Chapitre 20

Monsieur Zabini? Monsieur Malfoy? Mais que se passe -t-il ici? Dit McGonagall totalement perdue.

[PDV Hermione]

McGonagall regardait tour à tour Blaise et Malfoy. Elle se demandait surement pourquoi Blaise tenait ''en joue '' Malfoy. Il fallait tout lui expliquer.

Professeur. C'est Malfoy qui a empoisonné Tonks avec cette potion .

QUOI ? Monsieur Malfoy ?

Malfoy tourna finalement son regard sur la directrice. Il était différent, il n'arborait pas son habituel air de supériorité. Il n'avait pas un regard de dégout, ou de colère.

Est-ce vrai Monsieur Malfoy ?

Oui professeur.

Il baissa son regard, et scruta le sol. Il avait l'air de regretter. Mais ce n'était surement qu'un rôle le connaissant. Jamais il ne pourrait regretter quelque chose. Ce n'était pas dans sa nature.

Le professeur McGonagall ne répondait rien, elle se contentait de le fixer.

C'était votre mission ?

Oui professeur.

Elle est accomplie ?

Non.

Qu'est-ce que vous devait faire d'autre ?

Tuer, les Weasley, et Granger.

Je lui jetais un regard noir, savoir qu'il devait tuer ma meilleure amie et moi, me révoltait. J'avais envie de l'étriper. J'espérais être là quand il recevra le baiser du détraqueur, qui achèvera sa misérable vie de fouine .

Monsieur Malfoy, je … ne sais pas quoi dire. Vous me décevez. J'aurais cru que vous auriez suivi l'exemple de votre ami. Mais non. Je m'étais trompé. Le professeur Dumbledore c'était également trompé.

Je …. voudrais rejoindre l'Ordre. J'y ai longuement réfléchis, je ne peux pas tuer.

Je suis désolée Monsieur. Mais votre acte, doit être puni. Et je dois avertir les aurors.

Mais, je faisais ça pour sauver ma mère. Je ne voulais pas que ces détraqués lui fassent du mal, comme celle de Blaise.

Mais Monsieur Malfoy. Votre mère est dans l'Ordre depuis presque deux ans maintenant.

Cette phrase jeta un silence de mort dans le Hall. On entendait juste quelques échos de la musique de la Grande Salle. Blaise regardait le professeur de métamorphoses comme si elle était un monstre. Quant à lui, Malfoy, semblait regarder dans le vide. J'étais également surprise, qu'une Malfoy fasse partie de l'Ordre. Ça semblait impossible quand on connaissait le père et le fils.

Com...ent.? C'est impossible.

Pourtant c'est la vérité. Je me demande d'ailleurs pourquoi elle ne vous a pas mis au courant? Je vais demander à ce que l'on nous l'amène pour demain. Elle restera surement là jusqu'au fête de fin d'année.

Un sourire apparut sur le visage du Serpents, mais il disparut bien vite.

Mais, ça n'a plus d'importance, je suppose que demain, je serais déjà dans une des cellules d'Azkaban.

Si vous voulez vraiment rejoindre l'Ordre Monsieur Malfoy, on trouvera un compromis.

Je jetais un regard à notre directrice .Mais elle était folle ? Il mentait, j'en étais sure. Il ne pouvait avoir envie de rejoindre le côté du bien. Vu tout ce qu'il a fait depuis qu'il est à Poudlard. Elle devait surement avoir abusé du Whisky pur feu. Même si j'en doutais grandement. Ou peut être que quelqu'un lui avait fait ingérer une potion, ou je ne sais quoi.

Messieurs Malfoy et Zabini, il y a une ancienne pièce au sixième étage. Vous connaissez surement son existence : La salle sur demande. Vous avez jusqu'à la fin de la soirée, pour récupérer toutes vos affaires et établir vos quartiers là-bas. Ça deviendra trop dangereux pour vous dans votre salle commune. Certains de vos camarades Monsieur Malfoy, sont au courant de votre mission, et dès qu'ils apprendront que le professeur Tonks revient à la vie, ils vont savoir que vous y êtes pour quelque chose.

Bien professeur.

Quant à vous Miss Granger, pas à un mot à Monsieur Potter pour le moment .

Pourquoi ?

Parce qu'il tuerait Monsieur Malfoy, et on en a besoin.

Je jetais un regard noir à Malfoy. Besoin de lui ? Elle me faisait rire. On en aurait besoin pour quoi ?

