Lost in the Sand of Time
Auteur:Jelyel
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à la merveilleuse J.K. Rowling !
Pairing: HP/ TJ… Classé M, pour plus de marge de manœuvre !
Temps de parution:euh... Voilà.
Avancement de la fic: 29 chapitres écrits les loulous et je continue !
Résumé du chapitre précédent: De fil en aiguille Declan tente de se rapprocher d'Harry et semble le suivre. En voulant se cacher de lui, Tom et Harry trouvent refuge dans les toilettes du deuxième étage. Ils se disputent et Harry prononce quelques mots en Fourchelang qui provoque l'ouverture de la Chambre des Secrets ! Une dispute éclate et Harry tout comme Tom est à bout à cause de leurs non-dits. Harry semble être au bord de la crise d'hystérie et est pris de violence lorsque Declan et Tom se mettent à se disputer pour lui et que Declan se met à accuser Tom d'être responsable de la mort en couche de sa mère. Harry le menace et sort aussi vite se calmer dans le parc. Il y rencontre Callidora avec qui il entretient un lien privilégié. Elle le soigne et lui fais ouvrir les yeux sur les sentiments de Declan à son égard. En retour, il l'aidera à y voir peut-être un peu plus clair dans la tête de Nathaniel Potter qu'elle ne déteste pas vraiment cordialement. Mais Tom le surprend avec elle et piqué par la jalousie, il s'enfuit vers le château, suivi par Harry. Tom et Harry échangent un baiser passionné avant qu'Harry ne tombe purement et simplement dans les pommes. Tom n'est pas là à son réveil laissant Harry décontenancé quant à la marche à suivre. Pourtant, il n'aura pas davantage de temps pour s'appesantir sur ce détail car Declan semble en proie à quelques petits soucis d'instabilité mentale qui ont une seule et unique cible : Harry.
Reviews :
Sarah-Jane : Les Sarah-jane sont toujours fidèles au poste ! Oui je comprends, je suis une grande fan de la série, que dis-je, une fanatique (bénis sois-tu Moffat d'avoir repris cette excellente série en main). Je me refais les classiques en ce moment ! Génial ! Oui elle est une des meilleures compagnes qu'il ait eu dans les classics et dans les récents moi j'avais un faible pour Donna. Suis-je donc la seule à détester Rose (sauf dans l'épisode où elle lui dit bye bye qui est vraiment terrible) ? Et yes RIP Elizabeth…
Haha fallait au moins ça pour compenser l'attente ! Ah je te fais flipper ? :D Oui forcément c'est une part de nous chaque personnage en est une. Declan aussi donc. Mais plutôt dans la fragmentation de la personnalité et donc l'instabilité enfin tu comprendras ^^ Tu verras pour Tom et son sombral noir !
Ah niveau chanson je ne connais pas la première que j'irai écouter, par contre je connais celle de Yui ! Mais Yui j'en écoute peu, j'aime bien mais trop ça me prend le chou xD Je me souviens surtout de Rolling star quand je regardais Bleach, rien que d'y penser j'ai le générique en tête !
Enfin bref ! Merci beaucoup pour ta review, heureuse que ça te plaise !
Vh132 : Ah oui mais t'inquiète ça va s'inverser ! J'espère que la suite te plaira ! Merci beaucoup, contente que ça te plaise ! =)
Cha910 : Désolée pour la fin frustrante, mais je crois que quelque part je vous apprends la patience et la gestion de la violence notamment des envies de meurtre envers moi haha ! Merci et contente que ça t'ait plu ! A bientôt !
Anonyme : Oh oui l'horreur. On a tous déjà cauchemarder là-dessus et le pire c'est quand tu rêves que tu es poursuivi et que tu cours sans avancer ! Quand on est à bout de force c'est un la sensation. Oui ça avance, tant mieux ! Merci à toi !
Unknown : Ah oui toujours… désolée ! Alors bonne question, mais normalement j'atteins les 30 chapitres là et je crois que ce sera pas mal déjà ! Donc ouais une petite trentaine ^^ Merci à toi, contente qu'il t'ait plu !
