Mille mercis de continuer à me suivre, mille mercis pour vos reviews, lire tous vos mots me va droit au cœur.

Bienvenue aux nouveaux lecteurs, ça me touche de vous voir vous lancer si loin dans l'aventure. MERCI.

Merci à Drayy (merci aussi pour l'œil du Puma), Van Lyx et Chipie pour vos reviews.

Dédicace toute particulière à MALY. Happy Birthday.

Attention chapitre classé ...« M »

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Chapitre XXI : « Je ne partirais pas»

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A 3h du matin, Peligrew affichait cette mine chiffonnée de l'homme réveillé en pleine nuit qui portait sa mauvaise humeur comme on portait un étendard. Il posa sa trousse sur la table et se dirigea d'un pas traînant vers le percolateur, se servit un café et resta de dos à le savourer, le tout sans dire un mot.

Ni Dean, ni Inias n'osèrent lui adresser la parole malgré l'envie qui les en tenaillait.

Le médecin de famille était arrivé une heure auparavant les traits tirés. Il avait grimpé les marches en ronchonnant tout en s'accrochant à la rampe, était rentré dans la chambre en soupirant, s'était assis au chevet de Castiel, avait marmonné quelques mots incompréhensibles et d'un geste brusque, avait fait sortir les deux hommes en leur refermant la porte au nez, les laissant au pas de celle-ci, abasourdis et sans voix.

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Après avoir été chassé de la chambre, Dean avait préparé du café en prévision d'une nuit blanche déjà bien entamée. Depuis il alignait les tasses en se rongeant les sangs et les ongles. Inias, de son coté, avait téléphoné à sa femme pour la rassurer et s'était, de son coté, terré dans le silence.

Le bruit de l'horloge devint vite assourdissant. Il était l'unique son qui berçait la pièce.

« Vous savez ce qui s'est passé ? » finit par lancer Dean, n'en pouvant plus du supplice chinois que lui faisait endurer le tic-tac infernal.

« Non...Je connais, Liam, le barman. Il m'a juste appelé pour me dire qu'un de ses clients avait été pris dans une bagarre et qu'il fallait que quelqu'un vienne le chercher pour le ramener chez lui...C'est tout ».

Il sentit que ce n'était peut-être pas le bon moment pour lui dire que la suggestion venait de Castiel lui-même.

« Vous semblez plutôt bien vous entendre? » lui fit remarquer son vis-à-vis, un peu sur la défensive.

« J'aime à penser que nous sommes amis » en levant le regard vers l'escalier qui menait au premier étage.

Dean se mit à jouer avec l'anse de sa tasse, il aurait voulu lui poser mille questions à propos de Castiel mais il ne le fit pas, ne s'en sentant pas le droit.

« Vous êtes ensemble depuis longtemps ? » finit par oser Inias, curieux de savoir pourquoi il lui avait caché sa relation avec Dean.

« Ensemble ? » rit dépité celui-ci. « Bonne question » en buvant. « Quelques confidences et deux ou trois baisers échangés ne font pas, à proprement parler, de nous, un couple » en reposant sa tasse, un peu abattu.

La pièce replongea dans le silence. Dean foudroya l'horloge du regard.

« Vous pensiez ce que vous lui avez dit tout à l'heure ? » relança Inias en se levant.

Dean se mordit la lèvre.

« Oui » finit-il par lâcher. « J'en ai pensé chaque mot... A cause de ça » en pointant l'agenda qui n'avait pas quitté la table et sur lequel Inias n'avait porté aucun intérêt, toute son attention focalisée sur le blessé.

« C'est quoi ? » en levant un sourcil interrogateur.

« La liste de ses anciens clients et les... » suspendant sa phrase, les mots bloqués aux bords des lèvres. « ...Enfin, c'est ce que j'ai supposé...Je ne l'ai pas lu » continua-t-il.

« Vous voulez dire que c'est Castiel qui l'a sciemment posé là ? ».

« Ca ne m'a pas vraiment étonné venant de lui...Mais cette fois-ci, j'ai pris le temps de la réflexion » en baissant la tête, se souvenant de cette soirée où tout avait explosé. « J'ai préféré un mot à un agenda ».

« Un mot ? ».

« Oui » avec un léger sourire. « Et il était hors de question que je bousille le peu d'espoir qu'il me restait à cause de cette part de lui » en regardant l'agenda.

« Parfois, je ne le comprends pas...Souvent d'ailleurs » se désola Inias. « On dirait qu'il s'interdit d'être heureux ».

« Je pense surtout qu'on l'a persuadé qu'il n'en avait pas le droit » fit Dean. « Tout comme il a fini par se persuader qu'il n'avait pas le droit d'être aimé non plus».

« Vous pensez que c'est à cause de son père? » se souvenant des mots de Castiel à l'arrière de son taxi.

« Je n'en sais rien...Cass est une véritable énigme. Il se dévoile peu...Mais je n'abandonnerais pas...Jamais, même si je dois mettre le restant de ma vie à essayer de la résoudre, cette fichue énigme ».

