Amie du jour bonjour, Ami du soir bonsoir,

Je m'excuse de la longue attente pour ce nouveau chapitre. Surtout parce que j'avais beaucoup de chapitres d'avance , mais en relisant j'ai eu beaucoup de doutes sur la trajectoire de mon histoire au sujet de l'intrigue, de la relation Bamon, de l'histoire de Bonnie. Il y avait encore trop de zones d'ombres encore pour que je puisse vraiment valider la suite que j'avais construit. Donc j'ai pris mon temps pour essayer de donner un chapitre de qualité. Mais il n'y a pas cela, j'ai eu des événements dans ma vie qui m'ont fait prendre de la distance dans l'écriture. J'espère rester sur cette lancée surtout que l'inspiration est quasi revenu et n avoir pas perdu de lecteur en route.

Bonne lecture,

Disclamer: l'univers Tvd et les personnages ne m'appartiennent pas.

Mots: 6922


22 190 jours

Chapitre 18

Atlanta,

«Prendre une douche directement après l'entrée à la maison,

Mettre des vêtements propres et tenter de reproduire les exercices par Alex.

Aller dîner,

Glisser sous les draps, le dos posé contre la tête du lit.

Profiter de vingt minutes dans le silence et le noir le plus complet.

Allumer la lampe sur la table de nuit, tirer sur les tiroirs et extraire le journal de Birdie.

Lire jusqu'à ce que ses paupières tombent »

Cela est le rituel qu'elle pratiquait régulièrement depuis qu'Abby lui avait remis quelques livres appartenant à sa grand-mère. Mais ses habitudes ont été chamboulées il n'y a pas longtemps songea sceptiquement la sorcière en brassant l'eau autour d'elle. Le visage confus, elle se rappelait de se sentir de plus en plus fatiguée et hyper tendue au début du coucher du soleil. N'est-ce pas délirant ?

Yeah, pensée une chose pareil, était bizarre ! Pourtant, elle ne devrait pas en rougir. Elle était incapable de s'exprimer et de raisonner clairement à cause d'être trop engourdie au niveau de son crâne, elle aurait pu conclure à de pires hypothèses. Elle rit intérieurement de sa prouesse alors que la brunette sentait sa tête lourde être transpercée. Comme si un million de vis trouaient son os et sa chair en même temps avec des visseuses électriques bruyantes. Elle avait si mal et si pressée que tout s'arrête que l'eau claire sous toute cette mousse lui paraissait plus que tente. Elle aurait sûrement moins mal, penserait plus clairement pendant quelques instants. Et ce fut suffisant pour elle, car elle coupa sa respiration et se laissa s'enfoncer dans sa baignoire, les yeux fermés.

Submergée par l'eau, Bonnie n'entendait plus rien. Tout était si calme et tout devenait plus simple à supporter. Elle échappa un peu d'air de ses poumons par son nez, repensant à ses soirs mouvementés. Plus elle cherchait plus elle fut ramenée à ses matins étranges où elle ressentait les mêmes émotions que maintenant, c'est-à-dire épuisement et anxiété, la peau picotant de froid, de… Elle… Elle ne savait pas qualifier ses frissons comme si elle était dissociée de son propre corps.

Elle se voyait puis la seconde suivante, elle devenait le protagoniste de son propre rêve. Alors que son corps était couché, il s'agitait soudainement. Un sentiment de crainte se logea et se rependait en elle provoquant son réveil brutal. Les yeux écarquillés, la sorcière se retrouva hors d'haleine.

Elle s'asseyait affolée, reprenait son souffle en essayant de se ressaisir et de comprendre ce qui se passait avec elle. Ses yeux marron-vert allaient partout puis devant elle et dans la précipitation, la femme caramel ne réalisait rien. Le sentiment de perdre pied, pire, de ne rien avoir au-dessous d'elle la saisit et devint vite réel. La tête penchée vers le bas, elle se rendit compte qu'elle flottait approximativement entr centimètres de son matelas. Sa peur la fit trembler, ses doutes perdre le contrôle de sa lévitation. La chute fut si rapide et rude que l'organisme de Bonnie choisit ce moment pour remonter à la surface.

Secouée et fort troublée par le souvenir de ces réveils étranges, elle ne pensait pas à sortir de son bain bien qu'il se faisait de plus en plus froid. Elle était tellement plongée dans ses pensées pour essayer de comprendre ce qu'elle craignait qu'elle enveloppât ses bras autour d'elle. Les seules choses qui bougeaient chez elle sont ses neurones à pleine vitesse. Elle était certaine qu'elle était effrayée, mais par qui ou par quoi débriefa Bonnie en hochant la tête. Lentement, elle essuya l'eau ruisselant sur son visage et remis ses cheveux en arrière.

Elle avait besoin d'être rationnelle pour être certaine que ses nuits agitées soient la raison de son état actuelle. Bon avait besoin de mettre des mots sur ce qu'elle avait parce qu'une Bonnie fébrile et hyper émotionnelle devenait un boulet.

Le corps de la sorcière se mit à trembloter, fut le signe que de sa sortie du bain était imminente. Avec toute la pénibilité du monde, elle s'émargea de l'eau de son bain, relevant sa peau caramel ; qu'elle aspergea d'eau chaude pour se rincer de toutes traces de savon.

Après quelques secondes, ses paupières se baissaient à cause de tous ses membres très tendues rendant chacun de ses mouvements douloureux et difficiles.

