En ce jour du 23/07/16 Nous souhaitons un très bon Anniversaire à notre auteur, Marie-f/Thorin.
\ PDV Marie-f /
Je fus réveillée par le chant des oiseaux, rien de mieux pour commencer une journée de bonne humeur je m'étirai après une bonne nuit, je me redressai sur ma chaise et je fus surprise de voir Thorin dormir à côté de moi sur l'autre chaise. Sans faire de bruit, je me levai pour aller chercher des vêtements de rechange. J'avais gardé ma robe de la veille je choisis un pantacourt et un tee-shirt à manches longues. Avant de partir je regardai la terrasse, Thorin dormait encore.
\ PDV général /
Le nain ne dormait plus lorsque Marie-f se leva, il attendit qu'elle parte pour se lever aussi. Il la suivit pour voir où elle allait, visiblement elle cherchait quelqu'un, mais qui ?
\ PDV Marie-f /
Je devais trouver Gandalf, que savait-il de mon secret et de la prophétie ? Je croisai un elfe qui portait du linge et lui demandai s'il n'avait pas vu Gandalf, il m'indiqua la direction à prendre et je le remerciais, Gandalf fumait sa pipe, il était installé dans une petite rotonde joliment sculptée, je montais les marches qui me séparaient de lui : - « Gandalf, je peux vous déranger ? » Lui dis-je.
\ PDV général /
Thorin avait retrouvé Marie-f, c'était Gandalf qu'elle cherchait, il s'approcha discrètement pour écouter leur discussion.
- « Je voudrais savoir ce que vous savez de moi, sur ma vie d'avant ? »
- « Je vous ai trouvée dans un autre monde, tous les signes que m'indiquait ma magie confirmaient que vous étiez l'Unique de Thorin et que vous portiez en vous la prophétie, il n'y a pas de doute là-dessus. Mais pourquoi cette question ? »
- « Non, c'est autre chose. » Je fis une pause. « Savez-vous pourquoi mon ex-mari a décidé de me quitter ? »
- « Non, depuis que vous avez souhaité que je ne lise plus dans votre tête j'ai respecté votre choix, mais allez-y, je peux peut-être vous aider. »
- « Ca a un rapport avec la prophétie, ce n'est pas possible qu'elle se réalise, du moins pour la partie finale. » J'avais beaucoup de mal à dire ce qui me crevait le cœur. « Gandalf, si mon ex-mari m'a quittée, c'est que... » J'avais une boule dans la gorge, des larmes n'allaient pas tarder à couler.
Thorin s'était approché d'un peu plus près pour entendre ce que Marie-f allait révéler.
\ PDV Marie-f /
- « C'est que je ne pourrai jamais avoir d'enfants Gandalf, je suis stérile, jamais il n'y aura de la vie en moi. » Et j'éclatai en sanglots. « La prophétie ne se réalisera pas, Thorin n'aura jamais d'héritiers, la lignée de Durin s'arrêtera avec lui puisque les garçons aussi ne s'en sor... »
- « Stop, d'en dites pas plus Marie-f, vous ne devez pas m'influencer pour le futur. »
Gandalf regardait derrière moi, visiblement quelqu'un était là je lui dis : - « Ne me dites pas qu'il est là et qu'il a tout entendu. » Je me retournai lentement pour voir Thorin. Il me regardait d'un air que je connaissais que trop bien.
- « Vous voyez Gandalf, c'est le même regard qu'il a eu pour moi quand on m'a annoncé ma stérilité après il y a eu les reproches, que je n'étais pas une femme mais une moins que rien, que je lui enlevais tout espoir de fonder une famille. » Je continuais à pleurer, mon mari avait eu le même regard que Thorin à présent, je le pointais du doigt « Voilà pourquoi je ne voulais rien lui dire, ça fait trop mal, je ne veux pas revivre ça Gandalf. C'est pour cela que je demande à être sous la protection du roi Elrond, et vous Thorin Oakenshield je ne veux plus que vous m'approchiez, je ne veux plus vous voir. »
Je m'enfuis avant que Thorin ne réagisse, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Devant mes yeux, le visage de mon ex-mari se confondait avec celui de Thorin les mêmes regards qui me faisaient souffrir et me faisaient saigner le cœur. Je courais sans savoir où aller, tout se mélangeait dans ma tête : les visages, les mots qui font mal je devenais folle, je courais toujours pour fuir loin de ce nain et pour me protéger mentalement. Je m'arrêtai enfin dans une petite clairière, je me jetai au sol pour me rouler en boule, les poings fermés sur mes yeux pour ne plus voir celui que j'avais aimé et celui que j'aimais. Une voix de femme résonna dans ma tête, elle ne m'était pas inconnue : c'était Yavanna. – « Calme-toi mon enfant, tu as été courageuse en révélant ce lourd secret qui te faisait tant souffrir, nous allons très bientôt nous revoir comme je te l'avais dit, car tout te sera enfin révélé. Sèche tes larmes, il ne reste qu'une vision pour que la prophétie soit accomplie, tu dois retrouver Thorin Oakenshield. Mais tu as le temps, dors mon enfant, tu en as besoin. » Et la voix s'arrêta, j'avais retrouvé mon calme, mes larmes coulaient encore mais ma respiration était moins saccadée, je retrouvais une certaine paix intérieure. Je me suis étendue sur le dos et j'ouvris enfin les yeux. Je pouvais voir le ciel entre les branches des arbres qui m'entouraient les feuilles d'un gris clair donnaient l'impression de petits miroirs lorsque le soleil se reflétait dessus, le balancement des branches, cette lumière douce me dit un effet relaxant et je m'endormis.
