Voilà voici encore un beau chapitre, je vais pas le résumer, ça gâcherait la surprise, enjoy !

Je tiens à remercier emokami pour son aide à mon arrivé sur ce site, Louve Noire ma petite protégée, Moratroce pour ses propositions lumineuses pour les musiques qui m'inspirent beaucoup. Et merci surtout à une personne très spéciale, Chalyna pour ses opinions sur les textes, corrections de grammaire entre autres. Gros, gros câlins à toi bella. Surtout pour m'encourager à continuer cette belle fanfic :)

Je tiens à prévenir, il y a des passages au vocabulaire vulgaire. Vous n'aimez pas donc ne lisez pas !

Disclaimer : Les personnages de cette fanfic appartiennent à Square Enix, je ne gagne aucun profit en écrivant ces textes, juste l'appréciation des fans de Final Fantasy

Musique du moment : Elliot - We Run It

C'est en débattant sur les questions qui tourmentent notre cœur et nos pensées qu'on discerne le vrai du faux. – (Lunagarden, auteur de la fanfic)


Send Me An Angel

Contradictions

- Marlène! Denzel! Le goûter est prêt !

Appela Tifa depuis la cuisine. Shalua préparait le goûter pour Yazoo et tourna son visage en entendant les cris joyeux des enfants comme ils revenaient dans la pièce.

Les enfants couraient dans la maison. Il était rare que Tifa ferme le bar toute la journée et les enfants voyaient cette opportunité pour mettre un peu plus d'agitation.

Shalua eut un semblant de rire en voyant les enfants si joyeux. Cela lui rappelait de bons souvenirs.

Les deux enfants s'installèrent à table et prirent leurs tartines à la confiture.

- Cloud nous a promis d'aller voir Yazoo après le goûter.

Fit Marlène en prenant son verre de jus d'orange.

La barmaid leva son visage vers la fillette, curieuse, mais ne dit rien. Elle passa à Shalua un sandwich simple au fromage à Shalua pour Yazoo.

- On va lui raconter notre promenade au parc !

Fit Denzel après une bouchée dans sa tartine.

Shalua lui adressant un doux sourire.

- Oh ? J'ai l'impression que votre promenade a été une sacrée aventure.

Marlène toute malicieuse.

- Denzel s'est fait poursuivre par un écureuil.

- Même pas vrai !

S'offusqua le petit garçon.

- Il courait après moi parce qu'il voulait encore un bout de pain !

Marlène n'y croyait pas un mot, mais pour faire bonne figure roula des yeux et termina sa tartine.

- On pourra voir Yazoo, dis ?

Demanda la fillette, après s'être levée de sa chaise.

Tifa regarda Shalua en expectative, seule elle pouvait lui dire si Yazoo serait en état de les recevoir.

Shalua soupira en y réfléchissant. La situation était délicate, Tifa n'était pas au courant de la crise que Yazoo avait eut à leur arrivée et du cauchemar par la suite.

La voyant indécise, l'amie d'enfance de Cloud la secouru.

- On fait ceci, les enfants. On va laisser d'abord Shalua donner le goûter à Yazoo et elle nous dira s'il est assez reposé pour vous recevoir, mmmh ?

La jeune scientifique la remercia du regard.

Marlène bouda un peu, ainsi que Denzel. Tifa sembla attendrie comme les enfants prenaient la présence de Yazoo, surtout Denzel. À présent, le petit garçon semblait avoir perdu la rancœur envers le frère de Kadaj.

Shalua se leva et pris le plateau pour Yazoo.

- Je vais monter la nourriture pour Yazoo.

Elle regarda les enfants qui l'observaient en attente.

- Promis, je vous dirais si Yazoo peut vous voir, d'accord, les enfants ?

Marlène lui adressa un sourire ravi et Denzel acquiesça tout aussi souriant.


Yazoo somnolait, ses yeux s'ouvraient et se fermaient par moments et sa respiration était lente et langoureuse. Des mèches d'argent s'étaient venues à se coller à son visage et à son front en sueur.

