Bonjour tout le monde

Voici la dernière mise en ligne pour 2010, ensuite je vous quitte pour des vacances qui me laisseront très peu de temps pour écrire. Le prochain chapitre sera donc pour la première ou deuxième semaine de janvier selon le temps dont je disposerai. Je préfère ne pas vous faire de promesses que je ne pourrais pas tenir.

Sur le chapitre précédent, vous avez encore explosé le nomre de reviews. Je ne parle même pas des mises en alertes ou en favoris. Alors merci à toutes, votre soutien est mon petit cadeau de Noël à moi.

Je n'ai malheureusement pas le temps de remercier les non inscrites individuellement alors je vous envoie un gros bisous collectif à toutes.

Bonne lecture et à l'année prochaine

Puce


Chapitre 19 : Te revoir

10 ans plus tard

Edward POV

Dernier jour de studio, je n'en pouvais plus de ces têtes à claque. Sous prétexte, qu'ils faisaient hurler des jeunes files pré pubères à chacune de leurs apparitions, ces gamins nous faisaient caprices sur caprices depuis le début des enregistrements.

Dans cinq ans tout au plus, on n'entendrait plus parler d'eux tandis que les musiciens et les techniciens qui les aidaient, étaient de vrais pros, tous reconnus dans la profession.

J'avais la chance d'avoir gagné leur reconnaissance et leur confiance. Depuis maintenant 7 ans, j'étais auteur compositeur, musicien à mes heures. Quelques unes de mes compositions avaient plutôt bien marché, me mettant pour longtemps à l'abri du besoin et m'assurant une certaine indépendance de choix.

Je pouvais désormais choisir quand et pour qui j'écrivais. Je n'étais plus obligé d'accepter les changements que mes « clients » exigeaient si je ne les considérais pas comme utiles et je pouvais me permettre une certaine exigence envers mes interprètes.

Mon agent avait énormément insisté pour que j'accorde ce titre à ce nouveau groupe en vogue. Je ne travaillais habituellement qu'avec des artistes confirmés. En observant ces mômes derrière la vitre, je comprenais aujourd'hui pourquoi.

« Bon allez, on reprend. Tout le monde est prêt, c'est parti !»

You and I must make a pact, (Toi et moi devons conclure un pacte,)
We must bring salvation back (Nous devons ramener le salut)
Where there is love, (Où il y a de l'amour,)
I'll be there (Je serai là)

I'll reach out my hand to you, (Je te tendrai la main,)
I'll have faith in all you do (J'aurai confiance en tout ce que tu fais)
Just call my name (Appelle juste mon nom)
And I'll be there (Et je serai là)

I'll be there to comfort you,(Je serai là pour te consoler)
Build my world of dreams around you, (Construire mon monde de rêves autour de toi,)
I'm so glad that I found you (Je suis si content de t'avoir trouvée)
I'll be there with a love thats strong (Je serai là avec un amour si fort)

I'll be your strength, (Je serai ta force)
I'll keep holding on (Je tiendrai le coup)
Let me fill your heart with joy and laughter (Laisse moi emplir ton coeur de joie et de rires)
Togetherness, well thats all I'm after (Etre ensemble, c'est tout ce que je recherche)
Whenever you need me, I'll be there (Chaque fois que tu auras besoin de moi, je serais là)

I'll be there to protect you, (Je serais là pour te protéger)
With an unselfish love that respects you (Avec un amour altruiste qui te respecte)
Just call my name (Appelle juste mon nom)
And I'll be there (Et je serai là)

If you should ever find someone new, (Si tu dois un jour trouver quelqu'un d'autre,)
I know he'd better be good to you (Je sais qu'il aura intérêt à être bon pour toi)
Cause if he doesn't, (Parce que s'il ne l'est pas,)
I'll be there (Je serai là)

Don't you know, baby, yeah yeah (Tu ne le sais pas hein Bébé)
I'll be there, I'll be there, (Je serai là, je serai là)
Just call my name, I'll be there (Appelle juste mon nom et je serai là)
(just look over your shoulders, honey - oo) (Regarde juste au dessus de ton épaule chérie)

