Bonjour mes amours ! :D
Comme je vous l'avais dit la semaine dernière, c'est ma première publication en étant en vacances ! Les examens sont ENFIN terminés, alléluia. J'aurai mes résultats le 5 juillet, donc peut-être que je déprimerai la semaine prochaine ! mdr
Sinon, concernant ce chapitre, que vous dire ? J'ai repris de l'avance, du coup je suis à nouveau en décalage avec vous (si tu faisais des notes d'auteurice en avance aussi...hein Laureen ? ahah Aaaaah oui ! Commençons fort avec le divorce officiel d'Harry et de Ginny. Des nouvelles d'Albus, qui nous touche tellement. Et enfin, enfin... un PoV Drago qui vous étiez beaucoup à attendre. :D
Réponse aux reviews anonymes :
Eva : Bonjouuur ! Je suis content-e que tu apprécies autant mes chapitres hihi Je suis aussi content-e de voir que mon Ron est apprécié (tellement maaaaaarre du bashing Ron, même si je ne l'aime pas plus que ça). Han oui, Hermione regrette d'avoir privé Élia de son père... :( Tu es jalouse d'Harry ? Pourquoi ? :p Protection rapprochée pour Albus ahah Tu verras dans ce chapitre si Ginny accepte la clause... Je m'occupe de Teddy aussi. :D Enfin... c'est prévu ahah Merci pour tes encouragements et je te laisse avec ces "petites" révélations hihi Merci encore pour tes si chouettes reviews !
Cecile : Coucouuuu ! :D J'adore ta première, tu as vraiment tout compris : je serai sadique jusqu'au bout mouhahah J'adore ton enthousiasme, tout simplement. Il y a encore des révélations dans ce chapitre, et tu vas en apprendre beaucoup plus sur ce qu'il se passe dans le couple Drago/Astoria... :D Plus également en ce qui concerne Ginny (Pansy aussi, mais moins ; ça, il faudra encore un peu attendre mais, comme pour Blaise, ça viendra hihi) Des bisous !
Merci à NathanaelleS. Cœur sur toi.
It's all in your mind he said
Tout se passe dans ta tête, il a dit
You have to go graceful dancing
Il faut que tu te laisses aller
.
I closed the door on the war I started last Halloween
J'ai fermé la porte à la guerre que j'avais commencée à Halloween dernier
I'm gonna be fine again
J'irai à nouveau mieux
I have to keep graceful dancing
Il faut que je continue à me laisser aller
.
Here we are
Nous y voilà
You're a superstar on your own
Tu es une superstar à toi tout seul
And I'm looking over your shoulder, getting older
Et je regarde au-dessus de ton épaule, vieillissant
And God only knows
Et seul Dieu le sait
.
You ball the blame
Tu emmerdes la honte
Then you starve to finish your painting
Ensuite tu t'affames pour terminer ta peinture
It's gonna take time my friend
Ça va prendre du temps, mon ami
You have to keep graceful dancing.
Il faut que tu continues à te laisser aller.
.
Graceful Dancing, Blue October.
Chapitre 20 : Graceful dancing (Laisse-toi aller)
Elle serrait sa main dans la sienne, pour lui donner du courage. Harry et Hermione attendaient devant la porte du Juge des familles sorcières, accompagnés de l'avocat du premier. Il était anxieux et, tout ce que souhaitait Hermione, c'était lui transmettre sa propre force.
La porte s'ouvrit sur le Juge, qui s'écarta pour les laisser entrer.
« Mr Potter, Maître Granger », la salua-t-il en la reconnaissant. « Maître Standfor. Entrez, je vous prie. »
Alors qu'ils se levaient comme un seul sorcier, Hermione serra plus fort la main d'Harry. Sa pression en guise de réponse lui signifiait qu'il était prêt à en découdre.
Ils entrèrent dans le bureau, où Ginny se trouvait déjà, soutenue par Parkinson et assistée de son avocat.
D'un geste, le Juge les enjoint à s'asseoir sur les places restantes, situées en biais par rapport à lui-même, sur le côté opposé à la partie adverse.