Vincent se tenait près de lui, inquiet. Le cauchemar avait vraiment ébranlé son fils. Yazoo refusait de lui dire quoique soit sur le sujet. En un sens, il pouvait comprendre. Lui-même ne parlait pas des siens. Il connaissait la hantise que pouvait engendrer la culpabilité. Cela usait esprit et n'accordait aucun repos autant physiquement que mentalement. Et Yazoo n'avait vraiment pas besoin ça.

- Tu veux un verre d'eau, Yazoo ?

Yazoo tourna son visage vers lui et acquiesça.

Vincent lui avisa un verre d'eau et aida son fils à en boire le contenu. Il ne serait pas surpris que l'argenté aie soif après s'être réveillé de la sorte.

- Merci.

Remercia Yazoo comme il regarda à nouveau vers la fenêtre.

- Ça me manque.

Vincent reposant le verre.

- Quoi donc ?

- Cette sensation de liberté.

L'ancien Turk observa son fils en expectative de plus de détails. Parce que ce qu'il venait de dire pouvait être interprétée de plusieurs façons.

- Je parlais de hier soir.

L'argenté reposa son regard sur celui de Vincent. Ce dernier eut un faible sourire.

- Shalua n'était pas ravie de notre escapade.

- Ce n'est pas elle qui se trouve clouée au lit et incapable de même se servir un verre d'eau.

La voix de Yazoo n'était pas agressive, mais on y notait bien l'agacement.

- Sois patient, Yazoo. Dans une semaine, tout au plus, tu pourras marcher et bouger à ton gré dans toute la maison.

Yazoo lui adressa un de ses 'Hmph' en tournant la tête vers la fenêtre.

- Est-ce que je pourrais être seul après le goûter ?

Il tourna le visage vers l'ex-Turk. Vincent avait froncé les sourcils, surement y réfléchissant à sa requête.

- J'ai… besoin de réfléchir à certaines choses.

Il baissa son regard vers son avant-bras blessé, puis le leva à nouveau vers Vincent. L'ancien Turk acquiesça y ajoutant un faible sourire à son égard.

- Je peux comprendre.

Un léger battement à la porte se fit entendre et elle s'ouvrit. Shalua passa remerciant Rude au passage.

- Merci Rude, c'est gentil à vous.

Le Turk chauve lui répondit par un hochement de tête avant de fermer la porte.

Shalua posa le plateau de nourriture sur la table de chevet et regarda Yazoo, inquiète.

- Ça va aller Yazoo ?

Yazoo lui levant son regard félin, quelque peu défiant.

- Selon vous ?

Shalua regarda Vincent, prétendant ignorer l'agressivité à peine voilée dans le regard et la voix de l'argenté.

- Je dirais qu'une petite toilette ne t'aurais pas fait de mal.

Yazoo sembla soudain devenir tendu à l'idée de devoir se laisser toucher comme la veille.

- Je vais bien. Inutile d'un bain, je n'en ai pas besoin.

Shalua lui adressa un sourire qui n'avait rien d'en soit rassurant, Yazoo le savait.

- N'y pensez surtout pas ! Je refuse de passer par la même humiliation d'hier !

Shalua tourna son visage vers lui.

- Calme-toi, chaton. Je vais simplement te passer le visage avec de l'eau, rien de plus.

Yazoo sembla moins tendu, mais son regard trahissait sa méfiance.

- J'espère bien pour vous.

Shalua secoua la tête en roulant de l'œil et alla chercher un tissu humide pour lui passer au visage.

Vincent se penchant légèrement vers son fils.

- Pas besoin de devenir agressif pour si peu, Yazoo. Ça ne t'aurait pas fait grand mal de te rafraichir après le mauvais rêve que tu as eut.

Yazoo se laissa aller sur les traversins, soupira.

- J'en ai assez de cette situation.

L'ancien Turk acquiesça.

- Je sais. Mais il n'y a rien que tu puisses faire d'autre sinon avoir de la patience.

Yazoo ramena vers lui son bras blessé, fronçant les sourcils comme il regardait Shalua se rendre dans la salle de bain.

