce pas Lupin ? dit-il d'une voix veloutée.
- Tu as parfaitement raison, Severus, concéda-t-il avec une franchise déconcertante. Sa camarade m'a dit dans quel état de fureur tu te trouvais, elle avait l'air très effrayé, alors je suis venu vérifier ce qu'il en était.
- Eh bien, maintenant que tu as fait un bilan de l'état des lieux, tu peux ficher le camps !
- Que comptes-tu faire au juste ?
Rogue prit un air exaspéré.
Ne t'inquiète pas, Lupin, je ne vais pas la tuer, ne me déplaise de la laisser dans le repaire des serviteurs du Seigneur des ténèbres, mais Dumbledore aurait eu tôt fait de me trouver un remplaçant ! Toutefois, il va sans dire qu'une telle attitude mérite l'expulsion !
A ces mots, les larmes lui revinrent aux yeux. Lupin la regardait, compatissant.
- Ne t'en fais donc pas, Lupin, je ne ferai rien, la seuel qui semble tout ignorer des règles ici,et des …limites à ne pas franchir… c'est miss Merson !
- Je l'emmène si tu permets ! dit calmement l'homme aux cheveux grisonnants.
- Justement non, lança-t-il. Il se trouve que je ne te le permets pas !
Les deux regards d'Elodie, et de Lupin convergèrent sur Rogue au même moment, incompréhensifs.
- Lorsque Dumbledore n'est pas là, elle est sous ma tutelle !
Leurs pupilles s'agrandirent d'étonnement et la jeune fille eut un hoquet de surprise.
- Et pourrait-on savoir pourquoi le directeur t'a confié ce rôle ?
- Sans doute, parce qu'il ne voulait pas s'encombrer lui-même avec cette … charge supplémentaire ! dit-il avec sarcasme.
- Cela outrepasse tes prérogatives !
Rogue haussa un sourcil.
- Il n'y avait aucune raison pour qu'il te la confie à toi, plutôt qu'à un autre membre du corps enseignant. Pourquoi ne l'a-t-il pas demandé au professeur McGonagall ou bien à moi ?
- Parce qu'il semblerait que le directeur ait davantage confiance en un ancien mangemort qu'en un loup-garou, si c'est cela que tu veux insinuer ! conclut Rogue un horrible rictus étirant ses minces lèvres.
La jeune femme lança un regard au professeur de DCLFM et vit qu'il avait tiqué.
- Quel besoin avait-il de la placer sous la responsabilité de quelqu'un ? demanda Lupin, qui à l'évidence, n'avait pas envie de rentrer dans le débat lancé par Rogue. Harry n'en bénéficie pas, et pourtant, il en aurait besoin vu sa position.
- Il semblerait que contrairement à Miss Merson, Potter sache se débrouiller tout seul. C'est sa première année ici, et s'il y avait un …. « imprévu », elle serait incapable de se défendre en ayant recours à la magie !
Elle avait bien entendu, Rogue avait été chargé par le directeur de l'école d'assurer sa sécurité. Etrangement, elle se sentait déçue, c'était donc pour cela, qu'il l'avait protégée ? Pour quoi aurait-ce pu être de toute manière ?
- Serait-ce lié à son… don d'empathie ? demanda Lupin hésitant.
Le sombre professeur acquiesça d'un sourire narquois.
- Ca ne me dit toujours pas pourquoi c'est toi que Dumbledore a choisi !
- Ton esprit est lent Lupin. Selon toi, qui est plus à même de défendre cette filles des mangemorts que l'un d'entre eux ? Je sais instantanément ce qu'ils préparent et je peux d'ores et déjà te dire que le Seigneur des Ténèbres est intéressé par son pouvoir.
Il se tourna vers la jeune femme.
- J'étais censé lui lancer un sort d'oubli partiel afin d'effacer de sa mémoire son entretien avec les serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Figure-toi qu'il m'a demandé de la lui ramener dès que je le pourrais ! Je ne sais pas comment je vais réussir à m'extirper de la situation dans laquelle cette petite inconsciente m'a mis !
- Et…. Que comptez-vous faire ? demanda la jeune femme affolée par les propos qu'il venait de tenir.
