Disclaimer : J'aimerais tellement pouvoir les revendiquer, malheureusement, je ne peux pas. Ils appartiennent à Madame JKR.
Avertissement : cette fic contient des situations sexuelles entre hommes.
Cette histoire est le fruit de l'imagination d'Arineat qui m'a gentiment donné l'autorisation de la traduire. Le lien vers l'histoire originale est dans mes favoris.
Merci à Mangaloveee et Kisis pour vos reviews.
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Caught chapitre 20
Scorpius arpentait en long et en large la salle commune, pour la centième fois, cette après-midi, il se demandait s'il devait aller au rendez-vous fixé par Albus. Il n'avait surement rien de plus à se dire. Il ne voulait plus rester assis à écouter le Gryffondor continuer à refuser de voir le jeu de Finnegan et encore moins l'entendre dire qu'il était irraisonnable et jaloux. Mais, et si Albus avait finalement vu la vérité ? S'il voulait s'excuser et revenir avec lui ? Le cœur meurtri de Scorpius s'emballa à cette idée et il arrêta de marcher pour se laisser tomber gracieusement dans un fauteuil, la tête entre les mains.
Le Gryffondor lui manquait plus qu'il ne voudrait jamais l'admettre. Albus était tout pour lui. Scorpius pouvait avoir eu la pire journée de sa vie, il suffisait qu'il lance son stupide sourire en coin et tout allait bien dans le meilleur des mondes. Un mot, une caresse, et, le normalement réservé et distant, Serpentard devenait aussi malléable qu'une peluche.
Maintenant que l'autre garçon n'était plus avec lui, il se sentait vide et totalement inutile. Il n'arrivait plus à trouver du plaisir dans les choses qu'il avait l'habitude d'adorer, comme voler ou faire des potions. Il avait fait l'erreur de tomber amoureux d'Albus et de le placer au centre de sa vie, en pensant stupidement que ça durerait. Il se maudissait chaque jour d'avoir laissé le garçon aller si profondément derrière les murs qui cachaient ses émotions et atteindre son cœur. Il détestait être devenu si faible. La façon dont il avait laissé Albus le rendre faible. Scorpius pouvait seulement remercier les dieux que son grand-père soit mort et qu'il n'ait pas vu la honte qu'il avait porté sur le nom des Malfoys en tombant amoureux.
Scorpius se leva à nouveau pour faire les cent pas, incapable de rester tranquille. Il s'était juré qu'il ne reprendrait jamais le brun, mais le fait de recevoir cette lettre avait fait vaciller sa résolution. Et le voilà en train de faire les cent pas comme un parfait idiot, débattant avec lui-même pour savoir s'il devait y aller ou pas. Le gryffondor n'avait-il déjà pas pris assez de son temps ? Pourquoi devrait-il encore gâcher sa vie pour ce crétin ? Ho oui, l'amour. Le Serpentard renifla à cette pensée avant de passer avec anxiété la main sur son visage.
Il pensa à son père et à ce qu'il aurait fait dans cette situation. Aurait-il laissé une chance au Gryffondor de s'expliquer ou aurait-il continué à feindre d'ignorer son existence ? Connaissant son père, il y serait surement allé rien que pour profiter des inutiles supplications et de l'embarras du garçon. Draco aurait probablement considéré le fait de ne pas y aller comme une forme de lâcheté et une opportunité perdue de faire souffrir le brun et de l'humilier, en le laissant s'abaisser à supplier pour mieux le rejeter ensuite. La fierté blessée du blond se réjouit à l'idée de faire supplier Albus pour son pardon. Ce fut ce qui le décida, il irait.
En hochant fermement la tête pour affirmer sa position, le blond sortit de sa salle commune et se dirigea vers le hall d'entrée. Scorpius marchait avec assurance et dignité bien que son cœur batte comme un fou dans sa poitrine. Il ignorait la petite voix moqueuse qui se plaignait sans cesse en lui disant qu'il était faible et désespéré au point de vouloir juste entendre le Gryffondor prononcer son nom à nouveau. Bien sur, il n'allait montrer aucune pitié, il voulait toujours voir le brun s'humilier en tombant à genoux pour le supplier de le reprendre. Il n'avait rien du tout à faire que ses yeux émeraude regardent profondément dans les siens avec désir ou que ses lèvres douces lui disent qu'Albus l'aimait.