- C'est quoi vôtre but, au juste ? Me maintenir le plus longtemps possible à vos dépends pour me convaincre de ne pas prendre la fuite ?

Vincent haussa un sourcil.

- Parce que tu aurais essayé de t'enfuir si tu ne te trouvais pas blessé ?

Yazoo regarda l'ancien Turk en inclinant sa tête de côté, comme s'il essayait de déchiffrer la signification de sa question ou s'il y avait un piège. Il était curieux comme il s'est vite sentit en confiant envers l'ex-Turk. Il a toujours été le plus méfiant des trois, mais pourtant, en vu de la situation actuelle, sa perception des choses commençait peu à peu à changer. Le fait qu'il lui a sauvé la vie y était aussi pour quelque chose, il ne pouvait pas le nier, mais tout en Vincent lui donnait cette sensation curieuse de sécurité et confiance. Il se demandait bien pourquoi ? Peut-être qu'un jour il trouvera la réponse. Mais pour en revenir à la question de l'ancien Turk… Aurait-il vraiment essayé de s'enfuir s'il ne s'était pas retrouvé blessé comme il l'est actuellement et avec Vincent avec lui ? Probablement, pas. A l'exception qu'il ait une raison valable de le faire.

Au bout d'un moment, il répondit, mais toujours maintenant son regard sur celui de Vincent.

- Je ne sais pas. Cela dépendrait de la situation.

Vincent acquiesça, en faisant attention à ne pas briser contact avec son regard. Il savait que Yazoo l'observait toujours.

- Oui, sans doute.

Shalua revint avec une bassine et deux serviettes propres.

- Rude m'a dit que tu t'es servi de la salle de bain en nôtre absence.

Yazoo tourna son regard vers elle.

- J'ai besoin de vôtre permission pour y aller ?

Vincent eut un mal fou pour se retenir de rire. La question avait été posée avec un semblant de sarcasme et défi. L'ancien Turk avait un semblant de soupçon que Yazoo cherchait à défier Shalua de toutes les façons possibles.

Shalua lui adressa un sourire qui ne rassura pas Yazoo.

- Repos absolu, chaton. Pas d'aventure pipi room comme tu veux. J'ai prévenu Rude que la prochaine fois…

- Quoi la prochaine fois ? Vous allez me forcer à porter des couches comme on fait à des bébés ?

La coupa Yazoo, cette fois, c'était clair dans son regard qu'il allait moins la laisser le manipuler à sa guise.

- Vous savez en combien de temps, je m'aurais remis de mes blessures si ce n'étais pas vos stupides méthodes ?

Il n'avait pas haussé la voix, mais l'agressivité s'y décelait.

La jeune femme planta son regard sur celui de Yazoo, lui laissant clair qu'elle ne changerait pas d'avis à ce sujet.

- Non. Mais dis-le-moi, puisque tu sembles si impatient de te retrouver guérit.

Vincent adressa un regard quelque peu surpris à la jeune scientifique. C'était osé d'entrer dans le jeu de Yazoo. Mais il n'avait pas à craindre pour la jeune femme. Il la savait à présent d'une bonne trempe.

- Une semaine, tout au moins. Avec l'aide des Matérias et les soins de mes frères.

- Tes frères ne sont plus de ce monde, chaton et les Matérias t'auraient plongé dans le coma dans ton état actuel. Crois-tu qu'ils t'auraient laissé faire à ta guise sachant ce que tu risques en te soignant avec une Matéria ?

Yazoo pâlit comme son regard devint plus agressif que jamais. Shalua avait touché une corde sensible. Elle le savait. Faire allusion à ses frères pouvait engendrer deux réactions possibles : le rendre encore plus agressif ou le calmer aussi sec.

Il serait un temps où elle devait lui imposer des limites et cela était le cas.

Vincent observait en silence ce qui se passait entre son fils et Shalua. D'une certaine façon, cela l'a surpris de voir Shalua beaucoup plus ferme envers Yazoo.

