Tiens, juste pour vous prouver que j'existe (hé oui, c'est moi, l'auteur), je vais enlever le baratin que je mets d'habitude et juste vous dire que je veux des rewiews ! Je ne sais pas si le chapitre 20 a plus car il n'y a pas eu de commentaires dessus. Je m'attendais pourtant à des remarques (bonnes ou mauvaises). Mais bon, si vous voulez rester lecteur anonyme, c'est votre droit. Merci quand même de lire cette histoire.

***

Titre : Opération Pégasus. Auteur : Elizabeth. Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif. Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies... Le nom de code : Opération Pégasus. Résumé du chapitre précédent : Lors d'une évasion dans Londres en compagnie de Sirius, James découvre ses bas-fonds et ses lieux sûrs. Ils croisent d'étranges personnes peu fréquentables et l'une d'entre eux leur recommande que la mère de Sirius se méfie des gens avec qui elle travaille. Lors de l'anniversaire de Cassiopée, James rencontre la famille de Sirius qui est aussi hétéroclites que les baguettes de chez Ollivander. Mais certains, qui possèdent d'étranges points de vus, ne semblent pas grandement l'apprécier.

Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) : (Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies).

Darcey Line : Gryffondor, 5° année, élève douée venant de France. Sœur jumelle de David, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre. Funestar Jack : Gryffondor, 5° année, frère de Laura. Payne Daniel : Gryffondor, 5° année, préfet et gardien. Perkins Kévin : Gryffondor, 5° année.

Darcey David : Serdaigle, 5° année, élève venant de France. Frère jumeau de Line, sa mère serait morte et son père travaille pour quelque chose de secret pour l'Angleterre.

Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents :

Chapitre 21 : CONFESSIONS.

Encore, encore et toujours ce rêve horrible. L'étreinte des mains qui se resserrent sur la gorge de son amie. Un bras bat vainement l'air et le râle qui se faisait un peu plus rauque d'instant en instant s'essouffle. Elle la voit s'affaler lentement contre le mur, ses longs cheveux blonds épars. C'est fini, il ne reste plus qu'elle. Puis elle les discerne, les ombres qui rodent et qui s'approchent toujours plus près d'elle. Elle tente de courir mais dans la précipitation de ses mouvements saccadés, ses pieds butent et elle s'affale par terre. Le choc est rude, le contact rugueux des dalles meurtrit profondément sa chair et sa robe se déchire. Malgré la souffrance, dans une lueur de lucidité certainement causée par le désespoir, elle dégaine sa baguette et la pointe telle une épée vers ses agresseurs. Mais les rires éclatent, ces rires qui sonnent pour elle le glas, qui sonnent son arrêt de mort. A genoux, elle lâche finalement sa baguette. Le son mat du bois contre le sol retentit à ses oreilles tel un tambour et elle hurle. Elle hurle qu'elle n'en pleut plus et qu'elle veut en finir. Tant pis si elle y reste, il ne lui reste plus qu'une chose à faire. Elle s'accroche à la paroi, se relève prudemment sous leurs regards étonnés. Elle les défie, sa voix est claire et ne tremble pas. Elle sait qu'elle va mourir. Un rai de lumière blanche l'éblouie et ...

Lily criait dans son lit, secouée de soubresauts. Une main frêle lui touche l'épaule et elle se redresse, enfin hors de sa transe. Elle ouvrit alors les yeux et porta aussitôt sa main devant son regard, aveuglée par la lumière. Des voix autour d'elle murmuraient. Peu à peu, son esprit se désembruma et la jeune gryffondor reconnut Julia et Mary qui, penchées au- dessus d'elle, la couvaient d'un regard plus qu'inquiet.

« Ça va, Lily, demanda la voix de Julia avec anxiété. »

La jeune fille se redressa et parvint enfin à réaliser que ce qu'elle n'avait vécu n'était qu'un rêve. Plus d'ombres démoniaques, plus de cris, de sang, de larmes et de douleurs. Lily se leva en détachant d'un geste sec ses cheveux plaqués à ses tempes par la sueur. Elle se décida à prendre quelques vêtements qui se trouvaient dans son armoire et sans un regard vers ses deux amies qui étaient encore ahuries, elle sortit lentement de la chambre d'un pas quelque peu maladroit.

