Beta-reader : Imliel
Galbin et Remus expliquent.
Le vent souffle en rafales dehors, l'automne pointe déjà le bout de son nez. Dans la salle à manger de Slade, la réunion débute sur les confidences d'un jeune sorcier à qui la vie n'a pas réussi jusque-là. Ben oui, pas facile d'avoir un père démon qui veut s'approprier la puissance d'Harry Potter pour régner sur le monde du mal.
Dérangeant toutes les lois que les êtres de la nuit ont signées il y a des milliers d'années, le seigneur Palmorg veut que le chaos revienne sur Terre pour ainsi assouvir sa soif de pouvoir et asservir les sorciers qui l'ont toujours méprisé.
-Je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans l'antre des démons, avoue Galbin. De temps en temps, mon père me faisait venir pour avoir un ascendant sur moi. Il voulait s'assurer que, malgré ma haine pour lui, je lui étais toujours fidèle et me rappeler que la vie de ma mère était entre ses mains. Un père pense que son fils ne peut pas se retourner contre lui, grossière erreur de sa part !
-Qu'avez-vous découvert ? demande impatiemment le maître des potions.
Tobiak lance un regard noir vers Severus qui à son tour soulève un sourcil ironique.
-J'ai découvert, répond le jeune sorcier, que cette fois-ci ils n'ont pas besoin de tuer Harry pour parvenir à leurs fins. J'ai découvert aussi que mon père a trouvé un artefact très ancien qu'il a fait rechercher depuis des mois. Cette chose enlève la magie de celui qui est en contact avec et la renvoie dans une coupe où elle reste prisonnière.
-Si j'ai bien compris, votre père a préparé ce plan de longue date ? Rajoute Severus.
-Je le crains. Il a toujours été attiré par le pouvoir, ce n'est pas nouveau.
-Il va essayer de me capturer, demande Harry, et d'enlever la magie de mon corps ?
-Il vous en laissera juste pour vous laisser en vie et puiser ainsi sans fin, ajoute le fils de Palmorg.
-Il faut détruire cet artefact, messieurs, et le plus tôt sera le mieux, dit d'une voix forte Lucius Malfoy. Quelqu'un doit se rendre là-bas et le mettre en pièces.
-Et vous vous portez volontaire, monsieur Malfoy, demande Jamie un sourire en coin.
-Si on a besoin de moi alors oui, je suis volontaire. Je n'ai jamais fui devant le danger par le passé, et ce n'est pas maintenant que je vais commencer !
-Vous savez, ajoute Galbin. Il faut se rendre dans les entrailles de la terre ! Cela ne sera pas facile.
-J'en suis aussi, surenchérit Severus. Pas question de te laisser y aller seul, Lucius.
-Rooh ! Râle Harry. Pas la peine de foncer tête baissée dans le tas. Il faut mettre un plan en place !
-Je n'aurais pas dit mieux, Harry, annonce à son tour Slade.
-Vous ne pourrez pas entrer, leur dit Galbin. Vous êtes des vampires et vous serez repérés aussitôt que vous aurez posé un pied sur le sol de leur territoire. Après un petit moment, le jeune homme ajoute : je suis le seul qui puisse me rendre là-bas. Vous n'avez pas le choix, c'est moi ou personne.
-Il n'y a pas une autre solution ? Tu es sûr ? demande Tobiak. Je ne veux pas que tu prennes de risque, Galbin.
-Tobiak, je dois le faire. Il ne s'agit pas seulement de sauver Harry, il s'agit de stopper le mal à la racine. En détruisant cet objet, j'empêche mon père d'accéder au pouvoir et de faire plus de mal qu'il ne le fait déjà.
-Tu vas risquer ta vie ! Cet homme est cruel, j'ai vu de quoi il est capable.
-Je vais revenir, dit le jeune sorcier d'une voix douce en regardant le vampire dans les yeux. Pour toi, je reviendrai, Tobiak.
Le vampire soutient le regard noisette et un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Le fils du seigneur Palmorg sent son cœur bondir dans sa poitrine. L'homme en face de lui sait-il à quel point il est séduisant, à quel point il a envie de lui ? Tobiak élargit son sourire, il sent le désir du jeune sorcier passer par tous les pores de sa peau, il l'appelle et l'enivre de ses sensations.