D'un autre côté, Yazoo sembla débattre comment réagir. Son égo avait pris un coup et en d'autre situation il aurait tué cette femme pour avoir mentionné ses frères sur ce sujet. Mais avait-elle tord au fond ? Si la situation aurait été différente, si Loz et Kadaj auraient survécu et seraient en ce moment avec lui, ils auraient tout aussi refusé qu'il touche aux Matérias pour se soigner. Loz se serait imposé pour qu'il reste tranquille et Kadaj aurait fait le nécessaire pour rendre sa récupération aussi confortable que supportable.

Yazoo soupira. Bon sang comme il haïssait devoir avouer que cette femme avait raison !

- Très bien. Vous avez gagné.

Il tourna le visage vers la fenêtre. Pour l'instant, il s'avouait vaincu. Mais une fois qu'il serait apte à marcher, il lui faudrait plus que ça pour le faire battre en retraite.

- Ce n'est pas une question de qui gagne ou perds, Yazoo. Je n'ai fait que te raisonner sur un point évident, c'est tout.

Yazoo refusa de lui tourner le visage et Shalua soupira en prenant place près de lui. Vincent s'était levé pour lui faire place et alla s'appuyer contre le mur en face du lit. Il était assez cocasse de voir Shalua jouer les bras de fer avec son fils. Il ne s'était pas attendu à ce que Shalua s'impose comme ça. Yazoo, certes ne pourrait pas lui faire de mal en occurrence de son état, mais il était toujours prudent de garder un œil sur lui. Yazoo était tout de même très sensible quand on parlait de ses frères et sa réaction pouvait être tout de même imprévisible.

L'ancien Turk eut un faible sourire. Au fond, il savait que Yazoo ne ferait pas de mal à Shalua, sauf si vraiment il y aurait vraiment raison de cause. S'il y avait une chose qu'il avait appris avec son fils, c'était que en dessous de son air glacial et distant se cachait un jeune homme bon et sensible, toujours attentif aux besoins de ses frères. La seule chose qui le rendait détaché de tout c'était sans doute les séquelles d'une enfance traumatisante et cruelle. Il le voyait clairement à présent. Sans doute, sans se rendre compte, Yazoo montrait des signes comme quoi il n'est pas si cruel et froid qu'il veut faire croire. Et cela était un bon commencement, un très bon commencement.


La statue de la Déesse trônait juste au dessus du 7ième Ciel. Sans doute un symbole d'espoir dans une époque où les géostigmates faisaient des victimes parmi la population. Une époque sombre et causé par l'ombre de l'ambition de Séphiroth et par la suite influencé par la quête de Kadaj et ses frères.

Elena regarda encore un peu la statue au-dessus en attendant que Tifa lui ouvre la porte. Cela fait bizarre de frapper comme ça chez quelqu'un. En temps normal, elle se serait faufilée par la porte de derrière ou par une fenêtre, pour ensuite, terminer son travail aussi vite et discrètement avant de disparaître tout aussi soudainement, notamment dans les missions d'assassinat. Il fallait croire que ce temps était à présent révolu.

Tifa arriva et lui ouvrit la porte du bar, un sourire aimable aux lèvres. Elena grimaça légèrement, ça aussi cela lui faisait un peu bizarre. Dire que la personne qui l'accueillait aimablement était autrefois une ennemie de Shinra.

- Elena, quelle bonne surprise ! Entre, je t'en prie !

Elena entra avec les sacs. Le bar était vide, sans doute Tifa l'avait fermé pour la journée.

- Merci.

- Tu viens voir Rude et Reno ?

Elena acquiesça.

- Oui, je dois leurs apporter quelques affaires.

Tifa remarqua les sacs que la Turk blonde avait aux mains.

- Oh, je vois. Je ne pensais pas qu'ils auraient fini par rester pour veiller sur Yazoo.

- Disons que cela a été un ordre de dernière minute.

Tifa acquiesça et lui fit geste de la suivre.

Les chaises étaient disposées sur les tables et devant le bar, elle remarqua un sceau et une serpillère, sans doute la barmaid s'apprêtait à laver le sol et faire un nettoyage plus poussé de l'endroit.