« Bien », commença-t-il lorsque tout le monde fut installé. « Nous sommes donc réunis aujourd'hui pour discuter des conditions de l'acte de dissolution de mariage entre Mr Harry James Potter et Mme Ginevra Molly Weasley. Il s'agirait d'une décision à l'amiable. Vous confirmez ? »
Harry et Ginny acquiescèrent, et le Juge prit note de leur approbation.
« S'agissant d'un choix de concert, les seules conditions sont celles que vous fixez vous-mêmes. La seule obligation est de réserver le sort de vos enfants, mineurs. J'ai pris connaissance des réquisitions de vos avocats respectifs. Je vais énumérer les différents points, que l'on puisse les acter. »
Il fit une pause, porta son verre d'eau à ses lèvres, avant de prendre en main un document qu'il lut à voix haute.
« Mr Potter réclame la conservation de la propriété familiale, héritée de son parrain, Sirius Black. »
« Ma cliente ne conteste pas cette demande », intervint son avocat.
Le Juge hocha la tête, nota l'information, avant de continuer.
« Mr Potter réclame la conservation de son antique balai Éclair de feu, année 1994. »
« Ma cliente ne conteste pas cette demande. »
La liste s'étira ainsi sur toute une série de biens, tant du côté d'Harry que Ginny, sans événement notable.
« L'élément charnier de votre divorce est, sans équivoque, la garde de vos enfants. »
Imperceptiblement, les deux concernés tournèrent la tête l'un vers l'autre. Le pouls d'Hermione s'emballa : elle eut soudain peur que Ginny ait changé d'avis. Qu'elle demande davantage que ce qui était prévu. Elle espérait de tout cœur qu'elle n'avait pas fait ça…
« Maître Standford, que requiert votre client ? »
« La garde partagée à temps égal, Mr le Juge. »
« Et votre cliente, Maître Ashion ? »
« La garde partagée… un weekend sur deux. »
Hermione tourna vivement la tête vers Ginny, se demandant dans quel sens prendre l'information. Mais cette dernière regardait droit devant elle, agissant comme s'il n'y avait rien d'anormal.
« Je te demande pardon ?! », s'exclama Harry, s'adressant à elle comme si c'était elle qui avait parlé.
« Mr Potter, je vous prie de… »
« Quoi Harry ? Ce n'est pas ce que tu voulais ? Tes enfants pour toi tout seul ? », répondit Ginny, coupant le Juge.
« De quoi est-ce que tu… »
« Un weekend sur deux, c'est pour moi, pas pour toi, idiot. »
Harry ouvrit la bouche, avant de la refermer, sonné. Hermione avait écarquillé les yeux, alors que les mots prenaient leur sens.
« Pouvons-nous reprendre ? », en profita le Juge. « Est-ce que cette proposition vous dérange, Mr Potter ? »
« Sur le fait d'avoir mes enfants principalement à ma charge ? Non. Sur le fait qu'elle ne s'implique pas comme elle le devrait en tant que mère, oui », siffla Harry, d'une voix dure, presque insolente.
Malgré elle, Hermione sourit. Son Harry, déterminé et un peu trop tête brûlée, était de retour.
« C'est une question qui mérite d'être soulevée, en effet. Mme Weasley, comment expliquez-vous cette demande de garde ? »
Ginny se racla la gorge, avant de se redresser sur son siège.
« J'estime que je manque encore de stabilité pour mes enfants, Mr le Juge. »
« Que voulez-vous dire ? »
« Je suis une thérapie pour une dépression. »
Le Juge nota quelque chose sur sa feuille.
« Est-ce que vous envisagez donc que cette clause de garde partagée soit révisée ultérieurement, en fonction de l'évolution de votre suivi psychomagique ? »
« C'est exact, Mr le Juge. »
« Mr Potter, avez-vous quelque chose à ajouter à ce sujet ? »
« Non, je suis d'accord pour cette décision temporaire. »
« Souhaitez-vous réclamer une pension alimentaire ? »
« Non, pas le moins du monde. »
Il nota cette nouvelle information sur son document.