Note : Tout d'abord merci à vous tous pour les reviews que vous m'avez laissé. A ce rythme-là on va atteindre les 10 reviews avant la fin de la fic Oo Vous vous rendez compte ? Moi pas… c'est un peu symbolique genre les 100 reviews ça fait hyper plaisir aussi mais 1000…maybe one day ! Mais enfin bon c'est pas très important tant que vous continuez à apprécier cette fic !
Donc un gros merci à vous toutes et tous !
Bonne lecture !
Chapitre 20 :
Avant que je n'ai pu faire quoi que ce soit je me retrouvais plaqué violemment contre un mur. Mes yeux plongèrent dans le regard fou du jeune homme et je me sentis vraiment désespéré.
- Je ne savais pas que tu aimais ce genre de jeu. Mais ce n'est pas grave, tu me donnes juste plus envie de t'attraper.
- Mais de quoi tu parles ?! Hurlai-je. Je ne joue pas, laisse-moi partir !
Il était en plein délire hallucinatoire. Je paniquais sérieusement pensant à tous les scénarios possibles et passablement terribles qui pouvaient se produire dans ce lieu aussi glauque et assombri par la nuit qui tombait si tôt en hiver. Et c'était pire en pesant aux scénarios qui se jouaient en ce moment-même dans la tête de Declan !
- Tu sais j'ai remarqué tous ces petits regards que tu me lances en permanence et cette manière que tu as de m'attiser en m'évitant. Je sais ce que tu ressens pour moi et je peux te donner ce que tu veux, continua-t-il sans prêter attention à mes paroles.
Qu'est-ce que je disais ? Il nageait en plein délire, il avait imaginé tout ça, il avait fait correspondre la réalité à ses fantasmes. Il saisit mes deux mains dans l'une des siennes et les plaqua au-dessus de ma tête, me tordant violemment les bras. Je hurlai de douleur et ma respiration devint sifflante. Je ne pouvais me servir de magie auquel cas je tomberais dans une inconscience qui ne rendrait que sa tâche plus facile. Je devais tenir et prier, attendre une aide inespérée qui arriverait à temps.
- Je ne t'aime pas, tu as seulement vu ce que tu désirais voir, dis-je d'une voix ferme, plantant mes yeux dans les siens pour renforcer le poids de mes mots.
- Non, j'ai vu ce que toi tu désirais, tu veux m'appartenir ! Murmura-t-il doucement, m'expliquant de la même manière qu'on le ferait avec un enfant.
Il embrassa ma joue et un frisson de dégoût me parcourut. Mais il l'interpréta mal.
- Tu vois ? Dit-il avec un sourire doux rendu dément par l'aspect défait de son visage pâle et cerné. Je sais que tu me fuis pour que je te trouve mieux. Tes yeux ne peuvent pas me mentir.
- Alors tu peux voir la peur dans mes yeux. J'ai peur de toi, est-ce ce que tu veux ?
- C'est normal d'avoir peur, tu n'as sûrement jamais été avec un homme. Oh mais si ! Qu'est-ce que je raconte ! J'ai vu ce que Riddle tramait autour de toi, murmura-t-il hystériquement, des larmes de rages brillant dans ses yeux. Je sais que tu lui as presque succombé, mais je sais aussi que c'est moi que tu aimes, alors je veux bien te pardonner pour cette fois ! Après tout il est un manipulateur hors pair !
Il avait prononcé ses dernières phrases en hurlant, la colère ayant remplacé son hystérie. Il abattit violemment son poing près de ma tête, créant une fissure dans le mur à l'endroit de l'impact. Son sang gicla sur ma joue et je fermai les yeux brutalement, emettant une plainte sourde. Lorsque je les ouvris à nouveau, il me regardait à nouveau avec douceur, amour presque.
- N'aies pas peur de moi, tu sais que je ne te ferais aucun mal, je t'aime Harry.
- Alors laisse-moi partir, tu me fais du mal, dis-je d'une voix rendue faible par mon corps qui perdait pied peu à peu. Si tu m'aimes vraiment laisse-moi partir.
Il sembla hésiter un instant et relâcha un peu son emprise sur moi.
- Mais je ne peux pas Harry, dit-il joyeusement, un sourire heureux sur les lèvres.
