Bonjour mes chatons,
Nous sommes mardi et le mardi c'est petit chapitre de LSVA (vraiment minuscule, comme d'habitude).
Certains d'entre vous seront sans doute surpris de l'attitude de l'un de mes personnages par rapport à son attitude antérieure (Arya l'a été) mais, il n'y a pas d'incohérence, ne vous méprenez pas. Ce n'est point une boulette de ma part.
Autrement, je fais un gros poutou à Arya et la remercie toujours autant de me suivre et de me donner ses avis et corrections. Tu es absolument parfaite.
A vendredi, bonne lecture,
* Chapitre vingt *
"Laisse-moi dévorer tes lèvres"
Samedi matin.
Castiel émergea difficilement, souhaitant simplement rester dans son lit à repenser à la veille. Il ferma donc, les yeux, de nouveau, essayant de se souvenir de sa conversation avec Meg dans les moindres détails.
"Cet homme est le plus compliqué de toute la galaxie ! Il a tout nié en bloc à la seconde même où j'ai explicitement parlé de votre rapprochement. J't'assure que j'étais à deux doigts de lui foutre à nouveau mon poing dans sa tronche de mannequin."
"Et ensuite ?"
"Ensuite, parce que tu as une amie en or et à force de persévérance et de regard de tueuse, il a fini par me répondre que ce qu'il se passe entre vous doit rester entre vous et que personne n'avait son mot à dire dans ce qu'il pourrait se passer."
"Je ne vois pas en quoi est-ce bon signe."
"Mais voyons, Licorne, cela veut dire qu'il envisage quelque chose avec toi, tête de linotte ! Bon, j'espère sincèrement qu'il ne joue pas avec tes sentiments parce que je le flingue sur-le-champ !"
"Tu es sûre de ce que tu m'avances ? Peut-être qu'il regrette de m'avoir embrassé et que-"
"Non, stop, je t'arrête tout de suite ! Il a rougi quand je lui ai dit que j'étais au courant pour le baiser d'hier. Dean Winchester qui est devenu aussi rouge qu'une foutue écrevisse ! T'y crois, toi ?"
Castiel sursauta en sentant un poids lui écraser le thorax et il ouvrit les yeux rapidement, les déposant sur cette force encombrante. Son humeur s'assombrit dans la seconde, énervé que son grand-frère vienne le déranger alors qu'il se remémorait la conversation qui allait tout changer.
"Gabriel ! Enlève-toi, tu me fais mal."
"Bonjour mon petit sucre d'orge ! Maman a préparé un festin en bas et si tu n'y es pas dans moins de dix minutes, sache que je dévore tout !"
Castiel grogna à l'entente de son surnom mais il ne répliqua pas et se contenta de repousser son aîné afin de descendre de son lit.
"Et puis, y'a une petite surprise qui t'attend à table !"
Le jeune Novak se retourna pour regarder son frère d'un air incrédule. Une surprise ? Ce n'était pourtant pas son anniversaire. Son père était-il parti ? Il n'en était pas sûr vu que son paternel avait décidé de reprendre les choses en mains sur leur éducation.
Il ouvrit la bouche, prêt à lui demander la raison de cette cachotterie, mais il se tût et son regard s'illumina quand il vit Dean sur le pas de sa porte, les mains dans ses poches alors que son sourire se dessinant sur ses lèvres réchauffait le cœur de Castiel.
"Dean !"
"Hey, Cas !"
Le susnommé restait immobile dans sa chambre à dévisager gaiement le nouveau venu avant de subitement se rendre compte qu'il était habillé d'un pyjama en laine, un brin trop petit. Il n'était pas du tout mis en valeur dans cet uniforme et il se fustigea intérieurement de ne pas avoir eu la décence la veille au soir de s'endormir simplement en caleçon.
Le plus beau spécimen du monde entra dans sa chambre, toujours aussi souriant, et ses yeux commençaient à devenir moqueur au fur et à mesure qu'ils descendaient sur son corps.
"C'est un chat au milieu de ton t-shirt ?" ricana Dean en levant un sourcil dans sa direction.
"Mistigri. C'était son chat quand il était encore qu'un môme et il a fait tout un cinéma à nos vieux pour qu'ils lui paient un pyjama avec sa photo." déballa Gabriel avec une pointe de satisfaction.
Castiel sentit ses joues chauffer et il foudroya son aîné pour éviter d'avoir à croiser le regard de Dean.
"Dean n'a pas envie de connaître cette histoire, Gabriel ! Et je suis sûr que tu as mieux à faire que de rester dans ma chambre !"
Gabriel fit un clin d'œil à Dean avant de s'enfuir à toutes jambes dans le couloir permettant à Castiel de souffler et de reprendre un teint presque naturel.
"T'inquiète pas, Cas, je trouve qu'il te va bien, ce pyjama."
"Tu n'as pas besoin d'en rajouter, Dean."
L'interpellé se mit à rire de bon cœur, rassurant Castiel qui se dépêchait de prendre des affaires un peu plus convenable dans son armoire.
"J'espère que ça te gêne pas que je sois venu avec mon frère. On avait pas envie de rester tous les deux chez moi."
"Bien sûr que non, Dean. Sam est en bas ?"
"Yep', ta mère lui a préparé des pancakes. Tu devrais descendre parce qu'avec un glouton comme mon frère, t'es certain de ne plus rien avoir à te mettre sous la dent."
Castiel tourna le visage vers Dean, un fin sourire aux lèvres, et son cœur se mit à battre un peu plus frénétiquement alors que son cerveau repensait à la conversation avec son amie.
Dean espérait quelque chose avec lui. Dean souhaitait qu'ils vivent quelque chose ensemble. D'après les dires de Meg, bien sûr, mais elle n'avait aucune raison de lui mentir surtout en connaissant l'importance que Castiel portait à Dean.
"Cas... ?"
"Mmmh ?"
"Je suis venu pour ça aussi."
Castiel plissa le front, déviant son regard vers les mains de son Dean qui se dirigeait vers lui, persuadé qu'il avait quelque chose à lui donner, mais il fronça le nez en ne voyant rien d'autre que ses paumes.
Il leva son visage à hauteur de son fantasme et il n'eut pas le temps de comprendre quoique ce soit qu'il sentit ses lèvres pleines et douces se poser sur les siennes un peu plus charnues. Son cœur rata un battement, son sang pulsa dans ses veines et son cerveau se déconnecta subitement.
Il resta incrédule, droit, se sentant totalement stupide de ne pas réussir à y répondre et Dean mit fin à cette douce caresse avant que Castiel ne le réalise vraiment.
"Pardon, Cas, je croyais… Enfin, je pensais…"
Dean semblait profondément déçu et mal à l'aise, se mordant les lèvres de gêne. Il amorça un pas à reculons, voulant à priori disparaître de cette chambre, mais Castiel agrippa son col pour le retenir.
"Non, je… Fais-le encore." murmura Castiel en rivant ses yeux à ses lèvres.
Le regard de Dean changea rapidement, passant de honte à joie avant de terminer par n'être que désir, et il s'approcha à nouveau vers sa bouche légèrement entrouverte, demandant à être entièrement remplie de la sienne.