Si vous le dites professeur.

Bien. Monsieur Malfoy. Demain, quand votre mère sera là, vous aurez le droit au même test que Monsieur Zabini. Le test du véritasérum. Et même si vous êtes accepté au sein de l'Ordre, ça ne sera pas facile. Vous vous en doutez ?

Oui, professeur.

Bien. Messieurs allez cherchez vos affaires.

La directrice passa à côté de moi, et retourna dans la Grande Salle, me laissant avec Blaise et Malfoy. Je regardais Malfoy, celui me fixait également. Je m'approchais de lui.

Saches Malfoy, que je trouverais ce que tu caches. Je découvrirais ce que tu trafiques.

De quoi tu parles Granger ? Dit-il en fronçant les sourcils.

C'est encore une de tes missions. J'en mettrais ma main à couper. Tu mens. Tu ne voudrais jamais rejoindre l'Ordre. Tu joues un rôle, c'est obligé. On le découvrira demain.

Tu seras déçue Granger.

C'est ce qu'on verra. Bonne nuit Blaise.

Merci, à toi aussi.

Je me retournais, et gravis les escaliers qui menaient au septième étage.

[ PDV Blaise]

Je marchais dans les sous-sols, pour rejoindre ma salle commune. Drago était à mes côtes, il ne parlait pas. Ce qui était étrange chez lui. Il parlait toujours, que ce soit pour critiquer, ou juste comme ça. Il devait songer à son entretien de demain. J'étais comme Hermione, je doutais de lui. Il nous avait prouvé qu'on avait de quoi douter de lui. De toute façon, on connaîtra la vérité demain.

Je prononçais le mot de passe, et on entra dans notre salle commune. J'entrai dans ma chambre, tandis que Drago entrait dans la sienne. Je pris tous mes habits, mes affaires de cours. Ça allait me faire bizarre. Dormir autre part que dans ma chambre. J'avais dormi ici pendant 6 ans. Je sortis, en regardant ma chambre. Je sortis au même moment que Drago. On échangeait toujours aucun mot. Et c'était peut être mieux ainsi.

On arriva enfin devant la Salle sur demande. Drago passa devant plusieurs fois, puis la porte apparut. Comment avait-il imaginé nos chambres ? Je redoutais le pire...

Il entra le premier. La pièce était plutôt lumineuse. Une grande cheminée était contre le mur, entourée de plusieurs fauteuils, ainsi qu'un canapé vert. Il y avait également deux bureaux, une petite bibliothèque. Puis deux portes. Il se dirigea immédiatement vers celle de gauche, me laissant supposer que ma chambre était celle de droite. J'avais raison. Ma chambre ressemblait beaucoup à mon ancienne. Il y avait les mêmes meubles. Tout était à l'identique. Même la salle de bain.

[PDV Drago]

J'étais parti immédiatement me coucher. Je n'avais pas envie de discuter avec Blaise. J'avais trop de choses à me reprocher pour le moment. D'ailleurs c'était le première fois, que je me sentais autant coupable, que je ressentais du remords. C'était la première fois. L'année dernière, quand je devais tuer Dumbledore et faire entrer les mangemorts, je n'avais pas ressentis autant de culpabilité. Mais là, pour moi c'était différent. Je m'étais fais prendre, j'avais failli tuer pour rien. Ma mère était saine et sauve. Elle faisait partie de l'Ordre. Je n'avais pas cru McGonagall au début. Mais je m'étais rappelé que ma mère s'absentait souvent avec Rogue. C'était surement pour des réunions. Je lui avait demandé, bien entendu, je suis très …. curieux. Et elle me répondait tout le temps qu'elle partait en mission. Mais une fois j'avais demandé mon père, et là j'avais eu des doutes. Il m'avait répondu que ma mère ne partait jamais en mission. Elle n'était pas assez douée en magie noire d'après le maître. Et donc, depuis le temps, je croyais qu'elle avait une liaison avec Rogue, ce qui me donnait de vomir, à chaque fois que j'y pensais. Mais tout s'éclairait maintenant. Elle faisait de l'Ordre. D'un côté, je préférais cette idée.

Le réveil sonna. Il était 7h45. J'avais peu dormi. J'avais stressé toute la nuit, à propos de cet ''interrogatoire''. Et s'ils m'interrogeaient sur l'année dernière ? Pouvait-il quand même m'enfermer pour ça ? J'avais fait plusieurs cauchemars, dans un, je me voyais recevoir le baiser du détraqueur. C'était atroce.