Elle ouvrit le robinet de la douche, se laissa glisser contre la paroi de carrelage froide qui la fit tout d'abord frissonner. La vapeur de la douche détendit son esprit et elle tourna machinalement une mèche de cheveux rendue plus sombre par l'eau entre ses doigts. Lily n'en pouvait plus. Ces images lui revenaient sans cesse en mémoire, pendant les cours, quand elle travaillait et même pendant son sommeil. Mais c'était la première fois que cela allait aussi loin. Lily ne savait pas ce qu'il fallait faire. Elle ne voulait pas se laisser détruire l'existence par ces visions apocalyptiques. Si seulement elle avait pu en parler à quelqu'un ! Elle avait été tentée de le dire à ses deux amies mais quelque chose l'avait retenue. Quoi, elle n'en savait strictement rien. Lui était ensuite venu à l'esprit de le révéler à un professeur. Mais qui ? Et comment réagirait-il lorsque la jeune et brillante préfète de Gryffondor avouerait être terrifiée par des rêves sans fondements, à part celui de son inconscient. Car Lily avait refusé d'accepter ce que les Serpentards leur avaient fait, à elle et à Mary. Seulement, au plus profond d'elle, elle se sentait terriblement seule, abandonnée à ses horreurs de tueries barbares qui semblaient être si réelles. Elle avait même soupçonné que ce soit un rêve prémonitoire mais le simple fait d'imaginer cette possibilité l'avait rendue encore plus malade. La jeune fille se redressa péniblement, faisant craquer les articulations de ses genoux et se saisit du savon qu'elle frotta vigoureusement dans ses mains jusqu'à ce qu'une mousse multicolore apparaisse. Elle se mit à se masser les bras tout en continuant de réfléchir. Une fois sortie de la douche, Lily peigna distraitement ses cheveux en se regardant dans le miroir. C'était elle, cette peau blanchâtre et ses grands yeux tristes au regard lointain. Bien sûr, Julia, Mary et elle, avaient accepté de se battre et de découvrir ce qui se tramait dans Poudlard. Malgré cela, elle se sentait faible, sans pouvoirs. Oui, de la force magique, c'était ce qui lui manquait. Et aussitôt, une petite voix quelque peu désincarnée et acerbe résonna dans sa tête alors qu'elle posait son peigne sur le rebord du lavabo :

« Le pouvoir, oui le pouvoir, Lily. Celui que tant de monde désire
pour faire le mal. Tu pourrais l'avoir pour faire le bien. Tous les
atouts sont dans ta poche. Comme autrefois, tu te lèveras contre les
ténèbres pour protéger ceux que tu aimes et pour cela tu utiliseras ce
que les autres ont oublié. ».

Le livre pensa Lily, le livre de magie ancestrale qu'elle avait trouvé à la bibliothèque. Celui où elle avait découvert que une étrange cérémonie celtique qu'avait utilisé les plus grands sorcier tels que Viviane de Brocéliande dont elle possédait la baguette. La petite vois narquoise fut immédiatement remplacée par une tout autre, bien plus posée et paisible :

« Votre baguette vous révélera encore bien d'autres choses en temps
voulu et vous aidera à découvrir certaines choses oubliées. Prenez en
soin car avec, vous êtes promise à faire de grandes choses. ».

Oui, les paroles de Dumbledore ! C'était ce qu'il avait voulu lui dire ! Il fallait qu'elle fasse cette cérémonie initiatique. Et pour cela, elle avait besoin de deux autres personnes. Lily enfila rapidement son chandail et se précipita vers sa chambre.

***

Du haut de la tour, le plus haut point de Poudlard, elle avait une vue imprenable sur la région, ses alentours et l'horizon. Les versants opposés étaient encore nappés de brume et le soleil se levait péniblement derrière les crêtes des montagnes. Elle croisa les bras et posa son menton devant elle. Peu lui importait l'irritation qui lui procurait le contact des créneaux. Le vent fouettait rageusement ses cheveux blonds. Un craquement derrière elle la fit sursauter mentalement mais elle ne bougea. Dans son esprit, aussitôt de complexes interrogations se mirent en marche, l'habitude se dit-elle. Toujours cette fichue habitude. Finalement une voix masculine se confondit dans les mugissements du vent.

« Je ne te dérange pas ? »

Question stupide, pense t'elle. C'était déjà fait.

« Non, bien sûr que non. »

Remus avança de quelques pas et elle lui jeta un vague coup d'œil. Dès lors, une flamme inhabituelle alluma ses grands yeux verts. Entre eux, il y avait quelque chose. Line ne pouvait pas clairement le définir mais c'était quelque chose de très fort.

