Remarque: Je ne possède pas Dragon Ball Z, Akira Toriyama si. Je ne possède pas cette histoire, je l'adapte juste en français. Pour voir l'original à Possession par Android18

Chapitre 21: Le coup final.

Ce n'était pas du tout ce à quoi elle pensait. Ce n'était pas du tout de l'amitié, et ce n'était certainement pas quelque chose comme de l'amour. Ce n'était pas ce qu'elle cherchait. Ce n'était même pas ce dont elle avait besoin, du moins, plus maintenant.

Ce n'était que des lignes sur un échiquier. Certaines pièces ce déplaçaient en diagonale, d'autres avançaient mais ne pouvais pas revenir en arrière. Pourtant, elles arrivaient à jouer ensemble.

Comment c'était elle retrouvée en échec ? Comment avait-elle pu finir en simple pion ?

« Bulma. »

Levant les yeux, la jeune femme contempla son père, il nettoyait ses lunettes sur sa chemise, comme à son habitude. Il les remit sur son nez et cligna des yeux. Il caressa la tête du chat perpétuellement pendu à son épaule en souriant.

Il regarda les pièces, puis prononça les trois mots qu'elle ne voulait surtout pas entendre. C'est trois mots nécessaires.

« C'est ton tour. »

Le temps emporte tout, les souvenirs, les parfums, les sentiments, les pensées. Depuis combien de temps jouait-elle avec son père ? Comment était-elle passée du point A au point B ? D'ailleurs, où ce trouvait le point A ?

Et comment c'était-elle retrouvée dans la cuisine ? Cette pièce jadis occupée par un sentiment de peur ? Elle ne pouvait pas vraiment y être. Cela semblait bien lointain.

Mais ce n'était pas ci loin. Mais le temps emporte tout.

Avait-elle été emportée, elle aussi ? Elle ne se sentait pas réellement existée. Comme si, en quelque sorte, ses mouvements n'étaient pas les siens.

Faux, ils n'avaient jamais autant parus être les siens.

Oui, tout était à elle. Tout était lié. Le sol sur lequel s'appuyaient ses pieds lui parut trembler à ce sentiment. Il était en quelque sorte, lui aussi lié à elle. Se nourrissant de ses pas, de son énergie. L'énergie de la Terre, des étoiles. Tout était connecté, en ce moment. Même dans son sommeil, elle nourrissait l'obscurité de sa lumière.

Mais Bulma était celle qui n'avait pas besoin des ténèbres pour briller.

Ce devait être un étrange spectacle à voir, cette femme aux cheveux bleus, dans sa chemise de nuit en soie, brillant à la lueur des étoiles. Les ombres flottant sur sa peau comme des feuilles s'agitant doucement sous le chant du vent. Pourtant, sa peau n'a jamais semblée si lisse, ses traits si doux.

« Toujours à te cacher dans un coin, Végéta ? »

L'homme en question garda, en silence, ses yeux sur sa silhouette. Sur cette femme, debout dans la cuisine. Un seul mouvement et il quitterait l'obscurité, il entrerait dans la lumière. Projetant son ombre sur cette femme comme un démon sur une âme convoitée. Sur cette femme qui attend d'être possédée.

« Je n'ai aucun besoin de me cacher. »

« Alors pourquoi es-tu là ? Tu n'arrive pas à dormir ? »

« Je peux très bien dormir. »

La femme leva lentement la tête, ses yeux plongeant dans ceux de son ennemi.

« Je croyais. » Murmura-t-elle en capturant son regard.

« De toute évidence, tu crois mal. » fut sa réponse, sévère.

« Ce n'est peut être pas ce qu'il parait. » dit à voix basse la jeune femme. Son regard tourné vers la fenêtre. Elle entra dans la lumière de la lune, ses yeux devinrent limpides. « Rien ne l'est jamais, n'est-ce pas ? »

Végéta déglutit doucement, incertain de ce qui ce passait. Même s'il ne ressentait aucune menace.

Elle continua, de sa voix douce et claire. « Peut être que… »

« Ca vaux mieux comme ça ? » termina-t-il à sa place. « C'Est-ce que tu pense ? Que cela vaux mieux comme ça ? »

« Qu'essayes-tu de me dire ? » demanda-t-elle en inclinant légèrement la tête, de façon curieuse.

