BrockBuck mon Stony – Brock'n'Buck
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, mystère, action, noir (mais aussi du l'humour quand je peux hein), des sujets durs et sensibles, shonen-ai et hétéro (parce que c'est bien l'hétéro !)
Couple : BrockBuck, Stony, FuryPepper, WandaVision, MariaRhodey et TaserGod ! Est-ce qu'on peut en avoir plus ?
Disclaimers : Maggie, Natalia, Hal, Stasya et Oswald mais tout le reste revient de droit à … des gens de la liste trop longue et non-exclusive qui suit : Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck, Allan Heinberg, Jim Cheung et Stan Lee. (J'espère ne pas avoir oublié les importants)
Note : Cette fic est la suite de « BrockBuck mon Stony » et de sa suite « Allô, Funny problemo », pour tout comprendre (les relations entre les personnages et toute leur histoire) je vous conseille plus que vivement d'aller les lires. Si vous êtes intrépides, je vous souhaite bon courage. Quoiqu'il en soit, bonne lecture ! (Oh et ma Sailor Sweety que j'aime et que j'adore m'aide avec les idées ou les informations Marvel (j'ai du mal à toutes les gérer malgré tous mes sites))
Chapitre 21 : Après la tempête
Queens, New York
À cette heure avancée de la nuit, c'était facile d'être assis dans le métro et c'était assez rare pour le souligner. Brock trouvait que c'était mieux pour ses poumons qui étaient vraiment mis à rude épreuve aujourd'hui. En plus, il était un peu sonné à cause des mots de Liar qui flottaient toujours dans son esprit.
Il avait la tête appuyée contre l'épaule de Bucky, un sac dans les mains et un paquet de cigarette serré contre sa paume.
Il redressa légèrement la tête et posa un baiser sur la gorge de son aimé, fit passer les hanses de son bagage dans son autre main et passa celle qu'il restait dans les cheveux de son compagnon.
- Tu es bien romantique d'un seul coup. Murmura le Soldat de l'Hiver.
- Je t'aime, j'ai le droit, non ?
- Oui. Mais je suis un peu surpris quand même.
- Je t'aime. Répéta Brock en l'embrassant.
Il lui embrassa aussi le nez, les joues et le menton.
- Tu as dit qu'on aurait un enfant, en plus. Un quatrième enfant.
- Mais on ne va pas le faire ici. Dit le mercenaire en le repoussant un peu lorsqu'il attaqua son cou.
- Ouais, je ne suis pas un rapide moi. Se vanta Brock.
Le métro s'immobilisa, faisant lever les yeux de Bucky vers le nom de la bouche de métro. Encore deux arrêts.
- Mais on ne peut pas encore le faire. On n'a pas la place. Et est-ce qu'on a seulement les moyens ? Pour un quatrième enfant, pour un plus grand endroit…
- On pourrait s'installer dans les bâtiments de l'organisation. On ne serait pas les premiers à le faire.
- Ce n'est pas le lieu idéal pour des enfants. Ils pourraient le dire sans le vouloir.
- T'inquiète pas pour ça. Ils pourraient le dire s'ils le voulaient, ça ne changerait rien. Dit Rumlow.
Bucky devait avouer qu'il était un peu intrigué. Il ne dit toutefois rien sur ce sujet et reprit plutôt :
- Et vis-à-vis de Steve ? S'il veut venir voir où on vit. C'est normal, entre ami. Ça ne changerait rien non plus ?
- Ça pourrait être gênant. Reconnu Brock.
- Et si Steve ou Tony venaient à apprendre eux-mêmes dans quoi nous sommes, ils ne voudraient plus nous parler.
Le métro s'arrêta une nouvelle fois.
Crossbones attrapa la main de son aimé et la porta à ses lèvres.
- Tu veux leur dire.
Bucky pinça les lèvres. C'était délicat. Il ne pouvait pas demander à Brock d'avouer à des agents du S.H.I.E.L.D. qu'il était le dirigeant de KAW…
- Ça me va. Alors on pourra aller vivre là-bas avec encore moins de soucis. Mais je dois demander à Starr de faire un brouilleur pour nos téléphones. Je ne veux pas que Stark puisse les utiliser pour nous tracer.
Le Soldat de l'Hiver acquiesça.
- Et puis il faudra laisser les choses se tasser un peu. Parce que s'ils s'attrapent et te mettent en prison…
- En effet.
- Écoute-nous. Souffla le mercenaire. On dit ça comme si tout allait bien se passer qu'ils allaient rester nos amis. Dès qu'ils l'apprendront, ça va devenir l'enfer…
- Ouais. Cette fois-ci, Rogers n'aura plus aucune excuse pour te voir comme un saint.
Son compagnon le dévisagea.
