Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, hormis ceux sortis de mon imagination.

Merci beaucoup pour toutes vos reviews qui me touchent énormément !!!

Abby915 : Merci pour ta review ! J'espère que la suite te plaira !

Bonne lecture !!!!

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Chapitre 21 : Un nouveau frère ?

Rosalie était dans un tel état de colère qu'Emmett jugea plus prudent de l'entraîner au loin, ils s'étaient donc proposés pour aller jeter un coup d'œil à la maison de Bella qui se trouvait en contrebas de la villa. Esmé avait préparé des tonnes de nourriture avec l'aide de Clara et elles étaient parties en compagnie d'Anaïs les porter à des voisins moins chanceux. Jasper et Alice veillaient sur Bella et le Prince. Emmett soupira et se remit au travail. Il était en train d'évaluer les dégâts quand il entendit un grognement sourd, puis, il vit un arbre centenaire s'affaisser sous le coup de poing que venait de lui donner sa femme. Il se rapprocha doucement de son épouse avant de juger préférable de s'asseoir dans un coin et d'attendre qu'elle se calme, surtout que ce qu'il s'apprêtait à dire risquait d'attiser la colère de sa belle.

Finalement, après avoir fait pas mal de dégâts à la flore qui les entourait, elle se tourna vers lui affichant un visage plus ou moins serein. Emmett inspira discrètement pour tenter de se donner du courage. Rosalie le remarqua et l'observa d'un œil intrigué.

« -Je sais que ce que je vais te dire ne va pas te plaire, commença prudemment son mari en surveillant le moindre de ses gestes, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas essayer de s'entendre avec Edward.

-Quoi ?! Rugit sa compagne.

-Ecoute, il est plus que manifeste que Carlisle et lui s'aiment et ce depuis longtemps. Les épreuves, le temps, n'ont pas réussi à les séparer ou à affaiblir leurs sentiments, aussi, je pense que nous devrions faire un effort. Et puis, Edward est un mec bien, tu ne peux pas le nier ?

-Un mec bien ? ! Grogna Rose. Comment peux-tu dire ça ? ! Tu as pensé à Esmé ?

-Et toi tu as pensé à Carlisle ? ! S'énerva son mari. Je ne l'ai jamais vu aussi heureux que depuis qu'il l'a retrouvé ! Son bonheur ne t'intéresse pas ?

-Si, bien sûr ! Protesta-t-elle. Mais il pourrait être heureux avec Esmé !

-Sauf qu'il ne le sera jamais parce qu'il ne l'aime pas ! C'est Edward qu'il aime !

-C'est un Volturi !

-Peut-être, mais tu dois bien admettre qu'il est plus cool que ses pères et puis Alice et Jasper l'étaient eux aussi !

-C'est pas pareil !

-Tu te cherches de fausses excuses, lui fit remarquer Emmett avant de reprendre d'un ton plus doux. En plus, je pensais que tu serais la première à aller vers lui…

-Pourquoi dis-tu cela ? S'étonna son épouse.

-Vos vies se ressemblent étrangement…Vous avez subi la même épreuve…

-Tais-toi !

-Cela fait plus de 50 ans qu'il a été cruellement blessé et la plaie est toujours ouverte alors que toi c'est plus récent et tu as guéri, tu as réussi à surmonter ton traumatisme…

-Je t'ai dit de te taire ! Hurla Rosalie qu'Emmett tenait fermement contre lui.

-Je suis désolé de te faire du mal, mon amour, mais tu m'as toujours dit que si tu avais pu surmonter cette épreuve c'était grâce à mon amour, notre amour… Edward a lui aussi besoin d'avancer et seul Carlisle est en mesure de l'aider, tu le sais aussi bien que moi…

-Je ne peux pas… Je ne peux pas faire ça à Esmé…

-Pourtant, Esmé semble accepter la présence d'Edward bien mieux que toi, lui fit remarquer son mari qui fronça les sourcils quand il la sentit se raidir contre lui, à moins que tu ne me caches quelque chose ? »

Rosalie enfouit son visage contre son torse avant de le repousser. Elle partit en courant vers les bois. Emmett ne se lança pas à sa poursuite. Elle avait besoin de temps, elle devait réfléchir. Tout en poussant un soupir, il reprit le chemin de la villa.

