Bon, j'ai noté qu'un paragraphe avait pleins de fois le mot "pire", mais j'ai tellement la flemme de corriger que, osef, je suis vannée. XD

Guest/Anna Taure : J'ai tes deux reviews, ça a du arriver en décaler. 0.ô Et oui, ça s'est très réchauffé dans le chapitre précédent et tout le monde a aimé ça. Surtout nous. 8D


Tu as cru que tu n'y arriverais pas, que ta possessivité vous jouerait de grande difficulté et que cela te rendrait bien trop insupportable aux yeux des deux hommes. Mais cela est, bien évidemment, sans compter sur Hux et Poe. En effet, si l'interprète s'est révélé très compréhensif et patient, tu as très vite compris que le traducteur est bien pire que toi et n'a définitivement honte de rien. Pour preuve, lorsque ça a été son tour de passer commande, il n'a pas hésité une seule seconde à t'agripper le col, te forçant à te plier en deux pour suivre le mouvement et ton visage a viré au cramoisi lorsque ses lèvres se sont écrasées sur les tiennes en un baiser autoritaire et possessif. Puis, il a t'a lâché et a lancé un regard mauvais à la foule avant de régler la note comme si de rien n'était. En colère. Tu te souviens que tu étais en colère et que tu as refusé de le regarder et de le rejoindre durant ta pause en une espèce de punition. En fait, tu voulais échapper aux murmures et à l'expression goguenarde de ta meilleure amie. Le soir, lorsque Armitage t'a rejoint à ton scooter, tu n'as pas hésité à lui crier dans les oreilles, explosant tout ce que tu as ruminé durant toute l'après-midi.

— Je suis pire que toi, a-t-il alors répondu.

— Je te l'fait pas dire ! Faire ça devant toute la clientèle ! Et si mon patron l'apprend et qu'il est homophobe ? Il va me virer !

— Et tu seras embauché à temps plein au garage de Plutt qui, d'après ce que tu nous a dit, a décidé de te léguer son garage quand il arrivera à la retraite.

Cette réponse criante de vérité te coupe la chique.

— Qu'est-ce que tu voulais dire par « je suis pire que toi » ? consens-tu enfin de demander en grommelant et abandonnant l'idée de défaire ta chaîne.

— Je suis aussi possessif que toi, avoue-t-il sans même rougir, mais en pire. J'ai fait la même chose à Poe lorsque nous nous sommes mis ensemble. Je montre à tout le monde que tu n'es plus quelqu'un de libre et que ce petit crétin de Tanaka peut cesser de te regarder, termine-t-il d'une voix dangereuse.

— Tanaquoi ?

— Tu te souviens du gars qui m'a bousculé avec sa boisson brûlante, renversant mon chocolat et mon chausson au pomme ? demande le traducteur au détail près.

D'ailleurs, tu es même persuadé qu'il se souvient de la toute la scène avec exactitude tant son regard haineux te conforte dans l'idée qu'il n'a pas apprécié ce double homicide. D'ailleurs, comment sait-il son nom ?

— Vaguement…, réponds-tu, tout de même suspicieux.

— Ce sale type vient tous les jours. Sans exception. Et, non, sa « copine » n'est qu'un prétexte. Je le vois te fixer. Il te veut. T'embrasser est donc un moyen pour moi de lui faire comprendre qu'il peut immédiatement abandonner toute offensive.