Je me levais difficilement, puis allai dans la salle de bain. Un bon bain chaud me ferait du bien.

[ PDV Blaise]

J'étais levé depuis 7h. Je prenais mon petit déjeuner dans le salon, devant la cheminée. J'étais perdu dans la contemplation des flemmes quand un hibou frappa à la fenêtre avec son bec. Je n'avais vraiment pas envie de bouger. Mais ce fichu volatile, frappait de plus en plus fort.

La lettre portait le sceau de l'école, et était adressée à Drago. Je mourrais d'envie de la lire, mais je ne devais pas le faire. Ça me regardait pas. Je posais la lettre sur la table, puis retourna m'asseoir sur mon fauteuil, pour boire mon café, tout en admirant les flemmes chauffant la pièce.

Quelques minutes, j'entendis une porte s'ouvrir. Drago. Je ne me retournais pas. On ne se parla pas. Rien, aucun échange verbal, aucun bonjour.

Dobby?

Oui Monsieur Malfoy?

Pourrais-tu m'apporter mon petit-déjeuner ici?

Bien sûr Monsieur Malfoy.

Un autre petit ''Plop'', et Dobby disparu,t pour réapparaître 5 secondes plus tard. Drago s'installa sur un des fauteuils face à moi, et commença à déguster son premier repas de la journée.

Il y a une lettre pour toi.

Il releva la tête, et me lança un regard interrogateur. Je lui montrai l'autre table avec ma tête, et il me sourit. Nos rapports avaient changés, avant on ne pouvait passer 5 minutes sans parler de tout et de rien. Maintenant, on ne s'adressait même plus la parole, juste en cas de nécessité. Tout avait changé, pas seulement nos rapports. Moi, lui. On était plus comme avant. On avait muri. L'année dernière on faisait encore des conneries. Maintenant non. On était plus aussi proche, et je devais avouer que ça me manquait. Peut être qu'avec ce qu'il allait se passer tout à l'heure, ça allait s'améliorer. Ou peut être empirer. Que se passerait-il s'ils jugeaient qu'il aille à Azkaban ? J'étais partagé, d'un coté je lui en voulais, il aurait du faire comme moi, au lieu d'écouter cet être infâme qui se dit son maître. Mais d'un autre côté, je le comprenais, et je ne pouvais lui en vouloir.

McGonagall me demande de te dire, que tu dois venir à 16 heures pour mon interrogatoire.

D'accord.

Puis la pièce replongea dans le silence, on entendait juste les flemmes crépiter.

[ PDV Drago]

Je mangeais, mais sans faim. Je me forçais plus qu'autre chose. Je ne montrai peut être rien à l'extérieur, mais j'étais mort de trouille. J'avais peur de me faire emprisonner, et mourir dans peu de temps, quand je serais majeur.

Je finissais d'engloutir mon repas, toujours dans le silence. Tout avait changé. Blaise, Moi. J'allais peut être entrer dans l'Ordre. On m'aurait dit ça l'année dernière, j'aurais surement expédié la personne en allée simple à Sainte-Mangouste. Mais maintenant, ça me semblait être ma seule solution. Pour éviter la mort. Je n'avais que ça à faire, tenter ma chance du côté du bien. Avec ma mère.

Je tournais en rond, depuis une bonne demie-heure. J'étais impatient,content, stressé. Une multitude de sentiments se bataillaient dans mon esprit. Content, parce que dans à peine 35 minutes, j'allais revoir ma mère. Mais ce véritasérum me stressait. Je n'allais plus être maître de moi même pendant quelques minutes, je répondrais sans avoir réfléchi. Mais pour eux, c'était le but. Connaître mes intentions. Mais dans ce cas, je n'avais rien à craindre, non ? Je me faisais douter. Ça ne m'allais pas le stress. Ça me faisait trop réfléchir.

Blaise venait de quitter la Salle sur Demande. Surement pour rejoindre ses nouveaux AMIS, ces bouffondors. Qui allaient être surement présents lors de mon ''entretien''. Oui, j'étais jaloux de ces nouvelles amitiés. Elles m'avaient enlevé Blaise. J'y étais en parti pour quelque chose également. Mais bon. Il me manquait. Toutes ces journées à discuter me manquaient. Mais si je pouvais entrer dans l'Ordre, tout reviendrait comme avant. Et ça, ça me redonnait espoir.

