Disclaimer : Les personnages et l'univers de l'œuvre "Harry Potter" ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de la talentueuse J. K. Rowling. Je me contente de les lui emprunter un court instant et de les faire évoluer dans une fanfiction qui est le fruit de mon imagination et qui elle seule m'appartient. Je n'en tire aucun revenus ni avantages quelconques, autres que le plaisir de vous divertir et de recevoir vos précieux retours. Merci d'avoir la correction de solliciter mon autorisation et d'attendre une réponse de ma part avant de la publier sur une plateforme autre que Wattpad ou FFNET.

Note de l'auteur : Bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous. Tout d'abord, je tiens à vous remercier très sincèrement pour vos reviews qui me font toujours autant plaisir et sont pour certains riches en conseils que je m'efforcerai (en réponse au commentaire de P'tite jiji notamment) de mettre en pratique dans mes prochaines fictions. Donc merci à Dark Cape, Joth, Atlana61, MarvoloStoker, Tit-Chat-Sauvage, et Liysz. Je vous propose ci-après le chapitre 21 (pas terrible terrible malheureusement et je tiens à vous demander de m'en excuser), introduction à un rapprochement effectif entre Hermione et Rogue qui aura lieu dans le chapitre suivant.


Quand il leva son instrument de malheur dans sa direction en prononçant une formule dont elle ne saisit pas le sens, Jane Granger n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait qu'elle éprouva une douleur sans nom qui lui arracha un cri déchirant, avant de s'effondrer lourdement sur le sol de sa chambre. Chaque centimètre carré de son corps la faisait souffrir. C'était une véritable torture ! Les yeux noyés de larmes, elle ne voyait et n'entendait plus rien, toute entière qu'elle était, perdue dans sa douleur. Elle avait si mal qu'elle en avait le souffle coupé et n'entendait pas les gémissements désespérés de son mari qui était maintenu à genoux par deux hommes masqués dans un coin de la pièce et la regardait, impuissant, se faire torturer.

Une telle douleur ne pouvait pas exister ! C'était tout simplement insupportable ! Tous ses muscles étaient tétanisés et elle avait l'impression d'être écartelée ! La seule chose qu'elle souhaitait c'était que tout cela s'arrête le plus rapidement possible : que la mort vienne l'arracher à cette insoutenable douleur. Seul un monstre pouvait infliger sans une seule once de compassion une souffrance pareille à une femme sans défense... Inhumain ! C'est ce qu'était le Seigneur des Ténèbres qui jubilait en voyant cette insignifiante moldue agoniser à ses pieds. Un sourire sadique dessiné sur les lèvres, il tournait autour d'elle comme un fauve autour de sa proie, s'amusant de la voir gigoter dans le vide pour essayer d'échapper à la peur et à la douleur.

Après d'interminables minutes, il relâcha enfin le sort, laissant sa victime toute tremblante par terre. De la tête, il fit signe à ses hommes de libérer le mari de la femme torturée. Celui-ci, pâle comme la mort, le front luisant de sueur se précipita, le pas chancelant, près de Jane, toujours recroquevillée sur le sol. Il l'entoura fermement de ses bras puissant, tentant de calmer, en vain, les tremblements qui la secouaient. Il était là maintenant. Il faudrait qu'on lui passe sur le corps avant de s'en prendre à elle de nouveau.

Comme s'il avait lu dans ses pensées, Voldemort éclata d'un rire désincarné qui lui glaça le sang.

- Monsieur Granger, levez-vous ! Ordonna-t-il.

L'interpellé leva un regard hésitant vers l'homme à la tête de serpent. Quand il vit la lueur meurtrière qui brillait dans ses yeux, il s'exécuta de peur de déclencher de nouveau sa colère. Il savait au fond de lui que s'il recommençait à s'en prendre à son épouse, Celui-Dont-On-Ne-Devait-Pas-Prononcer-Le-Nom, selon ce que lui avait dit sa fille, ne lui laisserait pas la vie sauve. En face de lui, l'homme tira de sa poche un morceau de parchemin froissé et une plume abîmée et les lui tendit.

- Monsieur Granger, vous allez me faire le plaisir d'inviter votre charmante fille à venir passer la soirée de noël chez vous ! Exigea-t-il l'air amusé.

Pris au dépourvu face à la demande incongru de l'homme à la tête de serpent, Monsieur Granger mit quelques secondes avant de réagir. Il alla s'asseoir avec empressement à son bureau et en s'efforçant de contrôler le tremblement de sa main, rédigea la lettre destinée à sa fille : Hermione, ta mère et moi espérons de tout coeur que tu te portes bien. Nous savons que nous écrivons peu mais ce n'est pas pour autant que l'on ne pense pas à toi. Tu es toujours dans un coin de notre tête et de notre coeur... Désolés que tu ne puisses pas venir passer les vacances à la maison, nous aimerions quand même t'avoir à dîner le soir de noël. N'est-ce pas une fête qui doit se passer en famille ? Je suis certain que ton directeur saura se montrer compréhensif malgré le climat d'insécurité qui règne en ce moment sur le monde sorcier, et qui l'a contraint à prendre des mesures de protection spéciale à ton égard d'après ce que j'ai pu comprendre. Essaye de faire ton possible pour venir : ça ferait vraiment plaisir à ta mère. Je t'embrasse... Love, papa.