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Edward venait de s'installer au salon avec Alice et Bella quand il vit Emmett entrer. Il se redressa aussitôt pour regagner sa chambre et ne pas imposer sa présence plus que nécessaire au grand brun. Jasper entra à la suite de son frère. Vue son air détendu, Edward comprit qu'Emmett ne représentait pas une menace, cependant, il se dirigea tout de même vers les escaliers.

« -Il est temps que tu ailles chasser, l'arrêta Jasper, sinon, Carlisle va nous trucider !

-Oui, tu as raison, reconnut Edward en se dirigeant vers la baie vitrée.

-Emmett va t'accompagner, dit Alice en retenant son mari par la main.

Tous la regardèrent avec surprise. Jasper allait protester quand il vit son frère rejoindre Edward.

-Allons-y, dit simplement Emmett en s'élançant vers les bois. »

Edward lui emboîta le pas tout en essayant de lire les pensées du petit lutin, mais cette dernière faisait tout son possible pour les lui dissimuler. Néanmoins, elle lui adressa un sourire encourageant.

Sans un mot, les deux vampires se mirent en chasse. De temps en temps, il pouvait sentir le regard d'Emmett peser sur lui. Il ne sentait aucune menace émaner du vampire, toutefois, il s'interrogeait sur sa présence à ses côtés. Il était tenté de lire dans son esprit pour avoir des réponses, mais il tenait à préserver l'intimité du brun. Il venait de terminer son repas quand il se retourna vers Emmett qui était assis sur un tronc d'arbre et l'observait. Edward se redressa et se rapprocha doucement du grand brun qui lui fit signe de prendre place à ses côtés.

« -Je sais que je vais te demander beaucoup, admit Emmett, mais j'aimerais que tu me parles de toi.

-Que veux-tu savoir ?

-Je te prie de m'excuser, mais j'ai besoin que tu me racontes ton histoire.

Edward se leva et fit quelques pas. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux et inspira profondément. Il n'avait aucune envie de se dévoiler à un inconnu, mais Emmett semblait disposer à faire un effort pour l'accepter et peut-être que dans quelques temps il ne serait plus un étranger pour lui ?

-J'étais en vacances en Italie avec mes parents quand James et sa bande nous ont attaqué. Apparemment cela faisait plusieurs jours qu'il me traquait. Il nous a séparé ma famille et moi des autres, nous enfermant avec lui… Il… Il m'a forcé… Il m'a forcé à lui faire… lui faire des choses pour sauver la vie de mes parents… J'ai obéi … Je lui ai obéi, mais… mais il les a quand même tué…

Emmett se leva et se rapprocha doucement de lui, il posa une main réconfortante sur son épaule.

-Après qu'il ait tué ma mère, je me suis débattu, je n'avais plus aucune raison de lui obéir, de vivre… Il m'a frappé… J'ai sombré dans l'inconscience… Quand je me suis réveillé, il était en train… en train de violer un de mes amis… C'était horrible… J'entendais ses os se briser… Je… Je… Il l'a tué… Puis, il s'est tourné vers moi… Il … Il … Il m'a…

-Tu n'es pas obligé de continuer, le coupa Emmett en resserrant son étreinte sur son épaule.

-Jasper et les autres sont arrivés, me sauvant de ses griffes. Ils m'ont emmené à Volterra où Aro m'a confié à Carlisle. Je me suis réveillé à la villa. J'ai compris que James et Carlisle étaient de la même race, mais j'ai aussi vite réalisé à quel point ils étaient différents. Je n'avais plus aucune envie de vivre, j'ai même tenté de mettre fin à mes jours… Mais c'était sans compter la détermination de Carlisle… Rapidement, je suis tombé amoureux de lui et avec joie je me suis rendu compte que c'était réciproque. Nous nous sommes aimés et nous pensions avoir du temps avant ma transformation, mais James nous a retrouvé… La tempête faisait rage… Carlisle était parti secourir Bella et Léa. James m'a attaqué à la villa… Il a failli me tuer, mais Carlisle est arrivé… Il… Il…

-Arrête, le coupa Emmett alors qu'il tremblait, pardonne-moi, c'est encore trop douloureux pour toi. Je suis vraiment désolé d'avoir réveillé ces vieux souvenirs.

-Pourquoi voulais-tu savoir ?

-Pour apprendre à te connaître, je pense que tu es quelqu'un de bien et puis tu rends Carlisle heureux, alors, je crois que tant que ce sera le cas nous pourrions arriver à nous entendre… Je pourrais… Je pourrais…

-Oui ?

-Je pourrais même être ton ami avant de devenir ton grand-frère ?