10heures.

J'étais devant la porte du bureau de la directrice depuis 15 minutes. Je faisais des allées et venues dans le couloir, alertant la curiosité de certains fantômes. Blaise et Granger, venaient d'arriver. Ils s'entendaient très bien ces deux-là. Si je n'avais pas demandé à Granger, je serais toujours persuadé qu'ils sortaient ensemble. Mais apparemment non. A ma plus grande surprise, Potter et la Weaslette n'était pas là. N'étaient-ils toujours pas au courant ? Ça m'étonnerait, Potter était un membre important de l'Ordre.

La porte s'ouvrit, mon coeur rata un battement. Le stress qui je commençais à évacuer, refit surface d'un coup, me tordant les entrailles. Mon coeur battait fort, vite. McGonagall nous fit signe d'entrer. Je laissais passer Blaise et la lionne, puis fermai la marche. Ma mère n'était pas dans la pièce, était-ce un mensonge ? Ma mère était-elle morte ?

Professeur...

Oui , je sais Monsieur Malfoy. Votre mère n'est pas là. Je lui ai demandé d'aller dans une autre pièce.

Je regardais la seule pièce qui se trouvait dans la pièce. Où menait cette porte ? J'avais une folle envie de me lever et de le découvrir.

C'est là qu'aura lieu votre ''interrogatoire''. D'ailleurs, nous allons être en retard.

Elle se leva, et nous invita à la suivre. Je jetais un coup d'oeil à ma collègue et Blaise. Lui, semblait un peu inquiet, ce qui me réchauffa le coeur. Mais elle, elle me jeta un regard froid. Je pouvais le sentir, elle espérait du plus profond de son être, que je loupe mon test, et que je me fasse emprisonner. J'imaginais la tête de Granger, s'il s'avérait que je ne mentais pas, et que l'Ordre m'accepte. C'était assez comique, je devais dire.

On entra dans une pièce un peu plus petite. Avec un seul, siège au milieu. Je supposais qu'il m'était destiné. Bizarrement, il n'y avait pas d'autre personne. C'était étrange. Je m'attendais à ce qu'il y est Potter, et d'autres membres importants. Je regardais McGonagall avec un air d'incompréhension, mêlé au stress.

Monsieur Malfoy, veuillez- vous asseoir ici. Le professeur Rogue ne tardera pas à arriver avec la potion.

Je m'installai, méfiant. McGonagall ne cessait de faire des allées et retour entre cette salle et son bureau. Blaise regardait par la fenêtre, et Granger, me lancé quelques regards. Surement méchants, sadiques ...etc...

Puis on entendit enfin une porte.

Ahhh Severus, on vous attendait.

Désolé Minerva, c'est de notre faute. Je ne voulais pas la laisser.

Mais c'était qui? Je n'avais pas reconnu cette voix, pas immédiatement. Mais elle me disait quelque chose. Je l'avais déjà entendue quelque part. Ahhh mais Oui . Le professeur et auror Rémus Lupin. D'ailleurs, si je ne m'abuse, il était également, le mari de Tonks. C'était mauvais pour moi ça.

Allez, entrez.

J'entendis quelques pas, puis je vis clairement Lupin, mais il n'était pas seul. Il était accompagné de l'Elu, qui me jetaient des regards noirs, que je renvoyaient avec joie. Maintenant j'imaginais aussi Potter, quand je serais discrédité. Ça allait être marrant.

Rogue se présenta devant avec une petite fiole qui contenait un liquide verdâtre.

Buvez Monsieur Malfoy.

Je lui pris la fiole des mains, enlevai le bouchon, et reniflai la potion. J'esquissai une grimace en sentant cette odeur, c'était indéfinissable. Courage . Cul Sec. En quelques secondes, je bus entièrement la potion.

[ PDV Hermione]

J'étais appuyée contre le mur, regardant la scène, d'un oeil réprobateur. Pour moi, on aurait du de suite prévenir les aurors, pour qu'ils l'embarquent pour Azkaban. Cet interrogatoire n'allait mener à rien. Harry s'avança, c'était lui qui menait la plupart '' des interrogatoires''.

Malfoy, c'est toi qui a empoisonné Tonks ?

Oui.

Pourquoi ?

Parce que le ''maître'' m'en a donné l'Ordre.

Voulais-tu accomplir cette mission ?

Non.

Pourquoi l'avoir fait dans ce cas ?