I'll be there, I'll be there, (Je serai là, je serai là,)
Whenever you need me, I'll be there (Chaque fois que tu auras besoin de moi, je serai là)
Dont you know, baby, yeah yeah (Tu ne le sais pas hein Bébé)
I'll be there, I'll be there, (Je serai là, je serai là)
Just call my name, I'll be there... (Appelle juste mon nom et je serai là)

(N/A : Pardonnez cette hérésie d'attribuer l'excellent « I'll be there » des Jackson 5 à Edward mais c'est pour la bonne cause)

« C'est vraiment donner de la confiture au cochon, murmura l'ingénieur du son à côté de moi.
- C'est gentil Kyle.
-
C'est sincère. Ces gamins n'ont même pas conscience du cadeau que tu leur fais.
- Tu l'as dit, ce sont des gamins. Moi non plus je n'étais pas bien malin à leur âge. »

Ca, pour ne pas être malin… Il m'en avait fallut des années pour me mettre du plomb dans le crane. Des années et des ennuis… Quand j'étais arrivé à New York, j'avais pensé trouver un semblant de stabilité. Retrouver Carlisle, Esmée et Ethan m'avait fait beaucoup de bien. La nouvelle voie dans laquelle je m'engageais me plaisait et pour la première fois, je réussissais dans ce que j'entreprenais.

Puis j'avais fait de mauvaises rencontres, pris des choses que je n'aurais pas dû prendre et qui m'avaient conduit en « désintox ». J'avais surtout mis en danger ceux que j'aimais. Mais ils avaient failli s'en prendre à Bella et là, j'avais enfin réagi, pour la protéger, je n'aurais jamais pu me pardonner s'il lui était arrivé quoi que ce soit.

J'étais allé voir mon père et j'avais tout avoué, la came, les filles que James rendaient « dociles ». Je n'avais heureusement jamais participé mais j'avais fermé ma gueule et c'était bien suffisant. J'avais été blanchi en échange de mon témoignage et d'une obligation de soin. Mais ce poids restait sur mes épaules, en plus du reste.

Il était minuit passé quand je quittais le studio pour rentrer chez moi. Mon appartement était désert, sans vie. Je ne voulais personne dans ma vie en dehors de ma famille.

Debout devant la baie vitrée, je contemplais les lumières de la ville en faisant tourner mon scotch dans mon verre.

Bella… Es-tu l'une de ces petites lumières ? Qu'est devenue ta vie ? Quelqu'un fait-il ton bonheur ? Toutes ces questions revenaient sans cesse dans ma tête pendant ces longues nuits d'insomnies. J'aurais tellement aimé savoir ce qu'elle était devenue, tellement aimé la revoir, une dernière fois.

J'observais les feuilles mortes qui tourbillonnaient dans la rue, mon regard se posant une énième fois sur la seule photo que j'avais d'elle. Elle m'avait dit de ne jamais avoir de regrets, c'était raté…

Ethan POV

Plus qu'une demie heure et je me cassais de là. Je détestais ce job, surtout quand j'étais du matin. Servir du café à des gens en retard et mal réveillés, c'était à la limite du masochisme. Je crois qu'en quatre heures depuis ce matin j'avais à peine eut 3 ou 4 sourires et une petite dizaine de "bonjours" polis sur la centaine de clients que j'avais servis. Joli score !

Par contre je ne comptais plus les engueulades diverses et variées. « Bon jeune homme, il vient ce café !», « j'avais dit serré, c'est de la flotte votre truc !», « le muffin, il faut que j'aille le faire cuire moi-même ? ». Allez encore un, au téléphone, j'adore :

« Bonjour monsieur, bienvenu chez Starbucks, que puis-je pour vous ?
-
Non mais si le contrat Blackbird nous passe sous le nez, tu sais bien qu'on met la clef sous la porte.
-
Monsieur ?
-
Non, non, je lui ai dis de reprendre le point 4, ça ne percute pas assez.
-
Mon-sieur ?
-
Non je te dis !
-
Monsieur, il y a du monde derrière vous, soit vous commandez, soit vous passez votre tour.
-
Vous ne voyez pas que je suis au téléphone ?