-J'en serais ravi, assura Edward alors que le grand brun l'enfermait dans une étreinte étouffante.

-Bon et si tu allais rejoindre Jasper avant qu'il ne se lance à notre recherche, déclara Emmett, et avant que nous ne devenions trop sentimentaux.

-Tu ne rentres pas ?

-Non, lui répondit Emmett, j'ai un truc à faire. »

Edward hocha la tête et partit après lui avoir adressé un sourire timide auquel le grand brun répondit avec sincérité. Le Prince s'enfonça d'un pas léger dans les bois, il avait un nouvel allié, peut-être après tout que Carlisle n'avait pas tort ? Peut-être allaient-ils pouvoir fonder une famille ? Cependant, il se rembrunit en pensant à Esmé, elle ne capitulerait pas aussi facilement …

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Emmett observa son nouveau frère s'éloigner de lui. Un petit sourire illumina ses traits, Edward était vraiment une personne extraordinaire, à l'image de Carlisle, et il s'en voulait de ne pas lui avoir donné sa chance plus tôt. Emmett sortit son téléphone portable de la poche de son jean et l'éteignit. Il retourna s'asseoir sur le tronc de l'arbre. Un léger sourire se dessina sur son visage quand il perçut son odeur. D'un pas vif, sa tigresse le rejoignit tout en le fusillant du regard. Elle referma le clapet de son téléphone en poussant un grognement furieux.

« -Désolé de t'avoir dupé, s'excusa Emmett, mais c'était la seule manière pour que tu apprennes à le connaître !

-Et si je n'ai pas envie de le connaître ? !

-Tu ne peux pas nier qu'il rend Carlisle heureux, ni que c'est quelqu'un de bien ! Il a protégé Bella, Clara et Anaïs au risque d'y perdre la vie !

-…

-Rosalie, ma belle, murmura-t-il en l'enlaçant, ne me dis pas que son histoire ne t'a pas touché ? Que tu n'as pas ressenti sa souffrance ?

-…

-Rose ?

-J'ai cru me voir plusieurs années en arrière, avoua-t-elle dans un chuchotis.

-Seulement, Carlisle et Esmé étaient là pour toi, puis, nous nous sommes rencontrés…

-Et tu m'as aidé à me relever…

-Ils ont le droit d'être heureux.

-J'ai l'impression de trahir Esmé.

-Ce n'est pas le cas, assura son mari.

-Tu ne comprends pas…

-Que me caches-tu ? Interrogea Emmett alors qu'elle s'éloignait de lui.

-Edward… Edward disait la vérité.

-Que veux-tu dire ? Questionna son compagnon perdu.

-Tu te souviens du soir où James a attaqué Carlisle ?

-Oui.

-Esmé et moi sommes sorties nous promener.

-Et ?

-Nous avons surpris Carlisle et Edward…

-Oh ! Ils étaient en train de…

-Emmett ! Gronda Rose en le fusillant du regard. J'étais furieuse et Esmé aussi. On a… On a rencontré Marie… Esmé connaissait son don…

-Non, protesta Emmett dans un murmure, non, ne me dis pas que vous avez fait ça ?

-Je suis désolée, vraiment désolée, balbutia Rose dont les épaules étaient secouées par des sanglots.

-Ce n'est pas auprès de moi que tu dois t'excuser, mais auprès de Carlisle et d'Edward. Rose, comment as-tu pu faire ça ? Pour être honnête au départ, j'ai été choqué par les propos de Carlisle, par le jeune âge d'Edward… Mais… Mais si je me suis rangé à vos côtés, c'est surtout parce que nous avons surpris Carlisle et Esmé au lit ! J'ai cru qu'il hésitait entre deux histoires !

-Pardon.

-Calme-toi, bébé, l'étreignit Emmett en caressant tendrement son dos.

-Esmé… Esmé ne tournera pas facilement la page, elle … Emmett, je pense qu'elle… qu'elle est capable de tuer Edward !

-Non ! Attends on parle d'Esmé, la douce, la tendre Esmé ! Notre mère !

-Tu ne la connais pas, elle se cache sous un masque !

-Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas… Mais il faut que tu en parles à Carlisle, il doit connaître la vérité. »

Rosalie hocha doucement la tête alors qu'Emmett raffermissait la prise autour de son corps. Il releva doucement la tête de sa bien-aimée, ses lèvres effleurèrent celles de la vampire, leur baiser s'intensifia rapidement alors qu'ils se laissaient glisser sur l'herbe.