Je ne pouvais désobéir, le maître aurait tuer ma mère, puis ensuite moi. Comme Blaise.

Pourquoi ne pas nous en avoir parlé ?

Je l'ai fait .

A qui ?

Blaise.

Aïe, Blaise allait prendre. Il jouait le mauvais rôle dans cette histoire, il jouait le complice. Harry, et Rémus se retournèrent vers lui. Blaise hocha seulement les épaules. Harry le regarda une dernière fois, puis retourna à Malfoy.

Tu devais faire quoi d'autre à part tuer Tonks ?

T'affaiblir, tuer les Weasley, Granger, et Blaise.

Pourquoi ne pas l'avoir quand tu le pouvais ?

Je ne pouvais pas, je ne suis pas un assassin.

Pourtant tu as bien essayé de tuer Tonks , non ?

J'allais vous redonner le livre.

Bien. Et qui nous dit que tu ne nous espionne pas? Que tu ne joues pas un rôle ? C'est peut être une autre mission de Voldemort ?

Non, maintenant, que je sais que ma mère fait partie de l'Ordre, je suis prêt à trahir Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

Bien.

J'étais, excusez-moi de l'expression mais, j'étais vraiment sur le cul. J'en croyais pas mes oreilles. C'était impossible. Comment ? Des milliers de questions se posaient en même temps dans mon cerveau. Il ne mentait pas ?

[ PDV Drago]

Je reprenais enfin le contrôle de mon cerveau. Je ne me rappelais plus très bien ce que j'avais dit. J'étais tétanisé. Ces quelques minutes qui allaient suivre vont être décisives pour moi. Allais-je rejoindre une partie des troupes de Voldemort, ou rester ici, et redevenir le meilleur ami de Blaise ? Je jetais des regards à toutes les personnes présentes. McGonagall était pensive, Rogue discutait à voix basse, très basse avec Lupin, Potter attendait quelque chose de la directrice, Blaise me regardait, d'un air triomphant. Mais triomphant pour quel camp ? Le mien ou le leur ? Je savais qu'il y avait quelques personnes présentes dans la pièce qui voulaient me voir pourrir dans une prison, mais lui ? Etait-il content pour moi ? Ou pour eux ? Grande question... Et cette question fit redoubler mon stress. Je jetais un coup d'oeil vers la dernière personne de la pièce : Granger. Elle avait son dos contre le mur, les bras croisés, et elle me regardait. Vraiment méchamment, qu'est-ce que j'avais dit ? Je rejetais mon regard vers la directrice. Elle semblait toujours réfléchir.

Alors ? Risquai-je.

Je vis Granger bouger, elle marcha dans pas rapide, elle passa à côté de moi en me lançant un ultime regard noir, puis quitta la pièce en faisant claquer ses talons, et la porte.

Qu'est-ce qu'elle a ?

Malfoy, je suis désolé, dit Harry.

Je le regardais avec des yeux aussi gros que des oeufs, tomates …. Enfin bref, vous avez compris.

Tu vas devoir nous supporter encore le reste de l'année. Dit-il en souriant.

OHHH MON DIIIIEU ! Je ne vous cachai pas que j'avais eu peur, très peur, d'avoir échoué. Il avait joué avec mes nerfs.

Je souriais de toutes mes dents, j'étais content, j'étais dans l'Ordre.

[ PDV Blaise ]

Mon coeur avait loupé un battement quand Harry avait prononcé la première phrase. J'avais vraiment cru qu'ils ne voulaient pas de Malfoy. Et à l'entente de sa seconde phrase, un très très large sourire illumina mon visage. Tout comme Drago. Il était sincère, il ne mentait pas, pas comme le voulait Hermione. C'était d'ailleurs pour ça qu'elle était partie comme une furie. Elle était déçue, elle le croyait tellement coupable, manipulateur. Mais elle avait eu tort. Mais la connaissant elle ne lâchera pas l'affaire. Elle essayera de trouver une brèche. Elle être d'humeur exécrable, je le sentais bien. Mais pour le moment, ce qui m'importait plus, c'était Drago. On allait redevenir comme avant.

- Bon Monsieur Malfoy, quelqu'un vous attend, dans cette pièce.

Je tournais la tête vers elle, McGonagall indiquait une autre porte. Drago se leva, remercia au passage les membres de l'Ordre puis entra dans la pièce.

Avec Harry, on ressortit, laissant les deux professeurs et Rémus Lupin ensemble.