La Turk blonde suivi Tifa jusqu'à l'étage et la suivit dans le couloir. Devant une porte elle vit Rude qui se tenait debout et fronça les sourcils, ''Sans doute, la chambre où le fils de Vincent se trouve en ce moment''.

- Rude, j'ai des affaires à remettre à Reno et toi.

Informa la blonde au Turk chauve.

Rude sembla un peu surpris puis acquiesça.

- Je vois.

Il se tourna vers Tifa. Celle-ci lui adressa un sourire et acquiesça.

- Je vais vous laisser, alors.

Elle se tourna vers Elena.

- Encore heureuse de te revoir Elena, c'est sincère.

Sur quoi la barmaid redescendit en bas.

Elena fronça les sourcils et se tourna vers son comparse.

- C'était quoi ça, Rude ? Depuis quand Tifa… ?

Rude lui leva la main comme signe de ne pas chercher plus loin. La Turk blonde soupira.

- Bref. Où est Reno ? J'ai reçu des instructions par rapport à votre assignement.

Le Turk chauve sembla rebutant de laisser son poste, mais vu les circonstances, il n'allait non plus contre les ordres.

- Dans la chambre. Suis-moi.

Elena roula des yeux et suivi son collègue.


Reno regardait le plafond, les bras croisés derrière sa tête. En un sens, ce break lui avait fait du bien. Entre gérer les crises de testostérones de Yazoo, ses propres fantasmes sur l'argenté et les remords qu'il ressent quand à lui, c'est clair, ça épuise. Même le plus vétéran des Turks a besoin d'une pause pour ne pas perdre la tête.

Il bailla quand la porte de sa chambre s'ouvrit. Rude entra suivi d'Elena. En la voyant, Reno se redressa.

- C'était quoi cette histoire de mettre tes jolis pieds dans ma chambre, Elena ?

Elena posa les sacs et soupira, agacée.

- Des ordres. Crois-moi qu'un aller-retour au marécage Zolom est sans doute moins répugnant que devoir pénétrer dans ta chambre et y chercher des affaires personnelles et de rechange.

Elle grimaça et frissonna au souvenir de l'horrible bestiole qui se trouvait sous un vêtement.

- Et c'était quoi cette bestiole qui se cachait sous une pile de vêtements ? J'ai eut la pire trouille de ma vie !

Il eut un silence auquel chacun des trois Turks se regardaient en silence.

Elena se corrigea.

- Je veux dire, la seconde pire trouille de ma vie. Il y a pas idée d'avoir ce genre de bestiole chez soi !

- Euh…. Tu peux décrire concrètement à quoi ressemblait cette 'bestiole' ?

Demanda Reno soudain tendu.

- Une espèce de gros putois tout blanc. N'empêche, là ou il est en ce moment, il ne risque pas de causer d'ennuis.

- Tu as fait quoi ?! Putain, Rebecca va me tuer, si je prends pas soin de sa 'Fluffly' !

Rude lui haussa un sourcil en voyant son comparse se prenant la tête comme s'il redoutait d'y recevoir un coup.

- Je croyais que tu l'avais rendu son furet.

Reno se tourna vers lui.

- Non. Je devais la garder jusqu'à la fin de la semaine parce que j'ai perdu à un stupide jeu vidéo !

Elena grimaça, dégoutée.

- Il faut vraiment être… débile pour aimer ce genre de bête….

- Hé ! Fais gaffe comme tu parles de ma cousine !

- De toute façon, ils sont tous bizarres dans ta famille.

Lui fit remarquer Elena.

Reno roula des yeux.

- Bizarre c'est encore flatteur. Regarde Vincent et son fils, c'est pas mieux.

Elena roula des yeux.

- En parlant de Yazoo, ça se passe comment ?

Reno se leva et alla s'appuyer au mur, en croisant les bras.

- Pire qu'un chat fraîchement mouillé et ça, quand il pique pas une de ses crises.

Elena lui adressa un sourire venimeux.

- Je ne t'envie pas sur ce coup. Ça doit être frustrant de garder celui qui t'as fait faire un joli vol plané du haut d'un immeuble, pour ne pas oublier l'incident de l'hélicoptère.

Reno lui adressa une grimace amère.