À peine, ses jambes étaient hors de la baignoire/douche, elle perdit l'équilibre, loupa par la même occasion la seule marche et atterrit à genoux sur le sol carrelé. Elle eut du mal à se relever. L'humaine rampa jusqu'à le meuble où était rangé les serviettes propres. Et arrivée juste en face de l'étagère de rangement, elle étira ses bras non sans échapper un grognement. Elle se tenait aux multiples poignets pour se hisser vers le haut. Enfin, debout, elle inspira et s'efforça à garder l'équilibre. Ses jambes pourtant bien charpentées et toniques se sentaient comme de la guimauve sous son poids. Elle s'aida ainsi du lavabo pour se soutenir, Bonnie profita de sa proximité pour récupérer deux serviettes. La plus grande se retrouva envelopper autour de son corps et l'autre pour ses cheveux.

Chacune des secondes qu'elle passait à se sécher sa chevelure frisée. La beauté de 23 ans évitait de poser un œil sur le miroir. Elle tentait par conséquent de se focaliser sur quelque chose d'autre. Ses pensées revinrent inévitablement à ses phénomènes matinaux. Une part d'elle les l'avait relégué à ses problèmes d'équilibres. Le fait que sa magie se manifestait quand elle fut endormie démontrait bien qu'elle ne contrôlait plus rien. Mais peut-être qu'elle prenait le problème du mauvais sens.

Peut-être qu'elle devrait se préoccuper de ce qui se passait durant ses nuits où elle avait le sommeil agité ? Réfléchissait Bonnie en étendant sa serviette au-dessus du lavabo recouvrant le miroir. Une de ses mains se crispa sur la matière duveteuse de son habit de bain, elle retint alors sa respiration, ramena son autre main sur l'autre. Dès que sa main gauche ramena l'autre le long de son corps, sa main droite se mit à trembler. Elle fit taire son tremblement en recroquevillant ses doigts dans un poing en raisonnant qu'il n'y avait rien d'anormale à ne plus se souvenir de ce qu'il passait dans sa tête durant ses différents cycles de sommeil. La situation serait différente quand il arrivait quelque chose de vraiment doux, très marquant qui laisse une trace indélébile au cerveau que l'on se souvient à sous la douche. Dans son cas, au vu de des émotions vives et rampantes elle avait dans sa bouche un arrière-goût de nausée, cela tendait à penser qu'elle se rappelle si s'était un cauchemar répétitif, ou un souvenir enfoui qu'elle a du mal à supporter tellement c'était terrifiant !

Il y a aussi cette faculté qu'elle a pour la divination par des chiffres, des flashes… ses rêves sont…

Merde, elle avait à peine parcouru dix pas lents et hésitants que sa tête se remis à battre dans ses oreilles et ses yeux que ses jambes se désynchronisaient et tomba. À ce moment précis, la sorcière avait envie de crier, de taper sur tous qui se trouvaient sur sa portée, mais elle ne pouvait pas. Elle ne devait pas réveiller toute la maison. Alors, elle tâtonnait, reproduit le même geste, Dieu, elle ne trouvait pas proche de quelque chose de dur ni d'anguleux. Elle aurait dû prendre la peine d'allumer la lumière, car toutes les lumières s'éteignaient à partir d'une certaine heure. La lumière de dehors ne couvrait pas malheureusement toute la pièce.

Les genoux bien encrés au sol, les paumes vers le bas, elle marmonnait des injures les dents serrées. Elle avait si mal tous ses muscles semblaient s'enflammer à chaque fois qu'elle mettait un peu plus de force et de poids sur ses bras. Aussi mal qu'elle puisse avoir, elle ne se renonça pas et continuait ses efforts, elle détendit ses jambes une après l'autre. Les talons des pieds en contact avec le sol, elle poussa et encore poussa pour se remettre debout.

Le visage tout congestionné, la sorcière gémissait alors, manqua de trébucher au premier pas, elle prit trois minutes de pause. Éreintée, elle pensait toujours à ses objectifs. Il lui fallait ses vêtements de nuit : son débardeur, son short et ses longues chaussettes. Elle allait y arriver. Elle se sentit prête et appuya sur ses jambes et endurera les sensations de déchirures et brûlures dans ses muscles puis dans sa chair. Le soulagement qu'elle ressentit quand elle arrivait à son armoire pour se libérer de sa serviette et revêtir autre chose fut le seul sentiment positif qu'elle sentit de bon et libérateur. Le chemin jusqu'à son lit king seize, lui parut rapide, les mains droit devant elle, elle y allait franchement les yeux à demi-fermés parce que les douleurs furent dix fois pires.

Au bord de son lit, la sorcière se laissa tomber au milieu du matelas, se retourna sur le dos. Elle grogna de satisfaction pour la douceur de la literie, d'autant qu'elle sentit une certaine calmie en elle. C'était reposant hélas, elle devait s'habituer qu'il y aurait toujours quelque chose pour la faire baisser les bras ou la faire revenir sur ses promesses.

Elle détestait ne jamais honorer ce qu'elle promettait à ses proches et savait ce que l'on ressentait quand on se trouvait être la personne déçue. Mais il arrivait parfois qu'on ne pût pas faire autrement concéda Bonnie, car c'était inéluctable, écrits dans une marre de thé. Et avec la chance qu'elle avait… Elle déglutit lourdement,

Il se pourrait bien que ses nerfs, son hypersensibilité aux choses lui indique que rien de bon se présageait… La femme qu'elle était aujourd'hui ne voulait pas aller par ce chemin, pour de simples intuitions conclu Bonnie. Et elle manquait terriblement de chaleur.

