Les personnages lui appartiennent toujours et encore. Merci pour elle, Mme Stephenie Meyers
CHAPITRE 21 : Piano
Je sens Edward contre moi, il me caresse le dos, puis sa main descend de plus en plus le long de mon corps. Je gémis.
-Bonjour mon amour.
-Bonjour mon aimé.
Je relève la tête et nous approfondissons notre baiser.
-Bella, il est tôt. Je me suis permis de te réveiller car vois-tu j'ai un petit souci.
-Edward ça ne va pas, je me mets sur mon coude, et je le regarde fixement. Mais que peut-il avoir comme problème, hier tout allait bien. Il m'inquiète. Dis-moi chéri je t'écoute, tu sais c'est super important pour moi que tu me fasses confiance au point de me parler de tes soucis. Je…
Il me penche vers lui et m'embrasse.
-OK excuse moi, je ne voulais pas t'inquiéter.
-Oh non mon amour, je…
Il m'embrasse encore et approfondit son baiser.
-Vois-tu c'est juste que j'avais envie de te sentir contre moi, hier et ce je peux te l'assurer, toute cette longue journée, je n'ai eu qu'une envie et la journée étant super chargée, je me suis dit que...
-Oh, je vois, je lui souris, je me lève et ferme la porte à clé. Je suis debout devant le lit.
Il se redresse, et me demande de lui faire confiance, mon corps commence déjà à frémir.
-Déshabille-toi, sa voix est sèche, elle sonne comme un ordre. Je m'exécute. Il me regarde en se léchant les lèvres, il me détaille. Tu es magnifique Bella. Il a un regard de braise. Oh on Dieu, il me donne chaud. Viens ici, me dit-il en me montrant le bout du lit. Je m'assois au bord, il descend du lit, se met à genou au sol et tout en me regardant me dit que je suis la plus jolie fille qu'il n'est jamais vue. Il me caresse de ses mains, de sa langue. Il m'allonge sur le lit, il met sa tête entre mes cuisses et me donne un coup de langue sur mon bouton de rose.
-Edwward.
-Non Bella, tu vas te taire ce matin, et là il recommence son supplice, oh seigneur j'aime cela, il joue avec sa langue puis descend le long de ma fente, il rentre sa langue à l'intérieur.
C'est trop bon. Il continue en jouant avec ses doigts. J'ai le souffle rapide, je m'accroche au drap, je courbe mon dos, il met deux doigts en moi tout en continuant de me lécher. Je me contracte. Il se relève, me fait lécher ses doigts, je me goutte à travers lui.
Il se déshabille, son désir est fièrement dressé devant mes yeux. Je vais pour le prendre en main il m'arrête.
-Viens là.
Il me tire à lui, nous sommes debout l'un contre l'autre, il me soulève une jambe, l'enroule autour de sa taille, et vient positionner ses mains sous mes fesses, il me fait signe et me porte à lui. Oh merde, il va me faire le coup du mur ! Je passe mes bras autour de son cou, et il me colle au mur. Il m'embrasse le cou, l'oreille puis descend le plus qu'il peut sur ma poitrine.
-Tu ne crie pas, Bella.
-Non.
-Es-tu prête, je vais te faire jouir comme jamais, me dit-il de sa voix rauque.
Et là je sens son membre contre le mien, il se positionne et il rentre d'un habile coup de rein. Oh seigneur c'est trrrrrrrop bon. Il me caresse tout en effectuant ses mouvements, il gémit, grogne me prénomme, j'aime cela, il continue son assaut variant sa vitesse, sa profondeur, je vais jouir.
-Regarde-moi bella, j'arrive à ouvrir les yeux, et il continue ses allers-retours.
Je le sens buter au fond de moi, j'ai du mal à le regarder, il m'embrasse et nous jouissons ensemble, aussi bien dans nos bouches qu'en moi. Il continue ses mouvements légèrement, profondément. Il m'embrasse encore et encore, ils nous couchent dans le lit. On est en mode câlin, j'adore ce moment.