« En revanche, vous requérez une disposition supplémentaire concernant vos enfants. Ou devrai-je dire, pour un enfant en particulier. »
« En effet. »
Hermione vit Ginny se tendre comme un poteau de Quiddich.
« Vous demandez à ce que votre fils cadet, Albus Severus Potter, né le 6 mars 2006, bénéficie d'un temps d'adaptation avant de pouvoir rencontrer sa mère. Pour quelle raison… »
Cette fois, Ginny bondit de son siège, hors d'elle.
« Comment oses-tu ? Comment peux-tu me retirer Al ? »
« Mme Weasley, assieds-vous, je vous prie. »
Ses yeux lançaient des éclairs. Elle ne paraissait pas disposée à écouter.
« Mme Weasley, pouvez-vous reprendre votre place, que nous puissions avancer ? Je ne manquerai pas de vous entendre à ce sujet. »
Seule une pression sur son bras, exercée par Parkinson, eut raison de Ginny. Elle se rassit, non sans avoir une nouvelle fois incendié Harry du regard.
« Mr Potter, pouvez-vous nous expliquer cette demande ? »
« Évidemment. Mon ex-épouse a disparu pendant neuf mois. Neuf mois au cours desquels nos enfants ont été fragilisés par cette absence injustifiée. Albus, en particulier, est profondément blessé par son attitude, et nécessite un certain temps pour accepter de revoir sa mère. »
« Mme Weasley, est-ce exact ? »
« Oui, Mr le Juge », chuchota-t-elle, tête baissée.
« Avez-vous des contacts avec vos enfants depuis votre…retour ? »
« Avec l'aîné et la benjamine, oui. Avec le cadet… non. Il refuse de me voir. »
Il retranscrit l'information sur son parchemin.
« Avez-vous envisagé un suivi pédopsychomagique pour votre enfant, Albus Severus ? »
« Oui, j'en ai discuté avec mon avocat », intervint Harry. « Je pense qu'un pédopsychomage serait non seulement le plus à même d'aider mon fils à repartir sur de bonnes bases, mais également de déterminer à partir de quel moment, et dans quelles conditions, il pourrait à nouveau partager des moments avec sa mère. »
« Cela me paraît raisonnable. Mme Weasley ? »
Cette dernière avait les yeux fermés, acquiesçant.
« Il faut que vous exprimiez à voix haute votre accord. »
Rouvrant les yeux, elle prit une grande inspiration.
« J'accepte, à condition d'être informée par le psychomage de l'évolution de mon fils, et d'être considérée comme partie prenante dans son éducation avec mon ex-mari. Et cela vaut évidemment pour chacun de mes enfants. »
« Cela va de soi, Mme Weasley. »
Il prit une dernière fois sa plume, avant de la reposer.
« Bien. Je vous ferai parvenir, par le biais de vos avocats, l'ensemble des dispositions discutées aujourd'hui. Si vous les acceptez, renvoyez-les-moi avec vos signatures pour accord. Dans le cas contraire, j'attends également vos demandes de modifications. »
La séance se clôtura, chacun sortant du bureau. Harry et Hermione se mirent un peu sur le côté, s'exprimant à voix basse.
« Si je m'attendais à ça… », commença Hermione.
« Je suis aussi surpris que toi. Mais en fin de compte… c'est positif, non ? »
« Si on veut, oui… Tu as obtenu ce que tu voulais. Mais elle, elle ne semble pas prête à reprendre son rôle de mère. Harry… Je pense que tu peux bien considérer que tu vas devoir gérer seul ta parentalité. »
« Ouais… aussi. »
Un reniflement sur leur droite attira leur attention. Un peu plus loin, Ginny, apparemment sermonnée par Parkinson, pleurait.
Hermione eut à peine le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'Harry avançait déjà dans leur direction.
« Ginny, est-ce que tout va bien ? »
Reniflant derechef, elle confirma. Arrivant à son tour, Hermione remarqua qu'il jetait un regard rapide sur Parkinson, avant de revenir sur Ginny.