La beauté caramel éloignait son bras petit à petit le long de son corps, amena ses doigts à s'étirer et attrapa un pan de sa couverture. Il ne prit pas une seconde pour s'enrouler dedans. Avec les yeux mi-clos, elle regarda à travers les mailles de sa couette, l'obscurité de la chambre et les quelques rayons de la lune filtrer à l'intérieur. Ces éclats de lumière emmenaient son esprit loin. Alors qu'il cherchait comme une autre explication, son corps voulait céder à la fatigue et dormir.

Comme toujours son mental était bien plus fort. Ces cauchemars ou rêve, bref pouvait être autant responsable de son état physique et psychique que ses journées éprouvantes. Bien sûr que ses séances avec Xander lui prenaient beaucoup d'énergie tout comme trouver une solution pour récupérer Mystic-Falls, gardé à l'écart tous ceux qu'elle voulait mettre en sécurité, Caroline, Stefan…. Damon et se délier de… D'Elena.

Bonnie ferma les yeux et se mit soudainement à trembler. Elle ramena précipitamment ses mains sur sa bouche, étouffa un sanglot alors qu'une larme s'échappa de ces cils.

Ses combats prenaient vraiment péage sur elle, la rendaient pessimiste, folle et malade. Et son déséquilibre s'accrut, la magie prenait le dessus. Toutes les fois que cela arrivait Xander s'emparait de ses lèvres. Le lycan mettait en sourdine ses mauvaises émotions, envahissait son espace personnel et sa tête. Il l'apprivoisait grâce à ses yeux, à toute l'énergie qu'il dégageait. Il la rendait plus apaisée jusqu'à en oublier parfois pendant un bref instant ce qui la faisait déraper. Le loup-garou avait transformé des situations inévitables en plus tolérables à peu près à chacune des séances. Si ce n'était pas avec ses lèvres, c'était à cause de son corps, par la manière qu'il a de la faire se sentir spéciale, attirante, importante.

Ce même homme l'avait aidé aujourd'hui en utilisant l'attraction qu'il avait sur elle, bien sûr, il en avait profité. Cependant ce ne l'a pas énervé parce que la jeune femme le désirait. Il lui avait donné une occasion d'extérioriser ses émotions d'une manière plus que plaisante. S'il ne l'avait pas fait, elle aurait peut-être été inatteignable pendant un long moment après cet exercice déroutant.

Xander avait voulu lui faire plaisir ou croyait peut-être qu'elle était prête à faire le même exercice que Tyler. Sans doute, croyait-il que de mettre les choses à plat avec Damon serait la solution. Il avait une partie raison, car d'avoir crié sur Damon et se confier à Caroline, la jolie beauté caramel avait pendant quelques heures sentit mieux. Se libérer quelques-unes de ses émotions en parlant à cœur ouvert n'était pas suffisant. Il lui faudrait peut-être faire des compromis, avoir beaucoup de temps, cicatriser et puis pardonner. Certes, sa relation ou non-relation avec Damon… Bref, elle ne savait pas statuer sur leur rapport l'un à l'autre. En dépit de ça, elle était consciente que l'état de leur relation jouait sur ses émotions, mais n'expliquait pas pourquoi cette fois si l'Expression est si incontrôlable.

Bonnie savait aussi avec un peu de recul et le cerveau en compote que malgré l'échec, l'exercice a été bon. Il a mis en lumière que son temps dans le monde de prison lui a laissé plus de séquelles qu'elle ne le pensait. La majorité des lieux qu'elle a entraperçus dans la séance sont liés par des moments pénibles passés en prison 1994. Ces mauvais moments ternissent les bons moments rattachés à ses lieux symboliques de son enfance, de son adolescence, de ses premiers pas en tant que sorcière et aussi de profonde amitié.§

Une seconde larme coula de ses yeux fermés, elle se battait avec elle-même contre les bribes qui remontaient de son inconscient. Bonnie ressentait les mêmes émotions que durant la séance. Si ce n'est plus intensément, les moments furent plus lentement.

Maison de Sheila Bennett,

Il y a trois secondes, elle se chamaillait gentiment avec Damon dans la pension puis une autre elle était en train d'exploser toute sa colère et son désespoir dans le salon détruisant un flacon de bon bourbon et la suivante. Et la suivante, elle retrouva une Bonnie souriante rentrant chez sa Gramme.

C'était l'heure du thé, elle regardait sa grand-mère préparer un plateau de petits gâteaux avec deux tasses et une théière d'eau bouillante. À la minute où elle s'installa sur le fauteuil adjacent à celui de sa grand-mère, Sheila, lui posa des questions sur sa journée, l'école et la maison…enfin surtout sur son père.

-« Comment va ce cher Rudy ? »

-« Il va bien, tu le connais, il n'aime pas que je reste trop longtemps ici »

-« Tu veux dire avec moi, ton alcoolique de grand-mère dont la parole est en remettre en question » disait-elle un sourcil lever, lui servant une tasse de thé.