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Carlisle gara sa voiture devant le garage et gagna rapidement la villa, il lui tardait de serrer son amour dans ses bras et de s'assurer qu'il allait bien. Il s'arrêta quelques minutes pour observer sa demeure et fut surpris de voir que les dégâts causés par la tempête avaient presque disparu. Il allait entrer dans la maison quand des rires l'attirèrent vers la piscine. La chaleur était telle qu'il comprit que Clara et Anaïs devaient avoir envie de se baigner. Alors qu'il se rapprochait de la piscine, il se figea devant le spectacle qui s'offrait à lui.

Une bataille acharnée faisait rage dans l'étendue d'eau. Ses fils, Clara et Anaïs s'aspergeaient tout en riant. Alice était assise aux côtés de Bella et d'Edward qui riaient des pitreries des 4 autres. Soudain, Emmett et Jasper jaillirent hors de l'eau d'un pas menaçant. Un grondement sourd s'échappa de leurs poitrines alors qu'ils s'avançaient vers Edward qui avait cessé de rire et reculait lentement. Avant que son ange n'ait pu prendre la fuite, il se retrouva projeté dans la piscine, Alice ne tarda pas à subir le même sort sous les rires d'Anaïs. Jasper et Emmett se transformèrent en bombe pour sauter dans la piscine, arrosant les autres occupants. Il vit avec surprise Edward, aidé d'Anaïs, se jeter sur Emmett pour le couler, la petite fille criant haut et fort que personne ne devait toucher à son parrain.

Carlisle sortit de ses pensées quand il sentit le regard de ses enfants et d'Edward peser sur lui. Il se perdit quelques secondes dans la lueur espiègle qui brillait dans les yeux de son ange, en cet instant, ce dernier paraissait réellement avoir 19 ans. Il eut un geste de recul lorsqu'il vit ses fils accompagnés d'Edward sortir de l'eau et le regarder avec un air de conspirateur.

« -Non ! Protesta Carlisle en tentant de mettre toute son autorité dans cette négation.

Au lieu de se figer en entendant ce mot et de renoncer à leur plan, ses fils se précipitèrent vers lui. Heureusement, il était plus rapide qu'eux, mais moins qu'Edward réalisa-t-il quand il sentit ses bras humides enserrer sa taille.

-Edward ! Non ! Objecta Carlisle.

La seconde suivante, ses jambes quittaient le sol. Edward le tenait fermement dans ses bras et l'instant suivant il atterrissait dans l'eau sous les applaudissements d'Anaïs.

-Je me vengerai, promit le médecin en nageant vers son jeune compagnon qui l'avait rejoint dans l'eau.

Carlisle l'attira contre lui, savourant la nudité de son torse sous ses mains.

-J'ai l'impression que tu vas mieux, remarqua le blond.

-Ca va.

-Allez, sors de là, Anaïs, appela Clara, il est l'heure de prendre ton bain et de faire une petite sieste.

-Parrain tu me donnes mon bain ? Demanda la fillette.

-Edward est occupé et puis laisse-le un peu respirer! Gronda la mère.

Clara s'éloigna de la piscine, sa fille dans les bras qui projetait déjà de prendre un bain avec plein de mousse. Alice emmena Bella à la villa, elle commençait à fatiguer et souhaitait se reposer un peu avant le repas du soir. Carlisle sortit de la piscine et retira ses chaussures remplies d'eau, puis, il ôta sa chemise et son pantalon qu'il essora. Il sentit le regard d'Edward peser sur lui alors qu'il se promenait en boxer noir qui moulait parfaitement son corps. Il ne put s'empêcher de regarder lui aussi le corps de son ange qui était moulé par un short de bain.

-Arrête de baver ! Gronda Emmett en riant et en sautant sur Edward pour lui mettre la tête sous l'eau.

Les deux garçons se chamaillèrent un instant. Carlisle fut stupéfait. Emmett ne semblait plus détester son amant et ce dernier ne paraissait pas lui tenir rigueur de son comportement. Jasper sortit de l'eau et vint s'asseoir à ses côtés alors que les deux autres se battaient toujours dans l'eau.

-Que s'est-il passé lors de mon absence ? Murmura Carlisle.

-J'avais senti un changement en Emmett lors de la tempête, mais cela s'est confirmé lorsqu'il a fallu emmener Edward chasser. Emmett l'a accompagné. Je crois qu'ils ont parlé et quand ils sont revenus ce grand ours le considérait comme son petit frère. Et puis…

-Oui ?