- Et toi, alors ?

Elena haussa un sourcil.

- Et moi quoi ?

Si Rude n'avait pas ses lunettes noires, ils l'auraient vu rouler des yeux. Le ton faussement innocent d'Elena en disait plus qu'il fallait croire.

Reno soudain adoptant son attitude légèrement arrogante et décontracté qu'il avait pour habitude de prendre avant un combat.

- Bah, je ne sais pas moi. Genre, c'est un peu la honte qu'une Turk de ton rang et aussi expérimentée que toi, flippe devant une petite furette qui est l'animal de compagnie de ma cousine.

Elena se raidit et ferma les poings.

Reno décrocha un sourire victorieux après s'être léché les lèvres et continua. Il trouvait toujours le moyen de faire sortir Elena de ses gons. Et ça, c'était un de ses passe-temps favoris quand la Turk blonde se trouvait toujours dans le coin.

- Ça, pour ne pas parler de la crise d'hystérie que tu m'as faite au téléphone quand t'es allée dans ma chambre. C'était quoi le problème, Elena ? Tu ne t'es jamais retrouvée dans la chambre d'un homme avant ?

Les joues d'Elena étaient si rouges qu'il faisait de tout pour ne pas éclater de rire. Les réactions de la jeune femme étaient si prévisibles de fois.

Elena les dents serrées comme elle s'approchait du Turk rouquin pour le tuer.

- Je vais te….

Mais elle fut abruptement interrompue par son téléphone portable et elle répondit.

- Oui ? Oui, c'est fait.

Elle envoya un regard meurtrier à Reno qui lui répondit avec son fameux sourire renard.

- Oui, Monsieur. Ça sera fait.

Elle raccrocha.

- Alors ?

Demanda Reno.

- Rien de spécial. Tseng voulait juste confirmer que vous deux restez dans le coin pour veiller à la sécurité de Yazoo.

Reno roula des yeux.

- Tss. Ça, on sait. Quoi d'autre ?

- Tseng veut que tu le maintiennes au courant de la situation. Il se peut qu'il vienne ici pour voir où en est avec le rétablissement de Yazoo.

Reno se gratta sa pommette tatouée.

- Mouais, pas grand changement depuis qu'on l'a amené de Healing, en fait. Demande à Shalua, elle saura te répondre.

Elena acquiesça.

- Alors c'est tout. Je vais rentrer.

Elle se tourna et fit mine de sortir quand elle se retourna.

- Au fait.

Reno la regarde.

- Ouais ?

Elena lui adressa un sourire venimeux.

- Ta cousine aime les écharpes en peau de furet?

Reno devint soudain pâle.

- Tu n'as pas osé…

Elena élargit son sourire et haussa un sourcil comme pour dire 'je me suis gênée, tiens' et sortit de la pièce.

Reno dût faire un effort pour ne pas lâcher un cri frustré, ''Putain, je vais la tuer !''.

Satisfaite d'avoir eut le dernier mot, la Turk blonde se rend devant la porte de la chambre de l'argenté. Elle frappa et attendit que la porte s'ouvre.

Quand cela se fit, ce fût Vincent qui l'accueilli. Il sembla un peu surpris de la voir.

- Elena ?

Elena lui adressa un concis acquiescement de la tête.

- Je viens recueillir des nouvelles sur la condition physique de Yazoo.

- Oui, bien sûr. Entre, je te prie.

Vincent ouvrit d'avantage la porte. Elena put voir Shalua assise près de Yazoo et semblait lui faire une petite toilette au lit.

Elle reporta son regard sur l'ancien Turk en se raclant légèrement la gorge.

- Je comptais surtout que le Docteur Rui puisse m'en dire plus, je suis un peu pressée.

Constatant que c'était sans doute Yazoo qui la mettait mal à l'aise, Vincent referma un peu plus la porte et appela Shalua. La jeune scientifique termina vite ce qu'elle faisait et rejoignit la Turk blonde dans le couloir.