Quand il eut fini d'écrire, Voldemort qui était penché par dessus son épaule, s'empara de la lettre.

- Très bien ! S'exclama-t-il, satisfait.

Il la donna à un de ses sbires qu'il chargea d'envoyer la missive à l'École de sorcellerie au plus vite. Puis, il se retourna vers Jane Granger, qui sanglotait doucement, toujours étendue sur le sol, la tête cachée entre ses bras. Il se pencha vers elle, et sans crier gare, lui arracha un cheveu. De l'autre côté de la pièce, l'homme masqué qui était resté se dirigea vers Monsieur Granger et imita son maître. Il lui apporta le deuxième cheveu avant de sortir deux flasques de la besace qu'il portait en bandoulière. Il les déboucha et laissa Voldemort jeter un des deux poils dans chacune d'entre elle. Ce dernier leva ensuite sa baguette et prononça à deux reprises le sortilège de la mort en direction du couple Granger.

HP-HP-HP

A Poudlard, Hermione se réveilla en sursaut après avoir fait le cauchemar le plus horrible qui soit le lendemain du bal. La respiration saccadée, de petites gouttes de sueur perlaient sur son front. Elle venait de rêver que ses parents se faisaient froidement assassiner par Lord Voldemort. Au début, elle les avaient vu par terre, sur le sol de leur chambre. Henri tenait une Jane toute tremblante et suffocante dans ses bras. Quand deux rayons de lumière verte avaient successivement jaillis d'un coin de la pièce pour venir les frapper de plein fouet. Et tous deux étaient tombés, morts.

Elle s'extirpa toute tremblante de ses couvertures, et se dirigea chancelante vers la salle de bain dans laquelle elle s'enferma à double tour. Les images dans sa tête avaient eu l'air si réelles qu'elle en était toute retournée. Le regard vide, sans vie de sa mère, lui revenant à l'esprit, son estomac se crispa violemment lui arrachant une petite plainte aiguë. Alors elle alla se pencher au-dessus de la cuvette des toilettes et vomit de la bile.

Dans son lit, alerté par un petit cri en provenance de la salle d'eau attenante à sa chambre, Severus s'était redressé. Tendant l'oreille, il se leva rapidement, et alla se poster près de la porte.

S'il avait pu voir au travers de celle-ci, il aurait trouvé Miss Granger en larmes, assise sur le carrelage froid près des toilettes, entourant ses jambes, qu'elle avait ramenées contre sa poitrine, de ses bras frêles. La jeune femme se balançait doucement d'avant en arrière essayant d'étouffer la petite voix qui lui disait que son cauchemar avait quelque chose d'étrangement similaire avec ceux qu'avaient fait Harry l'année précédente. Elle avait vu ses parents mourir comme si elle était présente sur les lieux et assistait à la scène. Mais ce n'était qu'un cauchemar n'est-ce pas ? Rien qu'un horrible cauchemar ! Pas une vision que lui avait envoyé le Seigneur des Ténèbres ! Non ! Ou alors pour lui faire peur... Oui ! Uniquement pour lui faire peur ! Mais il avait eu l'air si réel... Insista la petite voix.

Hermione finit par se relever. Elle retira son pyjama, toujours frémissante, et se glissa sous la douche. Le jet d'eau chaude martelant sa peau la réconforta un peu. Ce faisant, elle attrapa la savonnette et se lava méticuleusement. Puis, elle ferma tous les robinets et alla s'enrouler dans une épaisse serviette blanche. Elle se sécha énergiquement avant de se rendre dans sa chambre pour s'habiller. Elle n'avait pas besoin de mettre son uniforme scolaire sous sa robe de sorcier car c'était le premier jour des vacances. Aussi, elle attrapa un pantalon noir dans sa penderie. Par dessus, elle glissa un chemisier blanc à manche longue avant de passer sa robe. Elle s'arrangea rapidement les cheveux puis sortit dans le salon.

Son professeur de potions, assis à son bureau, était occupé à corriger un tas de copies qui avait l'air de le désespérer. En posant les yeux sur lui, Hermione ne put s'empêcher de rougir en se souvenant de la veille au soir. Cet homme qui respirait l'austérité et la colère, au regard glacial s'était montré si doux et prévenant avec elle que maintenant qu'elle y repensait, cela avait quelque chose de surréaliste.