« Qu'est ce que tu faisais, demanda Remus d'une voix calme. »
« J'admirai le paysage. »
« Il est magnifique, n'est ce pas ? Mais je pense qu'on voit mieux un tout petit peu plus haut. »
« Plus haut, s'étonna t'elle. Mais on est au plus haut point de Poudlard ! »
« Ha non, désolé de te contredire ! Du plus haut point de Poudlard, tu
peux presque apercevoir la vallée et le début de Pré-au-Lard. »
« Comment le sais-tu ? »
« Parce que je regarde souvent le paysage. Allez, viens, je vais te
montrer. Mais j'espère que tu n'as pas le vertige... »

Un discret sourire passa sur les lèvres du garçon et elle haussa les épaules. Et puis quoi encore, elle n'était pas une mauviette et elle allait le lui prouver. Remus bondit sur le rebord du parapet et se hissa sur le toit d'ardoises bleues du château. Il se retourna, lui tendit une main qu'elle accepta, plus par envie que par convenance, d'ailleurs. Quelques minutes plus tard, après avoir dangereusement arpenter le toit en manquant plusieurs fois de chuter et de se rompre le cou, ils s'assirent l'un près de l'autre. Line eut le souffle coupé. En effet, on pouvait distinguer le quartier Est de Pré-au-Lard. Le toit pointu d'une haute maison cachait presque la façade d'une boutique de vêtements. Line tenta de distinguer la devanture des Trois Balais mais l'auberge se trouvait trop à l'ouest.

« Mais dis-moi, Remus, ça t'arrive souvent de jouer les casse-cou sur hauteurs du château ? »
« Dès que quelque chose me préoccupe. »
« Moi aussi, c'est curieux. »
« Et qu'est ce qui t'occupe l'esprit en ce moment, questionna Remus. »

Il vit Line se contracter puis respirer profondément. Il n'osa pas lui demander si ça allait.

« Je pense à mes parents. »
« Ils te manquent ? »

Remus s'aperçut un peu tard de la stupidité de sa question mais Line ne s'en formalisa pas.

« Non, ce n'est pas ça. Je pense qu'après Poudlard, ma vie ne sera
plus jamais la même. Ce sera différent après avoir passé plusieurs
mois en compagnie de personnes de mon âge. »
« Mais tu allais à l'école avant, demanda Remus avec une pointe de curiosité dans la voix. »
« Non, ce sont nos parents qui nous ont tout enseigné, à moi et David. »

Remus commença à se torturer silencieusement les méninges pour trouver une explication logique à cette nouvelle mais Line lui en donna une part sans attendre, une part seulement.

« La vie de mes parents est quelques peu compliquée. Nous ne sommes
pas une famille comme les autres et nous ne le serons très
certainement jamais. »

Un profond soupir lui déchira la poitrine. Non pas un soupir de tristesse bien que cela y ressemblait, c'était plutôt un soupir de soulagement, comme si Line venait de se libérer d'un pénible poids.

« C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas des très bons résultats
en enchantements et en potions, dit la jeune fille en riant. »

Le gryffondor à ses côtés se sentit aux anges. Elle était si merveilleuse quand elle riait. Cela n'arrivait pas souvent. La dernière fois, c'était au bal de Noël où Remus avait passé une des meilleures soirées qui soit. La seule chose qui l'avait contrarié était qu'il n'avait pas su choisir le moment opportun pour révéler à Line ce qu'il ressentait pour elle. Il avait eu honte au début, lui le monstre, l'erreur de la nature d'être attiré par un être si pur et si mystérieux. Il sentait en elle un secret, son flair l'avait guidé mais il ne cherchait pas vraiment à élucider le mystère. Ce qu'il vivait été déjà si merveilleux s'il se l'était permis, il l'aurait serré dans ses bras et aurait posé ses lèvres sur ses claires mèches de cheveux parfumées. Mais il n'osait pas. Il n'avait jamais osé et ne le ferait jamais. Line resserra l'étreinte de ses bras autour de ses jambes et enfouie son visage dans son écharpe. Un vol composé de quelques hiboux et chouettes se dirigeait vers la volière.