\ PDV général /
Thorin et Gandalf s'étaient retrouvés dans la rotonde, assis sur les sofas Gandalf tentait de remonter le moral du nain, lui disant que tout finirait par s'arranger, que Marie-f changerait d'avis. Thorin avait la tête dans ses mains, penché en avant, il fixait le sol il se repassait la scène encore et encore, il n'avait pas réagit et ne savait pas quoi dire face aux révélations de son Unique. Il n'avait pas tenté de la retenir pour avoir une explication, elle ne voulait plus le voir et avait choisi la protection des elfes. Il releva la tête pour regarder Gandalf : - « Je sais maintenant pourquoi elle ne voulait pas s'attacher à moi. Elle avait peur que je la rejette aussi quand j'apprendrai son secret, mais je me moque d'avoir des enfants ou pas, j'ai mes neveux que je considère comme les miens ce que je veux Gandalf ce n'est que Marie-f, je la veux à mes côtés, qu'elle devienne ma femme, ma reine. Je ne comprends pas pourquoi elle pensait que je pourrais la renier si elle ne me donnerait pas d'enfants. »
Gandalf posa une main sur l'épaule de Thorin et lui conseilla : - « Thorin, ce que vous venez de me dire, c'est à Marie-f qu'il faudra le répéter, elle a besoin d'entendre ces mots pour la convaincre. » Il fit une pause. « Vous devez la persuader qu'elle avait tort, mais ce ne sera pas facile, elle est fragile et traumatisée. Voyez-vous mon ami, moi non plus je ne pensais pas que son secret l'avait autant meurtrie. »
Thorin se leva d'un bond et dit : - « Oui c'est ça Gandalf, je dois la retrouver et lui parler, et ce n'est pas une bande d'elfes qui va m'en empêcher. » Gandalf tapa dans ses mains et dit : - « A la bonne heure, j'aime quand vous parlez comme ça Thorin Oakenshield. »
Marie-f était toujours étendue par terre. La chaleur du soleil couchant et le vent dans les arbres lui donnaient une sensation d'apaisement elle regardait les feuilles danser, elle ne pensait à rien. Pourtant une voix s'insinua dans sa tête, celle d'un homme qu'elle ne connaissait pas : - « Marie-f, je suis Aulë, ton vrai père et le père fondateur des nains, ne juge pas trop vite le descendant de Durin, écoute le, ha! Et réfléchis avant de lui répondre. » La voix se tut.
\ PDV Marie-f /
Super, je venais de me faire recadrer par un père invisible qui s'exprimait dans ma tête mais bien sûr, je deviens folle, y a pas d'autre mot.
\ PDV général /
Les elfes et les nains étaient partis à la recherche de Marie-f, la nuit était tombée et elle était introuvable.
\ PDV Marie-f /
J'entendais que l'on m'appelait, du monde était à ma recherche, je me levai pour me cacher, je ne voulais parler ni aux nains ni aux elfes ni à Gandalf, je devais trouver un endroit sûr pour être tranquille. Je fis un large détour pour m'éloigner des voix et être sûre de ne tomber sur personne, je poussai les larges portes du cabinet de lecture d'Elrond à côté de la grande bibliothèque se trouvait un grand canapé, je pus m'allonger pour finir cette trop longue journée.
\ PDV général /
Thorin avait regagné sa chambre sans avoir retrouvé Marie-f, mais où pouvait-elle bien être ? Il ne ferma pas l'œil de la nuit.