Je sentis à nouveau la terreur affluer. Oh par Merlin j'étais fichu. Soudain un bruit se fit entendre et la porte s'ouvrit légèrement dans un grincement inquiétant. Mes yeux discernèrent une silhouette et Declan plissa dangereusement les yeux. Il me relâcha et je m'effondrai contre le mur, mes jambes cédant sous mon poids. Declan s'avança sur l'intrus et saisit sa baguette mais avant qu'il n'ait pu réagir une voix hurla :
- Expelliarmus !
Le sort zébra la pièce d'un éclat rouge si puissant que je reconnus Nathaniel les cheveux soufflés par la force du sortilège. Lorsque le sort percuta Declan dans une violente gerbe d'étincelles, il fut expédié plusieurs mètres plus loin, heurtant le mur juste au-dessus de moi avant de retomber à mes pieds. L'impact fut tel que le mur céda en partie répandant sur moi de la poussière et des débris de pierre brisées. Je me protégeais vivement les yeux d'un bras et toussai dans ma manche.
Nathaniel se précipita vers moi sans un regard pour Declan, inconscient mais vivant, au sol. Il ne parla pas et me saisit immédiatement par la taille, sentant mon besoin urgent de simplement m'éloigner de la forme humaine à terre. Il me releva et passa un bras autour de moi se proposant ainsi comme un appui dont j'avais terriblement besoin. Je me laissai aller dans sa prise rassurante, laissant ma tête reposer contre son épaule.
Il commença lentement à me faire avancer vers la sortie alors que mes jambes reprenaient peu à peu consistance. Mais avant que nous ne puissions atteindre la sortie un bruit de vêtement froissé se fit entendre derrière nous.
- Potter, dit simplement Declan et ça sonnait comme une constatation moqueuse.
Nathaniel ne releva pas et continua notre trajectoire.
- Tu ne pourras rien prouver Harry, ce serait ta parole contre la mienne.
Cette fois Nathaniel se figea, je le sentais trembler de rage et je ne savais pas quoi faire pour le calmer, lui dire que ce n'était rien que d'ici peu je récupérerais mes moyens et que je pourrais enfin me défendre décemment. Il ne devait pas plus s'impliquer, je le sentais. C'était trop dangereux.
- Si tu touches encore à un seul de ses cheveux je t'assure Avery que ce ne sera pas juste le mur qui se brisera, dit-il d'une voix plus calme que la tension de son corps semblait pourtant indiquer.
Declan émit un ricanement et Nathaniel se tourna à peine avant de murmurer un sort que je n'entendis pas et qui percuta Declan, laissant sa tête cogner à nouveau contre le mur et le replonger dans l'inconscience.
- Il a raison malheureusement, murmurai-je.
Nathaniel ne répondit rien et avança, rangeant sa baguette dans le creux de sa robe avec un soupir défait. Nous évoluâmes lentement dans les couloirs déserts à cette heure puisque tous les élèves étaient certainement en train de profiter du dîner dans la grande salle.
J'étais dans une sorte de flou terrible, incapable de croire réellement à ce qu'il s'était passé. Et dire que la seule personne à qui j'avais pu penser à ce moment-là c'était Tom. Un leitmotiv infernal qui me rendait étranger à moi-même. J'avais voulu qu'il vienne, qu'il m'aide, qu'il… J'avais eu besoin de lui. Moi qui n'avais toujours eu besoin que de moi en priorité. Je n'aimais pas être seul mais je préférais compter sur moi-même. Depuis quand lui faisais-je assez confiance pour lui déléguer une partie de ma sécurité ?
Je secouais la tête encore retourné par les évènements et l'étrange comportement de Declan. Il n'avait pas été lui-même, voilà la seule chose dont j'avais été certain. Je frémis de dégoût alors que mon esprit me renvoyait la sensation de sa peau touchant la mienne. Nathaniel nous arrêta tous deux devant le tableau de la salle commune des Serpentards. Je restai figé un moment ne comprenant pas notre arrêt. Puis au bout d'un moment j'émis un « Ah ! » poussé par l'évidence et je prononçais le mot de passe. L'entrée se dévoila et il nous fit monter jusque dans la salle commune sans tenir compte des regards étonnés des trois Serpentards de deuxième année qui avaient fini le repas plus tôt.
