Titre : Par Merlin !

Disclaimer : L'univers de cette fanfiction est le bébé (qui a bien grandi quand même) de JKR, nous ne faisons que l'utiliser afin d'assouvir nos désirs les plus fous ! Nous ne touchons aucune rémunération pour la publication de cette histoire. Notre salaire ? Vos reviews ! (et c'est gratuit !)

Pairing : Slash, Het, Yaoi. HP/OC, HG/DM et autres.

Rating : T

Nbr de chapitres : 33

Auteures : EpsilonSnape et Pauu-Aya

Beta : AudeSnape

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Chapitre 21

Le nain de jardin à brouette

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Les couloirs de Poudlard étaient vides. Les élèves les plus âgés étaient à Pré-au-Lard, pour leur dernière sortie de l'année, et les plus jeunes avaient préféré profiter du magnifique soleil que de s'enfermer dans le château. Seuls les professeurs devaient rester à l'intérieur. Les examens de fin d'année étaient terminés, et ils avaient la lourde et longue tâche d'évaluer les productions de leurs élèves.

Severus corrigeait les copies dans son bureau, raturant joyeusement les parchemins soignés de ses élèves. Ils faisaient tous très attention à leur écriture afin que tout soit parfait, mais ce n'était jamais assez bien pour lui. Peu importait les efforts, son plus grand plaisir dans la vie était de voir la mine déçue de ses élèves lorsqu'ils recevaient leur copie.

La plus énervante et celle qui rendait des devoirs à la limite de la perfection était Granger. Severus avait de plus en plus de mal à lui retirer des points. La dernière excuse en date avait été que son encre n'était pas assez noire.

Severus émit un grognement en pensant que l'adolescente sortait maintenant avec son filleul. Dans très peu de temps, Draco lui demanderait d'être plus gentil avec elle et bientôt, il accepterait car son filleul était capable de lui faire des yeux de chiot qui le faisaient céder à tous ses caprices.

Trois coups brefs à la porte le sortirent de ses pensées. Il releva la tête et prit quelques instants pour s'assurer qu'aucune émotion ne paraissait sur son visage.

« Entrez, » dit-il d'une voix froide.

Il fut surpris de voir le Professeur Samara franchir la porte, les traits tout aussi neutres que les siens.

« Professeur Snape, » salua-t-elle poliment.

« Que me vaut le… plaisir de votre visite ? » répondit Severus sans perdre de temps.

Liza sourit et prit place, bien qu'elle n'y soit pas invitée. Elle connaissait assez bien le tempérament du grincheux professeur de potions et ne s'en souciait guère.

« J'ai une requête à vous soumettre, » répondit Samara sans se départir de son sourire.

« Et qu'est-ce donc ? »

« L'année touche à sa fin, et il semblerait que le poste que j'occupe soit le sujet d'une obscure malédiction, » commença-t-elle.

« Grotesque… » grogna Severus, replongeant le nez dans ses copies.

« Je ne suis pas sûre que ça le soit… » répondit pensivement Liza. « Quoi qu'il en soit, j'aimerais rester dans cette école. J'ai besoin de ce travail et je me sens bien ici. Je n'ai pas envie de tomber gravement malade ou de m'étouffer avec une chips de citrouille dans la Grande Salle, ce qui provoquerait, convenons-en, mon décès inévitable. »

Severus ricana et releva enfin les yeux de ses copies pour regarder sa vis-à-vis. Celle-ci continua :

« Je sais que vous voulez être professeur de défense depuis des années. Je vous propose d'échanger nos postes. Je suis tout aussi qualifiée pour enseigner les potions que vous l'êtes pour la défense. Nous serons tous les deux gagnants. »

Le Maître des Potions regarda suspicieusement la jeune femme, fronçant légèrement les sourcils.

« Et si c'est moi qui m'étouffe avec une chips de citrouille ? » demanda-t-il.

« Vous ne mangez pas de chips de citrouille. »

« Et si je tombe gravement malade ? »

« Et bien vous aurez une année toute entière pour écrire votre testament. »

Severus sourit. Oh, pas un grand sourire. Ni même un sourire visible. Il sourit simplement intérieurement à la répartie de la jeune femme avec qui il n'avait encore jamais conversé.

« Si le directeur est d'accord, je le suis aussi. Mais je veux que vous reveniez dimanche prochain pour que je teste vos capacités à garder ces ignorants en vie et pour évaluer votre niveau en potion » déclara Severus en replongeant dans ses copies, montrant ainsi que l'entretien était terminé.