-Rose ne lui a pas parlé, mais j'ai senti aussi un changement dans son humeur, je crois qu'Emmett y est pour quelque chose. Elle n'a pas encore parlé à Edward, mais je pense que les choses devraient s'arranger.

-C'est merveilleux, soupira le médecin ravi.

-Edward ! Appela Clara en dévalant les escaliers en courant, un téléphone à la main. Je viens d'avoir mon amie Carine au téléphone. Elle aurait besoin d'un coup de main pour déblayer la porte de son garage et comme elle sait que tu es ici…

-Non ! Coupa fermement Edward en nageant sur le dos.

-Edward, soit sympa, elle vit toute seule et …

-Tu n'as qu'à demander à Emmett ou à Jasper !

-Elle ne les connaît pas, protesta Clara, allez, tu prétends avoir soif, elle va te chercher un verre et pendant ce temps tu utilises ta super force pour dégager sa porte !

-Non !

-Edward, s'il-te-plaît, pleurnicha Clara en lui servant une adorable moue.

-Allons, mon ange, cela ne prendra que quelques minutes, appuya Carlisle, et puis j'imagine qu'avec le traumatisme de la tempête cette jeune femme sera ravie de voir un visage familier plutôt que celui d'un étranger.

Edward grogna avant de plonger sous l'eau pour ressortir au niveau de l'échelle. Il attrapa sa serviette et commença à se sécher, ignorant la main que lui tendait Carlisle.

-C'est pas beau de bouder, se moqua Emmett.

Le Prince haussa les épaules et disparut vers la villa. Il ressortit de cette dernière quelques minutes plus tard, sec et habillé.

-Vous aurez ma mort sur la conscience ! Cria-t-il en démarrant la voiture du médecin.

-Hey ! Ma voiture ! S'écria ce dernier qui n'aimait pas voir quelqu'un d'autre la conduire. Edward !

-Il est parti, lui fit remarquer Jasper en retenant un sourire.

-Il ne perd rien pour attendre ! Clara, pourquoi Edward a-t-il fait autant de difficulté pour aller aider ton amie ?

-Oh, la dernière fois où il y est allé, elle a failli l'attacher à son lit et le violer.

-Quoi ?!

-Je passais l'après-midi chez elle, quand Edward nous a rejoint pour me ramener Anaïs. J'ai jamais vu Carine saliver autant devant un mec, quoi que c'est Edward, qui ne baverait pas devant lui ? Bref, elle lui a demandé s'il si connaissait en informatique car elle avait un problème avec son ordi. Tu connais Edward, il a accepté d'y jeter un coup d'œil. J'étais sur la terrasse avec Anaïs quand j'ai entendu la voix d'Edward dans ma tête, il m'ordonnait de les rejoindre. Bien que surprise, j'ai obéi… J'ai bien fait de pas prendre Anaïs… Je ne sais comment, Carine avait troqué sa tenue décontractée pour un déshabillé et elle avait réussi à acculer Edward dans un coin de sa chambre et à lui déboutonner sa chemise… Depuis, il a une peur bleue de mon amie.

-Je devrais peut-être y aller, murmura Carlisle, elle habite où ton amie ?

-Allons, du calme, papa, se moqua Emmett, Edward est assez grand pour se débrouiller seul. »

Carlisle remonta vers la villa sous les rires amusés des jeunes gens. Il rejoignit Bella pour trouver un peu de réconfort auprès de son amie de toujours, mais cette dernière ne put retenir un sourire face à ses malheurs.

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Edward appuyait sans vergogne sur l'accélérateur pour quitter au plus vite la maison de Carine. Il avait appliqué à la lettre les conseils de Clara, il avait demandé un verre d'eau et pendant que la jeune femme s'était absentée il avait dégagé la porte du garage. C'est alors qu'il avait entendu un cri provenant de l'intérieur. Il s'était précipité dans la cuisine et avait trouvé Carine par terre, apparemment, elle avait glissé. Cependant, quelques minutes plus tard, il montait vivement dans la voiture de son amant. En effet, il était en train de palper la cheville soit disant douloureuse de Carine quand celle-ci s'était jetée sur lui. Comprenant vite qu'elle s'était jouée de lui, il l'avait éconduit et s'était précipité à l'extérieur.