-« Gram's ! »

-« Non, bébé. Dis à cet homme qui te sert de père, si je n'existais pas, jamais il n'aurait trouvé une négresse à sa pointure. Il devrait m'aimer, me vénérer » l'ancienne Bonnie rigole et l'actuelle sourit « Même m'embrasser les pieds au lieu de me traiter de folle, prêtresse de wicca devant toi et les autres, c'est insultant. Qu'il s'estime heureux que je le respecte un peu sinon qu'est-ce que je lui aurai fait si j'étais du type d'Endora ? Remuer le nez et l'envoyer quelque part pour être un meilleur père et te garder pour moi ? Je ne plaisante pas avec la sorcellerie comme ils le font à la télévision ou ailleurs, ton père devrait le savoir. Tu ne seras pas blessée, je m'en assurerai. » La Bonnie de 15 ans secoua la tête et prit la place vacante près de Sheila. Elle la regarda avec les yeux pleins d'amour et l'embrassa les bras tout autour d'elle.

« Je t'aime petite fille, n'oublie jamais que tu es belle, intelligente et importante. La plus belle des choses qui soient arrivées dans le monde. »

-« Je t'aime aussi grand-mère »/« Je t'aime Gram's, je serai toujours reconnaissante de ce que tu fais pour moi, n'importe où que tu sois et saches que je suis triste de te décevoir. »

-« A sa place, je le regretterai, Bonbon. Donner l'opportunité à un buveur de sang de sortir alors que nous, nous sommes plus que rachetable. »

L'air se refroidit, les choses autour furent alors très différentes pour la Bonnie de 23 ans.

Les deux Bonnie se retournèrent et virent le psychopathe de Kai. La projection astrale de Bonnie regarda une fois derrière, Sheila n'était plus là et l'autre continuait de regarder Kai. L'actuelle Bonnie se souvenait très bien de cet instant et elle appréhendait chacune des secondes nerveusement.

-« Tu pensais réellement m'échapper ? Hein ! » Il jeta tout ce qui était en travers de son chemin le regard fixe sur Bonnie. Il avait une telle haine en lui que la sorcière avait la bouche sèche et le cœur galopant contre sa poitrine comme jamais. Malachai finit par l'avoir même avec toutes ses tentatives de le laisser à distance en ramant en arrière sur ses fesses, jeter des objets sur lui. Elle était maintenant coincée entre un mur et le diable en personne. Assisse au sol dans son propre sang asseyant de ne rien laisser paraître de sa peur, ses yeux heurtaient ceux de Kai. Lui, la regarda de haut puis combattant son regard dur. Il ne lui était plus possible de bouger.

-« Eh bien tu es là » répondit-t-elle entre deux essoufflements toujours sur la défensive « Maintenant, c'est quoi le plan, que l'on devienne copain ? Mais malheureusement pour toi, je n'ai que dix doigts. »

-« L'hostilité et la colère, c'est ce qui te rend le plus sexy. Mais là…» Il lui caressa la joue puis se pencha vers elle pour lécha la peau. Voyant sa révulsion et son antipathie, il pressa son autre main sur sa blessure « Tout ce que j'ai envie de faire avec ta langue est de te la faire avaler et te faire souffrir encore et encore ! »

-« Ordure ! »

Kai s'essuya la salive de son visage puis sourit en se mettant à sa taille

-« Vilaine, tu viens d'encore compliquer un peu plus les choses, pourtant, je t'aime bien » il se tourna, pris un oreiller. « Voilà ce que l'on mérite quand on est une vilaine fille » il lui montra l'oreiller « Fais de beau rêve ; Bonbon »les yeux de Bonnie s'écarquillaient, les battements de son cœur s'entendaient dans toute la maison. Malgré ses protestations, les griffures qu'elle lui fit aux mains et aux bras, il plaquait beaucoup plus l'oreiller de son visage jusqu'à ce que ses forces s'amenuisent. Et ce fut le trou noir.

Un trou noir qui devint très vite la maison des Gilbert,

Pendant quelques secondes, elle reprenait son souffle alors qu'elle voyait une version minie d'elle marcher vers la porte d'entrée. Elle fut vite baignée par des rires familiers, le bruit de petites filles qui coururent de l'étage au rez-de-chaussée. La porte était à demi-ouverte, elle le fut complètement après être poussée par un tourbillon blond et un tourbillon châtain. La version miniature de Bonnie riait aussi et se mit à les suivre oubliant celui qui l'accompagnait. Elles jouaient ensemble comme des petites folles aux chats et à la souris, au conte de fées… Les larmes montèrent aux yeux de la projection astrale de Bonnie debout aux côtés de Rudy. Elle criait de l'exagération de Caroline et la manière que l'une comme l'autre voulait de son attention….

Puis, il n'y eu plus rien, plus aucun son, juste un profond silence. L'endroit n'avait pas vieillit,

Elle se voyait à l'âge de 19 ans, cette fois la nuit était tombée. Elle sortait en courant d'une voiture bleue et courut, elle sprinta aussi vite qu'elle pouvait jusqu'au perron des Gilbert. Elle espérait entendre à nouveau des voix, voir des visages familier l'attendre ou se précipiter jusqu'à elle après qu'elle ait crié leurs noms mais rien. Avec un éclat d'espoir, elle se voyait déjà accaparer par Elena qui jouera l'amie inquiète et protectrice dès qu'elle l'apercevrait, Damon quant à lui suivrait Elena, relevait la tête et sourirait voilà donc ce qu'elle espérait en ouvrant la porte d'entrée. Elle vérifia à l'intérieur de la maison, mais le silence lui infligeait une peine incommensurable. Son cœur se brisa, elle crut mourir éventrée éveiller que l'on mettait tous ses organes dehors. Elle était vraiment seule, abandonnée par K… Kai puis par deux de ses meilleurs amis. Son monde s'effondra comme ses jambes succombèrent sous son poids sur le perron.

