Titre : La boucle est bouclée
Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Disclaimer : Les 100 appartiennent à leurs créateurs. Fic basé sur la série (oubliez le livre, oubliez-le)
Pairing : Murphamy
Prompt : Tendre vers l'achevé, c'est revenir à son point de départ.
Murphy avait son arme pointée sur la tempe de Bellamy :
- Tu ne trouves pas ça comique toi ? Dit-il avec un sourire en coin.
- Je trouverais ça comique si j'étais celui qui tenait l'arme, dit Bellamy.
- Evidemment, vu comme ça.
Comment ils en étaient à être ennemi à nouveau n'avaient pas d'importance, chacun dans son camp voilà tout, et au final Murphy était celui qui remportait ce combat.
- J'ai pas envie de tirer, tu as une trop jolie gueule pour l'abîmer.
- Je n'hésiterais pas à défigurer la tienne, cracha Bellamy entre ses dents.
Murphy ricana, attrapa une mèche entre ses doigts et l'enroula autour :
- Tu ne disais pas ça avant.
Bellamy préféra se la fermer.
- On est de retour au point de départ, sourit Murphy. Toi et moi, prêt à s'entretuer, par vengeance ou à cause des autres.
- Tire, ça m'évitera d'avoir à t'écouter.
Bellamy avait dit ça à cause de l'agacement, mais quand Murphy lui tira dans la jambe il regrettera de pas avoir fermé sa grande bouche. Il resta debout tant bien que mal. Quelque part il s'avait que tout prendrait fin ici. Dans son sang ou dans celui de Murphy. Et après ?
Après rien.
Bellamy était épuisé, et finalement ce n'était pas si grave si Murphy tirait.
- Je voulais t'épargner, murmura Murphy, mais à quoi bon ? Ca ne mènerait à rien.
- A une douce destruction, ironisa Bellamy.
- Très douce, sourit Murphy en coin.
Bellamy tourna la tête, l'arme se retrouvant sur son front alors que leurs yeux se rencontraient.
- Je pourrais t'embrasser, tu te laisserais faire.
- Et tu me prendrais mon arme et échangerait les rôles. Dit Murphy.
- Exact.
- Je ne suis pas aussi con que tu le penses.
- Mais tu m'auras embrassé.
- Tu m'auras embrassé, répéta Murphy.
Bellamy hocha la tête et Murphy baissa son arme, choppant le col de Bellamy pour poser ses lèvres sur les siennes avec passion. Comment pouvait-on aimer et détester quelqu'un à la fois ? Et aussi fort ? Et comment pouvait-on désirer l'avoir à ses côtés et le voir mort ? Supplier qu'il reste en vie et espérer qu'il crève ? Tenir une arme contre lui et désirer ses lèvres ? Relation paradoxale. Bellamy attrapa son poignet et Murphy le laissa faire, le laissa prendre l'arme, le laissa lui tirer dans l'estomac, il le laissa parce que Bellamy avait fait ce choix et que Murphy en avait simplement marre d'attendre autre chose des gens. Malgré la douleur qu'il ressentit, il s'accrocha à lui.
- Ne me laisse pas, supplia-t-il. Même si c'est pour t'assurer que je meurs.
Bellamy l'allongea et posa un instant ses mains sur la plaie pour la comprimer, comme s'il ne comprenait pas lui-même ce qu'il avait fait, comme si ce n'était pas lui qui avait tiré.
- Non, murmura Bellamy. Non, non, non. Ce n'est pas ce que je voulais !
- Faut croire que si, grogna Murphy.
Bellamy secoua la tête. Il pensait que Murphy l'arrêterait, qu'ils allaient se battre, se balancer des piques, que quelqu'un viendrait les arrêter et qu'il y aurait un moment où ils se tourneraient de nouveau l'un vers l'autre, leurs corps tendus en un désir absolument incompréhensible et fou. Mais il avait tiré sur Murphy et c'était irréversible. Bellamy mit l'arme dans la main de Murphy qui ricana.
- Chacun son tour ?
- C'est à toi de tirer.
- Non.
Bellamy serra la main de Murphy, le força à mettre son doigt sur la gâchette, mais Murphy jeta l'arme. Il toussa, cracha du sang.
- C'est ce que tu voulais ? Demanda Bellamy.
- Peut-être bien, au moins je ne suis pas celui qui reste.
- Murphy…
- On ne peut pas être ensemble, tu le sais bien, on se déteste, on se détruit.
- Je t'aime.
- Je sais.
Bellamy posa sa bouche sur celle de Murphy.
- Ne meurs pas.
- On arrêtera de tourner en rond.
- Me laisse pas... Fit Bellamy.
- C'est moi qui te l'ai demandé en premier.
Pourquoi est-ce qu'il avait tiré ? Parce qu'ils étaient dans des camps opposés, parce qu'ils avaient été capable de se pendre mutuellement, à cause des autres ou par vengeance, parce qu'ils se retrouvaient l'un contre l'autre mais pas assez prêt.
Bellamy se leva, ignora la douleur dans sa jambe et alla reprendre l'arme et la remit dans la main de Murphy.
- S'il te plait.
Murphy secoua la tête.
- Tu as gagné.
- J'ai perdu, fit Bellamy les larmes aux yeux.
Le doigt de Murphy se mit sur la gâchette.
- Si j'appuie on n'en finira jamais.
- Ou tout sera fini au contraire.
Murphy appuya, la balle transperça Bellamy, à cet endroit où ils savaient tous les deux qu'il ne se relèverait pas. Il tomba à côté de Murphy.
- Bordel de merde ça fait mal. Gémit-il.
- Petite nature. Ricana Murphy avait de recommencer à cracher du sang.
Murphy se tourna malgré la douleur, posa sa bouche pleine de sang sur celle de Bellamy. Bellamy lui rendit son baiser, son sang, la douleur, le mal. La peine. La passion. L'amour et la haine. Tout ça ne faisait plus qu'un. Murphy embrassa jusqu'à l'épuisement. Bellamy se rendit compte à un moment que Murphy n'était plus là, qu'il ne restait plus que son corps, mais qu'il avait dit adieu à son esprit, ses remarques acerbes, son sale caractère, son côté petit merdeux. Et Bellamy fut soulagé de savoir qu'il allait bientôt le rejoindre.
- T'es pas mort seul, je suis là, t'es pas seul, t'es pas seul du tout, lâcha-t-il difficilement d'un souffle rauque.
Il ferma les yeux. Passa son bras autour de Murphy. Il allait juste…
Se reposer un peu.
Fin.
L'autatrice : écrite durant une soirée drabble. Et je ne suis pas désolée !