« Vous l'aimez ? » en s'appuyant sur l'évier face à lui. Le temps se suspendit un instant.

« Assez pour lui prouver qu'il a tort » finit par lui répondre Dean.

« On ne sera pas trop de deux alors » lui sourit Inias. Sourire auquel il répondit.

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Et là, ils attendaient que ce docteur foldingue finisse de boire son café pour enfin avoir des nouvelles sur son état de santé.

« Bon » commença-t-il enfin. « Si on en revenait à nos moutons » en tirant une chaise et s'y laissant tomber.

« Je suppose que si vous n'avez pas appelé une ambulance, c'est que ça doit être moins grave que cela en avait l'air ? » tenta de se rassurer Dean, léger sourire crispé.

« Détrompez-vous jeune homme » en s'étirant. « Ca suggère juste ce qu'il en est » en se frottant les yeux ce qui eut pour effet d'exaspérer Dean.

« ALORS ? » finit-il par claquer.

« Alors » reprit calmement Peligrew. « J'ai envie de dire que vu les circonstances et son état d'ébriété avancé, il s'en sort plutôt bien ...Il a une belle entaille sur le crâne pour laquelle quelques sutures adhésives ont suffi et qui lui vaudra très certainement une belle migraine à son réveil à laquelle on pourra associer une probable solide gueule de bois. Il a par contre quelques sérieux hématomes sur la poitrine et le bas du dos mais heureusement rien de cassé, je vais vous faire une prescription pour une crème à base d'héparine à appliquer 2 fois par jour jusqu'à ce que la douleur disparaisse, je pense que tout devrait rentrer dans l'ordre d'ici fin de semaine. Je vais aussi lui prescrire des antalgiques, il risque d'en avoir besoin. Si jamais vous remarquez quoi que ce soit d'anormal, téléphonez- moi ».

« Comment ça...Quoi que ce soit d'anormal ? » répéta Dean, soudain tendu.

« De la fièvre, le ventre qui devient dur, une respiration difficile...Ce genre de petits détails quoi ! » en se grattant la joue tout en baillant.

« Tu l'as trouvé où lui ? » pesta Dean en foudroyant Inias du regard.

« Je suis certain que tout ira très bien » le rassura ce dernier en dodelinant de la tête. Peligrew semblait prendre un malin plaisir à voir les réactions angoissées de Dean.

« J'ai bien le droit de m'amuser un peu » sur un ton sarcastique. « Je vous signale tout de même qu'il est passé 3h du matin et que je commence mes visites dans 5h, ce qui me laissera à peine le temps de faire une mini-sieste en rentrant » tout en se levant.

« Merci encore Docteur » fit Inias en fouillant la poche arrière de son pantalon. « Combien je vous dois ? ».

« On verra ça plus tard » l'arrêta le médecin d'un vague mouvement de la main, sortant son bloc d'ordonnance de sa trousse. « Je repasserais voir notre blessé demain en fin de journée, enfin disons tantôt, vu l'heure et le chant du coq qui va pas tarder» en rageant sur son stylo qui refusait d'écrire.

Dean resta dubitatif devant cet homme aux cheveux grisonnants et hirsutes, aux yeux pétillants de malice qui semblait tout droit sortir d'un asile.

« Merci Docteur » le salua Inias. « Je m'excuse encore pour le dérangement ».

« Ca fait partie des joies du métier mon petit» tout en étant raccompagné jusqu'à la sortie par celui-ci.

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« Ce mec est complètement à la ramasse » fit Dean en écrasant son visage dans ses mains.

« C'est un toubib comme on en fait plus...Les autres vous auraient tous dirigé vers les médecins de garde, lui se déplace encore ...En plus c'est un excellent médecin, faites-moi confiance ».

Dean se releva en jetant un œil sur la prescription.

« Rentrez chez vous Inias, votre femme et votre fille doivent vous attendre, je vais m'occuper de lui ».

« Vous êtes certain que ça va aller ? Et Sam ? ».

« Une de mes voisines s'occupe de lui, je lui téléphonerais demain...Enfin, je veux dire tantôt » se reprit Dean en étouffant un rire las.

« Faudrait penser à prévenir aussi son frère ? » suggéra Inias.

« Je le ferais » en fermant les yeux, soudain pris par la fatigue.

« Vous êtes sûr que vous voulez pas que je reste ? ».

« Vous en avez déjà assez fait. Rentrez chez vous et soyez prudent sur la route surtout » en lui tapant gentiment sur l'épaule.

« Vous me tenez au courant ? ».

« Promis et Inias ?» alors que celui-ci s'apprêtait à partir.

« Oui ? ».

« Merci » en lui souriant.

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Dean, soucieux, assis sur le bord du lit, observait le visage de Castiel. Sa lèvre gonflée, l'entaille sur son crâne. Il posa doucement sa main sur sa joue où sa barbe naissante râpa contre sa paume.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » repoussant une mèche de son front. « Qu'est-ce qui t'a brisé à ce point ? » en glissant ses doigts le long de son bras. Il saisit sa main dans la sienne et du pouce, caressa le creux de celle-ci, avec maladresse comme à chaque fois qu'il laissait ses sentiments s'exprimer dans des gestes d'affection.