« Tu penses que c'est-ce que je voulais ? » demanda Végéta, incrédule. Ses poings se serrant.

« Non, je ne pense pas que ce soit ce que tu voulais. » Bulma avança d'un mouvement lent et régulier, jusqu'à ce retrouver en face de son possesseur. « Que sais-tu de la honte ? »

« Plus que tu ne pourrais l'imaginer. » S'assombrit Végéta, l'avertissent de faire marche arrière. « Ne pense même pas que tu commence à me comprendre. » Il cracha ces mots comme si rien que d'évoquer cette idée le rendait malade. Peut être était-ce effectivement le cas.

« Tu te rachèteras ? »

Végéta regarda la jeune femme devant lui. Que faisait-elle ? Où pensait-elle que cela la conduirait ?

« J'ai fais des choses que tu ne pourrais même pas imaginer, même dans ton état dépressif, privée de sommeil. » Végéta s'avança assez pour qu'elle sente son souffle chaud sur ses lèvres. « Il n'y a pas de rédemption pour moi, Bulma. »

« Donc que pourrais-je bien vouloir de toi ? » L'interrogea-t-elle d'une voix étrangement calme, même si elle était bouleversée par sa proximité. « Qu'est-ce que je pourrait vouloir au point de continuer ce jeu malade avec un Saïyen pathétique qui n'a rien de mieux à faire que de s'en prendre à une femme ? »

« Et que conclue-tu ? »

« Quelque chose à changé en toi, Végéta. Je le vois, Yamcha le voit, mon père le voit, et je sais que tu le vois. Veux-tu quelque chose de moi ? »

Végéta ce dit qu'il devrait peut être oser. Oser être audacieux, oser être vulnérable, oser être… honnête.

« Oui. » lui répondit-il.

« Quoi ? »

Les yeux de Végéta fouillèrent son visage, à la recherche d'une réponse. Il se retrouva complètement perdu. « Je ne sais pas. »

Laissant un soupir frustré s'échapper, les yeux de Bulma se rétrécirent. Saisissant une de ses mains, elle la plaça sur son visage, son cou, puis lentement, vers sa poitrine.

Le souffle de Végéta devint plus profond, celui de Bulma resta impassible.

« Je ne ressens rien. » murmura-t-elle. « Je ne me sens plus trembler ni frissonner à ton toucher. Je ne ressens même pas la peur. »

« Tu es une femme forte. »

« Tu as rencontré plus fort. »

« La plupart des femmes insistaient pour m'aimer, pensant que cela guérirais qui j'étais, en quelque sorte. Elles me laissaient les posséder. Elles pensaient que l'amour me ferait sentir libre. »

« Naïves. »

« Oui. »

« Et alors, tu attends de moi que je te laisse me posséder ? »

« Plus maintenant. »

« Pourquoi ? »

« Je veux quelque chose de plus. »

« Plus qu'une possession ? »

« Tu vas rire de moi ? »

« Non. »

« Te moquer de moi ? »

« Non. »

Végéta passa devant elle, s'arrêta devant l'évier, puis, comme s'il avait changer d'avis, se retourna vers elle. Elle ne se retournerait pas pour lui faire face, cependant.

« C'Est-ce que tu voulais dire ? Tu ne ressens plus rien envers moi ? Tu n'as plus peur de moi ? »

« Non, Oui. Peut être, je ne sais pas. »

« Tu vas te retourner ? »

Végéta fit la grimace en entendant tant de… fragilité dans sa voix. « S'il te plait. »

Bulma se retrouva comme congelée, à regarder ce coin vide en face d'elle. Sa silhouette toujours illuminée par le clair de Lune.

« Tu m'as dis… tu as dis… que si j'avais… le cœur brisé… tu rirais. » Réussi à formuler Végéta, un peux plus furieux qu'il ne l'aurait souhaité. « Pour l'amour de Dieu, Bulma ! Regarde-moi en face ! »

Bulma se retourna, son regard glacial le transperça. « Est-ce tout ce qui t'inquiète ? Que je me moque de toi ? Tu as le cœur brisé, Végéta ? Parce que je ne vois rien de brisé dans cette cuisine. »

« Il ne peut pas être brisé, » murmura Végéta, plus pour lui-même. « Je ne peux pas aimer. »

« Précisément. » commença Bulma. « Ce n'est qu'un jeu, Végéta. N'oublies pas que, ce n'est qu'un jeu. L'amour, l'espoir, la vie. Ce n'est qu'un jeu. Avec toi, je n'obtiens rien d'autre. Je suis devenue plus forte maintenant. J'ai appris à ne pas avoir peur de toi. Mais vu ce qu'il en est, je ne peux plus rien gagner de toi maintenant. Alors pourquoi devrais-je continuer à jouer ? »

« Si tu arrêtes maintenant, je gagne. » gronda Végéta.