Scorpius avait presque une demi-heure de retard et il se demandait avec inquiétude si Albus serait toujours là, avant de se rappeler qu'il n'en avait rien à faire. Si Albus voulait tellement se réconcilier avec lui, il pouvait l'attendre toute la journée. Le brun méritait d'attendre après l'avoir traité aussi mal. Il pouvait arriver quand il voulait.
Il hocha la tête à cette pensée et fit les derniers pas vers le lac, il contourna le grand arbre ou Albus lui avait donné rendez-vous puis stoppa net. Son cœur, qui battait la chamade, tomba dans sa poitrine lorsqu'il vit le garçon qu'il aimait, plaqué contre un autre arbre, en train d'embrasser nul autre que Liam Finnegan.
Il resta là quelques instants, totalement choqué et dévasté, avant de finalement arracher ses yeux brulants de la scène qu'il avait devant lui et de repartir à grands pas vers le château.
Il entendit Albus hurler son nom mais à, cet instant, il n'en avait rien à faire de savoir ce que ce bâtard avait à dire, il avait juste besoin d'être loin de lui.
Refoulant les vicieuses larmes de colère qui menaçaient de le consumer, Scorpius fila en direction des escaliers. Sur le chemin, il s'en prit à tous ceux qui osaient être sur son passage.
Le Serpentard était presque arrivé aux cachots lorsqu'il entendit Potter arriver en courant derrière lui.
« Scorpius, arrête, s'il te plait » hurlait Albus en respirant lourdement tout en courant pour rattraper l'autre garçon.
Scorpius, cependant, continuait toujours d'avancer, il accéléra même le pas dans sa hâte d'être loin de l'autre garçon. S'il lui faisait face maintenant, nul ne savait ce qu'il était capable de faire.
« Scorpius, Amour, attend ! »
Le blond se retourna, les yeux remplis de rage et il s'adressa à Albus d'un ton coupant et froid, « comment oses-tu m'appeler comme ça, Potter ? » cracha-t-il. « Tu as perdu le droit de m'appeler autrement que Malfoy à la minute où je t'ai vu embrasser ce sac à merde pathétique. Ne m'approche plus »
Sur ces mots, il se tourna à nouveau avec l'intention de rentrer dans son dortoir.
« Scor, attend, ce n'est pas ce que tu crois » le supplia Abus.
« Ce que je pense n'a pas d'importance, Potter, ce ne sont plus mes affaires. Si tu as envie de baiser Finnegan, ça me va parfaitement » lança-t-il durement par-dessus son épaule.
« Arrête, ne dit pas ça, s'il te plait, laisse moi t'expliquer » demanda Albus en attrapant le Serpentard par la manche pour lui faire face. Scorpius le foudroya du regard et arrachant son bras, il brossa son épaule comme s'il devait se débarrasser des ordures que le Gryffondor y avait déposées.
« Peut-être que tu ne m'as pas compris, Potter. Laisse-moi te le répéter en peu de mots, faciles à comprendre, afin qu'il n'y ait aucune confusion possible. Je. N'en. Ai. Rien. A. Faire. Je n'ai pas besoin et ne veux entendre aucune explication. C'est fini. Tu me dégoute. Va te faire foutre et laisse moi seul. C'est assez clair pour toi? »
Albus se vida de tout son sang et devint pâle comme du papier, son visage montra sa douleur lorsqu'il réalisa qu'il ne pourrait pas parler à son ancien amoureux. C'était bel et bien fini. Il retint vaillamment un sanglot, déterminé à ne pas se ridiculiser plus.
Une partie de Scorpius fut prise d'une joie sauvage en voyant la profondeur de la peine du brun dans ses yeux émeraude brillants, content, au moins, de ne pas être le seul à souffrir. Il écarta résolument la partie de sa conscience qui lui criait de réconforter Albus, il était déterminé à ne pas ressentir une once de pitié pour le garçon blessé.