- Je n'ai jamais voulu devenir comme ça… Je veux te suivre parce que tu es tout pour moi.
Le métro s'immobilisa pour la troisième fois, poussant Bucky à se lever. Son homme lui resserra la main, se mit debout et le suivit.
- Je t'aime pour ça. Si tu veux faire marche arrière et te protéger, je ne te blâmerais pas.
Le mercenaire se tourna vers lui alors qu'ils sortaient sur le quai.
- Mais peut-être qu'il ne dira rien et qu'il acceptera ça. On n'a pas changé.
- Seul l'avenir nous le dira. Mais de toute façon, t'es le parrain de Natalia, tu peux faire des magouilles pour les voir contre leur gré !
Bucky eut un léger sourire mais qui n'avait rien de glorieux.
Il pensait vraiment que s'ils l'avouaient avant qu'ils ne le découvrent, leurs amis pouvaient leur pardonner. Tony le lui avait fait comprendre.
Sinon…
Il lui resterait toujours Brock et leurs enfants qu'il aimait. Un coup de poignard lui cogna le cœur lorsqu'il réalisa qu'il ne savait même pas combien de temps son homme resterait avec lui.
Il chassa cette interrogation.
Il sentit la main de son amant, de son fiancé, faire pression sur la sienne et il lui emboîta le pas. Ils n'eurent pas à marcher longtemps avant d'arriver au pied d'un immense bulding qui était connu pour être l'hôtel le plus luxueux du Queens. Bucky écarquilla les yeux. Mais qu'est-ce qu'ils faisaient ici ? Est-ce que la cave donnait sur la planque de KAW ?
Brock l'attira à sa suite et ils passèrent les portiers qui leur ouvrirent les portes en s'inclinant bien bas. L'ex-Commandant se dirigea vers le groom qui les accueillit d'un sourire affable. Rumlow ne dit rien mais montra une pièce qu'il avait en main. L'employé s'empressa de lui donner une clé rouge. Avec cette dernière, le dirigeant emmena son amant dans un ascenseur et, dès que la cabine se ferma, il enfonça la clé dans une petite encoche. Lorsqu'il la tourna, il libéra cinq boutons et il poussa sur celui tout au-dessus.
Enfin, il ouvrit son sac et donna à Bucky son masque et ses lunettes.
- Tiens, je te conseille de protéger un minimum ton identité. Juste au cas où.
- Et il veut emmener vos enfants ici ! Mais ils seront mignons en petit super-héros ! S'esclaffa Liar.
- Ce seront des super-vilains. Rectifia Spectral.
Brock baissa les yeux vers la bague qu'il portait au doigt avant de mettre son masque. Bucky enfila le sien et ajusta ses lunettes.
Les portes s'ouvrirent et le Soldat de l'Hiver, grâce au sérum, put voir que tout ici était de rouge. Des draperies des lettres rouges dans des cadres, sublimant la beauté des idéaux d'HYDRA ou du Parti national-socialiste des travailleurs allemands des peintures représentant entre autre Red Skull mais aussi des monstres tentaculaires effrayants. Bucky trouva même un tableau, à l'écriture vermeille, qui rappelait combien de pourcent chaque membre recevait pour chaque acte.
Il s'arrêta devant un seconde, médusé.
Le siège de KAW était vraiment dans un hôtel huppé dans le Queens ?!
Washington, D.C
Les épaules de Nick étaient encore toutes nouées. Il n'en pouvait plus des stupidités de Tony, ni des pitreries des autres. En fait, quelquefois, il aurait volontiers abandonné le S.H.I.E.L.D. et tout laissé à Rogers. Il savait qu'il saurait correctement s'en occuper mais il n'était pas pour autant rassurer. Lorsque la Sokovie avait failli s'effondrer, lorsque les choses s'étaient envenimées et que faire ressurgir officieusement et officiellement à la fois le S.H.I.E.L.D. avait été obligé. Vital. Maintenant, il devait assumer.
Il aurait tout donné pour qu'on lui donne des superhéros moins affreux.
Peut-être que c'était leur singularité qui les rendaient si spéciaux mais il jurait être dans une maternelle quelquefois. Il voyait les tensions, entendait les disputes qu'elles soient anodines, amicales ou cruelles. Il aurait vraiment voulu tout se délester mais sans lui, les guerres intestines seraient plus violentes encore. T'Challa avait reconnu que Bucky n'était peut-être pas l'assassin de son père et consentait à travailler avec eux, à rouvrir le Wakanda à ses hommes mais il évitait tout de même le Soldat de l'Hiver. Puis Spider-man refusait de les rejoindre mais c'était le cas de Daredevil avant qu'on ait besoin de lui.