\ PDV Marie-f /
Le jour se levait lorsque des voix me sortirent de mon sommeil, c'était Elrond et Gandalf, ils continuaient à faire des recherches sur les écrits de mon dos, Gandalf s'inquiétait que l'on ne m'ait toujours pas trouvée, Elrond le rassura : - « Voyez-vous mon ami, je sais où se trouve Dame Marie-f et je peux vous assurer qu'elle va très bien, n'est-ce pas ma Dame ? » Il se retourna vers le salon où je m'étais réfugiée, je me levai pour sortir de ma cachette et je m'approchai d'eux.
- « Bonjour, comment avez-vous su que j'étais là seigneur Elrond ? »
- « Vous dégagez une telle aura qu'il m'est impossible de ne pas vous ressentir, je savais très bien où vous étiez. Gandalf m'a prévenu que vous vouliez être sous ma protection et je l'accepte, vous êtes et vous serez toujours la bienvenue à Fondcombe. » Et il s'inclina devant moi.
Gandalf prit la parole : - « Ma chère, vous devez savoir que Thorin voudrait vous parler il vous a cherchée, il était très inquiet pour vous. »
- « Stop Gandalf, ne me parlez plus de ce nain, je ne veux plus le voir. Consacrons-nous plutôt à ce qu'il y a dans mon dos si vous le voulez bien. »
Elrond et Gandalf reprirent leur recopiage de la ligne restante je participais aussi aux recherches, je montais sur une échelle coulissante pour atteindre les livres les plus hauts.
\ PDV général /
Thorin et les autres nains se sentaient surveillés par les elfes depuis que Marie-f avait demandé la protection d'Elrond ils ne pouvaient pas faire un pas sans qu'un elfe sorte d'un couloir ou de derrière un arbre. Thorin n'en pouvait plus, il devait faire quelque chose, même de stupide, mais quoi ? Le seul endroit où il n'avait pas pu aller était le bureau d'Elrond, il y avait des gardes en faction devant la porte elle ne pouvait qu'être là. Thorin savait que tenter d'entrer en force ne servirait à rien, il fallait ruser.
Il appela ses neveux pour leur expliquer son plan : créer une diversion pour éloigner les gardes. Kili et Fili avaient trouvé la solution, ils feraient semblant de se battre en faisant le plus de raffut possible pour que Thorin puisse retrouver Marie-f. Le plan marcha à merveille, les gardes qui surveillaient la porte furent appelés en renfort Thorin, qui s'était caché des elfes, sourit en pensant à ses neveux. Il était fier d'eux.
\ PDV Marie-f /
Dans un grand bruit, les portes s'ouvrirent à la volée. J'étais toujours en haut de l'échelle, Gandalf et Elrond avaient le nez dans d'autres livres, nous étions tous très concentrés lorsque les portes s'ouvrirent avec fracas nous sursautâmes de peur, c'était Thorin qui arrivait et il était en colère. Il traversa le bureau et me vit accrochée à l'échelle de la bibliothèque, il jeta un coup d'œil à Gandalf qui lui sourit, et Elrond, toujours impassible, ne dit rien. Super, aucun des deux ne prendrait ma défense. Thorin s'approcha de l'échelle et me dit : - « Nous devons parler, descendez. »
- « Non, je n'ai rien à vous dire, partez. »
- « Marie-f, si je dois monter vous chercher je le ferai, allez, descendez. »
- « Non! Mais vous êtes bouché ou quoi ? J'ai dit non, non, et encore non. »
\ PDV général /
La situation devenait compliquée, Marie-f ne céderait pas et Thorin perdait patience, il attrapa un barreau de l'échelle pour lui faire croire qu'il allait monter.