Le Serpentard fixa Albus quelques instants, en ne montrant qu'un masque de pierre et d'indifférence, avant de se tourner et de laisser le garçon tremblant tout seul dans le couloir désert. L'entrée de la salle commune des Serpentards se ferma derrière lui dans un bruit sourd et sinistre qui reflétait bien la fin de leur relation.
Scorpius traversa la salle commune comme une furie, ses robes tourbillonnaient derrière lui dans sa hâte alors que les étudiants s'écartaient de son chemin. Il monta les escaliers en pierre qui conduisaient à son dortoir dont il ouvrit la porte avec brutalité en hurlant à deux de ses camarades de partir. Remarquant la lueur sauvage dans les yeux du blond, ils obéirent sagement et se précipitèrent hors de la pièce, en évitant avec peine la porte qui fut claquée derrière eux.
Scorpius verouilla la porte et lança un sort de silence, puis il se tourna vers l'intérieur de la pièce et commença à tout casser. Il déchira les draps de son lit, envoya des objets s'écraser sur le sol, lança un reducto sur sa lampe de chevet, tout en hurlant sa douleur et sa rage.
Alors qu'il frappait ses oreillers, il aperçut le bord en cuir de l'album qu'Albus avait fait pour lui. En montrant méchamment les dents, il tira le livre de sa cachette et l'ouvrit. Lorsque nous sommes séparés, tu me manques de tout cœur. A chaque fois que tu te sens seul ou que je te manque aussi, ouvre cet album et je serais avec toi. Avec tout mon amour. Albus.
Il détruit les pages une par une, ses doigts agiles déchiraient les photos, ces traces de leur amour et du temps qu'ils avaient passé ensemble, en minuscules confettis. Il jura encore et encore en faisant disparaitre leurs souvenirs et le cadeau dans lequel Albus avait mis tant de pensées et d'affection.
Il s'arrêta en atteignant la dernière page où il regarda la photo de lui et Albus souriant à l'appareil avant de se tourner l'un vers l'autre pour s'embrasser doucement, il y avait tant d'amour et de tendresse dans cette image. Il caressa d'une main tremblante le bord de la photo avant qu'elle ne se brouille soudainement. Ce fut seulement lorsqu'une larme frappa la page, en mélangeant les mots écrits sous la photo, que Scorpius réalisa qu'il pleurait.
Les mains d'Harry tremblaient légèrement lorsqu'il les leva pour les passer dans ses cheveux dans une dernière tentative pour aplatir le nid de mèches indisciplinées. Il avait les nerfs à fleur de peau en pensant au diner avec Ron et Hermione. Tout à coup, il vit qu'il lui restait vingt minutes à vivre avant que Ron n'explose et ne l'assassine, rendu fou par la colère. Ha, il avait quand même eu trente six belles années de vie, de rire et d'amour, que pouvait-il demander de plus ? Au moins, il était pratiquement certain que son meilleur ami lui offrirait une fin rapide et aussi indolore que possible.
« Tu réalises surement que tes cheveux sont une cause perdue ? » dit Draco de sa voix trainante en sortant de la salle de bain dans un nuage de vapeur.
Le brun fit une pause dans sa tentative de fixer ses cheveux et sa bouche devint sèche. Il se tourna rapidement pour reluquer convenablement son petit ami. Le blond était parfait, comme toujours, dans une paire de pantalon noir, une chemise blanche et un pull en cashmere gris qui faisait ressortir ses yeux d'acier. Harry aimait la façon dont l'homme s'habillait, il savait exactement quoi porter pour qu'Harry ait l'envie immédiate de le déshabiller.
« Draco, tu es parfait » le complimenta Harry en bougeant pour se mettre face à lui, ses mains traçant un trait admiratif sur son torse.
« Je sais » répondit-il avec un sourire espiègle.
Harry roula les yeux avant de combler la distance entre eux pour déposer un léger baiser sur les lèvres de l'autre homme. La chaleur augmentait et Harry se pressa contre lui cherchant à passer ses mains sous la chemise de Draco. Le blond évita rapidement ses mains avides et cassa le baiser en faisant un son de désapprobation.
