Merci pour vos reviews ! A chaque fois, ça me booste pour écrire. D'ailleurs, j'ai enfin un peu d'avance sur les chapitres. Je vais essayer de vous l'avancer autant que possible. Pour mon autre fanfic en cours (Mi amore, soleil de mon âme), sachez que le chapitre est en préparation. Je ne vous oublie pas.

Je crois que vous avez bien aimé l'intervention d'Oliver. C'est bientôt Halloween ;). J'ai généralement de l'inspiration pour les 2P! lors des défis d'octobre.

America

« Je me casse ! »

Alfred regarda passer son frère complètement furax. Sa voix était montée dans les aiguë, s'était cassé au milieu pour repartir dans de hautes sonorités.

Ne pas se mettre en travers de son chemin.

Anya l'apprit à ses dépens, puisque l'ours blanc la dégagea d'un coup de patte.

En tant que frère, Alfred pouvait se permettre de trottiner à côté de lui.

« T'es sûr, bro ?

- J'en ai marre de cette folle ! Et de toutes les autres ! J'ai besoin d'un break !

- Qu'est-ce que tu lui as fait, Russie », se moqua Alfred en tournant la tête.

La femme Russe ne pût lui répondre, car elle était pas mal sonnée par sa rencontre avec le mur.

« Hop, hop, hop ! Où tu vas ? Il vaudrait mieux que quelqu'un soit au courant ! On n'a pas d'adresse courriel ou de portable. »

Matthieu s'arrêta devant autant d'esprit pratique de la part d'Alfred.

« Je vais demander à maman qu'elle nous en paye un chacun.

- OK. »

Mathieu repartit en sens inverse, les poings serrés et le pas rapide.

« Ah ! Te voilà !, s'exclama Arthur.

Alfred n'avait pas vraiment envie de parler avec son père adoptif. Il n'appréciait pas du tout ses cachotteries et celles de son père biologique. Maintenant qu'il était adulte, il pouvait comprendre que des explications sur sa mère aurait été difficile durant son enfance. Mais il était adulte depuis un moment !

« Pourquoi vous ne me l'avez pas dit ?

- Te connaissant, tu aurais tout fait pour rencontrer ta mère.

- Si je comprends bien, elle est revenue pour concevoir Peter. »

Le nez d'Arthur se fronça de colère. Alfred savait qu'il avait le chic pour poser des questions dérangeantes.

« Tu demanderas à ce cher enquiquineur français qui n'est autre que ton vrai père. »

On aurait dit qu'Arthur éprouvait beaucoup de satisfaction à sortir enfin cette phrase et à sous-entendre qu'une certaine caractéristique, source continuelle de conflit, s'était transmise à la génération suivante. Il était temps de sortir un sourire idiot.

« J'irais l'embêter, une fois de retour ! I'm the hero !

- Bien.

- Sauf que je ne sais pas comment revenir…

- C'est pourtant clair. »

Les joues d'Arthur rougirent jusqu'aux oreilles.

« Je ne veux pas tromper ma femme. C'est contraire à mes principes.

- Ta compagne va revenir dans notre monde d'origine, puisque l'autre Biélorussie va avoir des enfants avec Gretchen, Prusse.

- L'autre America va se charger du sale boulot.

- Alfred. Les nations n'ont que trois mois pour concevoir. C'est très court. Amélia pourrait ne pas y arriver. Tu te retrouverais bloqué dans ce monde, loin de ta compagne.

- Ah… C'est pour ça que tu t'es jeté sur Marianne, plaisanta Alfred.

- C'est très sérieux, Alfred ! »

Il en avait pleinement conscience. Alfred n'avait pas envie de tromper Natalya en raison de ses croyances religieuses. En soi, ceci représentait un frein énorme à toute conception hors mariage. Ensuite, convaincre Natalya de la chose se révèlerait particulièrement difficile. Enfin, il fallait réussir à draguer quelqu'un. Contrairement aux autres, personne ne l'attendait au tournant dans ce monde.

« Je crois que ce sera très compliqué, répondit Alfred.

- Je ferais passer un message à Lisa pour lui expliquer qu'elle a intérêt à aider Amélia dans ses recherches. Ne te ferme pas à toute éventualité.

- J'en discuterai avec Natalya.

- Je te propose aussi de rentrer en contact avec Gretchen. L'un de ses enfants se retrouvera sans parent à cause du transfert. Elle serait peut-être rassuré si ta compagne…

- …Ma femme…

- Ta femme. Vous êtes mariés !

- Yes, we do. J'ai fait la cérémonie en cachette, parce que Russie est flippant quand il s'agit de la famille ! Tu n'imagines même pas comme il peut devenir collant ! En plus, il pourrait croire d'avoir des prérogatives sur mon pays, parce que je suis devenu son beau-frère !

- Sans rien nous dire, bon sang !

- Je ne me marie pas avec toute ma famille !

- Passons. Je pense que ça rassurerait Gretchen si vous adoptiez son futur bébé. »

Le vide intersidéral se fit dans la tête d'Alfred. A quoi pensait donc Arthur ?

« Pourquoi ?

- Gretchen est mariée à Biélorussie, je te rappelle !

- Et ?

- Ta femme, c'est la Biélorussie ! Elle aurait sûrement plus confiance de confier l'éducation de l'un de ses bébés au double féminin de son mari.

- J'y avais pas pensé ! »

Alfred aurait cru qu'Arthur aurait abandonné de lui exposer cette idée saugrenue. Malheureusement, Natalya les rejoignit à ce moment-là.