Castiel gémit en bougeant, ses traits se crispèrent sous la douleur. Dean le rassura en l'embrassant doucement et longuement sur le front.

« Je suis là ». Il sentit la main de Castiel serrer la sienne.

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Dean contacta Ellen qui après avoir exigé des nouvelles du blessé, promit de s'occuper de Sam pour la journée. Elle demanderait à Bela de veiller sur lui après les cours, le temps pour elle de quitter son travail et de passer le chercher en rentrant.

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Il téléphona ensuite à Gab qui ne cessa de le remercier tout en maudissant son frère de lui avoir fait une peur pareille.

Il lui donna le numéro de sa femme en lui faisant jurer de la contacter au moindre problème. Dean lui rappela par la même occasion de ne pas oublier de téléphoner à Charlie.

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Tasse de café dans la main, il finit par appeler Bobby. Il savait que celui-ci se ficherait comme d'une guigne qu'il ne puisse venir travailler quand il en connaîtrait les raisons, ce qui fut le cas, ce dernier lui proposa même de prendre sa semaine, ce que Dean refusa, il ne pouvait financièrement pas se le permettre.

Bobby, après s'être inquiété de l'état de santé de Castiel, finit par s'interroger sur ce qui avait pu le pousser à boire au point de se perdre.

Face au silence de Dean, il en conclut qu'il n'en savait pas plus que lui. Silence que celui-ci brisa d'une voix lointaine en reprenant le cours de la conversation.

« Il y a quelque chose de magique chez lui, Bobby. Quelque chose qui me bouffe à chaque fois que je le regarde...Je me fiche de ce qu'il a fait, de ce qu'il était...Je sais juste que j'ai envie d'être avec lui...C'est débile, j'ai l'impression d'agir comme un ado, ça doit te paraître ridicule venant de moi, mais tu sais quoi, je m'en fous...Je vais le tenter ce défi qui me semblait insurmontable ».

« Lequel fiston ? ».

« Celui de l'aimer au-delà de ses ombres ».

« C'est le plus beau des défis » sourit Bobby. « Crois-en les paroles d'un vieil homme qui a roulé sa bosse, il sera ta plus belle récompense ».

« Merci, Bobby...Merci pour tout ».

« Je passerais le voir dans la semaine...Salue-le de ma part ».

« J'y manquerais pas...A demain ».

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Inias téléphona en milieu de matinée pour avoir des nouvelles, Dean le rassura.

Il lui proposa son aide ce que ce dernier s'apprêtait à refuser quand il vit la prescription sur la table.

Moins de 10 minutes après son coup de fil, Inias était là. Il revint par la suite avec les médicaments et un petit-déjeuner tardif qu'il partagea avec Dean devant une tasse de café, dans un face à face silencieux mais étrangement réconfortant.

Inias reprit le chemin du travail et Dean celui de la chambre du premier.

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Il tira le fauteuil d'appoint et le plaça à la droite de Castiel. Il vérifia sa température et son état général, rien qui ne sembla alarmant.

Bercé par la respiration de ce dernier, il finit par s'endormir, vaincu par la fatigue.

La douleur, ce fut la première chose qu'il ressentit quand il s'éveilla péniblement, sortant d'un brouillard sans fin, la nausée au bord des lèvres.

Mal de tête, mal aux muscles, mal dans tout le corps...L'impression d'avoir été écrasé par un bus.

Il tenta de bouger ce qui eut pour effet de lui couper aussitôt le souffle. Il grimaça et sa lèvre blessée se craquela.

Il en vint à regretter de s'être réveillé jusqu'à ce que son regard se porte sur sa droite.

Dean...

Les pieds posés sur le tiroir de la table de chevet qu'il avait ouvert. La tête enfoncée sur sa poitrine, les avant-bras posés sur les accoudoirs.

Il avait dû s'endormir sans même avoir eu le temps de prendre une position plus confortable.

Castiel le regarda longuement, soulignant tous ses traits du regard. Il tira sur ses bras pour tenter de se redresser sur son lit mais ne réussit qu'à étouffer un cri tout en ayant du mal à reprendre sa respiration.

Main sur son torse nu, il finit par réussir à s'adosser, épuisé, contre le mur.

« Cass ? » grommela Dean en clignant des yeux.

« Hello, Dean » de sa voix si particulière.

« Ca va ? » en se redressant péniblement dans le fauteuil.

« J'ai connu mieux » sourit-il en portant la main à sa lèvre.

« T'es pas mal amoché, tu sais ».

« J'ai surtout un mal de crâne d'enfer » en fermant les yeux et se pinçant l'arête du nez.

« Bouge pas » lui ordonna Dean en se levant d'un bond.

« Je peux mal » étouffant un rire.

« Je vais te chercher de quoi manger et un truc contre la douleur » essayant de détendre ses muscles endoloris.

