Salut à tous! J'espère que ce chapitre va vous plaire. A mon avis le prochain va être attendu avec impatience alors je vais tacher de me dépêcher.
Aelita48 : La vie est cruelle ! Heureusement pour tous les héros c'est une histoire !
Mariie : merci d'avoir aussi compris le point de vue de Carlisle, le pauvre après tout que peut-il faire d'autre ? Merci aussi pour tes reviews je les adore !
Nana10 : des cris ? Moi j'aurais dit des hurlements ! on a des loups avec nous !
LoOla : J'adore faire s'impatienter les gens, tu vas le découvrir avec ce nouveau chapitre. Merci pour tes reviews !
Bobotte : Merci pour tous ces compliments ! Et oui moi mon histoire se déroule plutôt en mois. C'est pour cela qu'il faut faire bien attention à la chronologie.
PS : a tous les anonyme qui ne sont pas inscrits, n'oubliez pas de signer sinon je ne peux pas vous répondre et c'est dommage !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 20 : Vivre d'amour et d'eau fraiche n'est pas sans risque
POV Edward
Quand je me suis éveillé, elle était déjà partie, sans un mot, sans un au revoir. Une légère déprime m'a cloué au lit une minute encore. Je me sentais si seul quand elle n'était pas là. Ma Bella… Isabella… Et puis j'ai ri.
J'étais idiot ! Bella allait revenir, et nous passerions une merveilleuse soirée tout comme la veille. Et ce serait comme cela, tous les soirs à présent. Elle viendrait humaine ou alors se changerait avec les vêtements que je lui apporterais de la maison. Oui, comme cela ce serait parfait.
J'ignorai combien de temps les Denalis comptaient rester mais leur présence n'était plus un problème pour moi, bien au contraire. Tous les membres de ma famille étaient occupés à les accueillir du mieux qu'ils le pouvaient, ils ne me gênaient donc plus.
Je me levai sur ces nouvelles perspectives d'avenir et dans l'attente de regagner mon lit avec Bella le soir venu. Je n'ai eu que cette pensée en tête toute la semaine qui a suivie.
POV Bella
En me réveillant ce matin-là, j'avais rapidement quitté Edward et ce sans même le prévenir. Je savais qu'il n'apprécierait pas, mais je n'avais pas eu le choix. Je devais me rendre au travail le plus vite possible, sans oublier que je devais repasser par la réserve pour me changer. Autant dire que j'étais déjà en retard.
Quand j'arrivai avec vingt minutes de retard à mon bureau, j'eu la désagréable surprise d'y trouver non pas uniquement Sylvie qui je suis presque sûre m'aurait couvertes, mais également mon directeur. Je n'avais plus aucune chance d'y échapper. Je tentai alors de me créer une excuse idéale.
- tiens, Mademoiselle Swan, on ne vous attendez plus !
- Excusez-moi, Monsieur, j'ai eu un problème avec la voiture ce matin.
Waw ! T'as sacrément du te creuser le cerveau pour trouver ça toute seule !
Oui bon, je le reconnais, j'aurais pu trouver un meilleur alibi.
- Je ne veux pas le savoir ! Que ça ne se reproduise plus ou sinon je vous remplace !
- Bien Monsieur !
Malheureusement j'ai eu quelques problèmes de ce coté, car tous les soirs je partais rejoindre Edward, et je n'ai jamais pensé cette semaine là, à y emmener un réveil, vous comprenez donc pourquoi après une semaine seulement mon employeur à décider, sans le moindre ménagement, de se passer de mes services.
Il n'a même pas eu l'audace de me prévenir ce sale type, c'est une jolie femme blonde qui s'est excusée au près de moi en m'annonçant toute guillerette qu'elle prenait mon poste le lundi matin suivant.
- Je suis désolée, a-t-elle murmuré d'une toute petite voix en comprenant la situation.