Samara se leva élégamment et se dirigea vers la porte. Elle l'ouvrit et franchit le seuil. Avant de refermer le battant, elle s'adressa une dernière fois à Severus.

« N'oubliez pas Professeur Snape, attention aux chips de citrouille, » dit-elle avec un sourire fou.

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Sirius était assis sur les marches, devant le porche de sa maison. Il observait les fleurs et les arbres qui embellissaient son jardin. Il eut un sourire idiot en regardant Lord Poilopatte, le nain de jardin à brouette que Remus lui avait offert pour sa crémaillère et rit franchement lorsque le nain lui fit un signe de main grossier. C'était la seule chose qu'il savait faire.

C'était à l'origine un nain Moldu tout à fait ordinaire, mais il avait été charmé par les jumeaux Weasley l'une des fois où ils lui avaient rendu visite. Remus avait été absolument horrifié de voir que son innocent cadeau avait été transformé en gobelin diabolique.

« Il fait beau aujourd'hui, » déclara Sirius en s'adressant gentiment à Lord Poilopatte.

Celui-ci lui adressa la seule réponse qu'il pouvait fournir et, encore une fois, Sirius éclata de rire. Chaque jour il s'asseyait ici et parlait à son nain. Chaque jour il avait des crises de fou-rire devant ses voisins qui lui jetaient des coups d'oeil inquiets, certainement soucieux de sa santé mentale. Il ne pouvait s'en lasser.

« Tu sais Polo… Nous ne serons plus seuls toi et moi dans quelques minutes. »

Le nain refit son signe grossier et Sirius esquissa un sourire avant de reprendre :

« Nous allons accueillir un groupe d'adolescents dans cette humble demeure. Draco n'a plus ses parents, son parrain ne peut le prendre chez lui, et comme il a du sang des Black, c'est moi qui récupère le paquet. Ne lui dis pas que j'ai dit qu'il était un paquet, il n'aimera pas ça ! »

Polo lui refit un geste obscène et Sirius acquiesça mollement, plongé dans ses pensées.

« Et nous aurons Hermione aussi ! Elle ne veut pas rentrer chez ses parents, de peur que les Mangemorts s'en prennent à eux. Elle les a envoyés en voyage. En Australie je crois. Ils m'ont donné leur accord pour m'occuper d'Hermione durant toutes les vacances. Je n'avais pas prévu que son petit ami serait aussi ici. Par conséquent, je vais devoir m'assurer qu'aucun bébé ne soit conçu dans cette maison. »

Sirius regarda Polo qui, il en était persuadé, avait levé les yeux au ciel avant d'esquisser à nouveau son geste.

« Et puis… il y a la petite là… Merline ! Je ne sais pas d'où vient cette gamine. Une orpheline Australienne je crois. Albus m'a demandé de la garder. J'aimerais quand même appeler l'orphelinat par cheminée pour savoir si tout est en règle. Bah… tu sais ce qu'on dit Polo ? Plus on est de fou, plus on rit. Ce sont les Moldus qui disent ça, mais c'est parce qu'il ne connaissent pas les soirées spéciales tortures de Voldemort, n'est-ce pas ? »

« Je le savais, » fit une voix blanche en face de lui. « On doit le ramener à Sainte-Mangouste… »

Sirius releva la tête pour trouver Harry faisant un grand geste théâtral et ses trois amis à côté de lui, le regardant bouche-bée. Un immense sourire naquit sur le visage du plus âgé. Il sauta sur ses deux pieds et s'approcha rapidement de son filleul. Harry se retrouva coincé dans l'étreinte de Sirius, il se plaignit pour la forme, mais si quelqu'un avait vu son visage, il aurait pu voir le même sourire qui étirait ses lèvres.

« Bonjour à tous, » déclara Sirius joyeusement sans relâcher Harry. « Ne vous inquiétez, je faisais juste un peu la causette avec Monsieur Poilopatte, Polo pour les intimes. »

A l'évocation de son nom, le nain leva sa main dans le même geste significatif, provoquant un éclat de rire chez Merline.

« J'aime beaucoup ce nain ! » s'exclama-t-elle.

Sirius relâcha le brun mais garda un bras par dessus son épaule.

« Ha ! » s'exclama Sirius. « Ravi de voir qu'au moins une des personnes présentes a de l'humour. »

« Hey, » protesta Harry. « J'ai aussi de l'humour ! »

Sirius laissa échapper son rire, si semblable à un aboiement de chien, et salua ensuite Hermione et Draco. Quand il vit la coiffure parfaite du blond, il ne put se retenir. Il lâcha Harry et s'approcha du Serpentard.