« Non, Harry, rien de tout ça, nous allons être en retard pour notre petit dîner » le gronda Draco en passant ses mains sur sa poitrine pour chasser des poussières inexistantes sur son pull.
« Peut-être que nous devrions rester ici ? » suggéra Harry alors qu'il avançait à nouveau vers le blond et qu'il posait ses lèvres dans son cou pour lécher légèrement un des points faibles de Draco. « Nous pouvons y aller une autre fois. Je suis sur que le diner d'Hermione sera charmant mais je préfèrerais rester ici et te manger toi ».
« Surement pas ! Les belettes – je veux dire Weasleys – se sont donné la peine de faire un fabuleux diner où ils vont pouvoir rencontrer ta merveilleuse 'petite amie'. Je ne veux pas que tu ruines leur diner et mon plaisir juste parce que tu es insatiable » insista Draco, en détachant une fois de plus un Gryffondor boudeur de son cou.
« Maintenant, sois sage » insista-t-il en levant ses mains pour attaquer le désordre des cheveux d'Harry. Au bout d'un moment il réussit à aplatir le balai à frange indiscipliné et à le faire ressembler à une vraie coiffure avant de mettre une dernière mèche derrière l'oreille de l'homme en souriant tendrement.
« Voilà, maintenant c'est aussi présentable que ça peut l'être » commenta Draco. « Pouvons-nous y aller ? » demanda-t-il en levant une bonne bouteille de vin qu'il projetait d'apporter comme cadeau.
« D'accord » murmura Harry, maussade de ne pas avoir persuadé Draco. Il traina les pieds à contrecœur vers la cheminée et attrapa une poignée de poudre de cheminette au moment où il approchait les flammes.
Prenant une inspiration tremblante, le cœur battant, il lança la poudre et s'avança dans les flammes vertes le premier, suivi de près par Draco. C'est en fermant étroitement les yeux qu'il hurla l'adresse de son ami.
Harry trébucha sans aucune grâce en sortant de la cheminée, les yeux toujours étroitement clos. Draco le suivait de près avec cependant beaucoup plus de grâce et de dignité que le maladroit Gryffondor. Le brun ouvrit lentement les yeux pour découvrir le salon de Ron et Hermione heureusement vide. Il poussa un soupir de soulagement et se tourna rapidement vers Draco qui était occupée à essuyer ses vêtements de la suie résiduelle.
« D'accord, il serait peut-être préférable que j'entre d'abord, tu sais… pour préparer le terrain. Comme ça je peux l'amener doucement à l'idée de notre couple » expliqua Harry en murmurant frénétiquement.
« Qu'est-ce qu'il y aurait de drôle à ça ? » demanda Draco en boudant.
« S'il te plait, Draco, je te demande juste… »
« Harry, mon pote, c'est toi ? Tu es un peu en avance, Hermione est en train de… » Ron traina la voix en entrant dans le salon et sa voix mourut dans sa gorge lorsqu'il aperçut Draco Malfoy, qui se tenait là, un rictus satisfait sur le visage.
Tout le corps d'Harry se figea en entendant le rouquin entrer dans et le silence tomber dans la pièce. Lentement, il tourna son corps raide, comme dans un film d'horreur moldu, pour faire face à son ami sidéré, son visage reflétait la culpabilité et une demande de pardon. Il prit une posture protective devant son petit ami et attrapa sa main pour montrer sa solidarité.
« Salut Ron » murmura Harry nerveusement. La bouche du rouquin s'ouvrait et se fermait en une succession rapide qui rappelait un poisson échoué sur la plage.
« Ron, est-ce Harry ? » demanda Hermione en passant le coin pour entrer dans le salon. « Ho » fit-elle en remarquant les trois hommes silencieux qui se fixaient les uns les autres. Les yeux de Ron volaient du visage de Malfoy, à celui d'Harry puis à leurs mains jointes, comme si quelqu'un avait commis meurtre atroce dans leur salon. Elle roula les yeux en voyant le visage livide de son mari, les tics nerveux dans ses yeux alors qu'il restait bouche bée à regarder le couple comme un idiot. En voyant l'expression désarmée d'Harry, elle décida de rompre le silence, espérant alléger la tension.
