21.

Deux semaines plus tard et conformément à son plan, un Severus visiblement brutal conduit de force Hermione et Ernest dans le bureau de Drago. Cela sous les yeux apparemment indifférents de tous, un peu avant le couvre feu.

A l'intérieur du secrétariat, il se place avec la jeune femme au-dessus du marquage à la craie déjà inscrit sur le sol par le blond, qui trouve le moyen de faire valoir son talent de dessinateur en tendant sa baguette au vieil homme.

— J'ai reproduis ton dessin le plus exactement possible ! lui fait-il observer.

— C'est du bon travail ! s'exclame-t-il avant de l'étreindre affectueusement. Je suis très fier de l'homme que mon petit-fils est devenu, assure-t-il en lui portant une main sur la joue après s'être écarté de lui. Tu t'es lavé de la salissure de ton nom, Drago.

— Alors c'est bien un adieu, lâche-t-il d'une voix étranglée. Merci pour tout, grand-père.

Le choc suite à la découverte de leur lien de parenté passé, Hermione s'apprête à les interroger sur cette histoire d'adieu mais ils ne lui en laissent pas le temps.

— Il faudrait que vous... commence Ernest avant de chercher les mots suivants. Il faudrait que vous…vous fondiez l'un dans l'autre ? formule-t-il la chose avec hésitation.

— Pardon ? s'exclame aussitôt le couple.

— Bah c'est simple pourtant : parrain, tu rentres ce que tu as entre les jambes dans l'emplacement que Mione a entre les siennes, intervient Drago d'un ton exagérément serviable. Emboitez-vous, quoi ! Comme ce jouet moldu là… comment ça s'appelle déjà ? Ah oui, les « legos » !, ajoute-t-il dans un ricanement moqueur.

— C'est une plaisanterie ?! gronde Severus en les fusillant l'un après l'autre du regard.

— Je ne plaisanterais pas avec ça, réplique sérieusement le blond tandis que son grand-père acquiesce d'un hochement de tête gêné. Je vous assure que ça s'appelle des legos.

— Drago ! le réprimande sèchement Ernest. Arrête un peu de te moquer d'eux, tu veux ?

Entourant d'une main l'avant-bras de son homme pour l'empêcher de se jeter à la gorge de son filleul, Hermione y exerce une pression afin d'attirer son regard sur elle.

— Jouer les prudes ne fait pas partie de nos options, lui assure-t-elle en dépit de la teinte pivoine qu'elle devine que ses joues ont prises.

— Tu as raison, admet-il à contrecœur. Ne perdons pas plus de temps à cause d'une pudeur qu'on ne peut de toute façon pas se permettre.

Comme il l'agrippe par la taille pour la plaquer contre lui, elle enroule ses bras autour de son cou et se jette sur sa bouche restée entrouverte pour que sa langue y rejoigne la sienne. Ce qu'elle s'empresse de faire dans un baiser indécent commenté par un Drago manifestement dégouté à cette vue.

Sentant une bosse se former contre son ventre, Hermione stimule à l'aide de ses doigts agiles l'érection naissante de Severus qui en gémit bruyamment contre ses lèvres. Le moment d'aller plus loin venu, ils abaissent chacun le pantalon de l'autre, juste assez pour découvrir leur sexe respectif. C'est à ce moment là qu'un bruit sourd les interrompt. Se tournant dans la direction de sa provenance, ils découvrent le blond étendu sur le sol.

— C'est rien, il a juste tourné de l'œil, lance Ernest en train de lui faire reprendre conscience. Reprenez où vous vous êtes arrêtés ! Allez, dépêchez-vous, les enfants !

D'une pression de ses mains agrippées à ses fesses assortie à un coup de rein bien senti, Severus se glisse subitement en Hermione tout en la faisant s'empaler sur lui.

— Allons-y ! annonce alors le vieil homme en brandissant sa baguette vers eux.