« O.K. Bon Gin'… Il faut qu'on parle d'Albus. Hors accord juridique. Il a besoin de sa mère. »
Ginny acquiesça.
« Mais comment si… ? »
« Écris-lui », intervint Hermione. « Il veut comprendre les raisons de ton absence. Il veut aussi être rassuré sur ton amour pour lui. Parce que tu l'aimes, pas vrai ? »
Ginny s'essuya le nez, qui coulait.
« Bien sûr que je l'aime ! Je sais que j'ai été détestable ces derniers temps. Mais j'aime sincèrement mes enfants. »
Elle se tourna alors vers Harry, dévoilant son visage ravagé par les larmes.
« Et je t'ai aussi sincèrement aimé, Harry. Je te le promets. »
« Honnêtement, là je m'en fiche. Tu m'as blessé, oui. Mais surtout, tu as détruit ma famille et tu fais du mal à mes enfants. Et pour ça, c'est moi qui tu fais une promesse : si Albus garde des séquelles psychologiques, tu le regretteras toute ta vie, et il ne faudra pas compter sur ma clémence, cette fois. »
Ginny déglutit.
« Très bien, je… je… je vais réfléchir à cette fameuse lettre. »
Elle échangea un regard avec Parkinson, avant de les saluer et de disparaître au coin du couloir.
Harry et Hermione se firent face, et comprirent instantanément qu'ils partageaient leurs pensées : il y avait des avancées. Et Hermione remarquait spécifiquement le retour de l'esprit combattif de son meilleur ami.
OoOoO
« Tu as commencé à penser à l'organisation des fêtes de fin d'années ? », demanda Hermione à Harry, alors qu'ils prenaient une pause à la machine à café du Département.
Il prit une grande inspiration, avant de soupirer.
« Ouais. Je pense que, le plus simple, ce serait d'aller chez Molly. Elle nous invitera tous de toute façon. Élia et toi comprises. »
« En parlant d'Élia… », commença-t-elle, mais elle resta la bouche ouverte, puisqu'à côté d'eux se tenait Malefoy.
« Hum ! Désolé de vous interrompre dans ces préparations festives », dit-il froidement. « Potter, j'ai besoin de l'évaluation des risques pour l'organisation de la rencontre entre les Falmouth Falcons et les Frelons de Wimbourne. »
« Je vais te chercher ça », lui répondit Harry en posant sa tasse sur le plan de cuisine.
Ils se retrouvèrent seuls, Malefoy l'observant avec une dureté presque effrayante.
« Alors, tu vas passer Noël chez les Weasley ? »
« Oui. À ce propos, par rapport à Élia… »
« Ça va, j'ai entendu. »
Hermione marqua un arrêt. Elle ne comprenait pas sa froideur.
« En fait, je n'avais pas terminé ma phrase. Je pensais que tu voudrais peut-être passer Noël avec elle, cette année. »
« Sérieusement ? »
« Sérieusement », sourit Hermione, alors qu'elle avait noté un relâchement dans son attitude.
Harry revint à ce moment-là, un dossier à la main.
« Tiens. Il ne devrait pas y avoir plus de précautions à prendre, si ce n'est que ce sont les Falcons qui jouent. Mais bon, tu sais déjà tout ça. »
« En effet. Bon, je vais regarder ça dans mon bureau. Granger… »
« Passe chez moi quand tu peux ? Qu'on voie comment on s'arrange ? »
« O.K., on fait comme ça. »
Il les salua, quittant leur champ de vision. Presque au regret d'Hermione.
« Hum ! Hermione ? », la rappela Harry à la réalité. « Vous arrangez pour quoi ? »
« Ah euh. Pour les fêtes. Par rapport à Élia. »
« Et Malefoy va passer chez toi ? », questionna-t-il avec un sourire entendu.
« Oui eh bien quoi ? Il faut bien qu'on discute quelque part, non ? »
« Oui bien sûr », se marra-t-il.
Hermione lui tira la langue, râlant de ne pas avoir un objet à sa disposition pour lui signifier son désaccord en le frappant.