« Alors mon neveu préféré, » s'extasia l'Animagus en passant sa main dans les mèches blondes pour les décoiffer. « Content de passer tes vacances chez ton oncle ? »

L'expression qu'eut Draco fit exploser de rire ses amis. Ses yeux étaient écarquillés, un tic nerveux soulevait son sourcil gauche et ses lèvres s'étaient courbées dans une grimace. Ne voulant cependant pas se faire charrier encore plus, Draco ne fit aucun commentaire sur ses cheveux.

« Je ne suis pas ton neveu, » déclara-t-il d'une voix froide.

Sirius ne se départit pas de son sourire pour autant. Il se tourna vers Hermione et lui fit un clin d'œil.

« Tu n'as pas choisi le plus simple. »

« Je sais, » sourit la brune en glissant une main dans celle de Draco. « Mais je l'aime avec son petit caractère. »

Sans attendre la réaction du blond, elle posa un baiser sur sa joue et le tira ensuite vers la maison.

« Allez venez, je vous fais visiter. »

Draco la suivit, non sans marmonner contre une certaine Gryffondor bien trop franche, puis Merline fit de même. Il ne resta plus qu'Harry et Sirius dans le jardin.

« Je sens que je vais beaucoup apprécier tes deux nouveaux amis, » s'exclama l'homme.

« Je ne sais pas si tu diras la même chose dans quelques secondes… »

Harry pointa du doigt quelque chose derrière lui. Les adolescents avaient laissé leurs bagages à l'entrée de l'allée. Valises, sacs, cages à hibou et autres affaires attendaient d'être rapatriés à l'intérieur de la maison. Sirius n'eut cependant pas la réaction attendue par Harry.

« Louveteau… Ce n'est pas parce que toi tu t'amuses à porter tes valises à la main que c'est le cas de tout le monde. »

Il accompagna sa déclaration d'un mouvement souple du poignet. Sa baguette sortit de sa manche et il la leva vers le tas de valises.

« Wingardium Leviosa. »

Les différentes affaires lévitèrent lentement, à une trentaine de centimètres du sol. Les trois hiboux, Hedwige, Muru et le grand duc de Draco s'agitèrent quelque peu avant de comprendre que tout allait bien.

À peine cinq minutes plus tard, tous les bagages trônaient au milieu du salon. Harry et Sirius discutaient des examens, attendant que les trois autres redescendent du premier étage. Ils furent interrompus par Hermione qui dévala les escaliers, suivie de près par Draco et Merline qui ne comprenaient pas ce qu'il se passait. La brune se posta devant l'Animagus.

« Excuse-moi Sirius, » dit-elle rapidement. « Ce n'est pas ma maison, et pourtant je suis en train de faire visiter Merline et Draco. Je ne sais pas ce qui m'a prise, mais je suis tellement contente à l'idée de passer mes vacances avec tout le monde que je me suis emballée. »

Sirius l'observa calmement, la laissant terminer son discours. Il profita qu'elle prit une inspiration pour lui répondre :

« Ma maison est ta maison, Hermione. Tu fais ici comme chez toi. N'est-ce pas Harry ? »

Le brun haussa les épaules, montrant ainsi qu'il était d'accord. Avant que la Gryffondor proteste, Sirius continua :

« Bien ! Harry, tu gardes ta chambre, bien évidemment. Hermione aussi, mais tu y dormiras avec Merline, si ça ne te dérange pas. Draco, j'ai aménagé la cabane au fond du jardin pour toi. »

Harry leva les yeux au ciel à la dernière phrase de son parrain. Il était certain que c'était complètement faux, ce qui, visiblement, n'était pas le cas du blond. Harry hésita quelques instants à confirmer les propos de l'homme, mais il eut pitié de son tout nouvel ami.

« Il rigole Malfoy, tu dors avec moi. »

Le visage de Draco se crispa très légèrement.

« Si tu préfères, il y a vraiment une cabane au fond du jardin, » continua Harry.