« Harry c'est toi ! C'est si bon de te voir » le salua-t-elle en l'enlaçant avant de se tourner vers Draco et de tendre la main, « Draco, bienvenue chez nous »
« Merci de m'avoir invité, Granger » dit le blond avec courtoisie, en inclinant poliment la tête et en prenant la main offerte.
« C'est Weasley, maintenant, mais appelle-moi Hermione » le corrigea-t-elle.
« Bien sur. Pardon. C'est pour toi, Hermione » dit Draco en lui tendant la bouteille de vin.
« C'est très attentionné de ta part, merci beaucoup » répondit-elle en acceptant l'offrande avec un sourire poli.
« H-Harry ? » demanda Ron qui avait regagné suffisamment de contrôle mental pour réussir à parler. « Q-qu'est-ce qui se passe ? »
« Hum, et bien… c'est que… »
« Pourquoi Malfoy est-il ici ? Où est l'oiseau rare dont tu m'as parlé ? » demanda Ron en regardant follement autour de lui comme s'il espérait trouver fortuitement une femme blonde cachée derrière son canapé et qui attende juste de sauter en criant 'poisson d'avril !'
« Quoi Weasley, tu ne sais pas ? Je suis l'oiseau rare » répondit Draco avec un sourire narquois alors qu'il passait un bras autour de la taille d'Harry et qu'il caressait tendrement son menton avec son nez.
« Quo… Je… Hein ? » réussit à sortir Ron d'une voix qui montait ridiculement haut et alors qu'il luttait pour dépasser le choc qu'il avait eu.
« Je sors avec Draco » expliqua Harry qui tressaillit lorsque le visage de l'homme passa du blanc pâle au rouge vif en quelques secondes.
« Quoi ? Tu sors avec la fouine ? Mais… Tu as dit que c'était une fille » protesta Ron.
« En fait, je n'ai rien dit. Tu as supposé que c'était une fille et je ne t'ai pas corrigé » raisonna Harry.
« Ho d'accord, ça excuse tout, n'est-ce pas ? Tu ne peux pas être sérieux ! Harry, mon pote, s'il te plait dis moi que c'est une mauvaise blague ! » supplia-t-il.
« J'ai bien peur que non, Weasley. Harry et moi sommes un vrai couple » commenta Draco en répondant par un sourire au regard méchant que lui envoyait le rouquin.
« Un sort, tu dois être sous l'effet d'un sort » murmura Ron avec anxiété. « Ou une potion d'amour ! ». Il sortit frénétiquement sa baguette et commença à lancer tout un tas de sorts de diagnostic sur le brun, déterminé à prouver que Malfoy avait ensorcelé son ami.
« Ho pour l'amour de Dieu, Ronald, veux-tu arrêter ça ? » le gronda Hermione en écartant sa baguette avec impatience.
« Mais Mione, c'est Malfoy ! » pleurnicha Ron.
« Je n'en ai rien à faire, si s'était Voldemort lui-même, tu n'insulteras pas nos invités et encore moins le petit ami d'Harry, ou bien tu dormiras sur le canapé pendant une semaine ! C'est clair ? » le menaça-t-elle d'une voix qui n'admettait aucun argument contraire.
« Mais… mais… » protesta-t-il.
Hermione se contenta de le fixer d'un air sérieux avec un sourcil levé en signe de challenge. Ron bégaya encore un peu plus en regardant sa femme, un Malfoy amusé et le visage suppliant de son meilleur ami. Il n'arrivait pas à croire que son ami puisse parler à la fouine et encore moins parler de lui avec autant d'amour et d'affection que cet après-midi. En regardant dans les yeux plein d'inquiétude d'Harry, il réalisa à quel point le fait qu'il accepte sa relation comptait pour lui, et sa détermination s'effrita.
« Ouais, d'accord » murmura-t-il, son visage devenant maussade alors qu'il se calmait.
« Merci » dit Harry en l'entrainant dans une accolade virile.