« Tu es là depuis quand ? ».

« Je ne suis jamais parti » plongeant dans ses yeux qui l'interrogeaient. « Je ne suis jamais parti, Cass » répéta Dean pour être certain qu'il comprenne ce qu'il essayait de lui sous-entendre à travers ses quelques mots.

« Je vois » dans un demi-sourire.

« Et tu auras beau tout tenté...Je ne partirais pas ».

« Bien » en fermant les yeux et reposant sa tête contre le mur.

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Castiel dormit la plupart de la journée, Dean l'accompagnant dans chacune de ses siestes réparatrices. Fin d'après-midi, il fut réveillé par la sonnette d'entrée.

Le Docteur Peligrew se tenait debout devant lui tout sourire.

« Alors, comment va notre Rocky Balboa ? » en entrant, ne laissant aucun choix à Dean.

« Il va mieux...Il dort ».

« Il ne s'est plaint d'aucune nouvelle douleur ? ».

« Non » en le regardant ôter sa veste.

« Bon...Je vais lui faire une p'tite visite de routine, histoire de m'assurer que tout va bien. Quand à vous, je vous suggère de sortir votre portefeuille, ça va vous coûter un bras » en disparaissant, laissant Dean atterré dans le salon.

« Ce mec est complètement givré » en se dirigeant vers la cuisine pour se refaire du café.

Le médecin le rejoignit quelques minutes après.

« Impeccable...Vous n'aurez pas besoin de vous couper l'autre bras ».

« Génial » maugréa Dean. « Vous m'en voyez ravi ».

« Vous faites du café ? Super » en tirant une chaise et s'invitant. « Vous n'auriez pas un truc à grignoter, je meurs de faim...J'ai juste eu le temps de me prendre un sandwich ce matin, infect qui plus est ».

« Euh...Oui » se souvenant soudain qu'il devait lui rester des croissants.

Il tendit le sac à Peligrew ainsi qu'une tasse.

« Merci...Vous me sauvez la vie ».

« Ca veut dire que je récupère mon bras ? » ironisa Dean.

« Je vais me montrer généreux...Ca vous coûtera que votre main » avec un regard complice.

« Trop gentil » se mit à rire Dean en s'asseyant à son tour.

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Peligrew fit payer la visite de nuit au prix de celle de jour et la deuxième, au prix de deux croissants et d'un café.

Dean lui demanda ses coordonnées. Il était probablement fou mais il ferait un médecin parfait pour Sam et lui. Il était sûr que son cadet adopterait immédiatement ce doux illuminé.

« N'hésitez surtout pas à partager mon numéro. Plus on est de malade, plus on s'amuse » en se levant pour prendre congé.

« J'y manquerais pas » en se grattant la nuque, sidéré par son attitude.

« Allez. A bientôt ».

« J'espère que non ».

« Bah...Merci pour moi » se mit à rire le médecin.

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Dean remonta auprès de Castiel en tenant entre ses mains le tube de crème, mal à l'aise.

« Il a suggéré deux fois par jour » en le regardant étendu sur le lit.

« Je vais prendre cela comme une bonne nouvelle » fit Castiel d'une voix neutre.

« Je devrais aussi » sourit, gêné, Dean. « Mais je me trouve très con, là ».

« Je te trouve juste...adorable, Dean Winchester » en le fixant avec tendresse.

Dean s'avança, les yeux baissés. Gauche, se mordillant les lèvres nerveusement, anticipant les gestes à venir. Il en avait rêvé mais là, les circonstances étaient bien différentes de celles qu'il s'était imaginé alors.

« Je te préviens. A partir de demain, je ne m'occuperais plus que de ton dos » en se grattant le menton, les joues légèrement rosies.

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Castiel eut du mal à apprécier cette première séance de soin, la douleur était bien trop présente malgré la douceur dont Dean tentait de faire preuve.

« Désolé si je te fais mal...lls disent de masser en insistant sur les zones concernées » en fixant la notice ouverte sur le lit.

Celui-ci se crispa une fois de plus et Dean laissa ses mains en suspens de peur de faire pis que mieux, mais Castiel posa la sienne sur son poignet et lui fit signe de continuer d'un mouvement de la tête.

Tout en fermant les yeux, il se concentra sur les mains de Dean et cala sa respiration sur le rythme imposé par celles-ci.

Ce fut avec regret qu'il dut se mettre sur le ventre pour laisser Dean faire les mêmes gestes pour les hématomes dans son dos, et quand aidé par ce dernier, il reprit sa position assise, son visage s'était fait bien plus pâle mais son regard bien plus brillant.

Il plongea ses yeux bleus dans le vert des siens et leva lentement la main vers lui.

Il joua des doigts sur sa nuque et l'attira vers lui. Dean se laissa bercer par la magie du moment. Le baiser fut court mais encore une fois, il fut surpris et touché par la douceur de celui-ci, se rappelant celui échangé sur le pas de la porte lors de leur soirée de confidence.