« Ce n'est pas ce que tu crois Potter. Dormir avec toi ne me dérange pas, je suis juste frustré d'avoir cru une telle chose. »

« Tu t'y habitueras ! »

« Tu es dans l'antre d'un Maraudeur après tout ! » ricana Sirius. « Au fait, Merline. J'aimerais contacter l'orphelinat pour savoir si tout est en règle. »

Les rires cessèrent instantanément. Merline pâlit et Harry gémit :

« Pourquoi c'est à ce moment-là qu'il devient un adulte responsable… »

Sirius regarda la bande d'adolescents avec suspicion. Rapidement, il se précipita vers la cheminée et appela Remus Lupin pour que celui-ci vienne chez lui immédiatement. Dès qu'il se recula, le loup-garou apparut dans l'âtre.

« Pourquoi hurles-tu comme ça Paddy ? » grogna-t-il. « J'étais… occupé ! » dit-il en replaçant sa chemise à moitié ouverte et lissant son pantalon.

« Oh… » murmura Sirius, une lueur de compréhension dans le regard. « Beurk ! »

« Viens-en aux faits ! » gronda Remus.

« Je me retrouve dans une position difficile. Je suis un adulte, un père responsable, et je me tiens devant une bande de jeunes qui font la même tête que quand nous nous sommes fait attraper par les parents Potter le jour où nous sommes revenus discrètement chez eux après… tu sais quoi. »

« A ce point ? » haleta Remus.

« C'est quoi tu sais quoi ? » demanda Harry.

« Louveteau, tais-toi, » déclara Sirius sans le regarder, avant de s'adresser de nouveau à son meilleur ami. « Le problème c'est que… Je sens qu'ils ont fait une grosse bêtise, mais je ne suis pas sûr de pouvoir garder un air sévère et strict durant toute l'histoire. Alors il faudrait que tu t'installes à côté de moi et écrase mon pied avec le tien par exemple. Pour être sûr que je ne ris pas. »

« Vraiment Sirius ? » soupira Remus. « C'est pour ça que tu m'as fait venir ?! Tu n'aurais pas pu tout simplement écraser ton pied avec ta chaise ? »

« Merveilleuse idée Moony ! Maintenant que tu es là, viens assister à notre petit conseil de famille ! » s'exclama Sirius en le tirant vers la table. « Les mioches ! Assis ! »

Remus soupira. Il savait parfaitement que Sirius avait besoin de conseils dans cette nouvelle tâche de père et il comprenait qu'il avait besoin de soutien, mais son ami était toujours aussi exaspérant.

Lorsqu'ils furent tous attablés, Sirius regarda Merline et Harry échanger des chuchotements furieux pendant que Draco et Hermione avaient les yeux baissés sur la table.

« Bon alors, qu'est-ce que vous me cachez ? » demanda l'animagus.

« Rien, » répondit Hermione.

« C'est elle, » déclara Draco en désignant Merline.

« Hé ! » s'indigna la jeune femme.

« C'est un secret… » répondit simplement Harry.

Il y eut un silence lourd avant que Sirius éclate d'un rire clair, suivi par les gloussements de Remus. Alors qu'il s'essuyait les yeux, enlevant les larmes qui s'agglutinaient à ses cils, il déclara :

« On dirait les Maraudeurs ! C'est exactement ce qu'il s'est passé avec les Potter. Hein Remus ? » déclara-t-il. « Bon… Je sais que vous avez un secret et que ça concerne Merline. Je suis d'accord avec le fait que vous ne me disiez pas tout, mais il faudra aussi me faire confiance. Merline va être sous ma responsabilité le temps des vacances et nous pourrions avoir des ennuis… Laissez-moi juger cette situation. »

Après qu'ils eurent échangés plusieurs coups d'oeil - sauf Draco qui semblait absorbé par l'observation de ses cuticules - ils acquiescèrent tous et se redressèrent pour regarder Sirius.

« D'accord. A une seule condition, » déclara Harry.

« Laquelle ? »

« Que tu nous racontes ce qu'il s'est passé pour tu sais quoi ! »

« Serpentard… » grogna Sirius, non sans se départir de son sourire.

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Sirius et Remus étaient assis sur le canapé du salon, la bouche légèrement entrouverte, depuis plus d'un quart d'heure. Personne n'essayait même de les sortir de leur état léthargique.

« On était comme ça aussi quand tu nous l'as annoncé ? » demanda Draco en passant sa main devant le visage de Sirius.

« Non, » ricana Merline. « Toi tu as boudé comme un enfant. »

Draco se renfrogna et retourna s'assoir à côté d'Hermione. Celle-ci sourit joyeusement et passa sa main dans les cheveux de son petit-ami. Harry quant à lui, tapait du pied devant ses parrains, attendant qu'ils leur racontent enfin leur histoire.