Il me déposa dans mon lit en douceur m'aidant à m'y asseoir et tenir en équilibre malgré le vertige que cela provoquait. Je soupirai et détachai mes cheveux noués. Je passai une main dedans pour les ébouriffer et me laissai aller en arrière. Mon dos heurta le montant du lit et je passai une main lasse sur mon visage. D'un coup de baguette il retira le sang séché de Declan sur ma joue que je frottais furieusement depuis quelques secondes. Je le remerciai sincèrement d'un signe de tête.
- Je suis désolé que tu aies eu à intervenir. En temps normal je suis plutôt apte à me défendre mais j'ai trop tiré sur mes réserves dernièrement…, dis-je d'une voix hésitante sans trop savoir quoi ajouter.
Il croisa les bras devant moi et hocha la tête. Il avait compris où je voulais en venir. L'impuissance des sorciers étaient si terrible lorsqu'on les privait de pouvoirs. Ça me rendait dingue de m'en rendre compte de cette manière. Et si vous me retiriez en plus de ça la capacité à me défendre physiquement je n'étais plus qu'une poupée sans vie, offerte au premier qui voudrait bien s'en servir. Exit le grand Harry Potter, exit la toute-puissance de la magie. Je n'étais rien sans ça et c'était simplement effrayant. Je me sentais si vide à ne plus entendre la magie vibre en moi, ne plus sentir dans mon corps autant d'énergie qu'avant. J'étais étranger à moi-même et inapte à défendre la seule chose qui me restait : moi. Moi, l'enfant vulnérable caché derrière mes défenses impénétrables. Et Nathaniel, peu importe comment, avait saisi ça.
Je vis son visage se fermer alors qu'il semblait s'enfoncer dans ses pensées. Je vis ses doigts pianoter à intervalle irrégulier sur son bras. Il semblait en proie à un profond dilemme intérieur. Puis il se stoppa, sa décision était arrêtée. Il s'avança vers moi en portant les mains à quelque chose qui formait un léger rebond sous son t-shirt. Je le vis triturer quelque chose à travers le tissu alors qu'il s'asseyait près de moi. Je sentais sa chaleur réchauffer d'ici mon corps glacé. Il empiétait sur mon espace vital d'ordinaire sauvagement gardé et remplissait de sa présence pleine de confiance le vide irraisonné que ma peur avait créé. Et je pensais que c'était à ça que devait ressembler la présence d'un père quand on était terrifié la nuit après un cauchemar. Il laissa nos épaules se toucher et je profitais simplement de l'étreinte, drainant le plus de réconfort que je le pouvais. Il ne prononça pas un mot et posa une main apaisante et rassurante sur mon épaule. Il resserra ses doigts et je ne pus m'empêcher de penser qu'il avait dû être et serai un père formidable pour mon propre père. Tout comme mon père avait dû l'être pour moi durant le peu de temps qu'on nous avait accordé ensemble. Il était fait pour rassurer, d'une carrure solide, un port altier, des yeux profonds et doux.
Je sentais l'étreinte de mon père à travers la sienne et quand un sourire léger ourla les lèvres de Nathaniel c'est mon grand-père que je vis et James Potter à travers lui. Un étrange sourire tordu dont j'avais hérité et qui me fit le rendre avec le même pétillement dans mes yeux que je croyais parfois morts. Ils vivaient en moi, je le sentais dans toutes les parcelles de mon corps, dans ce qu'il dégageait et qui faisait un écho à ce que j'étais, résonnant entre lui et moi.
Il finit par retirer se main et la porta à sa nuque. Sa seconde main s'y joignit et il défit une chaîne que je n'avais pas vue jusque-là. Je suivis le mouvement du pendentif dissimulé sous son t-shirt jusqu'à ce qu'il en émerge. Le bijou était magnifique, finement ouvragé, et lumineux. Il était fait d'or blanc courbé de manière à former un triskèle aux formes délicates. On avait serti en son centre une pierre qui, à la manière d'un cyclone, avait un œil en son centre fait de volutes de couleurs brumeuses et intenses allant d'un violet profond jusqu'à un bleu électrique. Il l'observa un instant, le laissant pendre au bout de sa chaîne d'or blanc étincelant. Puis il raffermit sa prise autour avant de la desserrer et de saisir les deux extrémités de la chaîne.