« Pourquoi Gilbert ne se chargerait pas du bébé ?

- Gilbert n'y verrait sûrement aucun inconvénient. Seulement, je crains le pire concernant Matthew. S'il doit gérer Gilbert et plusieurs enfants, il va péter un câble.

- Il a déjà pété un câble, aujourd'hui, parce que Russie le harcelait. Il va aller se planquer quelque part, l'informa Alfred.

- Heureusement, son double a l'air motivé par sa folle aventure.

- Tant mieux. J'espère que l'autre América aussi. Viens ici, mon chéri ! »

Alfred se fit tirer par la manche jusqu'à une salle.

« Marianne nous autorise à vivre dans cet appartement. Je pense qu'on y est relativement en sécurité. »

Alfred ne savait pas comment aborder le sujet de sa possible paternité extra-conjugale. Il se dit qu'aucun moment ne serait le bon. Autant battre le fer tant qu'il est chaud. Donc, il lâcha le sacré morceau.

« Je n'ai pas envie d'être séparé de toi, finit-il par conclure.

- Et si on essayait d'avoir des enfants tous les deux ?

- Il vaudrait mieux d'abord demander ce qu'en dit la théorie. »

Natalya lui sourit et l'embrassa.

« Je ne veux pas vivre sans toi. »

Amélia ne savait pas trop où se mettre pour la simple et bonne raison que Japon la draguait ouvertement en l'absence de Lisa.

Mécontenter sa chère mère en matière amoureuse serait une grave erreur de jugement.

Le pire résidait sûrement dans le fait qu'elle adorait discuter avec Kiku.

Ils parlaient de toutes les différences culturelles de deux Univers. Kiku était passionné par l'histoire de sa double et sa créativité. Il notait tout sur un calepin. Il l'interrogeait aussi sur sa propre histoire. Amélia savait reconnaître une avance japonaise entre deux questions neutres.

« La brise de l'aurore se pose avec tendresse sur le velours de la pêche. »

Ceci est une avance japonaise qui complimente le teint et propose des attouchements.

« Des joyaux brillent dans l'éclat du ciel. »

Là, Kiku s'intéressait à ses yeux de manière plus prude.

Amélia était très mal à l'aise. Elle craignait que d'autres nations comprennent le manège de Kiku et le répètent malencontreusement à Lisa.

Heureusement, son père, versé en culture japonaise, s'interposa en écartant Kiku d'une main ferme sur son épaule.

« Kiku, j'aimerais m'entretenir avec ma fille aînée, la prunelle de mes yeux. »

En français, ceci sous-entendait tout un tas de truc sur l'autorité paternelle et une possible intimidation sudiste. Kiku devait être un ami, parce que sinon Francis n'aurait pas hésité à sortir cette phrase avec un fort accent corse ou marseillais.

En clair, il avait fait comprendre à Kiku qu'on demandait toujours au papa français l'autorisation de courtiser sa petite fille chérie, son gros bébé d'amour qui ne sera jamais prête pour les joies du couple. Et s'il insistait encore, il enverrait toute la famille armée de gros flingues taguer sur ses murs des menaces alarmantes sur sa virilité.

« Je n'ai pas encore eu l'occasion de te parler en tête en tête, ma chérie ! »

Amélia accepta l'étreinte paternelle de Francis.

« Tu me le dis, s'il t'embête un peu trop, glissa-t-il à son oreille.

- Lisa a des vues sur lui.

- Ne t'inquiète pas. Je ferais passer cette lubie à ta mère. J'ai plein d'arguments. »

Amélia n'avait jamais rougi autant.

« OK. J'étais surtout curieuse de te rencontrer et de visiter cet Univers.

- Mais il faut que tu penses à revenir dans le tien.

- Tu veux déjà que je m'en aille ?

- Ce n'est pas ça, ma chérie », dit Francis en lui prenant la main.

Francis lui expliqua la situation difficile de son double et comprit qu'elle devait rapidement se bouger les fesses.

« Evidemment, j'ai hâte d'en apprendre plus sur toi. Je te parle de tout ceci, parce que c'est urgent.

- Apparemment, j'ai une touche avec le Japon.

- La nuit porte conseil. »

En français, ceci voulait dire : « Je t'aime, ma fille chérie, mais réfléchis bien avant de choisir un petit ami. ».

« Je ne connais personne d'autre.

- Je peux te présenter d'autres nations. Tu as sûrement des affinités naturelles avec des nations de ton monde. Il est possible que ceci se répercute ici.

- Les nations sud-américaines avec lesquelles je m'entends bien ne m'aideront pas du tout.

- Des femmes, ici.

- Tout à fait.

- Attends, l'un d'eux est ton copain !

- Je suis célibataire !

- Tu ne me dis pas ça pour me faire plaisir ?

- Mais c'est vrai, papa ! »

Amélia n'aurait jamais cru qu'elle passerait un interrogatoire parental. Ce n'était en rien dépaysant.

« Tu as déjà eu des aventures, quand même ? »

Non, mais il faudrait savoir !

« Je suis une adulte. Je fais ce que je veux, papa !

- D'accord ! Mais ne fais pas de bêtises inconsidérées ! »

Elle avait donc le droit de bien choisir un homme avant de se retrouver en cloque.

Kiku lui fit un signe de main assez timide, dans le dos de Francis.

Allez ! Elle allait parler à d'autres nations, avant de tenter le coup avec le japonais.