Je lui ai dit que ce n'était pas de sa faute si j'avais été virée et je suis partie sans me retourner. Une fois dans ma voiture cependant, j'ai pleuré à chaudes larmes et j'ignorai pourquoi. Je crois que j'angoissais à l'idée de dire à Leah que j'avais perdu mon travail. Je ne voulais pas que tous les loups sachent. Déjà qu'ils ne m'aimaient pas alors si en plus ils me prenaient pour une incapable.
Dans un premier temps, je n'ai rien dit au sujet de ce renvoie, je préférai trouver un moyen d'occuper mes journée plutôt que de rester à tourner en rond à la réserve. Mais rapidement ma lettre de licenciement est arrivée par la poste, et comme un malheur n'arrive jamais seul, il a fallu que Leah l'ouvre en présence de Sam.
- Tu as été renvoyé ? s'était-il exclamé alors que je rentrais d'une ballade en voiture.
Comme je n'avais plus vraiment le choix, j'ai avoué.
- Oui.
- Et pour quel motif ?
- Je suis arrivée en retard, voilà tout !
- Parfait dans ce cas, tu n'as plus de raison de quitter la réserve, ça me fera toujours un souci de moins.
- Alors je ne peux plus sortir ? ai-je gémi.
-Sois heureuse que je ne te fasse pas surveiller, je fais confiance à Leah.
Un soupir de soulagement m'avait étreint le cœur, Leah était une amie, elle comprendrait.
Du moins c'est ce que j'avais cru. Mais l'amie dont je parlais, était fâchée contre moi et je ne savais pas pourquoi.
Bien sur que tu sais, elle n'apprécie pas que tu lui ais menti !
C'était vrai. J'avais menti à Leah et je continuai, m'attirant un peu plus ses foudres chaque jour. Car la seule chose qui n'avait pas changée, c'était mes soirées avec Edward. C'était mon moment préféré de la journée. Mais là encore les loups décidèrent d'intervenir.
Sam m'obligeait à présent à suivre chacune des petites « fêtes » qu'ils organisaient entre eux. Je crois qu'il espérait secrètement que je m'intègre davantage à la meute. Mais cela ne m'intéressait plus d'en faire partie, non ce que je voulais, c'était voir Edward. Lui, au moins, savait se montrer amusant et surprenant.
Alors ce soir, comme chaque fois que je devais me rendre à une de leurs petites soirées, j'ai pensé à Edward. J'ai songé qu'il devait m'attendre, seul dans notre nid, pendant plusieurs heures peut-être. Car, bien sûr, on me mettait toujours au courant quand il était trop tard pour que je prévienne Edward. Sam, qui devenu obsédé par mon renvoie ne cessait de me rappeler qu'à présent je devais être disponible à tout instant. Inutile de dire que je n'avais plus aucune vie privée.
Edward devait être contrarié même s'il ne s'est jamais fâché. Il disait simplement que je lui avais manqué. Pourtant, aujourd'hui, une certaine amertume me montait à la gorge quand je repensais à son comportement récent.
En effet la veille, quand il était revenu de sa virée shopping avec les Denalis, il m'avait offert une petite robe bleu-marine, très jolie. Il avait alors souhaité que je la mette mais j'avais refusé, tout simplement parce que je souhaitais rester louve. Je n'avais pas eu une très bonne journée et comme je me sentais bien sous cette forme, je ne voulais pas en changer. Seulement Edward avait été très énervé par mon refus, il s'était offusqué et avait insisté jusqu'à ce que vexée je m'enfui par la porte. J'avais alors compris qu'Edward ne voulais plus me voir comme un loup-garou, non ça devait le dégouter. Lilou ou fourrure sombre n'existait plus pour lui, il ne souhaitait voir que Bella, toujours et encore Isabella. Les Quileute avaient au moins raisons sur ce point, un vampire ne pouvait pas aimer une louve, il ne pouvait aimer qu'une partie d'elle. Je l'avais cru différent cependant, et je m'en voulais à présent de m'être trompée à ce point. J'avais donc décidé de ne plus y retourner, pas temps qu'il me voudrait humaine.