« Tu es occupé de foutre ma vie en l'air, tu le sais, ça ! » lui souffla Dean en posant son front contre le sien.

Castiel glissa sa main le long de son cou tout en l'écartant.

« Je suis doué pour ça » murmura-t-il.

« Tu vas pas com ... ». Dean n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'on frappa à la porte.

Il se leva frustré et ouvrit celle-ci brusquement. Sam se tenait debout dans l'embrasure, tout sourire.

« Dean » en laissant tomber sa tête sur son épaule. Toute la colère contenue de son frère s'évanouit.

« Toi aussi tu m'as manqué mon grand » en lui passant la main dans les cheveux.

« Tu rentres à la maison, dis ? » en se redressant, le suppliant du regard.

« Oui » en laissant sa main sur son épaule. « Et pour me faire pardonner, ce soir, on va se regarder un film rien qu'à deux avec un bon bol de popcorn ».

« OH OUI » s'enthousiasma Sam. « Il est là Castiel ? » changeant aussitôt de sujet tout en penchant la tête sur le côté.

« Oui » en s'écartant.

« Oh » sur un ton mêlant surprise et tristesse. « Tu as mal ? » en jetant son sac à dos sur le sol tout en s'accroupissant timidement au bord du lit, le regard inquiet.

« Sam » fit Castiel, en ébouriffant ses cheveux, ce qui le fit rire et eut le don de le détendre.

« Ca fait mal ? » en indiquant sa lèvre blessée de son index.

« Un peu ».

« Tu es tombé ? » en fronçant les sourcils.

« Non...Je me suis battu ».

« Pourquoi ? » en tiquant.

« Je ne sais pas, je ne sais plus ».

« Dean, il dit que c'est pas bien de se battre » lançant un regard désapprobateur à Castiel.

« Il a raison » en levant les yeux dans ceux de l'aîné, bras croisés, épaule adossée au chambranle de la porte qui les observait.

« Sammy » fit celui-ci en s'avançant et posant sa main sur son épaule. « Dis au revoir à Castiel, on va partir, il doit se reposer maintenant ».

« D'accord » en se relevant. « Je vais te faire un dessin et je te l'apporterais demain...Promis».

« Merci...C'est gentil Sam ».

« T'es mon ami, je t'aime beaucoup » en reprenant son sac.

« Je t'aime beaucoup aussi » touché par ses mots.

« Tu es venu tout seul ? » s'interrogea soudain l'aîné.

« La porte du jardin, elle était pas fermée » ce qui fit lever les yeux au plafond à son frère aîné.

« Je peux te laisser ? » s'inquiéta Dean en se tournant vers le lit.

« Ca va aller » le rassura Castiel.

« C'est ça, ouais » en dodelinant de la tête, semblant peu rassuré. « Je passerais plus tard pour les soins et je t'apporterais de quoi manger par la même occasion » en se penchant vers lui.

« Occupe-toi de Sam d'abord, tu lui as manqué ».

« Je t'ai dit que je partirais pas » en l'embrassant pour le faire taire.

Il quitta la pièce et Castiel put entendre la voix de Sam dans le couloir.

« C'est ton amoureux ? ».

« Avance Sammy » maugréa Dean.

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Gab déboula le lendemain, telle une tornade, des gâteaux plein les mains, prêt à en découdre avec son frère. Il grimpa les marches deux à deux et stoppa net quand il vit Dean penché sur son cadet.

« Désolé » ressortant aussi vite.

« GAB...Reviens ici ».

Dean se releva, tube de crème entre les mains.

« Nom de Dieu, j'ai cru que tu te tapais mon frangin...Merde, c'est pas ça, c'est ça ? » dépité.

« Je vous laisse...Ca vaudra mieux » soupira Dean en sortant.

« J'ai raté quelque chose ? » en passant du lit à la porte.

« Content de te voir aussi, Gaby ».

Ils se regardèrent quelques secondes, échange silencieux qui valait plus que les mots.

« Putain Cassie...J'ai cru...J'ai » en se laissant tomber assis sur le bord du lit. « Tu vas finir par me tuer, tu sais » tandis que son frère se levait en grimaçant de son lit.

« Ca va déjà beaucoup mieux » en tâchant péniblement d'enfiler une chemise.

« Je vois ça » fit ironique Gab en l'aidant à enfiler une manche. « Euh, je peux te poser une question indiscrète » changeant de ton et de sujet.

« Tu le feras de toutes manières » en glissant les pans dans son pantalon.

« Il se passe quoi entre vous ? ».

Castiel suspendit son geste, perdu dans ses pensées.

« Je ne sais pas encore ».

« Mais il se passe quelque chose ? » en relevant un sourcil.

« Oui, je crois » finit par céder Castiel.

« YES » hurla Gab, en se relevant brusquement. « AH BORDEL...Il vous en aura fallu du temps » en ouvrant le sac qu'il avait posé à ses pieds. « On va fêter ça à coup de mignardises et de cholestérol en intraveineuse » ne pouvant cacher sa joie.