-Tobiak ! Le rappelle à l'ordre Slade qui lui-même respire la délicieuse odeur de son Serpentard mais tout en restant discret. Tu as une chambre pour ça !
Le sorcier rougit subitement que l'on parle de ça devant des gens qu'il ne connaît pas pour la plupart, c'est gênant pour lui. Son vampire part dans un éclat de rire en sentant le même désir émaner du chef du clan. Slade, furieux que son neveu se moque de lui, lui donne une tape sur la tête. Severus et Jamie ricanent tandis qu'Harry, Lucius et Draco se demandent pourquoi les autres rigolent. Ben quoi, ils ont raté quelques chose ? Harry hausse les épaules en faisant signe à Lucius et à Draco que certainement les autres sont devenus fous.
-Bon puisque la réunion est finie, annonce Jamie, je retourne chez moi.
-Assieds-toi, Jamie ! Je n'ai pas dit que nous avions terminé, rugit Slade. Et en passant, je t'annonce que si tu retournes chez toi, cela ne sera pas seul.
-Hein ! Comment ça pas seul ?
-Lucius reste avec toi, tu es sous sa protection. Aurais-tu oublié ?
-Mais je pensais qu'ici, je serais libre ! Tu ne vas pas me le coltiner sur le dos toute ma vie non plus ! Je vais bien là maintenant, je n'ai plus d'idée disons, macabres, alors oubliez-moi, voulez-vous !
-Pas question, Jamie ! Clame le chef du clan.
-Rhah ! Je ne veux plus que l'on me surveille, Slade, crie le jeune vampire en se levant de table et en envoyant sa chaise à l'autre bout de la pièce. Je ne suis pas un gamin immature et mes problèmes ne regardent que moi, continue le jeune homme en quittant la salle sous le regard d'un Lucius étonné.
-Je croyais que tout allait bien entre vous, demande Severus au blond.
-Moi aussi je le croyais, je vais voir ce qu'il a !
Lucius quitte la salle et rejoint son petit vampire aux sautes d'humeurs imprévisibles. Le chasseur d'enfants, assis sur son sofa dans son salon, sursaute quand une main se pose sur son épaule. Il essuie d'une main rageuse les larmes de sang qui coulent le long de ses joues.
-Tiens, prends ça, dit Lucius en lui tendant un mouchoir blanc.
-Pas la peine, je vais le salir, renifle Jamie.
-C'est fait pour ça, idiot ! Allez, prends-le !
-Je ne suis pas un idiot, moi !
Le vampire tend la main et attrape le bout de tissu quand il sent une autre main prendre la sienne. Il relève la tête et voit Lucius le tirer vers lui et le prendre contre son torse. Avec tendresse, le blond essuie les larmes bouleversantes qui continuent de descendre le long des joues pâles d'un jeune homme blessé dans son amour propre.
-Tes magnifiques yeux mauves ne devraient jamais être tristes, Jamie, susurre Lucius.
-Je suis désolé, j'ai perdu mon sang froid. Drôle, non ?
-Si ma présence te gêne, j'irai chez Severus. J'expliquerai à Slade que tu as besoin d'être seul un moment, tu veux bien ?
-Non ! Heu !... tu ne me déranges pas, reste s'il te plaît. Slade a raison, j'agis comme un gamin parfois.
-Mais tu n'as plus rien d'un gamin, Jamie, avoue Lucius en promenant ses lèvres sur le visage du vampire.
Le jeune homme ne bouge plus. Il savoure la caresse et ferme les yeux quand Lucius prend sa bouche dans un baiser plein de promesse. Jamie s'agrippe au col de la robe du blond et gémit sous la langue experte qui titille honteusement la sienne.
Front contre front, les deux hommes reprennent leurs souffles mais Lucius n'en lâche pas pour autant son vampire et le tient toujours serré contre lui.
-Tu vas mieux ?
-Oui, ça va.
-Je vais avertir Slade que tu vas bien et je reviens. Il s'est inquiété, les autres aussi d'ailleurs.
-Je sais, heu ! Tu reviens vite, hein ?