« Bon et alors, toi ? Ginny et toi allez pouvoir rester dans la même maison deux jours de suite ? Et Albus ? »
Harry perdit instantanément son sourire.
« J'espère que ça pourra un peu s'apaiser d'ici là. Et d'ailleurs, j'ai reçu une lettre de Ginny, ce matin. Pour Albus. »
« Oh. Et alors ? »
« Je lui ai dit. Je voulais la lui lire, mais… il a demandé à ce que ce soit toi qui le fasses. »
« Bon. Dans ce cas… je passerai après avoir discuté avec Malefoy, s'il n'est pas trop tard. »
La reconnaissance qu'Hermione lut sur son visage valait tous les sacrifices. Parce qu'assurément, ce n'était pas une mince affaire de supporter la souffrance d'un petit garçon de cinq ans.
OoOoO
À six heures tapantes, alors qu'Hermione était occupée à préparer un risotto, des coups furent frappés à la porte. Attrapant un essuie, elle se frotta les mains avant d'aller ouvrir.
« Malefoy. J'étais en train de faire à manger. Entre. »
Ils prirent la direction de la cuisine, où son invité s'installa.
« Tu veux quelque chose à boire ? Une bierraubeurre ? »
« Volontiers. »
Elle posa deux bières décapsulées sur la table.
« Je termine juste ça, et je suis à toi. »
Elle ajouta les derniers ingrédients, avant de placer le tout au four.
« Risotto aux cèpes ? »
« C'est ça. »
« Avec un Vin Santo, rien de plus parfait. »
« Monsieur aime le luxe », s'amusa Hermione.
« Comme si c'était nouveau. »
Un léger sourire flottait sur ses lèvres. L'ambiance était détendue. Ne sachant quand même quoi dire ensuite, Hermione prit une gorgée de sa bière. Puis se rappela qu'il était venu pour une raison précise.
« J'imagine que Noël est une fête importe pour toi », embraya Hermione, sans préambule.
« C'est une fête familiale. Cela va de soi. »
« Je crois qu'on peut dire sans contestation possible que c'est ton tour d'avoir Élia. »
Malefoy s'esclaffa.
« Je crois que, ça aussi, cela va de soi. »
Il porta à son tour la bouteille à ses lèvres. Hermione songea un instant que, quelques mois plus tôt, elle aurait été en colère pour avoir osé dire cela. Mais aujourd'hui, cela n'avait plus de sens. Ça n'aurait été qu'une puérile opposition.
« Tu… je suppose que ça se passera au Manoir ? »
Il la dévisagea, sans qu'aucune expression de transparaisse sur son visage.
« En effet. Et Mère sera ravie d'avoir tous ses petits-enfants ce jour-là. »
« Mmmh ! D'ailleurs. C'est aussi une fête importante pour mes parents. Si je peux juste… repasser la prendre pour le repas du vingt-cinq au soir. Élia aura passé le reste de la journée avec toi, plus celle du vingt-quatre… »
« Ça me paraît raisonnable comme arrangement. »
Hermione soupira de soulagement. Ce n'était pas si difficile. C'était même tellement facile qu'elle regrettait. Elle aurait pu faire tout cela depuis tellement longtemps. Lui envoyer toutes ces lettres qu'elle avait sans jamais les lui avoir envoyées…
Elle glissa son regard sur lui. Certes, il avait vieilli. C'était indéniable, et elle aussi. Mais elle doutait que l'homme en face de lui soit si différent de celui qu'elle avait alors connu. Il était une seule et même personne. Plus posé et moins méprisant, peut-être. Mais c'était l'assurance et la maturité qui apportaient cela. Et il reste assurément le même grand blond aux yeux bleus, railleur… Mais pas méchant. Ni foncièrement gentil. Juste insupportablement railleur.
Hermione ferma les yeux quelques secondes. Malgré elle, son pouls s'était emballé en le détaillant de cette manière.