Le Prince roulait rapidement vers la villa. Il avait hâte de retrouver Carlisle. Soudain au détour d'un virage, il freina. Il fit une embardée pour éviter le corps étendu sur la route et la Mercedes percuta de plein fouet un arbre avant d'être projetée de l'autre côté de la route. Edward tenta de reprendre le contrôle de la voiture, mais elle ne semblait pas vouloir lui obéir. Il arracha alors la portière et sauta du véhicule alors que celui-ci plongeait vers l'océan. Au moment où il sautait de la voiture, quelque chose le percuta violemment l'envoyant valser contre plusieurs arbres qui cédèrent sous le choc. Alors qu'il se relevait, plusieurs grognements résonnèrent. Un poing s'abattit sur sa mâchoire. Un grondement sourd s'échappa de sa poitrine alors qu'il repoussait violemment son agresseur. Le Prince observa la bande de vampires qui l'encerclait. Ils étaient jeunes, il pouvait le sentir. Il n'était pas au meilleur de sa forme, mais ces 8 vampires ne représentaient aucune menace pour lui, aucun ne possédait un don. Ils n'avaient pour eux que leur force de nouveau-nés, mais cela ne posait aucun problème pour lui après tout son père, Caïus, l'avait formé au combat singulier. Son père lui avait fait affronter des vampires bien plus dangereux que ces 8 là et il s'en était sorti. Non, ce qui le préoccupait pour l'instant était la forme allongée sur la route. Son sang s'était glacé dans ses veines lorsqu'il avait reconnu la petite silhouette. Il devait agir !

Sans attendre plus longtemps, il se jeta sur les premiers vampires qui lui bloquaient le passage. Il entendit leurs gémissements de douleurs quand son pouvoir, semblable à celui de Jane, s'abattit sur eux. Le Prince s'élança à travers les arbres, slalomant entre eux à une vitesse folle, priant pour que l'enfant n'ait rien. Il réussit enfin à atteindre le bord de la route. Ses poursuivants étaient en train de se relever pour se lancer à sa poursuite. Il se pencha et posa ses doigts sur son cou fragile. Il soupira de soulagement en sentant un pouls régulier. Il prit l'enfant dans ses bras tout en se demandant comment elle avait pu atterrir là ! Il sortit son téléphone portable avant de le jeter violemment quand il vit qu'il était cassé. Edward tenta de se concentrer, mais il réalisa avec horreur qu'il n'était pas assez en forme pour contacter qui que ce soit. Raffermissant sa prise autour du corps d'Anaïs, il s'enfuit en courant espérant ainsi distancer leurs assaillants.

Malgré sa rapidité, les vampires les rattrapaient, sa course étant ralentie par Anaïs qu'il devait protéger des branches ou autres obstacles. S'il avait été au mieux de sa forme, il aurait pu s'arrêter et défier leurs agresseurs, sans esquisser un geste, il les aurait tous terrassés. Cependant, aujourd'hui, il n'avait pour se défendre que son art du combat, ce qui aurait été suffisant s'il n'avait pas eu à protéger sa filleule. Il ferma les yeux un court instant, effleurant les esprits de leurs poursuivants car il ne pouvait pas croire en une coïncidence. Quelqu'un savait qu'il était faible… Quelqu'un savait qu'il tenait à Anaïs… Quelqu'un avait pu enlever la fillette sous le nez de 6 vampires… Un grognement s'échappa de sa gorge quand il vit le visage d'une vampire se dessiner dans l'esprit du chef des 8. Comment avait-elle osé ? Edward s'obligea à passer outre sa colère, il devait protéger Anaïs !

Malgré ses feintes et sa rapidité, les 8 vampires réussirent à l'encercler. Des grognements s'échappaient de leurs poitrines, leurs yeux avides ne cessaient de fixer le corps de l'enfant endormie dans ses bras. Le Prince n'avait que peu d'options. Anaïs semblait prisonnière d'un profond sommeil, il ne pouvait donc pas lui demander de s'accrocher à son dos. Il n'était pas non plus envisageable de la laisser au pied d'un arbre pendant qu'il se battait, ils étaient bien trop nombreux, il ne pourrait pas garantir sa sécurité. L'Héritier se concentra, priant pour avoir suffisamment de force. Une vague de chaleur se répandit dans son corps avant de s'en échapper pour aller frapper ses agresseurs. Il vit 4 vampires se tordre de douleurs, 3 s'enflammèrent et ne furent bientôt plus qu'un tas de cendres. Le Prince ne put retenir un sourire lorsqu'il vit les autres vampires reculer, la peur se lisait sur leurs visages.