-Le plus vite que je peux, rigole le blond qui disparaît dans un tourbillon de cape.
Severus et Harry reviennent chez eux après la petite réunion finie. L'homme se rend compte que son calice a le visage fermé et qu'il est passablement énervé. Severus soupire, voir Harry marcher de long en large dans la pièce laisse présager un problème. Le caractère parfois emporté du jeune homme laisse échapper sa magie qui part dans tous les sens, ce qui le laisse épuisé par la suite.
-Bon ! Si tu me disais ce qui ne va pas au lieu de te tourmenter inutilement, gronde Le Dhampir qui se place devant le petit brun.
-Il se passe que j'en ai marre que les ennuis me tombent toujours dessus ! Non mais, est-ce que tu le crois-toi ça ?
Le maître des potions ouvre la bouche pour répondre quand Harry poursuit ses récriminations en faisant de grands gestes avec ses bras.
-Rooh ! Je ne sais pas ce qui me retient d'aller là-bas et de leur donner une bonne leçon à ces affreux bonhommes !
-A qui…..
Severus est encore une fois coupé par Harry qui continue de vociférer.
-Ces démons sont le fléau de l'humanité, je te le dis ! Et puis c'est quoi cette idée d'accompagner Lucius dans leur antre ? Ça va pas tous les deux, vous me faites quoi là ? C'est pas possible d'être aussi idiot ! Braille le survivant qui dégage une aura sombre et crépitante.
-Harry ! Hurle cette fois Severus pour se faire entendre par le jeune homme. Arrête ça tout de suite. Je ne tolérerai pas que tu me cries dessus, ajoute le demi-vampire qui sent la moutarde commencer à lui monter au nez.
-Je ne crie pas…
Le maître des potions, excédé, prend la bouche de son calice pour le faire taire et entame un baiser sans douceur. Le tenant par la nuque, il empêche toute fuite ou recul. Le petit brun n'y songe même pas et attrape à son tour l'homme par les hanches, se frottant indécemment contre lui.
Les langues ne se lâchent pas pendant que les deux hommes se déshabillent frénétiquement, arrachant boutons, jetant capes et chemises au loin. D'un sort, Severus finit de les dévêtir entièrement et soulève Harry qui enroule automatiquement ses jambes autour de la taille de son Dhampir. Leurs sexes dressés se frottent l'un contre l'autre et envoient des décharges dans leurs reins. Le calice gémit douloureusement en rejetant la tête en arrière.
-Severus, prends-moi, halète le plus jeune. J'en peux plus !
Severus le plaque contre le mur et d'un coup de rein s'enfonce dans son amant qui crie de douleur. L'homme lèche les quelques larmes et, sans avertissement, plante ses crocs dans la gorge offerte. Sous le plaisir décuplé, Harry se mord les lèvres tandis que son sang pulsant puissamment se déverse dans les veines de son demi-vampire.
Les coups de reins de Severus qui sort et qui entre du calice les font venir à grand renfort de cris et de griffes. L'homme cesse de boire et embrasse une dernière fois son amant pendant que leur jouissance les laisse à bout de souffle.
-Tu es calmé là ? demande Severus après avoir porté Harry dans son lit.
-Je suis désolé, je ne voulais pas m'emporter après toi. C'est que quelques fois, je perds patience et il faut que ça sorte, tu comprends ?
-Tu es pardonné, mais pour cette fois seulement, Harry ! A la prochaine colère, je te jette un sort de mutisme ainsi tu pourras crier tout ton soul sans me casser les oreilles.
-C'est trop généreux de ta part, Sev, ta bonté te perdra ! Rigole Harry.
-En parlant de bonté, as-tu vu Lupin ? Je sais qu'il n'était pas à Poudlard ces jours-ci, l'Ordre l'a envoyé à la chasse aux mangemorts.
-Non je ne l'ai pas vu. C'est pourquoi je suis allé voir Albus dans son bureau ce matin. J'avais comme l'impression qu'il m'évitait ces derniers temps !
-Je t'annonce que le loup est rentré tout à l'heure et que si tu veux le voir avant qu'il ne reparte, tu devrais te dépêcher.