Très tard, quand je suis rentrai chez Leah, j'ai trouvé un petit mot qui m'était adressé sur la table.
Téléphone. Message pour toi. Important ! Leah.
Etonnée, je me suis dirigée vers celui-ci. J'ai appuyé, hésitante, sur le petit bouton rouge. J'avais une vague idée de qui pouvait m'appeler à la réserve. Je ne me suis pas trompée.
Bella, c'est Charlie. Je souhaite que tu me rappelle au plus tôt. Il y a eu du mouvement à Phénix, nous allons avoir besoin de toi.
J'ai supprimé le message avec empressement, c'était une mauvaise nouvelle et j'avais besoin d'y réfléchir. « Je lui téléphonerai demain » me suis-je dit.
Mais le lendemain, seule face au téléphone, j'ai renoncé. Après tout il m'avait jeté ici comme un sac poubelle aux premiers signes de métamorphose, sans me donner la moindre nouvelle pendant plus de quatre mois. Maintenant, il avait besoin de moi, certes, mais c'était trop tard je ne voulais plus partir.
POV Edward
Bella n'était pas revenue depuis trois jours à présent. Quel imbécile avais-je été d'insister pour qu'elle se transforme alors qu'elle souhaitait simplement rester louve une soirée. Je ne supportai pas l'idée qu'elle puisse m'en vouloir. Pourtant c'était le cas, évidemment.
J'étais si désespéré que j'étais sur le point d'aller à la réserve pour m'excuser, mais chaque fois je me dégonflais lorsque j'arrivais devant la frontière. Je prétendais aimer éperdument une femme, et je n'étais même pas assez courageux pour aller ramper jusque chez elle. Le vrai problème était que si je me faisais repérer, je n'aurais même pas le temps d'arriver jusqu'à elle. Ma Lilou. Je me suis rappelé, allongé dans mon lit, tous les moments d'incertitude à l'attendre le soir en jouant du piano, le désir de découvrir son visage comme si j'allais y trouver des pierres précieuses, notre premier échange, nos premiers contacts, la nuit où je l'avais emmenée au restaurant, son plaisir quand elle avait gouté le fondant, mon bonheur quand j'avais senti ses lèvres. Et notre premier baiser, dans l'ascenseur, restait le plus fort de tous. J'en avais encore des frissons.
A dire vrai, je crois que peu m'importait au fond, qu'elle soit louve ou humaine, tant qu'elle restait près de moi et que je pouvais contempler ses beaux yeux d'azur ou de chocolat pour le restant de mes jours.
A cet instant, j'en étais persuadé, à l'instant où Bella quitterait ce monde, je m'éteindrais avec elle. Puisqu'elle était la seule à faire rebattre mon cœur, quand le sien cesserait, le mien n'existerait plus.
POV Bella
Bien que retardée, la sentence devait arriver tôt ou tard, et mon grand-père a fini par rappeler de lui-même. J'ai décroché, un peu tremblante.
-Allo Grand-père ?
- Bonjour Bella. Tu ne m'as pas rappelé.
C'était une remarque qui ne faisait pas vraiment avancer, mais c'était vrai, je ne lui avais pas téléphoné.
- Pourquoi j'aurais dû ? ai-je demandé assez innocemment.
Tu mens toujours aussi mal, dis moi !
- Oui, je t'ai laissé un message il y a trois jours !
A son ton, j'ai senti qu'il n'était pas dupe et qu'il était fâché.
- Je suis désolé, je n'ai pas eu le temps.
- Je sais que tu as été renvoyé Bella !
C'est pas vrai… c'est une nouvelle publique ma parole !
- Je ne savais même pas que tu étais au courant que je travaillais, ai-je répliqué acide.
- Sam me l'a dit !
- Ce qui prouve que tu parle plus à moi qu'à Sam !
Il n'a rien dit. Qu'aurait-il pu répondre ? Après tout j'avais raison.