— Je… Tu… Tu es le pire…

Tu te maudits de rougir à la moindre explication, à la moindre déclaration, à la moindre contrariété. Toujours trop expressif quoi qu'il arrive. Tu ne parviens pas à arborer un visage comme Kylo savait si bien le faire ou comme le roux. Tu passes une main sur ton visage, pas vraiment sûr de pouvoir bien prendre cette possessivité envers toi. Et pourtant, tu sens comme des papillons dans ton ventre à l'idée que l'homme sur qui tu as fantasmé durant des semaines t'a ouvertement proclamé comme sien. Tu sens ce dernier s'approcher avec lenteur, poser une main froide sur ta joue, plantant son regard dans le tien. Il t'explique alors que le pire reste encore à venir et tu te tends et pâlis, commençant à craindre le pire. Il t'annonce qu'il va également fouiller ton téléphone portable ainsi que ton ordinateur et ta console. Pas un message, pas une photo, pas une vidéo ne passera entre les mailles de son filet. C'est comme ça. Il est comme ça et il ne compte pas changer. C'est trop tard pour changer. Tu ne réponds pas, hochant seulement la tête et te tourne finalement vers ton deux roues dont tu défais la chaîne. Le retour se fait comme d'habitude lui collé contre toi et toi ne prenant plus les raccourcis, faisant durer le trajet le plus longtemps possible. Cela te permet également de cogiter sur toute cette conversation et d'en venir à plusieurs conclusions. C'est pour cela que tu lui dis ne de pas l'attendre lorsque tu te gares, que tu as un coup de fil à passer et qu'il rentrera ensuite. Celui que tu peux désormais l'appeler comme ton amant te lance un regard inquisiteur, celui indiquant qu'il voudrait certainement tout savoir, mais finit par opiner du chef avant de continuer sa route. Dameron doit sûrement être déjà rentré.

— Phasma ? C'est Ben. Non. Il n'y a pas de problème. C'est juste que j'ai beaucoup réfléchi à un truc et que je préfère que tu sois la première au courant. Non rien de grave. Je vais juste démissionner du café.

Tu ne te l'expliques pas trop, mais c'est avec un espèce de poids en moins que tu rentres dans l'appartement. L'interprète se dirige vers toi pour te souhaiter bon retour à la maison et, après avoir passé l'entièreté de tes vacances à accepter ses avances, tu n'hésites absolument pas à l'attirer contre toi pour l'embrasser à pleine bouche, le faisant gémir d'un plaisir aussi inattendu que bienvenu. Il finit par pousser un petit rire dans ton cou, assurant que Armitage doit sûrement vous fusiller du regard, jaloux de ce baiser qu'il n'aura certainement pas eu droit. Tu lèves le nez et tu notes qu'il a tout à fait raison. C'est pour cela que tu te permets de lui lancer un sourire machiavélique et d'arguer que, comparativement à Poe, l'ancien soldat passe toute son après-midi à te voir. Ce dernier grogne et se détourne d'eux, décrétant que bouder dans son fauteuil en regardant les informations est la meilleure des punitions. Ton second amant rit à nouveau avant de se diriger vers son conjoint, baisant son front avant de retourner derrière la cuisine. C'est à son tour de préparer le repas. Toi, tu vas prendre ta douche et c'est sans étonnement que tu entends le roux te demander à qui tu téléphonais tout à l'heure. Curiosité maladive.

— Je préfère en parler quand ce sera concret. Pas avant.

Tu le vois pincer ses lèvres et plisser ses yeux, signe qu'il n'aime pas du tout cette réponse, mais n'insiste pas. Pourtant, tu sens bien qu'il va falloir que tu te fasses pardonner si tu ne veux pas qu'il t'ignore durant toute la soirée ou même qu'il ne te pique pas la couverture. Certes, ta peau est constamment brûlante, il peut t'arriver d'avoir froid. C'est pour cela que tu griffonnes rapidement sur un morceau de papier, le lui donne avec une autorité que tu n'as pas et lui tends ton portable déverrouillé. Il ne dit pas un mot et même le petit brun qui a suivi toute la scène, affalé sur le canapé, n'ouvre pas la bouche, son regard pétillant seulement et sa bouche souriant. Tu as donné l'autorisation à Hux de connaître les moindres détails de ta vie.

— Il t'a embrassé en public, finit par chuchoter Poe, l'amusement au bord des lèvres.

— Ben.

La voix est dure, implacable. Si glaciale et alarmante que cela t'interpelle et ne te permet de répondre à l'interprète. Tu lèves le nez, regarde le traducteur, mais ce dernier a les yeux rivés sur le poste de télévision et tu tournes ton attention vers l'objet. Ton visage blanchit immédiatement en même temps que tes yeux s'écarquillent. Tu reconnaîtrais cet endroit entre mille. Ce n'est pas une saloperie de blague. C'est du direct et Armitage te lance ton portable que tu rattrapes aisément alors qu'il se met à sonner. Pas besoin de lire le nom. Tu sais déjà qui sait et c'est sans hésiter que tu décroches.

— Joey !

Ce qui a été ta maison familiale est en flamme.