(…)
La journée au Book's s'achève. Edward a récupéré les petits après l'école, il les a emmené au Centre pour le goûter et les devoirs.
J'aime cela, il prend de plus en plus d'initiative auprès des enfants. Il le fait sans se forcer, j'aime le place qu'il prend. Bien que cela me fasse un peu peur quelque fois, par rapport à sa place dans le futur. Ce que tout cela implique dans notre relation et surtout ce que cela implique dans la vie des enfants. Avoir la présence masculine auprès d'eux est bon. Après tout ce n'est pas pour rien qu'il faut être deux pour avoir un enfant. Il me dit que cela lui plaît, qu'il est heureux, que cela ne l'effraie pas. Et que lorsque Nessie, l'a appelé « Papou », il n'a jamais été aussi heureux, comblé. Je l'avais embrassé à la suite de cette déclaration.
Il me rejoint avec la tribu au loft pour 18h45.
Je prends les pizza en passant, ce soir, je nourris la tribu et les ados ça mange. Je passe au drugstore pour les boissons. Ça y est j'ai tout c'est parti
J'arrive au loft.
J'ouvre la porte de la salle en bas, j'installe le repas, les boissons.
-Bonjour à tous, le repas est servi.
J'entends des cris de joie, ils arrivent tous ensemble, ils ont leur tenue sur le dos.
-OK lavage main général et pizza. Oh les ados, c'est gentil d'y penser mais vos parents sont prévenus, le chef les a appeler.
On mange dans la bonne humeur, les petits racontent leur journée, les plus grands racontent leur truc d'ado, des fois je ne les comprends pas.
-Bella ! me dit Mike, Tyler a looké une meuf au centre. Une bomba. Et comme il l'a kif grave, il go sur elle. Il l'a chatté et elle, bah elle l'a grave marave. Tu ferais quoi toi ?
Edward me regarde, il est plié en deux.
-OK Mike, tout d'abord si tu lui parles langage « je suis un gros débile qui n'a qu'un seul neurone et il n'est pas concentré sur ton visage mais bien plus bas » Je peux t'assurer que n'importe qu'elle fille va grave vous maraver. Une fille doit se sentir unique, désirée. Vous devez la combler en répondant à ses demandes sans pour autant en faire trop. Elle n'est pas débile mais elle aime les attentions. Vous ne devez pas la faire passer pour n'importe quoi auprès de son entourage. Et vous de votre côté, mystère, humour et communication sont indispensables.
-Si je comprends tout on doit lui apporter des choses sans que se soit trop. On doit lui parler sans la souler, et on doit être drôle sans être lourd.
-C'est ça.
-Et bien il paraît plus simple d'être Silvestre le gros minet et d'attraper cette foutue souris.
-Tout l'art est là, rester soi-même tout en étant dans le respect de l'autre, dit Edward en me souriant.
Nous montons dans la chambre de Sam.
Je scotche sur le mur le même dessin mais avec couleur, leur apporte le matériel et les couleurs.
-Bon Tyler, Eric, Mike et Sam, je vous laisse mettre en couleur, nous avons une chambre féérique à faire.
-Oui Bella !
Les gars se mettent au boulot, sous le regard d'Edward qui reste ébahi. Eric prend la tête du groupe.
Nous nous installons avec Nessie dans sa chambre.
-Bella, tu fais un super boulot avec ses ados. Tu devrais venir au Centre de temps en temps.
-Oh non mon aimé, je fais cela uniquement avec eux, je les aime bien ceux-là. Moi et les ados, c'est pas trop mon trip. Et je ne savais pas que tu étais en cherche de personnel.
-S'il te plaît Bella, tu n'imagines même pas ce que tu leur apportes. Tiens Eric, il a pris les commandes de lui-même et ça crois-moi, c'est une super victoire pour lui.
-Edward, tais-toi et bosse ou tiens mieux encore, chante et bosses.
(…)
Vendredi, les meubles sont livrés aujourd'hui. Je viens de finir ma journée au Book's. Sue me demande si elle peut venir nous aider. Elle n'a pas vu Charlie de la semaine.