Et maintenant, il devait gérer ses problèmes d'équipes. Et s'il laissait Steve et Tony en équipe, ça ne ferait que poser des problèmes vis-à-vis des autres duos. Quelqu'un devait gérer tout ça et qui était le plus impartial ?
- Nick ?
Pepper apparut dans l'entrée. L'homme réalisa qu'il avait mis énormément de temps à quitter le hall et il lui sourit en la rejoignant pour l'embrasser. Il devait tout de même reconnaître à Stark que c'était grâce à lui qu'il avait rencontré le rayon de Soleil de sa vie. Peut-être que, lui aussi, il devrait s'engager dans une histoire de mariage. Peut-être pas de famille. Il était vieux, c'était trop de risques. Trop de moyen de pression pour des associations ennemie. Se permettre d'être avec son ange était déjà bien trop présomptueux.
- Beaucoup de pression.
- Laisse-moi deviner : c'est mon employeur.
- Qui est-ce que ça pourrait être si ce n'est lui ? Dit-il avec un brin d'humour. Quoique Rumlow est plutôt doué dans son genre.
- Ne penses plus à ça. Tu as le droit de te reposer aussi. Lui dit doucement Pepper.
Nick se permit un hochement de tête et il passa son bras autour de sa taille gracile, appréciant ses courbes. Elle serait la première à le renvoyer sur le terrain s'il le fallait. Pour l'instant, il voulait juste se reposer, savourer un repas avec elle et plus si affinité. Et des affinités, ils en avaient.
µµµ
Sunset Bain ajusta l'émetteur/récepteur dans son oreille puis abaissa son masque sur son visage. Elle pressa un bouton pour que sa tenue reflète tous les rayons et elle devint alors invisible. Entre elle et Machinesmith, KAW possédait de réels cerveaux aux prouesses inimaginables. Si ce n'était par Tony Stark lui-même.
Elle avait une carte magnétique dans sa main et se glissa dans le bâtiment, profitant de l'inactivité des hommes et de quelques astuces. En poussant des pigeons à venir près d'eux, faisant assez de remous devant les portes, elle put infiltrer sans que les portes ouvertes ne surprennent les gardes.
Elle marcha le long des couloirs pour aller jusqu'aux marches qu'elle descendit prestement. Elle fit attention à ne pas s'essouffler pour qu'on n'entende pas sa respiration et elle remercia ses semelles plates en caoutchouc. Elle était vraiment parée. Le plus facile était d'entrer dans le S.H.I.E.L.D. mais en sortir avec Manfredi et Leighton ne serait pas aussi aisé.
Elle avait toutefois prévu plusieurs choses.
D'abord, elle passa les deux gardes qui protégeaient la prison puis elle s'avança vers les systèmes de sécurité. On les voyait d'ici et si les soldats étaient vigilants, ils verraient qu'elle avait réussi à se glisser ici. Ça pouvait être une façon de les distraire pour faire sortir les autres.
Il n'y avait pas de raison qu'elle finisse enfermée ici ! Mais avec une prime de dix milles dollars juste pour venir libérer ses énergumènes.
Sois fidèle à KAW et KAW te le rendra…
Elle utilisa sa carte magnétique pour désactiver le premier système de défense, ouvrit la porte et s'y glissa. Elle courut alors vers le deuxième système qu'elle désactiva à son tour. Et se fut rapidement le dernier qui sauta.
Sunset se précipita vers les cellules et passa devant chacune d'elle jusqu'à trouver d'abord Cutthroat. Elle frappa trois fois sur la vitre et laissa apparaître sa main, faisant signe de venir. Néanmoins, il s'était à peine levé, l'avait à peine rejoint que la glace s'abaissa et lui permit de sortir. Il vit la main lui faire signe et ils partirent vers les autres prisons, restant toujours silencieux.
Mais ce fut un peu différent cette fois-ci. Joseph était encore sonné et il grognait de douleur. Elle abaissa alors la glace et fit signe à Cutthroat d'aller le chercher. Il eut un mouvement d'hésitation mais entra dans la cellule, attrapa Manfredi et ressortit avec lui.
- Hail KAW. Chuchota Bain avant de les guider à sa suite.
Elle ouvrit sa banane pour en sortir des grenades fumigènes.
Ils allaient sortir ! D'une façon ou d'une autre.
µµµ
Nick but la dernière gorgée sur le verre de vin rouge qu'ils partageaient avec Pepper avant d'aller se coucher. Elle était déjà à moitié assoupie, portant une belle nuisette pêche et ses cheveux détaché. Elle sentait bon alors que lui, il était torse-nu, ses cicatrices causées par un millier de personnes bien visibles. Trop pour être comptées.
Mais, heureusement, Pepper aimait chacune d'entre elles.