- C'est vrai, et je suis désolé, j'ai eu beaucoup de difficulté à reconstituer la meute cette année. Mais à présent c'est fait, et ils ont besoin d'un alpha.
Pendant un instant, j'ai failli lui dire que je sautai dans le premier avions pour Phénix et que je serais bientôt là pour remplir mes fonctions. Mais aussitôt il a ajouté :
- j'ai conscience que tu as du avoir du mal à t'adapter à une meute, mais tu as peut-être rencontré quelqu'un…
En effet, mais je crains que tu ne l'apprécieras pas !
- quelqu'un qui soit digne de devenir chef !
- J'en étais sûr ! ai-je explosé, hors de moi. Tu ne me crois pas capable d'être chef ! Tu as trop la trouille que je fasse les mêmes erreurs que Grand-mère Swan ! Mais c'est pas en m'envoyant côtoyer des loups que je vais leur tomber dans les bras ! Il y a aussi des Vampires à Forks, qu'est que tu crois ?
- De quoi tu parles ? a-t-il bredouillé.
- Je suis au courant de ce qui s'est passé, des origines de la famille et tout le reste !
- Tu ne saisi pas l'importance de tout ceci, Bella.
- oh mais si je suis consciente d'être un véritable danger pour la race auquel j'appartiens !
Et j'ai raccroché. Je le détestai. Je ne voulais pas entendre ce qu'il avait à me dire. Edward m'aimait, et j'allais lui prouver !
Leah a choisi ce moment pour rentrer, et elle m'a observé une seconde, intriguée. Mais j'ai simplement remarqué qu'elle avait les cheveux mouillés.
- il pleut ?
- Ca se calme je crois. Le plus gros est passé !
J'ai hoché la tête, avant de me transformer et de quitter la maison. Leah m'a appelé mais je n'ai pas compris ce qu'elle me disait, j'ai simplement déguerpi.
En effet, arrivée a mi-chemin, la pluie a cessé, mais mon pelage était encore tout humide quand je suis arrivée à la villa. J'ai observé avec attention les personnes qui s'y trouver, et j'ai perçu la présence des vampires qui venaient d'Alaska. « Ils venaient de loin » me suis-je dit, « ils ne sont pas près de repartir ». Je n'ai cependant décelé aucune trace d'Edward, j'en ai déduis qu'il devait être chez lui. Alors j'ai fais demi-tour.
Ou du moins, je suis partie en direction du petit cottage. Je sentais naître en moi une boule d'anxiété, qui grossissait à mesure que j'approchai. Je crois que c'était la peur du rejet. J'ai fini par pousser la porte délicatement du bout du museau. Je l'ai alors vu, allongé sur son lit, il ne bougeait pas. Mais je savais qu'il ne dormait pas non plus, je sentis chez lui une sorte d'agitation. Je m'avançai tout doucement, à pas de loup, vers le lit. J'ai observé Edward encore un peu, mais comme il ne réagissait toujours pas, j'ai sauté sur le matelas et timidement je suis venue m'allongé contre lui.
Il n'a pas paru dégouté par mon pelage humide. Non, il a plongé, avec timidité, ses doigts dans les poils de mon cou. Sur son visage, je pouvais voir un sourire, presque de la sérénité. Il a respiré profondément, comme soulagé. Ses yeux étaient toujours fermés, alors j'ai posé ma tête sur son torse et j'ai fermé les yeux à mon tour.
- Je suis désolé, a-t-il murmuré. Je t'aime Lilou.
J'ai senti une énorme vague de soulagement enveloppée tout mon être, une vague d'abandon aussi. Edward m'aimait, moi tout entière. Je n'ai plus alors vu aucune résistance en moi. Je ne possédai plus aucune once d'instinct de survie. Je n'en avais pas besoin, il n'était plus mon ennemi.
Alors sans vraiment y réfléchir, sans vraiment m'en rendre compte… je me suis transformée. Là au creux de ses bras, c'était juste un abandon de toute ma personne. La respiration d'Edward s'est accélérée et il m'a serré contre lui.