Nous voici donc devant le loft. Tout le monde est présent. Esmée prend les rennes. Elle dirige tout ce petit monde d'une main de maître.
En peut de temps le loft est installé, les meubles sont montés, et tous les cartons sont répartis dans les pièces correspondantes.
Nous mangeons des casses-croutes assis en cercle dans le salon. Si seulement, je pensais trouver ce style de vie en venant ici. Ils sont tous là. Ils parlent entre eux, rigole. C'est une belle famille, c'est ma famille. Je souris.
Esmée divise le monde en équipe pour les cartons.
Alice et Rosalie aux vêtements.
Moi dans ma chambre.
Edward et Ben aux livres et cd.
Jasper est à la télé, sono…
Sam et Nessie, dans leur chambre.
Charlie et Emmett en extérieur.
Angela à la salle de bains.
Sue et Eric à la cuisine.
Tyler et Mike au bureau.
Nous finissons tard dans la soirée, les enfants se sont endormis côte à côte sur le lit de Sam. Je les couche.
-Alors petite souris, maintenant que tu es installée, tu nous fais quoi à manger, dimanche ? dit Emmett.
-Lasagne, disent en chœur Charlie et Edward.
-OK je m'occupe de tout. Venez tous pour 12h30.
Après avoir remercié tout le monde, il ne restait plus qu'Edward et moi.
-Alors contente d'être chez soi ? me souffle-t-il.
-Viens suis moi, et je l'emmène vers ma chambre. Il sourit en montant les escaliers. Ce n'est pas ce que tu penses Cullen.
J'ouvre la porte de ma chambre, je le dirige vers le lit. Je lui demande de s'asseoir. Je lui tends un panier.
-En effet, ce n'est pas tout à fait ce que je pensais, mais pourquoi me donner une boîte ?
-Ouvre-là ! c'est un indice.
Il l'ouvre, regarde ce qu'il y a à l'intérieur, relève le visage et attend.
-OK deuxième indice, je tire un tiroir vide de la commode.
Il me regarde faire, et en voyant qu'il est vide, il se retourne vers moi.
-Bella si tu as besoin d'affaire, tu devrais plutôt t'adresser à Alice et Rose.
-OK avant dernier indice, s'il te plaît deviens un preux et vaillant chevalier.
Je lui tends un dessin, c'est le salon d'en bas avec tous les meubles présents et un piano de saloon sur l'un des murs.
Au vue de sa réaction, il ne comprend (cogiter veut dire réfléchir hors dans ce cas c'est plutôt qu'il ne comprend pas) toujours pas. Bien c'est à moi de jouer.
-Edward, dernier indice.
J'ouvre ma chemise. Je lui dévoile mon corps, je suis plus rouge qu'une tomate. Accrocher à mon soutien-gorge, bien au centre, il y a un porte clé avec une clé à son extrémité.
Il me regarde, se penche sur le porte clé. Il tourne le petit morceau de bois et en voyant l'inscription HOM'S PAPOU, il se relève, me regarde.
-Bella, tu ne bouges pas s'il te plaît.
Il se tourne, sort de la chambre. Je l'entends descendre les marches, j'entends la porte d'entrée, et plus rien.
Je suis debout, à moitié nue, dans ma chambre avec un panier qui contient un nécessaire de toilette pour homme, un tiroir vide ouvert, et une clé entre les seins. Je ne bouge pas. Je ne comprends pas, j'essaye de comprendre ce qu'il vient de se passer, non je ne comprends pas.
Au bout d'un quart d'heure. Je vais prendre ma douche, enfile mon pyjama et descends au salon.
Je regarde, tout est installé, la cuisine est propre, il ne reste plus que la véranda.
Charlie m'a dit de le faire seule, n'étant pas en mesure de réfléchir à ce moment, j'avais affirmé de la tête et Esmée avait demandé que personne ne touche à cet endroit.
Je mets une musique de fond, Mr Jones Lenon sera très bien. Et me dirige vers la véranda.