Soupir, il reprit sa conversation de plus belle. Je changeais de caisse et faisait signe à la personne derrière lui de me rejoindre. J'avais à peine commencé à la servir que l'autre raccrochait et me tapait un scandale.

« C'est inadmissible, appelez-moi votre responsable!»

Si tu veux mon grand, elle en a vu d'autres. Lilly sortit de la réserve, résignée, me jetant un petit regard compatissant.

« Vous voulez bien me suivre dans mon bureau Monsieur s'il vous plait » le type la suivit en vociférant, la pauvre…

La jeune femme que je venais de servir s'adressa alors à moi :

« Je suis désolée de t'avoir mis dans l'embarras, ce type est incroyable. Compte sur moi pour lui dire le fond de ma pensée quand il reviendra. J'espère que tu n'auras pas d'ennuis à cause de tout ça.
-
Merci mais ne vous en faîtes pas, c'est toujours la même chose. J'ai l'habitude.
-
Ok mais j'attends une amie ici de toutes façons donc en cas de besoin, tu fais signe. Et si tu as envie d'un café pendant une pause, je te l'offre. »

Elle était marrante cette petite brune. Haute comme trois pommes mais j'étais certain que le gars n'en mènerait pas large si elle décidait de s'en mêler. Les vingt minutes qui suivirent passèrent sans anicroche et je m'apprêtais à partir quand Lilly me demanda de servir une dernière cliente.

Une jeune femme légèrement essoufflée se tenait devant moi. Encore une qui allait être pressée, ça tombait bien je l'étais moi aussi.

« Bonjour Madame, bienvenue chez Starbucks, que puis-je pour vous ?
-
Bonjour, je voudrais un Peppermint Mocha Frappuccino s'il vous plait – Et c'était demandé avec le sourire en plus. Je m'exécutais, enfin quelqu'un de charmant.
- Je vous prépare votre commande tout de suite. »

Alors que je m'activais sur la machine pour préparer la boisson, la voix de la demoiselle de tout à l'heure se fit entendre.

« Isabella Marie Swan, tu es en retard ! »

Je stoppais mon geste, Isabella Swan ? Bella Swan ? Impossible, pas dans une si grande ville, pas après tant d'années… Je me retournais doucement en essayant de me donner une contenance et je la regardais attentivement pour la première fois.

Jolie brune, la trentaine, de grands yeux expressifs, mais, difficile de déterminer si c'était elle. Je ne me rappelais pas de son visage, j'étais trop petit. Je connaissais juste ses traits à travers la photo que mon frère avait chez lui. Elle me remercia quand je lui tendis sa boisson et partit rejoindre son amie.

Il était temps pour moi de rentrer chez moi mais je ne pouvais pas en rester là. Je devais en avoir le cœur net. Je passais au vestiaire récupérer mes affaires et retournais en salle. Je me dirigeais vers la table des deux filles.

« Hum, hum – elles levèrent un regard interrogateur vers moi.
- Oui ?
-
Excusez moi, je viens de terminer mon service et finalement, ça me tente bien un café.»

Bella POV

Une matinée d'automne ensoleillée à Central Park, je marchais nonchalamment dans les allées, errant au grès de mes envies. Pour une fois que j'avais un peu de temps à moi, j'avais envie d'en profiter.

Mon I-pod jouait la dernière chanson à la mode : « I'll be there ». J'avais en règle générale une dizaine d'années de retard sur les tendances musicales et je ne suivais pas beaucoup l'actualité dans ce domaine mais j'étais tombée sur ce titre nouvellement sorti et je l'avais bien aimé. J'avais la sensation stupide que cette chanson me parlait. C'était ridicule.

Je repérais un banc libre au soleil et m'y asseyais paresseusement, sortant de mon sac le dernier manuscrit dont je devais faire une critique pour sa sortie le mois suivant.

Je travaillais désormais pour le service littérature de Newsweek. Cela faisait deux ans que j'avais été embauchée et mon travail me passionnait, un peu trop au goût de mon entourage.