Le téléphone sonna et Fury l'attrapa. Il jeta un coup d'œil à sa compagne. Elle se redressa en retenant un petit gémissement. S'assoupir dans le divan n'était pas une bonne chose.
- Nick Fury ?
- Colonel, c'est Hills ! Les membres de KAW on prit la fuite.
- Comment est-ce possible ? Demanda-t-il en se précipitant vers l'entrée.
- On ne sait pas. On a besoin de vous, on analyse ce qu'il s'est passé.
Fury s'arrêta dans le hall en cherchant son manteau.
- J'arrive.
Il raccrocha.
- Chérie ?
- Quoi ?
- Où est mon manteau ?
- Quoi ? Lui cria Pepper.
- Où est mon manteau ?
- Je l'ai rangé.
Il entendit le bruit du divan qu'on bougeait. Elle se levait.
- Où ? Demanda-t-il en regardant le porte-manteau.
Il n'était pas rangé, là ?
- Pourquoi dois-tu le savoir ? Questionna sa compagne.
- J'en ai besoin !
- Il est une heure du matin ! Tu ne penses pas à partir là-dehors ! Répliqua la femme.
Nick ouvrit la penderie qu'ils n'utilisaient jamais pour fouiner dedans. C'était une question de tenue. Fury n'allait pas se présenter sans le manteau en cuir qui claquait au vent que tout le monde connaissait !
- La société est en danger.
- Notre soirée est en danger. Répliqua-t-elle.
- Dis-moi où est mon manteau, Pepper. On parle du bien de la société.
- Le bien de la société ? Je suis ta compagne. Je suis la meilleure chose que tu auras !
Nick leva les yeux au ciel. Il était sûr que Tony aurait vendu père et mère, ou plutôt des frères et sœurs imaginaires, pour que Pepper l'empêche de partir au travail comme il le faisait. D'un côté elle avait quelqu'un qui travaillait trop, de l'autre pas assez.
Queens, New York
Bucky attrapa le bras de son homme et le tira vers lui. Avec leurs masques respectifs, difficile de voir leurs expressions mais à sentir la poigne sur son bras, Brock savait que quelque chose n'allait pas.
- On ne peut pas.
- On ne peut pas ? Répéta-t-il.
- Je vois l'endroit et on ne peut pas élever nos enfants ici. Dans un hôtel de luxe ? Au milieu des gens de KAW ? De Nazi ? De Terroriste ? D'homophobes et de malade mentaux ? Souffla-t-il.
- Je suis un terroriste et j'approuve les idéaux nazis. C'est moi qui gère KAW. Lui rappela-t-il.
- Je sais. Mais on ne peut pas.
Rumlow lui caressa les cheveux à défaut de pouvoir faire autre chose.
- Alors on trouvera autre chose. Et on restera à Brooklyn.
Le Soldat de l'Hiver acquiesça.
- Boss !
Brock relâcha son amant et se tourna vers Voice qui arrivait en courant vers eux.
- Patron ! Je suis content de vous voir en vie.
Il s'arrêta devant eux et regarda le mercenaire. Ça tombait bien, il n'aurait même pas à demander pour qu'on intègre l'homme en question dans leur équipe.
- Comme tu peux le voir, ça va. J'ai envoyé Madame Menace chercher nos amis de la Skeleton Crew. Vous aurez le plaisir de tous vous retrouver. Tu pourras dire à Jack O'Lantern que Blackwing sera un peu amoché.
Jason acquiesça.
- Où est Sister Sin ?
- Elle vous attend. Dit-il en désignant les grandes portes.
Il regarda ensuite le mercenaire.
- Boss…
Il avait l'air impatiente, une chose que Crossbones remarqua et n'apprécia pas. Il avait envie de serrer Bucky contre lui pour rappeler qu'il était à lui.
- Voici Winter Soldier. Il bosse avec nous. Informa rapidement le patron. C'est tout ?
- Oui.
Voice partit à la hâte et Brock ouvrit les portes pour son amant. Ils entrèrent ensemble et découvrirent Sin installer dans le fauteuil de son ami.
- Tu m'as fait peur, connard.
- Il fait peur à tout le monde. Répondit Bucky en retirant son masque et remontant ses lunettes.
- Mais je vais bien maintenant. Rassurez-vous, mes chéris. Et je vais rester sur votre dos encore looooongtemps.
Il retira son masque et embrassa son homme.
- Surtout toi, tu es à moi. Chuchota-t-il avec possessivité.
Il se dirigea ensuite vers le fauteuil, faisant signe à la fille de se lever pour récupérer sa place.
- Faisons le point. Sourit-il.
Note de fin : Oui, il y a une référence à un certain pixar dans ce chapitre, saurez-vous la trouver ? (c'est une façon comme une autre de faire un disclaimers. C'était juste trop tentant)