Il y a plusieurs cartons, de toute taille, ainsi qu'un mot de Charlie. Je l'ouvre « Bienvenue chez toi ma fille, je suis fier de toi. Ces cartons sont pour toi car je sais que sans art, tu ne vis pas. Je t'aime. Charlie. Ps : Sue s'est mis avec moi. »
Je vais poser le papier sur l'ilot de la cuisine, j'ai les larmes aux yeux. Cette marque d'affection plus le départ d'Edward n'arrange pas. Allez Swan, ressaisis-toi ! et ouvres ces cartons.
Je me dirige donc vers les cartons. J'ouvre le premier, c'est un chevalet avec rangement intégrer en chêne brut. Il est splendide, je le déplie, l'installe dans un coin de la véranda.
J'ouvre le deuxième carton, il y a tout le matériel nécessaire, peinture à l'huile, pinceau, térébenthine, fusain, gomme à fusain, pots, palette. Puis dans un autre, il y a des pastels, des crayons mines noires et couleurs de l'aquarelle, des toiles et deux calepins.
Je suis ébahie, je pleure tout ce que je peux tout en déballant mon atelier. Demain je les remercierai.
Je me souviens que j'ai vu un tabouret tournant et une petite table devant le jardin. J'ouvre la porte et rapporte mes objets.
Je m'installe, range soigneusement mes toiles vierges, calepins. Dans les pots sur la table, je range mes pinceaux par spécificité, puis mes crayons de couleur et mes crayons mines. Et enfin ma peinture et l'aquarelle.
Je place une toile, sur mon chevalet, attrape mon tabouret et fixe la toile. Je la regarde vide, blanche, pure et en attente de voir refléter mon désir dessus.
Je remonte mes cheveux avec un pinceau en chignon. Je replace ma mèche rebelle sur le devant. Et tout en écoutant la musique, je me mets à dessiner au fusain sur cette toile vierge. Je trace, appuis légèrement donne l'âme à ma toile, je me recule, regarde, avance, gomme, retrace, étale, estompe, m'applique pour cet art. Je me recule satisfaite de l'esquisse. Puis je vais faire un thé. Je reviens avec ma tasse, regarde l'âme du tableau, corrige certains détails. Le micro-onde sonne, je vais chercher mon eau chaude, y plonge mon sachet et reviens avec ma tasse devant mon travail. J'attrape un pot, fais tremper mes pinceaux. Je monte dans ma chambre, les chercher, je redescends, ouvre la véranda, allume ma cigarette, et tout en fumant à l'extérieur de la maison, je regarde ma toile. Je suis dedans complètement. Une fois ma cigarette finie, je m'approche de ma toile, attrape mon pinceau, ma palette, crée ma première couleur, et applique cette peau de peinture sur l'âme. Je créais une seconde couleur, deuxième peau. Je suis totalement dedans, je bois mon thé. Recule, regarde mon désir se mettre en place. Je joue des formes, des styles, des méthodes d'application. Je m'approche pour les détails, fais des gestes plus grands pour d'autre. Là, c'est bien, non c'est ça. Je vois devant moi ce que j'avais tout à l'heure derrière mes yeux, même forme, luminosité, jeu de lumière, couleur. Je suis satisfaite de moi. Je signe ma toile. Je nettoie et range mon matériel, je pose ma tasse dans l'évier. Je fume une dernière cigarette en contemplant mon œuvre.
-Parce que tu fumes maintenant.
Je relève la tête, Edward est là devant moi. Il a les yeux rougis. Je le regarde fixement, puis me replonge sur ma toile. Je finis ma cigarette, l'écrase dans un pot que je laisse devant la véranda, ferme la fenêtre, enlève le pinceau de mes cheveux et le replace dans son pot.
Il n'a pas bougé, il est debout devant moi. Il me regarde et lorsque je lève les yeux vers lui, il a un regard inquiet, voire triste.
-Bella je...
-Je fume lorsque je peints, c'est mon rituel. Et de plus la fumée se mélange à la peinture et cela facilite la préservation dans le temps des couleurs.