« Ce qui est bien ici, c'est que je n'ai plus peur, murmura t'elle. »
« Peur de quoi, murmura Remus en s'accrochant à la corniche à sa droite. »
« Peur d'eux. D'eux et ce qu'ils nous feront s'ils nous retrouvent. »

Les yeux verts de la jeune fille étaient totalement écarquillés et Remus vit un éclair limpide briller de tous feux, frappé par le soleil. Une larme. Ils se cachent à Poudlard, pensa Remus. Mais de qui se cachent-ils et ou sont leurs parents si eux aussi, sont en danger ? La jeune gryffondor ne lui laissa pas le temps de penser plus longtemps.

« Mais rentrons, je commence à avoir froid. Et de toutes façons, il me reste encore des devoirs à faire.. »
« D'accord. »

Ils redescendirent pas à pas en prenant soin de ne pas trébucher sur les tuiles branlantes.

***

« Ecoute, Lily. Je crois qu'il faut qu'on parle. Tu ne penses pas que
c'est important ? Nous sommes tes amies tout de même. »

La voix de Julia semblait à bout de nerfs. Lily décroisa ses jambes et se leva de son lit. Elle se mordit les lèvres, c'était maintenant ou jamais.

« Hé bien, si vous êtes de véritables amies, vous allez devoir accepter ce que je vous propose. »

Elle leur expliqua ses rêves, ou plutôt ses cauchemars. Ce contre quoi elle voulait lutter et les moyens dont elles disposaient pour tenir la promesse qu'elles s'étaient faite : celle de chercher à savoir ce qui se tramait dans le château et se protéger contre ses fous qui croyaient en les pouvoirs obscurs de la magie. Quand Lily eut fini son discours enflammé, elle se laissa choir dans le fauteuil qui se trouvait près d'elle et attendit le jugement de ses amies. C'était sûr, elles allaient la prendre pour une folle. Une pauvre petite élève stupide qui pensait être assez douée pour faire ce genre de choses, contrôler d'étranges pouvoirs et lutter contre le mal. Mais à son grand étonnement, ses deux amies échangèrent un regard et Mary prit la parole :

« Je crois que ce n'est pas une mauvaise idée. Pas une mauvaise idée
du tout, même, si tu veux notre avis. »
« Quand est-ce qu'on s'y met, demanda Julia avec des yeux pétillants de malice. »

Avant le dîner, elles redescendirent dans la salle commune et aperçurent Line qui poussait le portrait de la grosse dame, en compagnie de Remus.

« Ho, ho, il semblerait que notre camarade de chambre ait tapé dans
l'œil de quelqu'un, plaisanta Julia. »

Mary lui lança un regard accusateur qui la fit immédiatement taire. Il s'en serait fallu de peu pour que Line les entende car aussitôt qu'elle les vit, elle se dirigea vers le trio. Elle avait ôté avec soin son écharpe et son visage était rougi par le froid de dehors.

« Salut les filles. Lily, je voulais te demander quelque chose. Je ne
sais pas si tu vas être d'accord mais j'aurai besoin de ton aide en
enchantements. Je n'arrive pas à conjurer le sort d'allègement
lorsqu'on l'applique à un objet. »

Lily scruta le visage de Line. La requête de celle-ci l'avait quelque peu étonnée. Line était une élève douée et semblait avoir bien des facilités dans de nombreuses matières.

« C'est d'accord mais en échange, tu m'aides à travailler mon
patronus. J'aimerai bien parvenir à matérialiser quelque chose d'ici
la fin de la l'année, même si ce n'est pas au programme des buses. »
« Bah, avec Line comme prof de défense, tu vas certainement faire de
rapides progrès, s'exclama Julia. »
« Je l'espère sérieusement marmonna Lily en se ramassant les livres
qu'elle avait laissés sur la table en vue de faire un devoir
d'Histoire de la magie. »
« Il faudrait demander à McGonnagal de vous ouvrir une salle. Je suis
sûre qu'elle ne le refusera pas à deux de ses plus brillantes et plus
studieuses élèves. »
« Quoi que ce soit que vous ayez à demander à McGonnagal, ça attendra
demain, les filles. Il est largement temps d'aller manger. La moitié
des élèves est déjà descendue. »

Daniel Payne venait de surgir des escaliers et avait enserré par derrière la taille de Mary. Celle-ci avait eu sur le coup un sursaut et le petit groupe avait explosé de rire. Suivi par Kévin, Jack et quelques élèves de septième année, le groupe s'était lentement mis en marche vers la grande salle en vue d'un bon repas.

= fin du chapitre 21 =