Durant de longue seconde, elle fut noyée dans les sentiments de solitude, mais aussi de fatalité. On laisse toujours Bonnie pour quelque chose de mieux.

Les trois gamines réapparurent et jouaient et martyrisaient le pauvre Matt Donovan. La joie était présente pour la jeune Bonnie, mais pour la projection astrale, la douleur était encore profonde. Elle était toujours seule et périrait sans rien. Elle n'arrivait pas à quitter ce souvenir, elle y était bloquée.

Ding-Dong !

Bonnie haleta, elle sortit de sa transe. La simple entente du bruit de son réveil fit évanouir tout ce qu'elle préférait ne pas raconter. Ses mains s'engourdissaient et le manque d'air dans ses poumons se fit ressentir. Pour sa vie chère, elle courut vers les fenêtres donnant sur son balcon. La jeune femme ne put s'empêcher de humer l'odeur de l'air, ça lui fit un bien fou. Le vent avait emporté avec lui les premières senteurs des arbres et de leur bourgeon. Elle aurait juré qu'elle sentait la rosée du matin, mais ce n'était pas possible. Rapidement, elle jeta un regard sur son réveil, il était 2heure30 du matin. Il ne s'était écoulé que 45 minutes depuis qu'elle était allée au lit, elle avait cru passer une éternité à tout revivre et ça pour rien.

Juste un sentiment de temps gâché. Tout ce qu'elle entreprenait en ce moment pour se sauver elle-même était ruiné. Pourquoi s'aider était bien plus compliquer que le faire pour les autres ? La vie était très ironique à ce sujet.

Bonnie riait, riait de larmes jusqu'à finir par tomber en panne en se laissant glisser contre la barrière du balcon. À quoi lui a servit de se replonger dans cet exercice mise à part lui rappeler ce qu'elle a longtemps tenté de mettre derrière. Cette pourriture de Malachai Parker et sa prison l'ont tatoué au fer rouge. Elle était incapable d'avoir une réaction sans virée en folle hystérique quand il s'agissait de ce passé.

L'unique petite fille de Sheila Bennett, perdait espoir. Il ne lui restait que la frustration et de la colère. N'importe qu'elle exercice de relaxation, de maîtrise de soi ou bien se remémorer de bons moments, ne l'aidera. Il y a toujours des mauvais moments pour ternir, rendre fades les bons instants. Elle craignait alors que la prochaine fois le loup-garou ne parvienne pas à la maîtriser. Bonnie était certaine que lorsqu'elle perdrait le contrôle personne n'arriverait à la guider sur quoi penser ni quoi ressentir. Elle sentait et savait que plus le temps passait tout sera plus intense que son corps lui-même ni ne résisterait pas.

Le plus sage serait de tout arrêter avec Xander et Matt, même s'ils étaient ce qui se rapprochait de la normalité et d'une vie simple. Ensuite d'aller demander de l'aide à Abby, mais ne le fera pas, pourtant elle aussi, lui donnait une forme de stabilité. Les deux hommes ne l'aidaient peut-être pas autant qu'elle le souhaitait, mais elle aimerait y croire encore. Xander particulièrement lui faisait tellement de bien pour sa santé mental et physique mettant de la passion, du calme, en remplissant sa tête d'autre pensée que le surnaturel, des règles et de l'amusement. Elle allait essayer de tenir tout le temps qu'elle pourra. Pourvu qu'elle soit assez forte et que ses efforts paient.


Atlanta,

Au loft


Pour Stefan, il ne pouvait pas dire que les siens payaient. Il a passé toute sa soirée et 2 heures de sa nuit à parcourir ligne après ligne le devoir de Bonnie sur le nœud tellurique. Il était persuadé qu'il s'agissait du nœud magique que parlaient les deux hérétiques dans l'entrepôt. Le vampire fut au fur et à mesure moins certain de trouver la manière que Lily et les hérétiques obtiendront ce qu'ils souhaitent.

Malheureusement, depuis qu'il a cette liasse de feuilles entre ses mains, il n'est pas allé plus loin que les quinze premières pages. Ces amas d'informations le démotivèrent et il n'en était déjà aux secondes points de vues.

Bonnie rapportait que certains scientifiques croyaient en l'existence de ce nœud, ils en parlaient sous le terme d'onde tellurique. Il s'agirait d'une onde électromagnétique existant sur terre de manière invisible par l'homme. D'autre réfutent cette hypothèse de par plusieurs tests scientifiques que cette onde ne soit sortie que dans l'imagination de Monsieur Hartmann.

Cet homme définit cette onde comme une charge magnétique qui se propagerait du centre vers la surface de la terre créant des énergies. Ces énergies seraient dues aux mouvements de la terre, au soleil, la lune, les étoiles, la gravitation et la nature. Et certain point de cette onde seraient nocives à l'humain en perturbant plus ou moins gravement état physique (trouble du sommeil, rhumatisme, cancer…) psychique et nuiraient à la terre en engendrant des fissures dans le sous-sol de la terre provoquant ainsi la séparation des continents entre eux.

Bref, un tissu d'âneries que des biologistes et scientifiques décrédibilisent par d'autre théorie d'ailleurs très connues et sérieux que l'origine de certaines catastrophe, l'émergence de maladie ne sont pas dû au nœud tellurique, mais par d'autres phénomènes.