-Je ne connaissais pas ce rituel.
-Edward depuis combien de temps es tu là ?
-Un bon moment. Bella je...
-Non ne dis rien, tu es là.
Il s'approche de moi, en me regardant droit dans les yeux. Il pose sa main sur mon cou et m'embrasse, il met son autre bras sur mes reins. Il m'embrasse encore, il me demande l'accès à ma bouche, je lui autorise, un ballet se met en place, il est doux, savoureux, plein de désirs. Il me caresse de ses doigts, il les passe dans ma chevelure, me serre contre lui. Je lui rends ses caresses. Je sens quelque chose de mouillé sur mon visage, j'essaye de me reculer, il me rapproche de lui, il m'embrasse plus passionnément, plus avidement. Il geint, il pose son front contre le mien, il a les yeux fermés.
-Edward, regardes moi.
Il ouvre doucement ses yeux, ils sont rougis de larmes. Il y a une détresse dans son regard, un appel au secours. J'efface ses larmes de mes doigts, puis dépose des baisers à la place. Il se laisse faire, me regarde avec ce quelque chose que je n'avais jamais vu en lui.
-Est-ce que tu comptes accepter la clé ? lui dis-je dans un murmure.
-Bella...
-La réponse est simple c'est oui ou non.
-Seulement si tu acceptes mon amour.
-Bien alors tu la prendras lorsque tu le souhaiteras, elle est à toi.
-Bella...
-Non Edward, je ne te demandais pas en mariage, je sais que pour toi, cela fait beaucoup de choses d'un coup, beaucoup de responsabilités, cela était peut-être trop rapide, mais tu es là. C'est donc que tu nous veux encore à tes côtés. Je t'ai juste donné un tiroir pour que tu évites de trimbaler tes affaires tout le temps, je pensais que tu pouvais y laisser quelques une d'entre elles pour t'éviter de perdre du temps le matin, le panier était dans la même optique. Le dessin du piano, c'était pour que tu puisses te sentir chez toi et lorsque tu te sentiras près on l'aurait fait venir, sa place est réservée, tant qu'à la clé, il me parait normal que tu en aies une si tu dois passer un peu de temps avec nous. Elle est dans ta boîte à clé. Maintenant, si tu veux venir, je vais me coucher, la journée a été longue, je bosse dans... 4 heures et un minimum de repos m'est nécessaire. Je suis désolée de t'avoir fait peur au point de t'enfuir, Edward ce n'était pas mon intention.
Il s'approche me prend la tête dans ses mains, me regarde, plonge son regard au plus profond de moi.
-Bella, je ne voulais pas te faire de peine. J'ai réagi comme un nul, tu m'as ouvert ton cœur et j'ai tourné les talons. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé quelqu'un avant toi, avant vous. Et de voir cette clé accroché à ton cœur… Je ne me suis jamais senti autant aimé, désiré par quelqu'un. Et c'est cette vérité qui m'a effrayée. Je ne te mérite pas Bella. Tu es une personne tellement idéale pour moi, tellement parfaite, tu m'aimes sans te préoccuper du reste et pour cela je t'en suis éternellement reconnaissant. Je serais des plus heureux que de prendre ce tiroir, ce dessin, ce panier et pour finir cette clé… Tu veux bien me la donner, s'il te plaît et après nous irions nous coucher, mon amour.
Je me détache de lui, je vais chercher la clé. Lorsque je reviens vers lui, il est devant ma toile. Il me regarde intensément, regarde la toile.
-Bella, c'est magnifique. C'est moi au club d'art sur la scène jouant du piano. Je ne savais pas que je dégageais autant de chose sur mon visage lorsque je jouais.
-Tu es magnifique Edward, le piano fait ressortir la moindre de tes émotions, de tes désirs.