Castiel dodelina de la tête, attendri par ce frère qui se mit soudain en mode monologue. Passant de son banquet à l'appel de Charlie et celui de Dean tout en grignotant des petits gâteaux et s'inquiétant de sa santé à chaque crispation sur son visage. C'était sa manière à lui de lui montrer qu'il l'aimait.

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Inias et Ellen passèrent le lendemain.

Bobby, accompagné de Rufus, vint lui rendre visite le jour d'après.

« Tu as intérêt à être en pleine forme pour le 10 » le fustigea le vieux soldat en le pointant de son cigare éteint.

« Pourquoi le 10 ? » en tiquant.

« C'est sa journée spéciale guerre du Vietnam » bougonna Bobby en fixant ses chaussures, d'un air désespéré.

« OH Toi, la ferme...Tu râles, mais chaque année, tu repars ravi d'y avoir participé ».

« Pas ravi...Bourré...C'est pas la même chose » en enfonçant sa visière.

« T'es vraiment un chieur de première, j'te jure » en mordant sur son cigare tout en croisant les bras.

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Au fil des jours, Dean et Castiel se rapprochèrent petit à petit, mais aucun geste intime à l'exception de baisers volés ou approfondis ne fut jamais échangé. Castiel restait sur ses gardes, se rétractant ou s'écartant chaque fois que Dean tentait de franchir une nouvelle étape dans leur relation.

« Cass » finit-il par s'en inquiéter.

Et pourtant Castiel en avait envie et plus d'une fois, il se perdit dans des plaisirs solitaires qui n'avaient de visage que celui de cet homme qu'il désirait mais qu'il avait peur de perdre en n'étant pas celui qu'il espérait.

Parce que le passé avait laissé des traces sur le présent, fermer un chapitre ne signifiait pas l'effacer.

Il voulait apprendre à l'aimer mais à sa manière, à son rythme. Il voulait apprendre à conjuguer ce verbe qu'il ne connaissait pas.

Il savait que viendrait un moment où il devrait franchir le pas, au-delà de ses appréhensions. Un jour où Dean ne quitterait pas la pièce et le mettrait devant cette évidence.

« Je ne partirais pas ».

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Et ce jour finit par arriver...

Castiel, debout devant la fenêtre de sa chambre, regardait Sam jouer dans le jardin en compagnie de Ben sous le regard attentif d'Ellen qui feuilletait un magazine tout en profitant du soleil de cette fin d'été.

Il repensait à Alfie dont il avait assisté aux funérailles deux jours plus tôt.

Il avait juste dit à Dean qu'il devait partir quelques heures pour raisons personnelles. Ce dernier ne fut pas dupe mais ne dit rien, le laissant s'éloigner rongé par l'angoisse et la frustration, l'inquiétude aussi pointée de jalousie.

Il ne revit pas Castiel de la journée, ni de la soirée...Il devrait apprendre à vivre avec ses ombres, apprendre à les apprivoiser pour espérer gagner la confiance de cet homme brisé.

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Castiel avait entendu la porte s'ouvrir. Il avait entendu ses pas mais il ne se retourna pas. Il espérait qu'il abandonne et qu'il parte mais Dean n'en fit rien.

Le son du matelas qui s'affaisse et il le savait là. Il ne bougerait pas cette fois.

Il sentait son regard posé sur sa nuque, le désir l'embrasa, le consumant de l'intérieur.

Il avait envie de lui, envie de caresser sa peau, de la respirer, envie de la goûter, envie de le serrer contre lui, de sentir sa chaleur.

Il se crispa entre ce besoin qui le rongeait mais aussi cette peur qui lui nouait les entrailles.

Et s'il ne savait pas l'aimer et si tout n'était plus qu'habitude et si...

Et si l'ombre de Jimmy venait couvrir ses orbes émeraude.

Il ferma les yeux et si Dean voulait plus qu'il ne pouvait lui offrir.

Cette unique première fois qui pourrait tout changer ou tout détruire.

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Comment lui dire que malgré son passé, son expérience, il ne rêvait que de le découvrir et appréhendait qu'il en veuille plus, qu'il en veuille de trop.

Il avait besoin que tout se construise, besoin que rien ne se fasse dans l'urgence.

Besoin de l'avoir au réveil à ses côtés, besoin qu'il accepte d'être touché sans que l'autre ne veuille venir à lui, en lui.

Il laissa dépité son front heurter la fenêtre.

« Parle-moi » finit par murmurer Dean. « Je te sens tellement loin alors que tu es si près » en s'accoudant sur ses genoux et fixant ses mains croisées. « J'aimerais tellement pouvoir trouver les mots juste pour que tu te livres enfin à moi ».

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Castiel se tourna vers lui, touché par ses mots, touché par cet homme qui avait bouleversé sa vie d'un seul regard. Il s'avança d'un pas lent et calculé.

Dean redressa la tête en voyant le bout de ses chaussures entrer dans son champ de vision.

Castiel leva une main hésitante et la posa sur sa joue. Dean s'y enfonça, recherchant la chaleur de sa paume contre sa peau.