Bien sûr, comme à chaque fois, il était prêt à jeter l'éponge et à sauter des pages pour le booster. Seulement, il refoula cette envie. Il continua à lire, atterrit sur le passage où elle amorce le point de vue de ceux qui croient aux sciences occultes. Le frère de Damon fut surpris durant l'avancer de sa lecture de découvrir tout ce qu'elle a pu trouver. Cette soirée, devant son ordinateur et un verre de sang pour le maintenir éveiller, serait peut-être fructueuse se disait-il alors que ses yeux ne quittèrent pas le devoir. Il but chacun des mots du début du 3ème paragraphe jusqu'à la cinquième ligne aux douzièmes mots (page 23), lorsque certaines informations le renvoyaient à la conversation de Valérie et Marie-Louise.

Cependant, Bonnie fut assez évasive sur le sujet. Alors il examina de près l'ouvrage en question qu'il a pu consulter sur internet. Le regard vert de Stefan survola les pages à la seconde où il trouva le passage, il lit ce que Bonnie n'avait pas développé.

« À cause de ses fortes propriétés magiques, le nœud tellurique possède un maître. Une chose le contrôle et l'empêche d'utiliser la totalité de ses capacités. La nature créée par Dieu lui-même ne tolère guère toutes formes de magie, mais elle est obligée d'accepter sa présence. C'est connu que le bien à toujours coexisté avec le mal (enfin jusqu'à ce Dieu en décide autrement, il a voulu des enfants non pêcheur). Eh bien, la balance terrestre vit avec le nœud tellurique, elle bride le nœud. La nature fait du mieux pour contrôler le nœud en le faisant réguler la magie qui circule sur Terre, c'est-à-dire en absorbant les particules de magie restante dans l'air. Ainsi les humains ne sont pas trop exposés. Le nœud permet aussi à la nature de trouver d'autre contorsion au sort qu'elle n'a pas elle-même su détourner, en conférant une propriété magique à certaines plantes comme le chêne blanc, la verveine. Ce vieux chêne a été utilisé par les sorcières lorsqu'elles ont voulu créer une protection pour survivre aux maladies et aux lycans. La nature ne pouvait pas laisser cette famille totalement humaine. Les membres de la famille Original sont devenus des morts vivant avec la malédiction du soleil, buvant le sang comme ils ont voulu le répandre. Le nœud tellurique, lui, il fait de manière de rendre n'importe qu'elle bout d'arbre capable de tuer un vampire tant que le cœur est visé, idem pour les cendres du vieux chêne blanc concernant la famille Originale et les fleurs poussant en bas du vieux chêne, repousse et brûle les vampires.

Et comme il a été suggéré plus haut, il absorbe la plupart de la magie restante après un sort, mais il peut survenir une surcharge. Le nœud, alors, ne peut plus prendre, il doit en rejeter de manière aléatoire. La magie rejetée joue alors sur la météo, influence sur les différentes couches d'éclipse temporelle par lesquelles des versions de notre monde se rejoignent. Parfois, quand cela se produit des réapparitions, disparitions surgissent brièvement et créent une faille. Il est plus que rare qu'elles deviennent permanentes.

Il est plus que sûr que le nœud est dangereux et la nature fait en sorte que la Terre demeure toujours bonne et vivable pour tous les êtres humains non surnaturels. Donc les pouvoirs qu'il détient peuvent être néfastes, il bouleverserait l'équilibre de la Terre.»

Stefan s'enfonça un peu plus dans sa chaise, laissa tomber sa tête en arrière. Le mort-vivant magnifié par la magie du sang qui coule dans ses veines avait pourtant senti qu'il se trouvait sur la bonne piste. Malgré qu'il n'ait rien qui prouve exactement que le nœud tellurique peut obtenir ce que les hérétiques veulent, il avait bien plus appris ici quand étant au manoir.

Le sentiment d'amertume resta dans sa bouche maintenant se trouver dans une impasse. Il ferma brusquement son ordinateur portable d'une gifle. Il fut alors plongé dans le noir. Lorsque 3 tours de jeux de clés raisonnaient ses oreilles, Stefan pivota la tête en direction de l'entrée.

Caroline ferma la porte d'entrée refoulant un cri d'aigreur, le dos contre l'entrée. Les mains sur son visage, elle se laissa glisser vers le bas. La blonde était en colère. Enervée d'avoir failli par deux fois blesser une humaine juste par peur. Caroline se maudissait d'avoir senti une telle rage après le discours de la journaliste en herbe et presque contraint à tout oublier, la forcer à se désintéresser aux vampires, au surnaturel. Heureusement qu'elle prit conscience du poignet d'Avery le bracelet qu'elle portait à celui-ci.

Putain ! Elle a vraiment échappé au pire scénario inimaginable. Bien qu'elle n'ait pas effrayé Avery et conservé sa confiance, elle ne pouvait s'empêcher de sentir un certain dégoût d'elle-même d'avoir songé brièvement à arracher le bracelet et faire ce qui est de mieux pour les siens. Elle ne savait plus quoi faire entre ses émotions et ses obligations envers sa famille.

Le vampire inspira doucement et tenta d'oublier tout ce qui la retarder à rentrer. Elle aurait dû ignorer l'appel d'Avery et emprunter tout comme Bonnie le chemin du retour ! Pesta la blonde. Tandis qu'elle se souleva ses fesses rien qu'avec la force de ses jambes. Caroline s'avança profondément dans le duplex, étira son cou et les muscles de ses bras et s'efforcer à penser à autre chose qu'Avery connaissait leur secret. Pire encore envisageait de dire aux humains à travers son blog que les buveurs de sang existent et que la cohabitation est possible, car ils ne sont pas tous mauvais.