Je lui tends la clé, il la prend en me prenant la main, il nous guide vers notre chambre. Il me regarde, ouvre le sac qu'il avait avec lui, remplit son tiroir, place le dessin, sa clé et son porte-feuille sur la commode. Il se déshabille, il me prend par la main, m'emmène au bord du lit. Il se couche me fait signe de le suivre, il me prend dans son bras contre son torse.
-Je t'aime Bella, bonne nuit mon amour.
-Bonne nuit mon aimé, je t'aime.
Il embrasse mon front et je m'endors contre lui avec sa douceur, son odeur, sa force, son amour.
(…)
Samedi matin, premier petit déjeuner au loft. J'ai la tête en vrac, la nuit a été courte.
Je sers Sam et Nessie. Edward arrive, embrasse les enfants, me prend dans ses bras et m'embrasse à mon tour. Nessie glousse.
-Papou, tu as aimé mon cadeau ? dit Sam.
Il me regarde et je lui souffle « porte clé ».
-Oui merci, c'est un formidable cadeau, il m'a énormément touché.
-Bien je l'ai fait avec Jack, il m'a aidé pour purugrafer.
-Pyrograver.
-Ouaip.
-Merci à vous, il les embrasse et m'embrasse à nouveau.
Nessie glousse encore.
-Ma belle, tu devrais finir ton petit déjeuner plutôt que de glousser comme une dinde, lui dis-je.
-Tiens Papou, tu connais le bruit des animaux toi ?
-Bien sûr.
-OK, alors la poule, elle fait quoi ?
-Cot cot cot cot
-Bien et le chien ?
-Wouaf, wouaf
-Bien et la dinde ?
-Euh, alors là je sèche, dit Edward. Bella la dinde elle fait quoi ?
-La dinde, oh bah facile, elle fait : Oh mon Dieu, ce sont les nouvelles chaussures de chez Versace.
Et là ils se mettent à rire.
-Il faudrait que tu la fasses à Alice, elle est superbe, dit Edward toujours en riant. Bella, j'ai rendez-vous au Cullen's à 14h pour l'ouverture d'Halloween, ce soir. Tu n'as pas oublié, on a un pari, il me semble. Est-ce que tu veux que je t'installe le studio pour les anges ?
-Ce sera parfait, les enfants avant de partir, il faut préparer votre sac pour le studio… Mais cet après midi, je ne pourrais pas être avec vous.
-Ah bon, les enfants sont avec Charlie et Sue pourtant, je pensais...
-Alice.
-Oh ! Elle t'embarque en virée boutique.
-Ouaip.
-N'oublies pas que je t'aime, me dit il tout en faisant la moue made in Cullen.
Les enfants donnent leurs sacs à Edward. Il nous embrasse et tout le monde est en voiture. Edward part au centre ce matin, je dépose les loulous chez Charlie et je fonce au Book's.
Arrivée au Book's, je saute dans les bras de Sue. Je la remercie pour le cadeau. Elle me dit que si je veux la remercier, une œuvre sera bien venue dans sa boutique. Elle me fait un clin d'œil. Elle part en réserve. Le carillon se fait entendre, je me retourne. Mon groupe d'histoire est là. J'ai un élan de bien-être. Les enfants s'installent et les parent traînent dans les rayons. Ce matin se sera l'histoire de Pierre et le loup en marionnette. Les enfants sont transportés, des cries se font entendre, et des rires. Une discussion s'enchaîne sur la morale de cette histoire.
-Il aurait dû appeler les pompiers, me dit un petit gars, ils sont trop forts avec leur super camion.
-En effet, c'est un argument. Mais seraient-ils intervenus lorsque Pierre en avait réellement besoin.
Le carillon se fait de nouveau entendre, je me redresse. Je me fige dans ma position.
-James, vous n'avez aucun droit de venir ici ! dis-je sèchement.
-Isabella Swan, me dit-il de sa voix la plus rauque qu'il soit. Je suis venu pour vous dire que j'ai beaucoup penser à vous et que vous m'avez ébahie lors de notre dernière rencontre. Vous avez attisez mon désir pour vous. Je reviendrais donc pour obtenir mon dû.