« Pour la nouvelle année, tu peux garder Élia, si tu veux », enchaîna-t-il comme s'il n'avait rien remarquer de son trouble. « J'ai l'habitude de sortir avec Blaise. Je suppose que cette année ne fera pas exception. Mais si elle veut que je passe pour les douze coups de minuit, où qu'elle soit… »
« Je pense que ça lui ferait plaisir, oui. Je te tiendrai au courant de mes plans, alors. »
La minuterie du four les coupa, et Hermione se leva pour sortir le plat du four.
« Je suis désolée, il faut que je mange pour passer chez Harry après. Tu veux un morceau ? »
« Non, merci. Vous passez beaucoup de temps ensemble Potter et toi. »
« Oui, il a besoin de soutien avec son divorce. Puis c'est surtout pour Albus, là. Un verre de vin ? Ce n'est pas du Vino Santo, mais bon… »
« Albus ? »
Hermione se servit du risotto et un verre de vin, jetant au passage les bouteilles de Bierraubeurre vides.
« Oui, Albus a du mal à accepter le comportement de sa mère. Il a besoin d'une présence maternelle. Il ne parle pas beaucoup, mais… je crois que ma présence lui fait du bien », répondit-elle avant de lui présenter la bouteille de vin blanc. « Un verre ou pas finalement ? »
« Non, merci. Je vais y aller. C'est un autre petit garçon qui m'attend, moi. »
Hermione sourit, songeant à la petite tête blonde.
« Tu vas lui faire la lecture ? »
« Ne te fous pas de moi, Granger. »
Son ton léger dénotait avec son expression neutre.
« Je ne me permettrais pas. »
OoOoO
Lorsque Drago rentra chez lui, la maison était plongée dans la pénombre. Il s'en étonna, puisqu'habituellement, Scorpius n'était pas encore couché et qu'Astoria aurait dû l'attendre pour le souper. Il avisa le plan de travail, découvrant les restes du repas. Bon, il mangerait seul alors.
Il s'installa alors à table, commençant à manger jusqu'à ce qu'il sente une présence dans son dos. Il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agissait.
« Tu rentres tard », lui fit remarquer sa femme.
« Pas tant que ça. »
« Tu as été retenu au boulot, c'est ça ? », siffla la voix perçante.
Drago soupira. Il la sentait en colère, et son attitude l'agaçait prodigieusement.
« Non, j'étais chez Granger. »
À la façon dont le silence prit possession des lieux, il comprit qu'elle s'était figée.
« Pourtant, ta fille n'est pas en Angleterre pour le moment. Elle est à Poudlard. »
« En effet. »
« Qu'est-ce que tu avais besoin d'aller chez elle, dans ce cas ? »
Elle approcha alors, se planta devant lui. Elle avait croisé les bras sur sa poitrine. Drago la regarda, mangeant ses lasagnes comme si la situation n'était pas tendue. Il n'avait pas envie de s'énerver, mais elle le faisait mousser avec sa jalousie mal placée. Granger et lui avaient eu une aventure, certes. Mais bien avant que leur propre histoire ne commence.
« Il y a quelque chose qui approche et qui nécessite qu'on en discute : les fêtes. Il fallait bien qu'on sache où Élia les passerait. »
« Parce qu'il y a une possibilité pour qu'elle les passe avec… nous ? », répondit-elle en appuyant bien sur le pronom, comme pour marquer une séparation entre Élia et le reste de la famille.
C'en était trop pour Drago, qui posa calmement sa fourchette sur la table, avant de se lever lentement.
« Élia est ma fille. Elle fait donc partie de la famille, que tu l'acceptes ou non. Et si tu ne l'acceptes pas, Asto'… »
Un éclair de lucidité passa dans le regard de sa femme, à présent à hauteur du sien. Elle déglutit, avant de lui lancer un regard noir.
« Tu n'oserais pas… »
« Et plutôt deux fois qu'une. Tu sais autant que moi que je ne veux pas faire de vagues. Mon nom en a assez fait, autant du côté du monde ordinaire que du monde des Sang purs. Mais si tu essaies de te mettre en travers de ma fille et moi, le choix sera vite fait. »
Sans demander son reste, elle tourna les talons et disparut dans les étages. Drago soupira, regardant son assiette encore à trois quart pleine. Il avait perdu l'appétit.