« Ouais, ouais, ça ne veut pas dire que je lui fais confiance. Sache que je t'ai à l'œil Malfoy » l'avertit Ron, avec une expression meurtrière qui promettait la mort au blond s'il blessait son ami.
« Ça me va, Weasley » dit Draco avec un signe de tête.
« Bien, maintenant que nous en avons fini avec tout ça, peut-être pourrions-nous prendre l'apéritif ? » suggéra Hermione d'un air radieux.
« Et bien, c'était étonnement amusant » admit Draco alors qu'Harry et lui sortaient de la cheminée et revenaient dans les appartements du brun à minuit passé.
« Je suppose que ça aurait pu être pire » reconnut Harry en se sentant totalement vidé par le stress engendré par la soirée mais soulagé que ce soit terminé. Après sa crise initiale, Ron avait réussi à surmonter son choc – en partie tout du moins – et la soirée avait fini par être assez plaisante. Si le rouquin continuait occasionnellement à foudroyer Malfoy du regard, ou que le blond lançait à la volée un commentaire ironique ou deux, tout le monde l'ignorait et passait à un autre sujet. Harry fut surpris de découvrir, après que la tension initiale soit tombée, qu'Hermione et Draco s'entendaient plutôt bien. Il s'avéra qu'ils avaient beaucoup plus en commun que quiconque ne le pensait. Une fois qu'ils commencèrent à parler de l'étude des propriétés magiques de certains ingrédients de potion, ils devinrent inséparables, passant rapidement d'un sujet à l'autre, en étonnant les deux hommes avec leurs plaisanteries.
« Qui aurait pu penser que Granger puisse être aussi intéressante ? Ou que la belette puisse atteindre une telle teinte de rouge ? » lança le blond, une pointe d'humour perçant dans son ton, alors qu'il enlevait son pull et entrait dans la salle de bain.
« Ce n'est pas drôle, j'aurais pu perdre son amitié » répondit Harry en se jetant sans aucune élégance sur le lit.
« Harry, à part tuer sa famille, il n'y a rien que tu puisses faire qui te ferait perdre l'amitié de Weasley. Il est ta groupie la plus dévouée »
« Il n'est pas ma groupie, espèce d'idiot. Et tu ne devrais pas le taquiner comme ça. Il a vraiment essayé d'être poli ce soir »
« Et pas moi ? » demanda-t-il en sortant de la salle de bain pour venir se mettre nu devant Harry.
« Et bien, je suppose que ça allait » admit Harry en déglutissant alors qu'il fixait le pénis à moitié dur qui se tenait juste au niveau de ses yeux.
« Ça allait ? J'ai été génial ! Tu réalises à quel point ça a été difficile de ne pas me payer sa tête ? Le voir comme ça n'avait pas de prix. Je t'avais dit que je serais un parfait gentleman » insista Draco en levant le brun du lit pour déboutonner sa chemise, les yeux brillants de malice. « En fait » ronronna-t-il, « je pense que je mérite une récompense pour ma brillante démonstration de retenue »
« Ha bon ? » demanda Harry en levant un sourcil alors qu'il laissait le blond glisser sa chemise sur ses épaules.
« Tout à fait » affirma Draco pendant qu'il déboutonnait le pantalon du brun et le laissait tomber au sol. Il leva un sourcil en reconnaissant son propre boxer en soie verte qui ornait le corps d'Harry.
« Petit voleur pervers » le taquina-t-il en passant ses doigts sur la bosse dure qui pointait sous la soie. Son doigt s'attarda sur la pointe qui avait laissé une trainée humide, ce qui fit frissonner Harry.
« De toute façon, il me va mieux qu'à toi » commenta Harry avec un sourire narquois, en respirant difficilement pendant que le blond continuait ses caresses légères sur son érection douloureuse.
« Tu le penses vraiment ? Et si je voulais le récupérer ? »
« Tu n'as qu'à venir le prendre, Malfoy » le défia Harry.
« Je vais le faire » répondit Draco avant de se jeter sur le brun avec un sourire féroce.
Après une bagarre et quelques rires joyeux, la pièce se remplit de respirations lourdes et de gémissements.
Draco récupéra son boxer.
A suivre
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A bientôt pour la suite…