Je me lève et me place devant lui, sous le regard des parents et enfants du magasin. Un froid s'est installé. Je m'approche de lui, me place juste devant cet horrible bonhomme.
-Je ne crois pas vous devoir quoi que ce soit, James. Et il me semble que je vous ai donné suffisamment d'arguments la dernière fois que je vous ai vu. Maintenant, je vais vous demander de sortir de ce lieu et d'avoir l'obligeance de ne plus y remettre ce qu'il vous sert de pieds.
Il sourit, et part à rire. Ce rire me fait froid dans le dos. Je ne l'aime pas.
-À bientôt douce Isabella, nous nous retrouverons et nous serons enfin seuls.
Je me retourne, voir les enfants qui ont l'air d'avoir peur. Je me ressaisis. Je les regarde me mets debout devant eux et commence à chanter « C'est moi Coco, le petit singe », chanson gestuelle. Les enfants ont cette faculté de passer d'un état à l'autre sans vraiment se poser de questions. Ils me saluent, certains parents payent leur achat et partent du magasin.
-Tu devrais en parler à Charlie, me dit Sue.
-Inutile de l'inquiéter Sue.
Elle me regarde, secoue la tête, je vois qu'elle réfléchit. Je range mon atelier théâtre et continue mon travail. La journée se termine.
-Sue, je vous vois ce soir au Cullen's ?
-Euh non, nous avons un changement de programme avec Charlie, me dit-elle toute rouge.
-OK, bonne soirée alors, et à demain.
-À demain Bella.
J'arrive devant le loft, la porte est ouverte. Je l'ai fermée ce matin, j'en suis sûre. Je me gare. Descends et avance tout doucement, prudemment. J'arrive devant la porte, je regarde en vitesse à l'intérieur du jardin. Personne. Je longe le mur tout en scrutant tout autour, ma respiration est rapide. Je respire profondément plusieurs fois. La porte de la maison est ouverte, j'entends des bruits à l'intérieur. Je me place dans un coin de la véranda, je regarde à l'intérieur, je ne vois rien mais il y a toujours du bruit. J'attrape mon téléphone, j'appelle Charlie.
-Papa, c'est moi.
-Bonjour Bella, les petits ont mangé et...
-Écoute, je suis dans mon jardin, la porte du loft est ouverte. Il y a du bruit à l'intérieur, et je suis… AHHHHHHHH !
-Bella, Bella, et merde, les enfants en voiture, vite, Bella ne bouge pas j'arrive.
Il y a une main qui s'est posée sur mon épaule, je hurle, je lâche mon téléphone au sol. Je me retourne et envoie un énorme coup de poing dans le ventre de mon agresseur. Je saute sur mes pieds et me mets en position de combat.
-Oucht, Bella. Tu as une sacré droite.
Je regarde la personne qui est pliée en deux, c'est Emmett.
-Oh mon Dieu, Emmett, je suis désolée.
Il relève la tête, je lui saute dessus, on s'écroule par terre, il a juste eu le temps de me rattraper. Je suis dans ses bras.
-Bella, pas que tu sois lourde, mais j'ai besoin de reprendre un minimum d'air après ton coup de poing.
Je me relève, lui tends la main. Je suis rouge comme pas permis. Je me sens nulle, mais qu'est-ce qui fou ici.
-Je suis désolée, excuse-moi, j'ai eu peur, mais après la visite de James
-Quoi ?
-Non mais d'abord que fais-tu ici ?
-Comment ça, après la visite de James ?
-Tu ne vas pas changer de sujet, que fais-tu ici ?
-Isabella Marie Swan, tu as intérêt de m'expliquer pourquoi tu m'as fait peur au téléphone ? hurle Charlie. Il est devant nous son arme de service en main. Il nous regarde complètement dépité.
-Papa, j'ai mis un coup de poing à Emmett, le lui saute dans les bras et je pleure.
-Je pense qu'il s'en remettra, me dit Charlie en souriant, il me caresse la tête. – Allez Bell's, remets-toi. S'il te plaît.