« Tu es tout ce dont j'ai toujours rêvé... » chuchota Castiel en lui caressant la lèvre de son pouce. « Je ne te mérite pas » en s'agenouillant face à lui.

« Arrête avec ça » s'énerva Dean en lui prenant le visage en coupe. « Arrête » en se penchant pour saisir ses lèvres.

Pris par la passion du baiser, Castiel finit par se relever en poussant Dean vers l'arrière, l'obligeant à se coucher sur le dos tout en ne quittant pas sa bouche, bataillant avec sa langue et recherchant sa respiration entre deux plongées dans la douceur de cet havre qu'il avait tant désiré.

Il fit glisser ses mains sous son T-shirt et rompit le baiser en plongeant son regard dans le sien.

« Laisse-moi faire...J'en ai besoin » le supplia-t-il, en remontant ses doigts le long de ses côtes, le faisant gémir sous ses caresses.

Comme unique réponse, Dean l'embrassa et Castiel prit cela pour un oui. Il remonta doucement le tissu et finit par l'ôter d'une main, cessant son geste à hauteur de ses coudes.

Dean était à sa merci, bras tendus prisonnier de la main droite de Castiel et du tissu, tandis que l'autre s'aventura du bout des doigts sur son torse, insistant sur les mamelons qui se durcirent à leurs contacts. Dean en frissonna et se sentit soudain à l'étroit dans son pantalon.

« Cass » en l'enserrant entre ses jambes dans un geste de possession, ce qui n'eut pas l'effet escompté. Castiel se crispa et relâcha son emprise sur le T-shirt pour se défaire de celle de Dean.

« Cass ? » s'étonna-t-il, en voyant ce dernier reculer sur le lit.

« Tu m'avais promis » le regard paniqué, la voix éraillée.

« Okay » le rassura Dean en lui passant la main, à présent libre, dans les cheveux. « Okay » la voix douce.

« Je...Pardon » en posant son front contre le sien.

« Y a rien à pardonner » l'embrassant doucement. Castiel força le passage et le baiser devint plus possessif, plus limite.

Dean se repoussa plus loin sur le matelas en s'aidant des talons, Castiel s'écarta légèrement pour le laisser faire.

Il l'observa quelques secondes, le désir noircissant le bleu de ses yeux.

« Tu es si... ». Il ne termina pas sa phrase, plongeant dans son cou et frottant sa joue contre la sienne, tel un animal. Il sentit le souffle de Dean sur sa nuque.

Ce dernier tira sur les pans de sa chemise, il avait besoin de le sentir contre lui, besoin du contact avec sa peau. Il glissa ses mains sous le tissu, Castiel se cambra aussitôt.

« Désolé » fit-il.

Castiel le regarda dubitatif, et d'un geste sûr, sourire en coin, Dean arracha tous les boutons de celle-ci pour l'ouvrir sur son torse imberbe.

Il glissa ses mains le long de ses flancs, retrouvant la douceur de sa peau, la fermeté de ses muscles.

Il releva la tête pour attraper les lèvres de Castiel qui lui prit aussitôt le visage entre les mains tout en lui plaquant le dos sur le matelas en ne brisant pas l'étreinte.

Le contact de leurs deux peaux, les firent gémir de paire dans la bouche de l'autre.

La main droite de Castiel quitta le visage de Dean et glissa jusqu'à sa ceinture, son index courant sur la peau qui longeait la prison de cuir, Dean s'empressa d'ouvrir son pantalon mais avant d'avoir pu atteindre sa braguette, Castiel lui enserra d'une poigne ferme les mains.

« Pas question » de sa voix trop rauque.

« Cass » suppliant.

Celui-ci se pencha et du bout des doigts, caressa lentement toutes les courbes de son visage, avec une telle tendresse et une telle délicatesse que Dean en perdit tous ses repères et s'abandonna entièrement.

On aurait dit que Castiel admirait une œuvre d'art et qu'il en gravait chaque détail dans sa mémoire. Il y avait tant d'infinis éclats dans ses yeux que Dean en aurait pleuré tant l'émotion lui étreignait la gorge. On ne l'avait jamais regardé comme Castiel le faisait à l'instant.

Ses doigts quittèrent alors la courbe de ses lèvres pour se perdre dans son cou et continuer le long de sa poitrine, Dean avait du mal à respirer et regardait le visage lumineux de Castiel suivre le mouvement de ses doigts, tout en scrutant les lèvres rougies de celui-ci qui réagissaient à chacun de ses frissons.

Il stoppa son index à hauteur du nombril. Dean resta passif, tremblant, les mains relevées à nouveau au-dessus de sa tête, le souffle erratique, s'offrant à son amant.

Il se rendit compte qu'il pourrait jouir là, rien que sous la magie de ses touchers.

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Quand il sentit l'index glisser le long de son entrejambe, il ne put retenir un cri et empêcher ses mains d'attraper les cheveux à la base de la nuque de Castiel, le forçant à le regarder.