- « Non, ne montez pas. » Marie-f ferma les yeux, une petite voix lui disait « écoute-le ». « Bon très bien, je vous écoute, parlez. »
Thorin aurait aimé lui parler seul à seul, tant pis pour ce moment qu'il voulait intime, il se jeta à l'eau :
- « Marie-f! » Il fit une pause, il leva sa tête pour la regarder et parla calmement. « Marie-f, je ne suis pas comme cet autre homme, je ne me comporterai pas comme lui, je ne sais pas ce qui vous a fait penser ou vous a fait croire que je pourrais vous rejeter si vous ne pouviez pas me donner d'enfants. » Il fit une autre pause pour que ces mots entrent bien dans sa tête. Il reprit : - « Vous savez très bien que mes neveux, je les considère un peu comme mes enfants, je ne vous apprends rien non plus. Vous savez aussi que par mon éducation et ce que l'on attend de moi comme futur roi, m'exprimer sur mes émotions et les sentiments que j'éprouve ne m'est pas facile. Sachez, Marie-f, que je ne veux que vous, que vous deveniez bien plus que mon Unique : ma femme, ma reine. Je vous aime quoi qu'il arrive lors de cette quête, je vous le redis, je vous aime vous êtes à moi et je suis à vous. »
\ PDV Marie-f /
Wwwwaouuuu! Je n'en revenais pas, quelle déclaration d'amour ! C'était ce que j'attendais depuis si longtemps, j'aurais aimé que l'on me le dise dans un autre monde mais non, il fallait que ce soit ici, dans ce monde qui me paraissait encore imaginaire il y a quelques mois. Je regardais Thorin, il avait le regard sincère et franc, je ne pouvais pas me tromper, il disait la vérité. J'ouvris la bouche mais je n'arrivais pas à dire ce que je ressentais à l'instant même, j'étais chamboulée qu'il ose me parler à cœur ouvert devant Gandalf et Elrond, ce qui lui avait demandé sûrement beaucoup de courage car Thorin n'était pas très loquace pour parler de ce qu'il éprouvait et j'en étais très touchée. Il me tendait la main pour m'inviter à descendre. Je fis signe que oui de la tête.
J'avais les mains et les jambes qui tremblaient par l'émotion, je me concentrais sur ma respiration pour calmer les battements de mon cœur. Je fermais les yeux pour plus de concentration, l'échelle était faite pour les elfes, l'espaces des barreaux étaient un peu trop grand pour moi j'écartai un peu trop les jambes, une de mes tennis glissa et je ratai une barre, je lâchai l'échelle dans ma glissade par un réflexe rapide, Thorin me rattrapa dans ses bras et me posa au sol. Dans l'instant, il me prit les mains pour me remettre de ma frayeur, et c'est là qu'il réalisa qu'il avait fait une erreur.
Je lui dis : - « Ho! Non, pas ici, pas maintenant ! » Thorin était à genoux, nous nous tenions les mains, une fois de plus nos yeux s'accrochèrent, le courant passa dans nos bras et explosa dans nos têtes.
\ PDV général /
Le brouillard se leva sur la même chambre, il faisait nuit et la lumière était tamisée juste éclairé par la grande cheminée, le couple était entrelacé, Thorin et Marie-f faisait l'amour avec beaucoup de passion. La vision changea : la grande salle du trône avec toujours le gigantesque squelette du dragon Smaug, un détail avait changé, sur le trône il n'y avait qu'une couronne, et en lettres de feu, suspendu dans les airs, le mot Roi(e) flottait. La dernière partie de la vision arriva, la même chambre mais il faisait jour Marie-f était debout derrière un bureau, elle était enceinte jusqu'aux yeux avec un ventre énorme, prête à accoucher. Face à elle il y avait une humaine, Oin, et à ses côtés Gandalf, assis dans un grand fauteuil mais où était Thorin ? Tout le monde parlait mais nous n'avions pas le son, et ce fût la fin.
Le courant repartit en sens inverse et les fit relâcher leurs mains tout de suite la douleur arriva, et la brûlure apparut très vite, obligeant Marie-f à s'allonger sur le ventre elle agrippait le tapis, ses ongles rentraient dans la toile épaisse, elle pleurait et suppliait que quelqu'un fasse quelque chose. Thorin souleva son tee-shirt, les lettres de feu apparaissaient tout le long de sa colonne vertébrale pour finir jusqu'en haut des fesses. Elrond n'en revenait pas, il avait du mal à détacher les yeux du dos de Marie-f. C'est Thorin qui le fit réagir en lui criant dessus par ses dons de soigneur, il plongea l'Unique dans un sommeil qu'il pouvait maîtriser, il dit au nain : - « Elle va dormir mais pas dans un sommeil profond, portez-la dans votre chambre et nous en reparlerons à son réveil je dois avouer que c'est vraiment fascinant, je n'avais jamais vu pareille chose. » Thorin porta Marie-f dans leur chambre, l'allongea à plat ventre et la veilla pendant plusieurs heures il sentait le sommeil le gagner puisqu'il avait passé une nuit blanche. Un peu de repos ne lui ferait pas de mal.