-Ceci est un triskèle. Les trois spirales jointes représentent l'âme, l'esprit et le corps. Aussi représenté par les trois mondes que sont Abred, le monde de chair, Gwenved, le monde où les âmes transitent et Keugant, le monde divin. La pierre que tu vois au milieu est appelée œil céleste, c'est un type d'obsidienne particulièrement puissante puisque manipulée par un sorcier elle devient une véritable barrière contre toute forme de magie négative envers son porteur. L'ensemble de ces symboles en font un artefact précieux, plus puissant que quoi que ce soit que je connaisse. C'est un héritage de famille qui passe de générations en générations depuis tellement de siècles qu'il nous est impossible de remonter à son origine. Il tisse un lien étroit avec celui qui le porte, un lien éternel et simplement indestructible. Il est relié à tous les Potter avant moi et maintenant il se liera à toi.
Je l'écoutai bouche bée.
-Je… Je.. Nathaniel, je ne peux pas accepter ! Balbutiai-je alors qu'il me le passait autour du cou.
Je savais que cet objet me revenait de droit mais je ne pouvais simplement pas accepter qu'il accepte de s'alléger d'une protection si forte pour moi. Il ne répondit rien et l'accrocha, le laissant reposer sur mon propre torse. Je n'osai toucher l'objet, trop fasciné par la luminosité qu'il dégageait.
-Si tu es en danger n'importe quel Potter le sentira, il est lié à ma famille et tous ceux qui l'ont un jour touché seront aptes à te venir en aide. Si tu souhaites que je t'aide tu n'as qu'à toucher la pierre et le souhaiter le plus fort que cela t'est possible.
Je sentais que si Nathaniel ne me l'avait pas offert en cet instant c'est à Callie qu'il l'aurait donné. Je me sentais mal à l'aise de lui rafler une protection si nécessaire. Il avait suivi mon raisonnement et sourit :
-Je serai plus rassuré si sa protection à elle m'incombait entièrement, dit-il avec un sourire.
- Je ne pense pas que Callie ait besoin d'une quelconque protection, peut-être qu'un jour c'est même elle qui te sauvera, répondis-je avec un regard légèrement moqueur.
Il ne le prit pas mal, Callidora était une sorcière exceptionnelle et ce ne serait pas étonnant qu'elle prenne en main la protection de ceux qui lui sont chers. Je savais qu'elle avait aidée Sirius, tout comme Nathaniel l'avait fait. Et ils avaient élevé leur unique fils avec amour et douceur.
Je portai une main hésitante à l'objet et laissai la pulpe de mes doigts l'effleurer légèrement. Une étrange chaleur remonta dans mes veines depuis l'endroit de l'impact plus léger qu'une caresse. Il me fit longuement frissonner laissant courir sa puissance et celle de ses porteurs à travers moi. Puis il s'arrêta. Nathaniel m'observait en silence. L'amulette m'avait reconnu comme son nouveau propriétaire légitime. Il fronça les sourcils.
-C'est étrange. Je pensais que du fait de l'absence de lien de sang elle agirait moins puissamment, dit-il un sourcil interrogateur relevé sur la pierre qui brillait d'une lueur douce. Tu n'as aucun lien avec les Potter dans la généalogie de ta famille ?
Ah… S'il savait.
-Je ne crois pas, mais peut-être qu'elle m'a adopté, tentai-je avec un sourire discret.
Je passai la main dans mes cheveux et saisit deux mèches entre mes doigts avant de les relâcher, trahissant ma nervosité.
-J'ai l'impression que c'est plutôt toi qui adopte les gens qu'ils le veuillent ou non, dit-il dans un rire.
Il se releva et tira tous mes rideaux autour du lit baldaquin sauf celui qui me laissait le voir. Il sortit sa baguette et entama une longue série de sortilège de protection, des plus vicieux qui me firent sourire aux plus puissants qui se passèrent de commentaire. Lorsqu'il acheva de réciter sortilège sur sortilège il se tourna à nouveau vers moi, semblant satisfait de son boulot. Il s'assit à nouveau.
-Personne ne pourra pénétrer le périmètre de ton lit si tu ne le désires pas, les sorts se plieront à ta volonté. Sois prudent avec Avery, ce mec n'est pas sain. Je vais le surveiller de près, ça fait un moment que quelque chose cloche chez lui. Ne t'en approches sous aucun prétexte, ne lui laisse pas l'occasion de te faire du mal tant que ta magie est à un niveau si bas. Il est capable de tout et nous ne pourrons rien prouver vu les relations amicales que vous aviez semblé tisser. Au pire il serait renvoyé quelques jours et je doute que cela soit suffisant pour le mettre hors d'état de nuire.