« -Il a détruit trois des nôtres mais c'est tout ce dont il est capable ! Déclara leur chef. Il ne risquera pas la vie de l'enfant ! Tuez-le et vous pourrez vous nourrir de la fillette !

Face à la promesse de sang frais, les vampires semblèrent retrouver leur confiance, leurs yeux cupides ne quittant pas Anaïs. Edward raffermit sa prise sur le corps de la fillette tout en laissant échapper un feulement.

-Riley, appela l'Héritier qui fut heureux de voir le chef sursauter en entendant son prénom, Riley, toi et tes compagnons, savez-vous qui je suis ?

-Je me moque de savoir qui tu es !

-Personne ne vous a expliqué que notre monde est régit par des règles, règles édictées par les Volturi dont je suis le fils. Tuez-moi si vous le souhaitez, mais sachez que vous vous condamnerez vous-même à mort en agissant ainsi !

-Tu mens, murmura Riley. Tuez-les ! »

Edward se jeta au sol lorsqu'il les vit bondir sur lui. L'Héritier avait allongé Anaïs sur l'herbe, son corps recouvrait et protégeait celui de la fillette. Il réussit à faire appel à son bouclier, mais ce dernier ne tiendrait pas longtemps ! Il pouvait entendre les grognements emplis de rage des vampires. Ils donnaient de violents coups de pieds dans le bouclier invisible, cependant, Edward pouvait sentir que ce dernier se rétrécissait. Soudain, il vit Anaïs bouger. La fillette ouvrit les yeux, ses pupilles marron s'écarquillèrent de surprise de le voir si proche d'elle. La petite fille mit quelques secondes à comprendre qu'elle ne se trouvait pas dans son lit. Il la vit trembler en entendant les feulements des autres vampires. A la lueur qui brilla dans ses prunelles, Edward sut qu'elle comprenait ce qui se passait.

« -Anaïs, ma puce, l'appela-t-il doucement, tout va bien se passer.

-Parrain, murmura la fillette alors que des larmes coulaient sur ses joues, j'ai peur !

-Il ne t'arrivera rien, ma princesse, je te le promets, je…

Edward ne put terminer sa phrase, le bouclier venait de céder, un pied s'abattit violemment sur son dos. Un rugissement de joie s'échappa de la poitrine de ses assaillants. Le Prince se recroquevilla sur Anaïs, bandant ses muscles pour résister aux nombreux assauts, ses mains s'enfoncèrent dans la terre pour retenir les cris de douleurs.

-Parrain ? … Edward ?

-Tout va bien, Princesse, assura l'Héritier alors qu'il entendait un de ses os se briser, regarde mes yeux, Anaïs, ne regarde que mes yeux ! »

La fillette hocha la tête, puis, elle plongea son regard chocolat dans le sien si ambré. Le Prince serra les dents, Anaïs ne devait pas voir sa souffrance, elle devait oublier que le bruit qu'elle entendait était celui de ses os qui se brisaient. Edward tenta de faire passer tout l'amour qu'il éprouvait pour elle dans son regard, faisant son possible pour la rassurer alors que leurs agresseurs étaient en train de réduire son corps en miette.

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Carlisle regarda une nouvelle fois sa montre tout en ignorant les regards amusés que lui portaient ses enfants. Un léger grognement lui échappa alors qu'il leur lançait un regard noir. Il soupira en voyant le peu d'autorité qu'il avait sur eux, de même que sur Bella qui cachait son sourire derrière son livre. Le médecin se leva et fit quelques pas jusqu'à la baie vitrée. Il patienterait encore quelques minutes, ensuite, il irait demander à Clara l'adresse de son amie et il partirait à la rencontre de son ange. Son attention fut alors attirée par Esmé et Rosalie qui se trouvaient près de la piscine, il ne pouvait pas les entendre, elles devaient chuchoter. Cependant, il était évident qu'elles se disputaient. C'était bien la première fois qu'il les voyait dans cet état, elles qui étaient d'habitude si complices ? Il n'eut pas le loisir de s'interroger davantage car un cri résonna dans la maison. Aussitôt, il se précipita à l'étage pour trouver Clara.

« -Que se passe-t-il ? Demanda le blond en voyant la jeune femme prostrée devant un petit lit vide. Où est Anaïs ?