Yazoo fronça les sourcils quand il avait aperçu la Turk blonde à la porte. Il l'avait sentit nerveuse quand son regard s'était posé sur lui. Il était vrai qu'il troublait facilement les gens avec son apparence et utilisait ça à son avantage pour s'attirer leur confiance tout en utilisant son talent de séduction. Ce n'était pas pour rien que Kadaj lui avait confié la mission de chercher les enfants atteints de la Géostigma pour leur 'petite réunion'. Quelque part, il se rendit compte combien ses actes étaient un soi erronés…

Shalua finit de ranger la bassine dans la salle de bain et rejoint la jeune Turk dans le couloir. Laissant Yazoo seul avec Vincent.

L'ancien Turk pris place à nouveau près de son fils et remarqua la tristesse et le regret dans son magnifique regard.

- Yazoo, tu veux en parler ?

Comme il s'y attendait, Yazoo secoua doucement la tête. Vincent acquiesça en compréhension. Il allait attendre que Yazoo parle de son initiative, c'était son but. Mais il avait toujours espoir qu'à chaque fois qu'il posait la question, la réponse de son fils soit différente. Il fallait croire qu'il était encore trop tôt pour que ça soit le cas.

Il servit un verre d'eau à Yazoo et alla le porter à ses lèvres. Il ne fut pas étonné de voir le jeune homme essayer de tenir par lui-même le verre. Yazoo était persévérant, même si ses tentatives s'avéraient un échec à l'avance.

Doucement, il lâcha le verre, mais toujours attentif au cas où Yazoo n'aurait pas encore assez de force pour le tenir et finalement, il le lâcha complètement. Il voyait le verre trembler dans la faible étreinte de sa main et le tint à nouveau.

C'était une preuve que Yazoo reprenait des forces. En un sens, cela le soulageait mais il avait peur que cela mette son fils en danger. Il ne voulait pas que Jénova profite du rétablissement de son fils pour le faire agir à sa guise à nouveau.

Il reposa le verre et regarda Yazoo d'un air très sérieux. Il pouvait apercevoir une étincelle de contentement dans son regard émeraude, mais aussi de soulagement.

- Tu reprends des forces.

Yazoo pencha sa tête de côté, il avait détecté une sorte de déception dans sa voix.

- Vous semblez déçu à cause de ça. Pourquoi ?

Vincent demeura silencieux pour quelques instants et répondit le plus concrètement possible.

- Je ne suis pas déçu, Yazoo, au contraire. Je suis soulagé de te voir reprendre de forces, mais… il est certainement plus prudent de ne pas presser les choses.

Yazoo l'observa en silence suite à sa réponse, puis eut une réaction assez inattendue. Il lui adressa un sourire aimable et confiant.

- Si c'est pour vous, je veux bien. Mais seulement vous.

Vincent haussa un sourcil.

- Et pourquoi moi uniquement ?

Yazoo perdit son sourire et son regard devint froid et amer.

- Parce que je ne fais confiance à personne d'autre que vous.

Vincent acquiesça.

- Même pas à Shalua ?

Le regard de Yazoo se durcit encore à la mention de la jeune scientifique.

- Je ne lui fais pas confiance, ni à qui que ce soit dans son genre. Je la tolère seulement parce que je vous ai dit que je la laisserais prendre soin de moi.

Vincent pouvait comprendre le fiel que Yazoo avait envers les gens comme Shalua, mais fallait-il le blâmer ? Depuis sa naissance il a été malmené et maltraité par les gens dits 'gens de la science', il était clair qu'il n'effacerait pas cette haine et crainte qu'il a gagné envers eux de sitôt, même si Shalua est différente de ceux qu'il a connu…

Il débattit un moment s'il devait essayer de convaincre Yazoo que Shalua était différente, de prendre en soi un peu la défense de la jeune femme. Mais en le faisant, sans doute Yazoo se sentirait trahi et c'était une chose qu'il voulait éviter.

- Tu ne peux pas vraiment la juger 'hostile' parce qu'elle porte une blouse de scientifique, Yazoo. Shalua t'a montré à plusieurs reprises qu'elle cherche à t'aider bien plus que dans le champ de son travail.