Il posa une main sur mon torse, là où reposait le pendentif et resserra ses doigts dessus avec un regard entendu. Des pas légers se firent entendre et Tom pénétra la pièce. Il nous jeta un bref regard et il leva un sourcil méprisant avant de filer vers son petit espace personnel. Comment pouvais-je réellement supporter un type pareil ? Et même cette remarque sonnait faux dans ma tête tant je sentais mon corps se tendre vers lui et mon esprit tenter de discerner quoi que ce soit venant de lui. J'étais fini.
Nathaniel se leva et m'ébouriffa les cheveux. Je le vis se figer un instant. Il devait se rendre compte de ce qu'il faisait, du don qu'il m'avait fait. C'était impensable, irrationnel. Mais comme moi il avait senti le lien qui nous unissait. Comme Callie l'avait senti avant lui. Il me lança un regard perplexe que je m'appliquai à fuir. Il l'avait senti oui… J'étais un peu de lui, il était un peu de moi et cela nous rendait plus proche que n'importe quoi d'autre dans ce bas-monde sans que des mots ne soient nécessaires.
Il se détendit progressivement et esquissa un sourire avant de tourner les talons et de quitter la pièce. Un silence tendu entre Tom, pourtant affairé à je-ne-sais-quoi à moins de trois mètres, et moi s'installa. Je me raclai la gorge et d'une impulsion je tendis le bras suffisamment loin pour fermer le dernier rideau qui acheva de mettre en place mes protections. Du bout de ma baguette je lançai un sort mineur, un simple lumos n'allait pas me tuer. La petite bille de lumière se divisa en plusieurs autres petites billes qui voletèrent à la manière de lucioles dans mon espace, l'éclairant d'une lumière chaude rassurante. Ma bulle. J'en avais désespérément besoin dans ce moment de faiblesse insupportable et particulièrement malvenu. J'avais un problème à attirer les déséquilibrés.
En parlant de déséquilibré, le rideau s'écarta et je me figeai. Tom apparut dans l'encadrement. Evidemment. Nathaniel l'avait dit : personne ne pourrait les ouvrir sauf si je le désirai. Révélateur. Révélateur et gênant. Gênant parce que je savais qu'il savait que je savais qu'il savait. Il avait senti rien qu'ne touchant le rideau le genre de sorts qui y étaient reliés ainsi que la condition pour passer. Et il était tellement sûr de lui qu'il n'avait pas hésité un millième de seconde avant de le saisir délicatement et fièrement et l'écarter comme on le ferait avec un tissu somme toute normal. Dieu que je pouvais le haïr ! Non je me haïssai qu'il soit la plus grosse faille dans ce système de sécurité élaboré. Si j'avais pu je me serais un instant pris d'élans d'elfe de maison à me fracasser la tête contre n'importe quoi à ma portée tout en pestant contre moi-même à grand fracas. Je sus qu'il avait capté ce que j'avais pensé et je me retins de ne pas soupirer de dépit. Vraiment aucune intimité avec lui.
-Ma vie privée Tom, range tes tentacules de Legilimens, y'a rien à manger pour toi ici, marmonnai-je de fort méchante humeur.
Je vis qu'il retenait à grande peine un sourire qui menaçait d'ourler ses lèvres alors que quelque chose semblait lui interdire de s'y laisser aller. Il observa un instant les petites billes de lumière puis son regard se posa sur moi. J'étais appuyé contre le montant du lit, un genou remonté sur ma poitrine et l'autre jambe étendue. Je triturais ma baguette du bout des doigts en le regardant, interrogateur. Je me redressai légèrement et il leva une main. Il tenait deux exemplaires de livres que je lui avais prêtés. Notre petit rituel continuait. Je hochai la tête en lui désignant la pile de livre d'un mouvement entendu. Il relâcha le pan de rideau sans plus de cérémonie et s'affaira sur mes précieux livres. Et tout ça sans un mot. On faisait fort encore une fois en matière de mutisme gêné ou contrarié. Je l'entendais tourner les pages avec une douceur infinie que je ne lui connaissais bien que sur les livres.