-Mais comment tu sais qu'il est revenu à l'école ?
-L'odeur, amour, et puis aussi le fait que je l'ai aperçu dans les couloirs de Poudlard avant de venir ici.
-Mais je croyais que je ne pouvais pas quitter le clan, demande Harry surpris.
-Bien sûr, sombre idiot, je t'accompagne ! Tu ne crois tout de même pas que je vais te laisser partir seul !
Harry court sous la douche, en ressort rhabillé et séché en un temps record. Les deux hommes transplanent pour Poudlard et, tandis que Severus se dirige tout droit vers ses chers cachots, Harry se précipite dans les couloirs et monte en courant à la tour Gryffondor, passant sans le voir à travers le corps de Nick-quasi-sans-tête.
-En voilà des manières, jeune homme ! dit le fantôme. Vous ne pouvez pas faire attention !
-Suis pressé ! Le professeur Lupin est toujours dans ses appartements ? demande Harry essoufflé.
-Oui, il est là, jeune impoli.
-Oui, bon, ça va ! On va pas en faire tout un plat quand même !
Après le départ du fantôme légèrement vexé, Harry tape à la porte de Remus et pénètre dans la pièce après avoir entendu le loup-garou lui dire d'entrer.
-Harry ! Tu ne devrais pas être ici, je pense que Severus ne va pas apprécier.
-C'est lui qui m'a dit que tu étais revenu Remus. Je ne t'ai pas beaucoup vu ses temps-ci, j'aimerais savoir ce que tu deviens ?
-Oh la routine, comme d'habitude ! Et toi que deviens-tu ? demande l'homme un peu incertain.
-Si tu venais me voir plus souvent, tu le saurais ! dit le jeune homme sur un ton de reproche. Je crois que tu m'évites, Remus.
-Je viens de te le dire, Harry, j'ai beaucoup de travail.
-Remus, je te connais alors à d'autres ! Avant la bataille, nous étions toujours ensemble. Tu ne m'as jamais laissé tombé, alors pourquoi maintenant ?
-L'homme soupire et s'assoit dans un fauteuil puis invite Harry à faire de même.
-A sainte-Mangouste, on m'a interdit de rentrer dans ta chambre, ça m'a rendu fou de rage ! Quand tu es revenu à Poudlard pour ta convalescence, Albus m'a envoyé à la chasse aux mangemorts. Finalement, j'ai pu te voir seulement quand j'ai recommencé à enseigner et là, tu étais dans un sale état. Je me doutais que tu n'allais pas bien, j'en ai eu confirmation quand Severus t'a emmené dans son clan. Albus m'a caché bien des choses, Harry !
-Albus cache toujours des choses. Mais depuis que je suis revenu, pourquoi ne pas être venu me voir ?
-Tu vis avec Severus, je ne veux pas empiéter sur son territoire. Les Dhampirs sont très jaloux, tu sais !
-Ouais, je m'en suis rendu compte, plus possessif tu meurs ! Rigole Harry. Dis Remus ?
-Oui ?
-Je veux que tu reviennes dans ma vie. Sans toi, ce n'est pas pareil. Je t'ai toujours considéré comme un membre de ma famille et je veux que tu le restes. Je ne veux pas que tu sortes de ma vie, je n'ai plus que toi Rem.
-Si tu le désire alors oui, je serais heureux de faire partie de ta vie, Harry.
-Donc j'ai droit à un câlin de mon tonton ? demande Harry taquin, un sourire sur les lèvres.
Le loup, ravi de la tournure des événements, se lève de son fauteuil et étreint le jeune homme dans ses bras.
-Je suis content que tu sois venu ce soir et que tout reprenne comme avant. Je suis ravi que tu sois en vie, même si pour cela il a fallu que tu deviennes le calice de Severus. Je veux que tu sois heureux et surtout je veux que tu sois aimé.
-Oh ! Pour ça ne t'en fais pas, Severus y pourvoit grandement. Je ne me suis jamais senti aussi aimé, aussi protégé. C'est nouveau pour moi. Au début, je n'ai pas osé l'avouer ni même le montrer mais devant l'amour de Severus, j'ai un peu paniqué quand même.