-« Connerie » baragouina la blonde en s'appuyant sur l'interrupteur d'une lampe à chevet. Totalement inconsciente, qu'elle donnait à Stefan un brun l'espoir pour eux, elle ramassa sans gêne le cadre photo de ce dernier et de Damon immortalisant leurs jeunes années. L'un et l'autre ont sûrement brisé un millier de cœurs pour avoir refuser une danse dans un Ball. Elle en était certaine pour Stefan en caressant du bout des doigts le visage du jeune Salvatore. Derrière le vampire continua à l'observer. Après avoir déposé le petit cadre, elle attrapa celui où il avait réussi à immortaliser un bon moment entre Bonnie et elle. Il se souvenait encore lorsqu'il a montré sur l'écran de l'appareil photo le résultat de la capture, Caroline était si heureuse d'avoir obtenu une avec une Bonnie avec un vrai petit sourire. Ces moments furent très rares, il est en était assez fier, d'ailleurs il est resté longtemps scotcher dessus. Caroline vit sûrement ce qu'il avait remarqué dans l'encadrement de la photo. La future reine des évènements branchés fut surprise de voir Damon en arrière-plan. Il semblait fixer Bonnie d'une manière que quiconque aurait jamais pensé qu'il en soit capable même pour Elena : doux, protecteur, concerné et admiratif.

Quelqu'un devrait la traiter de folle pour trouver cela bizarrement mignon. Elle secoua la tête, il doit s'agir de la fatigue, son lit et ses draps l'appelle et l'aide à résoudre les conflits internes.

« Pourvu qu'elles ne fassent rien de stupide ! »

-« Quelle chose stupide, Bonnie ferait-elle ? »

A la fois interdite et honteuse de l'avoir pas senti sa présence plus tôt, le cadre photo lui échappa des mains et fit demi-tour

-« Geez, Stefan ! Depuis combien de temps tu m'espionnes ? »

-« Assez pour voir que tu es préoccupé. Ton rendez-vous avec Bonnie, c'est mal passée ? » Elle l'écouta puis s'accroupit pour ramasser les débris et mettre la photo sur la table basse. « Tu as loupé un morceau de verre par-là »

-« Je pense qu'aider Damon au bar, te fait devenir aussi flippant et énervant que lui »

Stefan sort de sa chaise et s'adossa proche de Caroline et leva les mains

-« Non-coupable, je travaillais sur la libération de Mystic-Falls. Je faisais une petite pause »

-« Ne me parle surtout pas de tout ce qui se passe là-bas ou tout ce qui s'y rapporte ! »

-« Bien, mais j'ai besoin savoir si tu as appris ce que fait Matt à Mystic-Falls »

-« NON ! Il est très tard et je veux seulement profiter du reste de la nuit, ok ? »

-« O-Ok, mais toi ? Comment tu vas ? disait-il en mettant sa main dans les poches

-« Fatiguée et toi ? » essaya-t-elle de lui donner le change

-« Bien, je serai plus tranquille après avoir une discussion avec Bonnie »

-« Elle a beaucoup dans son assiette et Damon veut que tu la laisses tranquille »

-« Depuis quand tu lui donnes raison »

Caroline se tue et concéda par un petit silence et répondit après un pincement de lèvre,

-« il respecte pour une fois ce qu'elle souhaite, enfin essaye. Je dois l'encourager ! D'ailleurs, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, n'est pas ? ! »

-« Etre contre lui pour tout ne t'a jamais gênée. Qu'est-ce que tu me caches ? Est-ce au sujet de Bonnie ou Damon ? »

-« Rien »

-« Réellement ? Cela ne me semble pas un rien quand tu es entrée et scruter la photo de Bonnie »

-« Tu ne peux pas aller la voir, point ! »

-« Pour quelle raison ? »

-« ELLE S'EN OCCUPE ! » s'écria Caroline sous pression. Quand elle redescendue, Caroline s'aperçus de son erreur « Dis-moi que nous sommes seuls ? »

-« Damon doit être avec Alaric ou tenter de nous compliquer la situation avec Lily »

-« Tu ne le dois le dire à personne, non oublie tout !»

-« Care, relaxe, tu n'as pas dit grand-chose. Mais penses que si je lui rendais visite lui demande comment elle va et lui pose des questions sur le nœud magique. Imagine que ses questions l'aident à voir qu'elle n'a pas besoin de faire quoique soit. Lui montre que je gère la situation. »

Désemparée Caroline secoua la tête de droite à gauche

-« Je….. Je ne sais pas. On a mieux à faire »

-« Comme ? Dis quoi qu'est-ce qui est plus urgent que de garder Bonnie en sécurité «

-« Je… ok, je vais essayer, mais toi, tu dois m'aider avec Avery »

-« Qu'est-ce qu'il y a de mal avec elle ?»