- J'ai réussi à le convaincre de l'impossibilité de cette entreprise : si le sort d'oubli est lancé un nombre de fois trop conséquent sur la même personne, son cerveau sera réduit en bouillie… quant au votre, il ne faudra pas venir vous plaindre, si vos capacités intellectuelles son réduites à néant, ce qui après tout n'apportera pas un grand changement.
- Severus ! le coupa Lupin d'un ton réprobateur.
- De toute manière, reprit-il, elle aura bientôt terminé de nous causer des ennuis !
- Hm, fit le professeur de DCLFM avec un léger sourire. Crois-tu vraiment que Dumbledore te laissera la mettre dehors alors qu'il se donne tant de mal pour la garder en lieu sûr ?
Rogue fronça les sourcils et pinça ses fines lèvres, de toute évidence, il n'avait pas prévu cette éventualité. Il lança un regard assassin à son collègue, il venait de lui faire perdre toute crédibilité dans sa menace envers la jeune Gryffondor.
- Nous verrons ! lança sèchement Rogue.
- Je pense que c'est tout vu Severus, continua Lupin fort de sa perspicacité et de l'impact de sa remarque. Venez, Elodie !
La jeune fille se releva vivement en resserrant la serviette contre sa poitrine, et rejoignit rapidement le professeur aux yeux châtains.
- Lupin ! grinça le maître des potions les dents serrées en se relevant lentement. Je peux te jurer… qu'elle ne s'en sortira pas indemne !
Elle ne savait pas comment réagir, elle se sentait mal à l'aise, il voulait la faire renvoyer,… mais d'un autre côté, il avait pansé ses blessures, et rien ne l'y avait forcé. Elle fit un pas vers lui pour lui exprimer sa gratitude, et baissant la tête, lui dit d'une voix faible, le teint cramoisi:
- Merci de m'avoir aidée, et… pardon pour… mon égarement tout à l'heure !
Il ne répondit pas, et bientôt, Lupin l'entraîna hors du bureau du professeur de potions.
- Est-ce que ça va ? demanda-t-il sur le chemin du retour.
- Oui, merci ! répondit-elle embarrassée.
Elle tremblait, les couloirs de Poudlard étaient glaciaux en hiver et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'était pas couverte en conséquence. Il posa sa cape sur les épaules dénudées de la jeune femme qui lui adressa un regard de remerciement.
- Est-ce que Cindy va bien ? demanda-t-elle.
J'ai soigné les quelques coupures de son visage. Elle doit juste récupérer du Doloris ! dit-il d'une voix étonnement sèche. …….. Il faut que vous sachiez que je partage l'opinion du professeur Rogue, normalement j'aurais dû le conforter dans son idée de vous renvoyer. Vous avez été d'une stupidité affligeante !
- Je sais. Répondit-elle effondrée.
Devant la porte du bureau, ils s'arrêtèrent et il l'observa un instant en poussant un soupir contrarié :
- Par contre, vous, ils ne vous ont pas loupée ! souffla-t-il en repoussant une épaisse mèche de cheveux humide qui cachait les plaies des son visage.
Elle ne dit rien, baissa la tête. Il sourit.
- Je n'ai pas pour habitude de critiquer mes collègues, reprit-il, mais vous n'auriez pas dû suivre le professeur Rogue ! Je sais que vous l'avez fait parce que vous vous faisiez du souci pour lui, mais il ne le reconnaîtra jamais.
Elle acquiesça d'un faible mouvement de tête.
- J'ai renvoyé votre camarade dans sa salle commune, dit-il en ouvrant la porte. Je vais finir de soigner vos blessures, même s'il faut admettre que le professeur Rogue a fait du bon travail !
Il sourit faiblement.
- Sentez-vous encore des douleurs internes ?
- Pardon ?
- Votre corps vous fait-il toujours souffrir à cause du Doloris ?
- Comment… savez-vous que je l'ai reçu ? interrogea-t-elle interdite.
- Vous ne cessez de trembler depuis tout à l'heure et vous semblez avoir du mal à tenir debout, fit-il remarquer.
- …. Oui , j'ai encore mal, avoua-t-elle piteusement.