Mon téléphone m'arracha à ce moment de quiétude:

" Bella ma chérie, c'est Clara, je te dérange?
-
Du tout ma belle, je suis en pleine séance de bullage au soleil dans Central Park. Que puis-je pour toi?
-
Il faudrait que tu passes à l'école ce soir. J'ai oublié les notes que j'ai prises sur la nouvelle chorégraphie et je voudrais en discuter avec Alvin et toi ce soir. Comme tu passes devant...
-
Pas de problème, j'ai toujours les clefs sur moi de toute façon. On te voit ce soir alors?
-
Oui, je passerai vers 19h00.
-
Ca marche, à ce soir.
-
Bisous et merci!"

Clara avait quitté la compagnie de Sylvia Guillaume, il y a maintenant sept ans pour monter sa propre école. A l'époque, je l'avais un peu aidée pour la paperasse et l'un dans l'autre, nous étions devenues de vraies amies. Sylvia passait nous voir systématiquement chaque fois qu'elle était de passage à New York et j'avais donc pu rester ainsi dans le monde de la danse, en coulisse, côtoyant des danseurs extraordinaires.

Deux ans après l'arrivée de Clara dans la grosse pomme, elle m'avait présenté un jeune chorégraphe en devenir, Alvin Alley (N/A : Un petit hommage à un grand chorégraphe américain). Six mois plus tard, il partageait ma vie et nous étions toujours heureux depuis.

Je réalisais subitement qu'il était 10h passée. Merde Alice, elle allait me tuer. Je me levais rapidement et me hâtais vers la sortie du parc qui donnait sur le Starbucks où nous avions rendez vous.

J'y rentrais et ne vis pas mon amie. Un coup de bol ? Je m'avançais vers le comptoir pour passer ma commande lorsque j'entendis sa voix :

« Isabella Marie Swan, tu es en retard ! - Je souriais, raté…
- D'à peine 10 minutes Alice …
-
Tu sais que j'ai horreur de ça, Bella »

Je pris ma boisson et la suivis jusqu'à sa table. Nous commençâmes à discuter tranquillement quand un raclement de gorge nous interrompit. Je levais la tête avec curiosité quand je reconnus le jeune homme qui m'avait servi ma boisson :

« Excusez moi, je viens de terminer mon service et finalement, ça me tente bien un café. – Le visage d'Alice s'éclaira de compréhension.
- Bien sûr, assieds toi et commande ce que tu veux. Je m'appelle Alice et voici mon amie Bella.
-
Enchanté, je m'appelle Ethan. – Je ne pus m'empêcher de sourire, voilà bien longtemps que je n'avais plus entendu ce prénom. La dernière fois remontait à plus de 10 ans. Qu'était donc devenu le petit Ethan ? Sûrement un grand et beau jeune homme comme celui assis en face de moi.
- Bella ? On t'a perdue ?
-
Non, non désolée. Je repensais juste à un petit garçon que j'ai connu il y a longtemps. Il doit avoir ton âge aujourd'hui. – Le garçon rougit et Alice fronça les sourcils.
- Bon accouche, on t'écoute.
-
Qu… quoi ?6 Alice ! Ca ne va pas, qu'est ce qui te prend tout à coup ?
-
Il me prend qu'un gamin de 17 ans ne vient pas boire un café avec deux vieilles comme nous sans raison alors vas-y Ethan, on t'écoute. »

Il bafouilla un truc du style « suis pas un gamin » puis sembla prendre sa respiration avant de planter ses yeux dans les miens :

« Voilà, j'ai entendu Alice vous appeler par votre nom complet tout à l'heure et il se peut que je sois le petit garçon dont vous parliez à l'instant. Je m'appelle Ethan Cullen »

Ses yeux étaient plein d'espoir et ma seule réponse fut « Oh…»


Voilà, il me reste à vous souhaiter de très bonnes vacances. Profitez bien des fêtes de fin d'année, faites vous gâter, mangez du chocolat et revenez moi en forme en 2011 pour la suite des aventures de nos deux amoureux

Très gros bisous à toutes

Puce