OoOoO
Hermione arriva chez Harry dix minutes après le départ de Malefoy. Elle s'était dépêchée de terminer son repas, pour ne pas arriver trop tard pour le petit Albus. Harry lui ouvrit, avec une expression de reconnaissance peinte sur le visage.
« Il est dans son lit. Je crois qu'il joue avec ses figurines. »
Hermione acquiesça.
« J'y vais maintenant, comme ça on n'en parle après ? »
Elle prit la lettre qu'Harry lui tendait.
« Je la lis avant, pour être sûre. »
« O.K. »
Entrant dans le couloir, elle parcourut la lettre en bas des escaliers. À la fin de sa lecture, elle releva la lecture vers Harry.
« Pour le coup, on ne peut rien lui reprocher. »
« En effet. »
Son visage était fermé. Il était épuisé, aucun doute là-dessus.
« Harry… »
Il feint un sourire.
« Après. Albus d'abord. »
Acquiesçant, elle grimpa les étages, jusqu'à arriver devant la porte de la chambre d'Albus, à laquelle elle frappa.
« C'est Hermione. »
« Tu peux rentrer. »
Elle passa la porte, trouvant effectivement l'enfant avec ses jouets.
« Tu faisais encore parler ton joueur de Quidditch qui est méchant avec ses enfants ? »
Il baissa la tête sur ledit jouet, avant de hocher la tête.
« Oui. Mais il reste juste un qui est fâché. »
Sur ces mots, elle lui montra la lettre.
« Ta maman t'a écrit. »
« Oui, je sais. Papa m'a dit. »
« Est-ce que tu veux toujours que je la lise avec toi ? »
Il approuva d'un mouvement de la tête, se déplaçant pour lui laisser une place où elle s'installa. Hermione commença alors sa lecture.
« Mon Dorico,
C'est maman qui t'écrit. Je voulais te présenter mes excuses pour le fait que tu sois si triste et si en colère après moi, parce que je sais que c'est de ma faute. Maman est une grande personne, mais, parfois, elle fait aussi de grosses bêtises.
Je suis tombée malade que tu étais encore une toute petite graine. C'est une maladie qui s'appelle la dépression et qui est dans la tête. Je vais guérir, mais comme c'est dans la tête, je ne réfléchissais plus bien, j'ai fait n'importe quoi. Comme te laisser croire que je ne t'aimais plus. Mais ce n'est pas vrai, Al'. Je te promets que ta maman t'aime très très très fort. Plus loin que le pays imaginaire où les Dorico de ton histoire préférée disparaissent. Plus loin que là où aucun balai de course n'a jamais été. Je te le promets.
J'espère qu'un jour, tu ne seras plus fâché après moi. Je prie tous les jours Merlin pour te revoir, parce que tu me manques. Mais j'attendrai que tu sois d'accord.
Je t'aime,
Maman. »
Pendant sa lecture, le petit Albus s'était rapproché d'elle, pleurant doucement, la tête posée sur sa cuisse. Avec douceur, elle passa la main dans ses cheveux.
Un poids s'était levé dans sa poitrine. Parce que, pour une fois, c'était des larmes de soulagement qui coulaient le long de ses joues. Elle le sentait à l'aura magique et calme qui se dégageait de tout son être.
Nous pouvons soupirer en cœur, il semble que ça pourra aller mieux pour Albus ! Le petit bout crépitant de ma baguette magique me dit aussi que l'échange entre Drago et Astoria vous a beaucoup plu aussi... (a)
Je suis bien parti-e pour écrire jour et nuit : donc j'ai vraiment hâte de pouvoir avancer dans cette histoire et détricoter toutes mes petites intrigues. Je vous dis à très vite, pour retrouver nos deux parents dans un bond magistral dont l'échange Astoria/Drago n'est que les prémices... :D héhéhé
Des paillettes de licorne sur vous !