« Gagner quoi ? » Bulma éleva la voix, « Je ne fais plus partie de ton jeu malade de possession. Je ne suis plus disponible pour être posséder. Tu es seul face à ton échiquier vide, Végéta. Et c'est ainsi que tu passeras le reste de ta vie, seul. » Sa voix redevint basse, « Tu es pathétique et désespéré de continuer. »

Bulma commença à monté l'escalier. « Je laisse tomber ce jeu, et toi, et tout ce que je pensais savoir. J'ai peut être été privé de sommeil mais je peux toujours décidé de ce qui je dois faire ou non. En fait, je pense qu'une fois que j'aurais quitté cette pièce, et par la même occasion toi et ton jeu, j'arriverais à dormir. » Elle fut surprise, mais surtout découragée, qu'il n'essaye pas de la retenir.

« Tu pourrais faire pareil. » furent ses derniers mots, le laissant seul dans l'obscurité. Il pouvait sentir l'électricité dans l'air, une tempête se préparait. Des nuages noirs couvraient maintenant la Lune, laissant le Saïyen sans lumière.

Bulma se glissa sous ses draps, elle se sentait, puissante. Cependant, une fois sa peau en contact avec le froid des draps, une vague d'émotion l'assaillie, et elle se noya une fois de plus.

Ses mains coururent sur les draps, ses doigts la faisaient souffrir, comme toutes les autres parties de son corps. Son souffle devint intense, et vague après vague, elle se senti couler.

Rapidement, elle se leva et ouvrit le balcon. La foudre tomba à proximité, et l'eau dévala son corps. Elle était tellement déboussolée qu'elle ne le remarqua même pas. Pas plus qu'elle ne remarqua les larmes qui inondèrent ses joues.

« Tu te noies. »

Bulma se retourna, surprise par sa voix. « Que fais-tu là ? » demanda-t-elle, libérant toutes ses émotions dans sa voix.

« Je veux arrêté de jouer. »

« Je ne te crois pas ! »

« Et pourquoi devrais-je me préoccuper de ce que tu crois ? »

« Parce que tu veux quelque chose de moi ! »

« Et qu'est-ce que je veux ? »

« Je ne sais pas, mais tu ne l'aura jamais ! »

Végéta resta silencieux, Bulma poursuivit. « Prouve le moi, Végéta. Prouve-moi que tu peux me donner ce qu'aucun autre homme ne peut me donner. Serais-tu capable de m'aimer ? »

« Je ne sais pas si je suis capable de t'aimer, Bulma. Je ne sais pas si je peux te donner ce que tu veux… »

« Alors, qu'est-ce que tu peux me donner ? »

« La dévotion. »

Bulma sentit son cœur battre plus fort. Le temps s'arrêta. Était-il sérieux ?

« Je peux me consacrer à toi, Bulma. Peut être que ce n'est pas beaucoup, mais c'est tout ce que je peux t'offrir. »

Elle ne pouvait pas croire à la vulnérabilité qu'elle lisait dans ses yeux. Et pourtant, ses yeux ne mentaient jamais.

« Je ne pourrais jamais me racheter, Bulma. » parla-t-il à nouveau, essayant de trouver les mots justes.

« Donc tu n'essayes même pas… »

« Tu m'as mal compris ! »

« Comment diable puis-je toujours mal te comprendre ? Peut être que tu devrais être plus clair ! » Cracha Bulma.

« Je ne pourrais jamais me racheter, mais je veux essayer d'être meilleur. Quel que soit ce meilleur. »

Bulma se tue. Ses yeux cherchant toujours une réponse.

« Tu vas tomber malade. »

« Peut importe… »

« Rentrons. »

« Très bien. »

Ce n'est que lorsque les pieds de Bulma touchèrent le parquet chaud qu'elle se rendit compte à quel point elle avait froid. Elle commença à grelotter de façon incontrôlable.