-Tom ? Appelais-je d'une voix qui se fit plus basse que nécessaire.
Je basculai la tête en arrière de dépit et fermai les yeux. Je l'entendis stopper ses mouvements et le matelas de mon lit s'affaissa légèrement lorsqu'il s'assit sur le rebord du lit. Je savais qu'il m'écouterait mais qu'il ne parlerait pas alors je me lançai néanmoins.
-Que sa passe-t-il en ce moment dans ton cerveau complexe qui te pousse à rester muet ?
- Absolument rien. Je n'ai jamais été bavard.
Ça c'était le moins qu'on puisse dire !
-Très bien… Pourquoi as-tu quitté l'infirmerie quand je me suis éveillé ?
-Je suis ton binôme en cours, mon rôle était de veiller à ce que tu te rétablisses. Une fois que tu t'es éveillé, ce n'était plus utile que je reste.
Je soupirai en sentant qu'il tentait de mettre un point final à une conversation qui n'avait même pas encore réellement commencé. Il se leva de mon lit et je me levai à mon tour. Je m'appuyais contre un pilier du lit et le regardai évoluer dans la pièce comme s'il y était seul. L'ignorance était le pire de tous les poisons et ce en bien des aspects. Je sentais mon cœur se déchirer à mesure qu'il passait devant moi sans me voir, laissant à mon attention des effluves entêtante de son odeur unique qui m'enveloppaient doucement. Puis je compris.
-Nathaniel ?
Le mot était sorti sans plus d'explications mais je sus qu'il avait compris. Il s'installa contre sa propre armoire, croisant les bras. Il haussa les épaules, provocateur. Dieu que je pouvais le haïr…
-Qui tu mets dans ton lit ne me regarde en rien.
Et j'aurai adoré qu'il se sente un peu plus concerné par qui passait dans mon lit justement. Je laissais néanmoins un sourire fleurir sur mes lèvres.
-Je ne sais pas quelle vision tu as de moi mais je t'assure que l'inceste ne fais pas partie de mes pratiques favorites, dis-je avec un rire malicieux.
Il me regarda perplexe.
-Tu veux dire que Nathaniel et Callidora vont… ?
-Sortir ensemble, s'aimer, être heureux, se marier, faire des bébés ? Oui c'est exactement ce que je veux dire. Je suis le fruit de tout ça. Ils sont les parents de mon père.
Il laissa échapper un soupir amusé et porta sa main à son front. Je ris de bon cœur tandis qu'il semblait avaler l'information. C'était la seule bonne nouvelle du futur que j'étais capable d'annoncer et je redoutais toutes les autres nouvelles que j'avais en stock. Parce que c'était du lourd. En matière d'infos qui brisent l'ambiance j'avais pas mieux.
Puis soudain je vis Tom revêtir à nouveau son masque sans comprendre par quel cheminement il était passé pour à nouveau tenter de mettre le plus de distance entre lui et moi. Il commença à se diriger vers la salle de bain, sans me prêter plus d'attention. J'étais stupéfait par son brusque revirement de comportement. Il s'était fermé comme une huître sans raison apparente. Puis je compris. Il avait été jaloux et c'était le cœur du problème. Je savais que la jalousie n'était pas preuve d'amour mais au moins de possessivité. Il ne pouvait se permettre de ressentir le moindre attrait pour quiconque, amical ou amoureux.
-Tu fuis, Tom.
-Je ne fuis jamais.
-Tu fuis toujours, tu es mort de peur, ajoutai-je légèrement provocant.
Je voulais crever l'abcès.
-On s'est embrassé Tom, tu ne peux pas faire comme si ça n'avait pas de conséquences ! M'emportai-je.
Je me sentais mal, entre Declan, Tom et les infos à ne pas divulguer j'étais sans cesse tiraillé. Le souvenir du baiser que j'avais gentiment occulté n'était pas vraiment une bonne idée. Je sentis mon ventre faire un looping désagréable alors que mes yeux se posaient sur ses lèvres. Il capta mon regard et je vis le sien s'embraser. De colère ?
-Je ne fais pas comme si, c'était sous le coup de la confusion du moment, de la colère, je ne sais pas moi, dit-il en plantant un regard froid sur moi.