\ PDV Marie-f /
J'ouvris les yeux avec difficulté, comme si mes paupières étaient encore lourdes je me sentais vaseuse. Je me redressai sur mes bras, je ressentais des petites vibrations tout le long de mon dos. Je tournai la tête, Thorin dormait, la tête en arrière il ronflait un peu, ce qui me fit sourire. Je sortis du lit dans le silence pour me diriger dans la salle d'eau, je me déshabillai pour me plonger dans la petite piscine. L'eau chaude détendit les muscles de mon corps, je m'immergeai jusqu'aux épaules, je m'approchai du bord pour poser ma tête sur mes bras je repensais à Thorin, à ce qu'il m'avait avoué : que je me trompais sur lui, qu'il n'agirait pas comme Richard, le fait que je ne puisse pas lui donner d'enfants, qu'il ne voulait que moi.
J'entendis du bruit dans la chambre, Thorin se levait, ses pas m'indiquaient qu'il venait ici. Je me sentais nerveuse puisque j'étais toute nue, je fis comme si je ne l'avais pas entendu, je glissai dans l'eau pour cacher ma poitrine. Il attendait que je me retourne, je pris mon temps pour le faire tout en croisant mes bras sur mes seins. Il avait les bras croisés lui aussi, une épaule appuyée contre l'entrée de la salle d'eau, il me contemplait avec un regard si profond que j'avais l'impression d'être une petite antilope sous le regard d'un lion. Sans rien dire, il attrapa une grande serviette de bain qu'il posa sur le bord de la piscine et repartit dans la chambre, je poussai un soupir intérieur en sortant de l'eau, je me drapai dans la serviette de bain, je m'épongeai pour ne pas mettre de l'eau partout. Le retour des petites vibrations me rappelait ce qu'il s'était passé. Je rentrai dans la chambre pour voir où était Thorin. Il était sur la terrasse, allongé sur une chaise longue, il regardait le soleil se coucher sur la vallée cachée.
Je m'assurais que Thorin ne me regardait pas car j'allais me retrouver toute nue avant de pouvoir mettre mes sous-vêtements, je voulais être au moins en culotte et soutif. Je m'habillai rapidement, mais lorsque je me retournai pour l'appeler, il était déjà là, à quelques centimètres de moi, ce qui me fit sursauter son regard n'avait pas changé. Un peu confuse, je lui demandai comment était mon nouveau tatouage. Il me dit : - « Il est long, trop long je suis désolé, encore une fois je vous ai faite souffrir. » Je posai une main sur son bras pour qu'il arrête de culpabiliser, je lui dis : - « Arrêtez de vous faire du mal, et montrez-moi jusqu'où il va ? »
Il me dit, surpris : - « Vous m'autorisez à vous toucher ? »
- « Thorin, je ne vois pas comment faire autrement, je n'ai pas d'yeux derrière la tête. »
Je me retournai pour lui présenter mon dos, le bout de ses doigts me fit frissonner. Il retira sa main, je lui dis qu'il pouvait continuer il recommença, je sentais ses doigts suivre le chemin de mes épaules, puis celui qui suivait mes côtes, et pour le dernier ses doigts partaient du haut de ma tête puis descendait encore et encore, de son autre main il tira sur ma culotte, je me retournai d'un coup, il me dit : - « Je vous l'ai dit, il descend très bas. » Je me retournai et il finit le tracé jusqu'à mon coccyx, effectivement il descendait bien bas. Je me retournai à nouveau pour lui faire face, toujours aussi gênée, surtout par ma tenue nous étions si proches que je sentais son souffle sur moi. Il regardait mes lèvres et me dit avec sa voix grave : - « J'ai très envie de vous embrasser. » J'étais comme paralysée et je ne pouvais plus parler non plus, je fis oui de la tête il posa une de ses mains sur mes hanches, ce qui fit accélérer mon rythme cardiaque, et il passa sa main sur ma nuque. Nous étions yeux dans les yeux, il voulait prendre son temps, nos lèvres se frôlaient, nos souffles chauds se mélangeaient je fermai les yeux pour savourer ce moment lorsqu'on tapa à la porte. C'était Lindir, il parla derrière la porte : - « Le roi Elrond sait que vous êtes réveillés, il vous demande de venir. » Je me séparai de Thorin pour prendre mes vêtements, je l'entendis marmonner : - « Maudits elfes. »
Je m'habillai vite fait bien fait pour aller à la porte je me retournai en lui souriant, ce n'est que partie remise. Je lui tendis la main, il me regarda, surpris : - « Je vous assure que maintenant vous pouvez me prendre la main sans risque, vous saurez tout bientôt mais allons voir ce que nous veut ce bon vieux Elrond. »