Yazoo fronça les sourcils comme il recula un peu quand Vincent voulu lui dégager la mèche qui était toujours sur ses yeux. Jusque-là, ce geste ne l'avait pas dérangé mais pour une quelconque raison il ne voulait plus que Vincent aie ce genre de familiarité.

- Des mensonges. C'est comme tendre une douceur à un enfant pour pouvoir l'attirer dans les pires tortures par la suite. Les gens comme elle ne sont pas dignes de confiance.

Vincent soupira. Certes le refus de Yazoo quand à son geste l'avait un peu blessé, mais il était sans doute le seul à blâmer pour le retrait de son fils.

- Et pourquoi tu me fais confiance, Yazoo ? En quoi suis-je différent d'elle ? Shalua et moi partageons les mêmes efforts en te concernant.

Yazoo croisa les bras.

- Vous m'avez sauvé la vie sans autre forme de jugement quand à ce que j'ai fait et pour qui je suis. De tous, vous êtes sans doute celui qui n'a pas d'arrière pensées quand à mon rétablissement et mon bien être. Et, incontestablement, vos intentions envers moi, sont honnêtes. Vous êtes le seul qui s'inquiète vraiment pour moi.

Il décroisa les bras. Vincent put voir que son regard émettait une sorte de confiance et espoir envers lui.

- Maintenant que je suis seul… sans mes frères…

Yazoo baissa sa tête quelques instants puis la releva.

- Vous êtes le seul en qui je peux trouver refuge… Vous êtes comme mon ange gardien, Vincent.

Ces mots serrèrent le cœur de l'ancien Turk et il ne put s'empêcher de s'asseoir près de son fils et de le serrer contre lui.

Yazoo ne repoussa pas son geste. Il lui semblait si naturel de laisser l'ancien Turk le serrer contre lui comme ça. Il savait qu'il pouvait déposer sa confiance en lui. Peu lui importait ce que son ego ou ce que Jénova lui dicterai. Il savait ce qu'il avait besoin et il n'allait pas se priver de ce contact si réconfortant. S'il aurait encore à débattre sur la question, il le ferait dans ses moments de réflexion. Pour le moment, il ne voulait que sentir cette paix en lui. Rien de plus.

Pour Vincent, les mots de son fils ont été plus qu'une révélation et cela l'avait profondément touché. Il regrettait néanmoins de lui cacher la vérité sur lui-même. Mais il bloqua cette sensation. Rien n'allait venir gâcher ce pur moment de bonheur. Conscient ou pas du lien qui les unissait, Yazoo se rapprochait de lui et il était simplement reconnaissant pour ça.

Il serra un peu plus son étreinte et enfoui son visage sur la chevelure mercure de son fils. ''Mon fils…''


N'est-ce pas mignon tout plein, hein ?

Oui, j'avoue j'ai été sadique pour le coup du cauchemar et que je manque pas une pour faire voir de toutes les couleurs à Yazoo, mais c'est dans ces moments-là où mon sadisme (oui je sais Louve Noir je ne vais pas en rester là, mais bon…) bref ! Où mon sadisme est pardonné, pas vrai ?

Et sur le coup, jamais vous aviez imaginé un furet… euh furette ayant foutu la seconde pire trouille de la vie à Elena, pas vrai xD ?

Ah ! Ah ! Mais à vrai dire, c'est tout mimi et tout !

Dans certains pays c'est le 3ième animal de compagnie après le chien et le chat ! Mais attention il a un caractère bien trempé et est extrêmement attaché à ses maîtres ^^ (sur le coup… pas étonnant qu'Elena aie pris la poudre d'escampette de l'appart de Reno xD)

Mouhahahahaha je suis siiiiiiiiiiiiiiii sadique xD !

Allez à la prochaine !

Laissez-moi un p'tit mot ça fait toujours plaisir )

Bibizes calines !

Note: Si vous avez des critiques dans le genre de Limonanade je vous prierais de les faire par MP. Sachant pour cause que je n'ai aucune raison d'être accusée de plagia pour une fiction que je l'ai lu il y a belle lurette avant d'être supprimée par l'auteur concerné.