« Alors ? » dit-il finalement, faisant sursauter Remus.

« Oh, » répondit celui-ci. « Nous… Nous sommes rentrés chez les Potter à six heures du matin, parce que nous étions restés enfermés dans l'arrière boutique d'un magasin de prêt-à-porter féminin après avoir essayé de voir des femmes en sous-vêtements, » déclara rêveusement Remus.

« Vous… Vous n'avez pas fait ça ? » haleta Harry.

« Heu… Si…» rougit le loup-garou. « Mais la seule que nous ayons vue était une charmante vieille dame de quatre-vingt-quinze ans prénommée Madeleine et qui était venue essayer des soutiens-gorges. »

Harry éclata de rire, réveillant ainsi son parrain de son état quasi comateux.

« Oh oui, je crois que c'est à ce moment-là que j'ai compris que j'étais gay, » dit-il joyeusement, réduisant tout le monde au silence.

Remus secoua la tête, désespéré, et se pinça l'arrête du nez.

« Sirius… On en avait discuté. Tu étais censé annoncer ça calmement à Harry, en lui demandant avant ce qu'il en pensait. »

Le sourire de l'Animagus se figea aussitôt. Il écarquilla les yeux et se tourna vers Harry.

« Euh… qu'est-ce que tu penses de l'homosexualité Harry ? » demanda-t-il, faussement joyeux.

Remus soupira, et s'enfonça encore plus le visage dans ses mains.

« Trop tard Padfoot, trop tard. »

Harry se racla la gorge, gêné. Il lança un regard vers Hermione, qui semblait être tout aussi mal à l'aise que lui.

« Hum… je… je n'ai pas vraiment d'avis. Je veux dire, Oncle Vernon les considérait comme des monstres, mais j'étais aussi un monstre à ses yeux alors… »

Il ne termina pas sa phrase, ne sachant pas réellement quoi dire. Draco intervint, les sourcils froncés.

« En quoi serait-ce un problème que ton parrain soit homosexuel ? Ce n'est pas comme si c'était une grande annonce du genre "Je vais me marier" ou "J'ai un fils caché". »

« C'est que, chez les Moldus, » expliqua Hermione. « Aimer quelqu'un du même sexe que soi n'est pas vraiment bien vu. »

« Donc c'est un soucis pour vous ? » demanda gentiment Merline pour qui il n'y en avait pas, l'homosexualité n'ayant jamais posé de problème chez la communauté sorcière.

« Non, » répondit vivement la brune. « Enfin je ne crois pas, n'est-ce pas Harry ? En fait, je ne m'étais jamais posé la question. »

Le brun acquiesça de la tête et regarda son parrain.

« C'est comme dit Hermione, je ne m'étais jamais réellement posé la question. Mais euh… d'accord. Tu es gay. »

« Ca veut dire que tu n'auras jamais de maman à la maison, tu t'en rends compte ? » demanda Sirius comme s'il s'adressait à un petit enfant.

« Oh tais-toi, » ricana Harry en lui lançant un oreiller au visage.

Sirius prit un air outré puis se jeta sur son filleul. Il se mit à le chatouiller, alors qu'il se tortillait sur le fauteuil. Draco se tourna vers Hermione, l'air exaspéré :

« Il y a eu une immense révélation. On vient d'annoncer qu'ils avaient Merlin l'enchanteur- »

« Merline… C'est Merline l'Enchanteresse, » marmonna la jeune femme qui l'avait entendu.

« ...en face d'eux, » continua Draco comme si elle n'avait rien dit. « Sirius a annoncé qu'il était gay. Il y a eu un immense moment de gêne et là… Ils rient comme des gamins… »

« Bienvenu chez les Potter - Black, » sourit Hermione.

« Arrête Sirius ! Je ne vais pas contrôler ma vessie, » haleta Harry.

« C'est trop d'informations pour moi… » grogna Draco. « Je vais faire un tour. »

Il se leva et, d'un pas précipité, sortit de la maison. En descendant les escaliers, il vit le nain de jardin à brouette grommela un salut :

« Polo… »

Il ne réalisa pas ce qu'il avait fait avant d'entendre, venant de la maison, un joyeux :

« Il est des nôtres ! »

Bonjour ! Nous ne sommes toujours pas très disponible, mais nous espérons que ce chapitre vous aura amusé et vous aura plu.

Merci à tous et à toutes de nous lire quotidiennement. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous laisser des commentaires, et ça fait chaud au cœur.

Aupaupsi