Mione va être en colère pendant un certain temps.

Je pense aussi. Elle va passer son temps à être derrière Drago, à chercher le moindre petit indice le rendant coupable d'être mangemort... Enfin, tu vois le truc.

Oui. Mais d'un côté je la comprends. J'en mène pas loin non plus. Mais le véritasérum ne ment pas.

Oui. Mais connaissant Hermione, elle va dire qu'il a utilisé un sort de magie noire ou une potion.

Mais c'est impossible.

Oui, je le sais, mais elle va essayer de se persuader qu'elle a raison, et que l'on se trompe sur Drago.

Oui, ça ne va pas être facile de la convaincre du contraire. Et puis c'est elle qui en a le plus souffert.

Comment ça ?

Je veux dire, c'est elle qui s'est faite insulté pendant 6 ans, c'est elle qui a reçu des regards de haine, de dégoût, parce que son sang est soi-disant différent du votre.

Ahh oui. C'est vrai. On verra bien. Mais tu ne crois pas que Weasley va réagir pareil ?

Je ne sais pas. Il se faisait aussi insulter, mais pour le moment il est ailleurs. Il est plongé dans l'Amour.

Harry ricanait. Weasley était vraiment obsédé par Brown. Il l'a collait tout le temps. Ce qui était bizarre, c'était que l'année dernière c'était l'inverse. C'était elle qui le collait sans arrêt, et il en avait marre. Ça devait être ça l'amour …

Bon, et si nous essayons de trouver Hermione, pour commencer de suite de la convaincre ?

Pourquoi pas, mais ça ne va pas être facile.

On essaya d'abord la salle commune de Gryffondors, puis la bibliothèque, la Grande Salle, puis l'infirmerie. Mais rien. On ne trouva pas Hermione.

Où elle pourrait être ?

Je ne sais pas. On n'a pas cours aujourd'hui. Elle pourrait être n'importe où. Dans une salle de classe, dans un passage secret, dehors, vers le lac, vers la cabane d'Hagrid. Je ne sais pas .

J'haussai les épaules. On allait pas lui courir après pendant des heures surtout que notre conversation pouvait très bien attendre. Et puis, il fallait peut être la laisser seule pour le moment .

[PDV Hermione]

Dès que j'avais quitter Malfoy et tous les autres, je m'étais dirigeais vers ma salle commune. Je voulais sortir, prendre l'air, m'aérer le cerveau. Et pour cela, je devais prendre mon manteau, mon écharpe, mes gants, il faisait très froid dehors. Je n'avais pas envie de rester clouer au lit, surtout que dans deux jours, c'était Noël.

Je marchais dans le parc recouvert de neige, j'avais les mains dans les poches, et j'errais, sans but, tout ce qui contait, c'était que je sorte du château. J'étais en colère, j'avais envie de tout arracher sur mon passage. Et ça aurait été encore mieux si Malfoy se trouvait sur mon chemin. Je l'aurais étripé, étouffé, frappé. J'étais déçue, moi qui espérait tant qu'il n'entre pas dans l'Ordre après ce qu'il avait fait, et bah, je m'étais trompée. Il ne nous avait pas menti. C'était si dur à croire. Lui, qui m'avait pourri l'existence pendant 6 ans, allait être ''mon allié''. A cause de lui, j'avais presque détesté mes deux premières années à Poudlard. J'avais même parlé à ma mère de Beaux-Bâtons. Mais elle ne voulait pas que j'aille en France, elle ne voulait pas déménager. Et j'avais du faire avec toutes ces insultes, mais même si ça fais 6 ans que je devrais y être habituée, je ne pouvais m'empêcher de souffrir à chaque fois que j'entendais ces 3 mots affreux. J'étais plus intelligente que lui, plus douée, et il persistait à croire que nos sangs étaient différents. Quel abruti.

Des larmes coulèrent, dévalant mes joues. J'étais en colère, et ça devait sortir. Ça me libérer de pleurer. Je ne pleurais parce que Malfoy allait rejoindre l'Ordre, non. Je pleurais parce que j'en avais besoin, ça faisait 6 ans, que je n'avais pas pleuré à cause de cette insulte. Mais ça faisait mal, toujours. Et ça devait sortir. Je n'en avais parlé à personne. Harry me voyait toujours comme quelqu'un de forte. Je me montrais comme quelqu'un de fort, mais tout le monde à des faiblesses. Et cette insulte, c'était la mienne de faiblesse.