« Je vais chercher une serviette. » marmonna Végéta, entrant dans la salle de bain.

« Merci. » fit Bulma, tachant de comprendre ce qui se passait.

« Tiens, » Végéta brandit la serviette. Comme elle ne la prenait pas, il lâcha d'un ton sec. « Tu devrais enlever tes vêtements. »

« Pourquoi es-tu si différents ? »

« Je ne comprends pas ta question. »

« Pourquoi est-ce que tu t'occupe de moi ? »

« Parce que je veux quelque chose de toi ? »

« Mais quoi ? »

« Je ne sais pas, » hésita Végéta, « mais je veux être ouvert… non… je veux… je veux que tu… je veux être vulnérable avec toi. » laissant échappé un soupir de frustration il poursuivit, « Oui, je sens que je peux être près de toi. Je ne suis pas sur de ce que je veux. Mais j'ai trouvé utile d'abandonner le jeu… de renoncer à mon besoin de te posséder. »

« Végéta, je ne peux pas te sauver. » Bulma secoua la tête lentement, comme si elle apprenait une tragique nouvelle à un ami très cher.

« Non tu ne peux pas. Je te l'ai dis, je suis sans rédemption. » Végéta se leva pour lui faire face. « Mais tu le reconnais, ce qui, me fais penser que tu pourrais m'aider à comprendre ça… ce que… cette chose que je veux de toi. »

Bulma leva sa main, hésita quelque seconde, puis la plaça délicatement sur le visage du Saïyen.

Il ne bougea pas, la regardant juste, curieux de son prochain geste.

« Je ressens, quand je suis avec toi. » déclara-t-il, hypnotisé par ses yeux purs.

« Mais est-il possible pour moi de faire naître des sentiments positifs en toi ? »

Végéta resta silencieux.

« Je suis si fatiguée… »

« Je te laisserais tranquille demain matin, pour que tu puisse te changer les idées. Pour le moment, laisse-moi rester avec toi. »

« D'accord. »

« Tu devrais enlever tes vêtements mouillés. »

« Tourne toi, je vais me changer. »

Végéta fit ce qu'elle lui dit. Ils avaient peur de leur décision. Bulma avait au moins la certitude que demain, elle aurait l'esprit tranquille. Végéta lui, s'angoissait de se demander ce qu'il ferait si elle changeait d'avis… et ce qu'il ferait si elle ne changeait pas d'avis ?

Après avoir enfilé des vêtements secs, tous deux se glissèrent sous la couvertures, ne sachant pas se qu'apporterai le matin. Laissant lentement emporter leurs soucis, leurs angoisses, ils saisirent se que signifiait tout cela. Ce que signifiait l'abandon de leur jeu maintenant. Ce qui voudrait dire que la matinée serait silencieuse.

Le temps emporte tout, les souvenirs, les parfums, les sentiments, les pensées. Depuis combien de temps étaient-ils dans cette chambre froide, luttant pour garder l'autre. Comment étaient-ils passés du point A au point B ? D'ailleurs, où ce trouvait le point A ?

Et comment relier le fait qu'ils soient maintenant dans les bras l'un de l'autre ?

« Bulma, » murmura Végéta, légèrement maladroit de sentir la tête de la jeune femme sur son torse musclé. « Es-tu toujours entrain de te noyer ? »

Bulma répondit par un marmonnement ensommeillé, « Je m'accroche à ta rive. »

Et dans un bonheur paisible, inconscient, tous deux dérivèrent vers le sommeil. Tous deux commençaient à être emportés vers l'avenir.

Le temps emporte tout.

FIN

Note de l'auteur: Et voilà, le dernier chapitre posté, Possession prend fin ici, mais libre à vous d'imaginer, et pourquoi pas d'écrire, la suite de cette histoire. J'ai eu beaucoup de plaisir à la lire et encore plus à la traduire, un grand merci à Android18 pour cette fanfiction originale et prenante. Merci à tous mes lecteurs de m'avoir lue et d'avoir laissé une petite review, c'était ma première traduction et vos commentaires m'ont beaucoup encouragé. Je vais me lancer dans une nouvelle traduction, je vous invite donc à visiter mon profil si cela vous intéresse.

Affectueusement, AudeTK