« Cass » lui sourit-il avec tendresse.

« Dean » répliqua Castiel en tournant légèrement la tête pour lui poser un baiser dans le creux du poignet.

Il en profita pour ouvrir la braguette du Jean et d'un geste rapide, passa sa main à l'arrière du pantalon pour le faire glisser au ras de ses fesses, aidé de Dean qui releva le bassin pour lui faciliter la tâche.

Castiel détourna le regard pour admirer son désir emprisonné dans son carcan de coton.

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Il sourit et releva les yeux dans les siens puis l'embrassa à nouveau, un baiser lent, interrompu par des caresses de sa langue sur ses lèvres, sur son palais, sur sa jumelle.

Castiel lui mordilla la lèvre inférieure tout en détachant d'une main la ceinture de son propre pantalon.

Dean le sentit faire et l'aida haletant sur sa bouche.

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Au contact de leurs désirs emprisonnés, ils se cambrèrent. Castiel se laissa retomber, la tête dans le creux de l'épaule de Dean qui le serra contre lui.

Ne pas le perdre, ne pas le laisser partir, ne pas le lâcher.

Castiel finit par se redresser.

« Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée » tout en glissant sa main dans le boxer de Dean et saisissant son membre dur. Ce dernier étouffa un cri muet, tête projetée vers l'arrière, s'enfonçant dans le matelas.

Castiel le masturba tout en se plaçant à califourchon sur lui.

« Laisse-toi faire » en se baissant et l'embrassant tout en remontant doucement la main sur son sexe, le pouce jouant sur son extrémité, faisant gémir Dean dans sa bouche.

De son autre main, il fit descendre son boxer libérant son propre désir de sa prison de tissu.

Dean se tendit quand il sentit la main de celui-ci s'écarter pour saisir leurs

deux sexes d'une même prise.

Castiel brisa le baiser, sa main gauche vint se caler au-dessus de l'épaule de Dean pour y prendre appui. Dean attrapa sa nuque, emporté par le désir et les tremblements qui lui traversaient tout le corps.

Il tâchait en vain de respirer mais en était juste incapable, se tordant sous Castiel avançant les hanches pour appuyer ses caresses.

Dans un réflexe spontané, il lâcha une main de sa nuque et saisit celle qui les masturbait pour y joindre la sienne, Castiel émit un cri rauque, fermant les yeux, la bouche légèrement entrouverte.

Le voir enfin s'abandonner, emporta, en quelques mouvements, Dean, dans un orgasme qui lui fit perdre totalement pied. En se cambrant, il resserra sa prise sur la nuque et la main de Castiel qui se libéra à son tour dans un cri étouffé.

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Ils restèrent ainsi quelques secondes, pantois, tâchant de retrouver leurs respirations et leurs esprits, Castiel fit encore quelques derniers mouvements plus lents, plus doux, Dean se détendit en plongeant ses yeux dans les siens.

Ils relâchèrent leurs prises sous un baiser léger. Castiel se redressa et caressa de la main gauche le visage en sueur de Dean en soufflant son prénom aux bords de ses lèvres.

Celui-ci la lui attrapa pour en nouer leurs doigts. Il les fixa tout en les faisant jouer ensemble. Puis il le tira vers lui et l'obligea à se coucher à ses côtés.

Il lui caressa le visage de leurs mains scellées.

Castiel évitait son regard, fixant son cou, glissant sur sa peau humide. Dean le força à relever la tête en lui saisissant le menton.

« C'était parfait » sentant les doutes envahir à nouveau son compagnon.

« Je voudrais te donner tellement plus ».

« Tu es CE tellement plus » en l'embrassant avec douceur, libérant leurs mains. « Tu es tout ce que je désire et je prendrais tout ce que tu me donneras quand tu le pourras ou le voudras ».

« Je dois te sembler pathétique » se mit à rire dépité Castiel en se mettant sur le dos, avant- bras sur le visage.

« Ne dis pas ça » en relevant son sous-vêtement et son Jean puis s'accoudant. « J'aime ce qu'on vient de vivre, c'était juste génial » en rhabillant Castiel. « Et je sais que ça le sera toujours ».

« Qu'est-ce qui te fais dire ça ? » ôtant son bras pour le regarder, perplexe.

« Parce que même si aucun de nous n'a encore eu le courage de le dire, ce que l'on vient de partager, ça porte un nom Cass » en posant sa main sur son torse.

« Prendre son pied » ironisa tristement celui-ci.

Dean posa son index sur ses lèvres.

« On sait tous les deux que c'était bien plus que ça ».

« Je sais » murmura Castiel en passant son bras sous la nuque de Dean pour l'attirer contre lui. « Je sais » en l'embrassant sur le front.

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Fin chapitre XXI

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Bon le Destiel étant clairement établi, je m'en vais donc changer le statut de la fic...LOL...

En espérant que cette avancée dans leur relation vous a plu.

Je vous dis soit à jeudi pour la 2eme et dernière partie de « Angelheart » soit à dimanche prochain pour le chapitre suivant.

Love you.