Charlie va chercher les enfants qu'il avait enfermé dans sa voiture de fonction, et nous rentrons dans le loft. Nous nous installons en cuisine, où je prépare un café. Jasper et Ben arrivent.
-Emmett, pourquoi la voiture de Charlie est…
-Bonjour les garçons, un café ? leur dis-je avec un sourire.
-Bella, bonjour. Que fais-tu ici ?
-Il me semble que c'est chez moi, leur dis-je tout en leur donnant leur tasse. La question est que faites-vous ici, vous trois ?
-Edward et Esmée nous ont demandé un service et bah nous voilà.
-Humm, et quel genre de service ?
-Il est dans le camion devant chez toi.
Je me lève et vais vers le camion. Je lève la bâche et je sens les larmes couler le long de ma joue. Jasper est derrière moi. Il me retourne et me colle contre son torse. Il m'enlace de ces bras.
-Il est venu, hier soir, chez moi. Il m'a raconté votre fin de soirée. Ce matin il m'a téléphoné et voilà. Bella, je sais que tu n'as aucune idée de ce que cela représente pour lui. Mais depuis qu'il est avec vous, il est transformé, ouvert. Il redevient l'Edward d'avant. Et rien que cela, ça n'a pas de prix. Il t'aime Bella, même s'il est gauche des fois, il t'aime plus que tout.
Je fonds en larme dans les bras de Jazz.
-Et bien dis donc, en plus de prendre mon frère, tu prends mon homme aussi.
Nous lance Alice qui est tout sourire. Je lui souris, fais un signe de tête à Jazz. Les gars sont derrière. Ils descendent le piano de saloon du camion et l'installe dans le salon. Il y a aussi une balançoire pour les enfants, un cadeau d'Esmée. Les enfants sont ravis. Elle est toute en bois avec un toboggan en bout et dessous, il y a une cabane. Elle est magnifique.
-C'était la notre, me di- Alice. C'est Esmée qui l'a faite lors de ses débuts de décoratrice en extérieur… Bella, ce n'est pas tout, on a des courses à faire, me dit-elle en sautant partout.
-Emmett, je te confie la maison, Charlie mes enfants. Sam bon courage pour ton match. Bye.
(...)
Oh mon Dieu, Edward m'avait prévenu, mais c'est pire encore. Elle est complètement folle. Je ne sais pas si elle prend la force de chaque personne qu'elle croise. Mais lorsque l'on sort d'une boutique, la vendeuse est morte et Alice est de plus en plus excitée. Elle doit avoir un pouvoir d'absorption d'énergie, ce n'est pas possible. Je suis morte.
Elle me traîne de boutique en boutique, chaussure, 4 paires pour elle, 1 paire pour moi. Vêtement, 8 sacs pour elle, 2 pour moi. Lingerie, 6 ensembles pour elle, 2 pour moi. Et ce n'est pas fini, elle parle d'accessoire, de sac, de maquillage… J'en ai le tournis.
Elle est transformée, mais j'avoue qu'elle a un super style, elle s'y connait c'est sûr, elle me conseille, de dirige me fait enfiler des trucs que je n'aurai même pas descendu du cintre, et le pire c'est que cela me va. Le plus beau c'est qu'elle fait tout cela en discutant, elle arrive à t'extorquer des informations ultra confidentielles sans en avoir l'air. Je suis rouge, elle rigole. À vrai dire, je m'amuse bien. Elle s'occupe des tenues pour ce soir, je lui dis qu'il faut que je fasse deux, trois courses pour la maison et pour demain et que je la rejoins. Oh seigneur enfin un peu de calme.
Je suis dans les rayons alimentaires pour demain et pour la semaine. Je remplis, mon cadis. Je repense à ma soirée hier soir, à la réaction d'Edward, et à la livraison du piano. Je souris bêtement, je secoue ma tête, je suis heureuse. Ma vie a pris un nouveau virage et j'en suis plus qu'heureuse, comblée, ravie…
Je rejoins Alice qui a encore fatigué un vendeur. Et nous rentrons au loft.