L'homme en question, se sentant observé releva la tête vers son élève qui s'était avancée au milieu du salon. Il la détailla du regard et scruta son visage essayant déceler un signe qui pouvait expliquer la raison du cri qu'elle avait poussé dans la salle de bain. Il ne nota rien qui sortait de l'ordinaire en dehors de ses yeux rougis qui indiquaient qu'elle avait peut-être pleuré et de son teint un peu plus pâle que d'ordinaire. Quand il vit que son élève, dérangée par l'examen dont elle était l'objet, détourna le regard, il se leva.

- Allons petit-déjeuner, lui proposa-t-il. Nous reviendrons ensuite ici pour essayer d'établir comment nous allons organiser les deux prochaines semaines de vacances.

Hermione hocha la tête et le suivit dans le couloir. Ils traversèrent le château en silence jusqu'à la Grande Salle et rejoignirent chacun leur place sans un regard l'un pour l'autre. Attristée par le retour de cette distance froide entre eux exigée par leur statut respectif, ce fut légèrement penaude qu'Hermione vint s'asseoir entre ses deux amis, Harry et Ron. Cependant, quand elle remarqua qu'Harry qui était assis à côté de Ginny tenait sa main dans le sienne, un sourire vint illuminer son visage.

- Vous êtes ensemble ?! S'exclama-t-elle sous le regard amusé couple.

- Oui, sourit Harry, mais ce n'est pas la peine de mettre tout Poudlard au courant 'mione !

- Comme je suis contente pour vous ! Se réjouit la Gryffondore en étreignant son meilleur ami avant de déposer un bisou sur la joue de Ginny.

Ron qui n'avait pas encore ouvert la bouche prit la parole.

- Vous avez ma bénédiction à condition de ne pas vous bécoter sous mes yeux ! Je n'y survivrai pas ! Plaisanta-t-il. Celui que je considère comme mon frère et ma petite sœur en train de... Dit-il en fermant les yeux pour faire semblant d'imaginer. Beurk !

Les quatre amis éclatèrent de rire.

- Ce bal a rapproché beaucoup de gens ! Il ne reste plus que vous à caser ! Lança Ginny à l'adresse de Ron et d'Hermione.

- Comment ça ? S'étouffa Hermione les joues soudain en feu.

- Ben, moi et Harry, Neville et Luna... Gloussa la rouquine. Il ne manque plus que toi et Ron !

Les oreilles et les joues de Ron, qui semblait plus inspiré que jamais par son bol de céréales, avaient pris une belle teinte cramoisie mais Hermione fit un signe de tête à Ginny pour qu'elle n'en rajoute pas. La suite du banquet se passa sans anicroche, interrompu seulement par l'arrivée des Hiboux porteurs de courrier. À sa grande surprise, un oiseau qu'elle ne connaissait pas déposa une lettre sur ses genoux qu'Hermione s'empressa d'ouvrir sous le regard brûlant de Rogue qui, de la table des professeurs, guettait chacune de ses réactions pour essayer de deviner le contenu du courrier qu'elle venait de recevoir.

Hermione déplia le papier dans ses mains et fut étonnée et grandement soulagée par rapport au cauchemar qu'elle avait fait la nuit précédente, de reconnaître l'écriture de son père : Hermione, ta mère et moi espérons de tout coeur que tu te portes bien. Nous savons que nous écrivons peu mais ce n'est pas pour autant que l'on ne pense pas à toi. Tu es toujours dans un coin de notre tête et de notre coeur. Désolés que tu ne puisses pas venir passer les vacances à la maison, nous aimerions quand même t'avoir à dîner le soir de noël. N'est-ce pas une fête qui doit se passer en famille ? Je suis certain que ton directeur saura se montrer compréhensif malgré le climat d'insécurité qui règne en ce moment sur le monde sorcier, et qui l'a contraint à prendre des mesures de protection spéciale à ton égard d'après ce que j'ai pu comprendre. Essaye de faire ton possible pour venir : ça ferait vraiment plaisir à ta mère. Je t'embrasse... Love, papa.

Non seulement il allait bien, ce qui signifiait que son cauchemar n'était qu'un horrible cauchemar, mais en plus, il l'invitait à dîner le soir de noël ou autrement dit, le lendemain soir. Il fallait absolument qu'elle y aille. Elle avait un besoin irrépressible de serrer ses parents dans ses bras. La jeune femme leva alors les yeux vers la table des professeurs cherchant le regard de Rogue qu'elle trouva tout de suite. Elle lui montra la lettre et des yeux désigna la sortie, avant de se lever, de saluer ses amis et de quitter la Grande Salle.

Severus retrouva son élève dans le hall d'entrée.

- De quoi s'agit-il ? Se renseigna-t-il montrant la lettre du doigt.

En guise de réponse, Hermione lui tendit. L'homme la parcourut rapidement et releva la tête vers la Gryffondore.

- Vous tenez vraiment à y aller ?

Hermione répondit par l'affirmative.

- Très bien. Rejoignez vos amis en attendant que je vois si ce serait éventuellement possible avec Dumbledore et comment on pourrait organiser cela. Retrouvez-moi avant midi dans les cachots.


À suivre..