Tellement froid que cela apaisa l'incendie qui s'allumait peu à peu en moi en observant ses cheveux parsemer son visage contrarié et ses lèvres se pincer de concentration. Il était à couper le souffle. Je ratais un battement de cœur et ma colère ne fit qu'augmenter. Il se mura sans un silence qu'il garda des minutes entières. Il était humain puis l'instant d'après c'était un putain de bloc de glace. Chaud, froid, chaud, froid, c'était une méthode de torture efficace.
-Tout à une conséquence ! Tu me parles puis tu m'ignores ! Tu m'emmerdes Riddle ! Et royalement en plus ! Parle-moi merde ! Hurlai-je à bout de nerf.
Mes mèches noires étaient en désordre et je passai une main confuse devant, surpris d'avoir perdu le contrôle à ce point.
-Tu le savais qu'il ne fallait pas approcher de moi. Je ne sais pas comment mais tu le savais. Et tu aurais dû t'écouter, dit-il implacable.
J'étais simplement exaspéré, je pris une inspiration profonde pour me calmer. J'avais eu le droit à pas mal de douche froide avec lui et ce n'était qu'une de plus. C'était fou la capacité humaine à s'habituer à la souffrance. Juste par amour. Juste…
-Qui essayes-tu de protéger Tom. Toi ou moi ?
Il ouvrit la bouche et la ferma. Je lui avais coupé le sifflet et c'était une mince récompense. Il se détourna.
-Regarde-toi, tu fuis encore. Tu as peur. Tu as peur de moi.
-Je ne te crains pas Evans, répliqua-t-il vivement s'approchant de moi, menaçant.
- Pas comme tu l'entends non, ça je n'en doute pas une seule seconde. Ce que tu crains c'est cette relation qui t'échappes. Ce que tu crains c'est les 50% de cette relation que tu ne peux pas contrôler parce qu'ils m'appartiennent. Ce que tu crains c'est moi, MA part dans cette relation.
Il ne répondit rien. Je pouvais voir la colère danser dans ses yeux. Il ne démentit pas et me lança un regard meurtrier. Il s'approcha, me toisa, fouillant dans mon regard à la recherche de la moindre information. Mais j'avais dit ce que je pensais. Sincèrement. C'était à prendre ou à laisser. Il s'écarta, le visage pâle et les yeux confus. Il se dirigea vers la salle de bain et quand la porte claqua je m'autorisai enfin à relâcher le souffle que je ne m'étais pas rendu compte d'avoir retenu.
A suivre…
Voilà c'est la fin du chapitre 20, je pensais même pas en écrire autant à la base alors je suis un peu sur les fesses de poster le 20ème !
Aujourd'hui je vais vous poser une question qui va compter pas mal pour moi. On sait tous que plus de la moitié des personnes sur terre ont un vieux manuscrit dans le placard ou une idée de scénario dans un coin de son esprit. Déjà je veux confirmer cette théorie par simple curiosité ^^
So, first question : Combien d'entre vous ont un manuscrit achevé ou en cours ou encore en pleine maturation dans votre cerveau ?
La seconde question est plus délicate et va appeler à la fois à toute votre subjectivité et également à votre capacité à être objectifs. Le topo : j'ai plusieurs projets de romans en cours, au moins 4 donc 3 sur un monde créé et commun aux trois romans.
So the second question is : pensez-vous que si mon style mature un peu (parce qu'un bouquin, on le sait, ça s'écrit pas en 3 mois surtout pas de la fantasy) je pourrais être publiable ? Que devrais-je améliorer selon vous dans le style pour prétendre écrire un bon roman et le soumettre à des maisons d'éditions ?
Je vous demande ça parce que vous êtes des lecteurs assidus pour la plupart et vous saurez peut-être me donner deux trois pistes de choses à améliorer ^^ Je ne prendrais mal aucune remarque, en sachant bien qu'ici c'est une fanfic donc c'est très différent de l'écriture d'un roman, mais ça donne des bons indicateurs sur mon style d'écriture :D
Voilà voilà, bon j'espère que pour ceux qui sont en vacances ça se passe bien et que vous profitez ! Bon courage à ceux qui bossent !
Sinon je vous dis RDV au prochain chapitre les loulous ! N'hésitez pas à lâcher une petite review (ou une grande hein, tout est permis ici !) !
A tout bientôt j'espère ! :D
Votre dévouée petite Jelyel.