-« Tu le seras à mon réveil avec un bon café et des viennoiserie. Damon a raison, on doit être deux pour ce qu'il se passe avec le trafic de sang, bye. »


Mystic-Falls,

Le lendemain,


Lily aimait ses petits moments le matin, durant lequel, elle prenait soin d'elle assise devant sa belle et majestueuse coiffeuse. Tout ce qui était important était de ne pas laisser un pouce de sa peau sans crème hydratante. Elle savait qu'elle n'en avait pas besoin, le sang humain l'aide à vivre et être toujours aussi jeune qu'au dernier jour de sa non-mort. Lily pouvait donc rejoindre le festin de Julian, se mettre à ses côtés comme leur poche ambulante, le faisait tous les jours à la même heure. La jeune femme rentait dans leur chambre en tenue de soubrette avec un plateau de fruits, de vin, de fromage et petit biscuit…

Et chaque matin, c'était une véritable torture pour ne pas céder à l'odeur au rythme de son cœur tandis que Julian la fixait, en caressant, en trouant la chair de leur domestique. Il y a une grande partie d'elle détestait cette barbarie de vampire et l'autre trouvait très excitant de le voir badigeonner de sang, parce qu'elle sut qu'il allait l'appeler pour qu'elle boive un peu dans ses veines puis retirer toutes traces d'une autre femme.

Ce matin, elle en avait très envie et avait l'impression que Julian se lassait de l'humaine. Grâce au reflet du miroir, elle le vit chuchoter dans l'oreille de la poche ambulante. Cette dernière avant de sortir, elle remplit le calice de son sang et laissa le plateau, Lily et Julian. Dès que la porte se ferma, le rire de Julian rempli toute la chambre, il rapporta le calice proche de ses lèvres et en bu une gorgée.

-« Approche, Liliane… Il y a quelque fromage ou fruits réclament que vos crocs les transpercent avidement avant que tu troues la mienne. »

-« C'est si joliment dit Julian que je pourrais même faire une petite entorse à mon régime. » Elle pivota pour le regarder, elle le vit tapoter une place à ses côtés. Avec grâce, elle monta sur le lit, marcha à genoux sur les draps de soies. Elle piqua trois graines de raisins qu'elle éclata dans sa bouche. Encore pleine de l'arôme du fruit rouge, elle écrasa ses lèvres sur celle de son amant éternel. Le mélange des fruits et du sang fit grogner de contentement la mère Salvatore. Elle avait besoin de plus, beaucoup plus de sang. Le père des hérétiques offrit son poignet puis encore une autre partie de son corps à chaque fois qu'elle piocha dans le plateau. À la fin, il était rempli de morsure d'amour sur tout le corps pour l'unique plaisir de madame et lorsqu'il ne resta plus que le vin et tranches de charcuterie, elle se lova à lui.

-« A quoi penses-tu ? » lui demanda Julian en s'allumant un cigare, elle en profita pour terminer le verre de vin.

-« Tu ne trouves pas étrange que Marie-louise passe son temps en dehors du manoir ? Elle ne me harcèle plus comme d'habitude pour retrouver Nora…. Et puis il y a toutes ses attaques à Atlanta… »

-« Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut, on vient juste de passer un bon moment. On a tout sous contrôle, crois-moi. Elle sait que je fais mon affaire personnel de lui ramener Nora. Et pour ce qui concerne Atlanta, j'y compte mettre un terme, il y a d'autre moyen de faire capituler une sorcière. J'ai déjà un plan de secours. Il me reste en parler à Beau. »

-« Le tatouage n'est pas assez ? » survolant le fait qu'il ait avoué que leurs enfants sont à l'origine des merdes qui arrivaient au groupe de ses fils.

-« Malheureusement non, mais c'est une très bonne base. Le cerveau de l'être humain est si compliqué et parfois si fort. Il faut juste le temps de le comprendre puis agir comme un virus dans la tête de la sorcière. »

-« Beau t'aime, mais tu ne lui feras pas faire des actions qui sont contraires à ses codes »

-« J'en suis conscient et c'est pour cela » il se leva un peu puis recouvrir son corps du sien « que je le consulte avant. Tu sais comment je peux être… fougueux. Je peux torturer les gens jusqu'à ce qu'ils deviennent fous, les faire s'en prendre à leur proche…. Beau est ici pour me tempérer, il est comme toi, les meilleures parties de moi. »

Lily sourit et l'embrassa furtivement,

-« Ok »

-« Bien, parce qu'on doit tout faire pour rapporter Nora au plus vite pour enclencher une autre phase de notre plan. Enfin, si tu es toujours partante pour avoir la vie dont je t'ai promis. Une vie où nous aurions tous ce que nos cœurs désires au plus insignifiant au plus profond de nos caprices.»

-« Je veux encore de notre vie parfaite, on a le droit au bonheur et obtenir tout qu'un humain a droit »

-« Dans ce cas, fait ce qu'il faut pour retrouver la bague de boite, quitte à aller avec Oscar et moi, je m'occupe de Nora et du reste. »

-« Tu veux dire quoi par « tu t'occupera du reste » ? Tu me caches quelque chose ? » Le vampire sourit en caressant lentement ses deux joues

-« Amour, entre toi et moi, tu es celle à qui on doit remettre les paroles et opinion en doute. Ton fils revient régulièrement ici, fouine, essaye de saboter tous mes plans et tu n'y vois que du feu, mais quand c'est Marie ou moi, les accusations vont bon train. Rappelle-toi, où dois aller ton allégeance. »

-« Avec mon pendule, j'ai bien compris »

-« Peut-être pas assez. » Il roula sur elle et quitta la chambre.

Fin du chapitre


J'espère vous avoir redonner l'envie de continuer à lire 22,190 jours et que vous êtes pas trop perdue. Laissez un commentaire cela fait toujours plaisir de connaître l'avis des autres.

bisous bisous