-Je ne sais pas, bredouilla Clara en larmes.

-Emmett, Jasper faites le tour de la maison ! Ordonna-t-il. Alice, as-tu vu quelque chose ?

-Non… Je… Je n'arrive pas à la voir…

-Qu'est-ce que ça veut dire ? S'enquit Clara.

-Ca ne veut rien dire, rassure-toi, lâcha Alice en maîtrisant la panique qui l'étreignait, mon don n'est pas infaillible.

-Qu'y a-t-il ? Interrogea Esmé en arrivant dans la chambre avec Rosalie.

-Anaïs a disparu, confia Carlisle.

-On a trouvé son odeur à la lisière de la forêt, Jasper nous attend pour remonter sa piste, dit Emmett en les rejoignant.

-Esmé, reste ici auprès de Bella et de Clara. Nous, nous partons à la recherche d'Anaïs, organisa Carlisle.

Sans un mot de plus, les vampires s'éclipsèrent pour retrouver Jasper à la lisière de la forêt. Carlisle inspira reconnaissant l'odeur de la fillette, mais il frémit en sentant le parfum inconnu d'un vampire. Il se tourna vers ses enfants, ses filles paraissaient aussi surprises que lui.

-Il y a plusieurs odeurs de vampires, leur apprit Jasper, j'ai pu en compter 5.

-Pourquoi n'a-t-on pas senti leur odeur plus tôt ? S'étonna Alice.

-Ils ont pris soin de ne pas s'approcher de la villa, expliqua Emmett, ce qui est étrange c'est qu'ils aient pu enlever Anaïs alors que nous étions tous là ?!

-On peut affirmer qu'ils ne sont pas entrés, réalisa Carlisle, sinon nous aurions senti leurs présences.

Un grognement s'échappa de la poitrine de Rosalie alors que ses traits étaient déformés par la rage.

-Il faut la retrouver ! Déclara Rose.

-On y va, la calma Jasper, mais restons groupés, ils sont nombreux ! »

Les Cullen s'enfoncèrent dans les bois, reniflant les différentes pistes. Les vampires s'étaient apparemment dispersés avant de se retrouver près de la grande route. Leurs odeurs étaient plus fortes que n'importe où ailleurs. Carlisle s'avança vers le milieu de la route et s'agenouilla, le parfum d'Anaïs était plus présent à cet endroit, comme si elle avait été allongée là.

« -Il y a une autre odeur familière ici, murmura Emmett en inspirant profondément.

-Pourquoi avoir couché Anaïs sur la route ? Demanda Rosalie qui s'était agenouillée près de son père.

-Pour provoquer un accident, répondit Emmett en montrant les traces de freinage et un immense arbre centenaire à moitié déraciné.

-Mais pourquoi ? Interrogea Alice perdue.

-Pour piéger quelqu'un, lâcha Jasper, et pas n'importe qui.

Jasper se tourna vers eux. Sa main droite tenait un emblème étoilé, celui de Mercedes…

-Non ! S'écria Carlisle dont le regard vogua entre la peinture noire qui tâchait l'arbre, l'odeur d'Anaïs et l'emblème de la voiture.

-C'est son odeur, comprit Emmett.

-Il faut les retrouver ! Edward n'est pas en état de se battre ! »

A peine Jasper avait-il prononcé ces quelques mots que toute la famille s'élança sur leur trace. Carlisle sentait son cœur se comprimer dangereusement dans sa poitrine. Pourquoi n'avait-il pas fait abstraction des moqueries de ses enfants ? Pourquoi n'avait-il pas écouté son instinct ? Pourquoi n'était-il pas allé à sa rencontre ? Edward ne tiendrait pas face à tant de vampires, surtout en devant protéger Anaïs ! Alors qu'ils arrivaient au sommet d'un talus, l'effroi les figea sur place. Quelques mètres plus bas, Edward était allongé sur le sol, cinq vampires le frappaient violemment. Carlisle frissonna en entendant les os de son ange céder sous l'impact des coups. Un rugissement féroce s'échappa de sa poitrine alors qu'il s'élançait sur les vampires, ses enfants sur ses talons. Carlisle plongea vers le premier vampire, ses dents acérées se plantèrent dans la chair de son cou qu'il arracha dans un feulement de rage.

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Voilà, j'espère que ça vous a plu !

J'essaie de mettre la suite en ligne le plus rapidement possible, mais ce sera courant de la semaine prochaine.

A bientôt et bonne soirée !