-Et maintenant ? demande Lupin. Comment cela se passe entre vous deux ?
-Je me suis expliqué avec lui et il a très bien compris ma situation d'avant. Je dois dire que parler a fait évoluer bien des choses entre nous.
Harry se tourne vers la malle grande ouverte de Remus où se trouve pêle-mêle des vêtements et des livres. Le jeune homme désabusé regarde le loup-garou.
-Tu repars ?
-Tant qu'ils ne seront pas tous à Azkaban, je les pourchasserai Harry, répond le loup avec une flamme de colère dans les yeux. Je ne peux pas les laisser impunis.
-Pourquoi ? demande le petit brun qui sent monter en lui un relent de haine contre ces assassins
-Ils ont fait de ta vie un enfer ! Tes parents m'en voudraient de ne rien tenter pour les attraper. Je te dois bien ça et pour Sirius aussi, je….
-Nous devons partir, Harry ! Résonne une voix profonde depuis la porte du salon du loup. On ne peut pas s'absenter plus longtemps.
-J'arrive, Severus. Le temps de dire au revoir à Remus, articule avec difficulté le jeune homme qui sent la tête lui tourner et des images revenir en vagues successives : des agressions mortelles que les mangemorts ont perpétrées avec cruauté.
-Tout va bien ? demande le demi-vampire aux deux hommes qui se font face et qui sont entourés par la magie crépitante de son calice. Harry, calme-toi et remets ta magie en ordre.
-Je n'y arrive pas, Sev, dit le jeune homme en tremblant.
Le Dhampir se précipite vers son calice et le prend dans ses bras dans une chaude étreinte. Faisant fi de la présence de Remus, il soulève son Gryffondor et le plaque contre lui.
-Calme-toi, amour, je suis là. Rentre ta magie, remets de l'ordre dans ton esprit, demande Severus.
-J'essaye, crois-moi, j'essaye !dit le jeune home en tremblant. Mais c'est dur d'évacuer tous ces souvenirs qui envahissent ma tête, ça me rend fou. Ils défilent sans fin, je ne peux plus les arrêter.
-D'accord, Harry, accroche-toi à moi et mets tes jambes autour de ma taille. On va faire comme d'habitude.
Harry se tient désespérément au cou de Severus et rejette sa tête en arrière, offrant sa gorge au Dhampir. L'homme retire quelques boutons de la chemise de son calice, en écarte les pans et laisse ses crocs mordre dans la jugulaire palpitante du survivant.
Remus ne quitte pas la scène des yeux. Voir Harry se faire mordre par Severus est assez impressionnant, pourtant il y a de l'amour dans les gestes du maître des potions. Les deux hommes se complètent, qui aurait cru que je verrais ça un jour ! pense le loup.
Harry soupire, sa magie se calme peu à peu. Severus sait toujours ce qu'il faut faire quand cela arrive. Seule sa morsure est assez puissante pour agir sur sa magie tumultueuse et récalcitrante et ses souvenirs dévastateurs. Le Dhampir ne prend pas beaucoup de sang à la gorge de Harry, juste ce qu'il faut pour calmer ses peurs et ses angoisses.
-Que t'as dit Albus pour te mettre dans cet état, Harry ? demande Severus curieux et surtout furieux.
-Pas grand-chose, Sev ! répond le jeune homme d'un ton las.
-Nous n'avons pas le temps d'en discuter maintenant, mais ne crois pas que je vais oublier. Je veux savoir ce que vous vous êtes dit et je le saurai ! Excuse-nous pour ça, Lupin, s'explique Severus. Quelques fois, Harry a dû mal à sortir de ses visions et c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour le faire revenir à la réalité.
-Ne t'excuse pas, je vois qu'il est entre de bonnes mains et je suis heureux pour lui, enfin pour vous deux !
-Bien ! Nous devons partir, ajoute Severus. Mais ne reste plus éloigné de sa vie et laisse le vieux fou raconter ce qu'il veut. Tu sais maintenant qu'il n'a jamais été question que Harry te laisse de côté et qu'il en est de même pour toi.
Le jeune homme aux yeux verts serre une dernière fois le loup contre lui avant de transplaner avec son Dhampir pour le clan des ténèbres.