- C'était prévisible. Les effets de ce sortilège ainsi que l'intense douleur qu'il provoque, peuvent mettre plusieurs jours avant de se dissiper. Toutefois, je connais un remède qui pourra sûrement calmer votre douleur, c'est une préparation à base de lait de licorne. Il faudra que je demande au professeur Rogue de m'en préparer.
- Oh… non, s'écria-t-elle, ce n'est pas la peine, je… n'ai pas si mal que ça !
- Oh que si ! dit-il d'un ton ferme On ne peut pas laisser quelqu'un endurer davantage cette torture quand on a les moyens de l'arrêter. … Et puis, ne vous inquiétez pas, la rassura-t-il voyant qu'elle ne paraissait pas convaincue, il est habitué à préparer toutes sortes de remèdes, c'est lui qui remplit les armoires de l'infirmerie.
Il ne semblait pas vouloir être contredit et elle n'objecta plus rien.
- Bien, installez-vous ! Nous allons terminer de nous occuper de vos blessures.
oOoOoOoOoOo
Quand Elodie se réveilla le lendemain matin, elle se sentait nauséeuse et la douleur qui la traversa quand elle mit un pied à terre, faillit la faire tomber à bas de son lit. Les nombreuses entailles de son corps la faisaient souffrir le martyre et des centaines d'aiguilles semblaient transpercer ses muscles de part en part. Lorsqu'elle parvint enfin à reprendre pied, elle aperçut un hiboux Grand-duc qui frappait de son bec, le carreau de la fenêtre du dortoir. Après s'être préparée psychologiquement à la douleur qui l'attendait si elle s'entêtait à vouloir mettre un pied devant l'autre, elle se dirigea à pas lents vers la vitre, pour aller lui ouvrir. Le volatile entra dans un tourbillon de plumes brunes et de neige. Il se posa sur son épaule et elle vacilla dangereusement, l'animal semblait peser une tonne ! Elle tomba, assise sur le parquet, ce fut comme si on avait frappé un grand coup sur une batterie qui se serait retrouvée à l'intérieur de la pièce. Le hiboux lâcha sur ses genoux un petit paquet qu'il tenait en son bec. Elle lui caressa distraitement les plumes, et à nouveau le volatile repartit par la fenêtre encore ouverte. De ses mains tremblantes, elle entreprit de défaire le nœud de la ficelle qui tenait le colis bien fermé. Elle y trouva un petit flacon accompagné d'un morceau de parchemin sur lequel étaient griffonnés à la hâte, les mots suivants :
« Il y a dans ce flacon de quoi apaiser votre douleur ; il s'agit du remède dont je vous ai parlé hier soir. C'est un baume à appliquer sur les zones douloureuses de votre corps. Le professeur Rogue a accepté de la préparer hier soir ».
Elle pouvait presque le voir sourire à travers les lignes du parchemin.
« J'ai également parlé au professeur Dumbledore et il n'est, comme je l'avais prévu, absolument pas question de vous renvoyer du collège.
En vous souhaitant un rétablissement rapide,
Professeur Lupin. »
Elle replia le papier et le fourra dans la poche de sa cape. Elle se rendit dans la salle de bains de son dortoir et regarda son reflet dans le grand miroir qui surplombait les lavabos. Elle sursauta. Au contact de la potion qu'elle venait d'appliquer, les plaies s'étaient totalement refermées, mais laissaient tout de même d'horribles cicatrices sur son visage et sur le reste de son corps. Elle demanderait un coup de main à Hermione pour son dos. Elles lança un coup d'œil à sa montre, et se rendit compte qu'il n'était pas si tôt qu'elle le pensait : quatorze heures quarante huit. (ce qui m'a valu le superbe surnom de 14h48 par une copine de classe, merci Vodkanou je t'aime !). En prenant soin de ne pas se faire trop mal, elle fit sa toilette et descendit dans la salle commune. Elle avait du mal à descendre les marches, cette nuit de sommeil semblait avoir empiré la douleur. Mais après tout, elle n'avait pas besoin de se presser, c'était les vacances.
Alors, alors, alors ? C'était comment ? J'espère que ça vous a plu ! Z'avez vu ? Je poste un chapitre entier par jour en ce moment. Dingue !
