Bonjour à tous!! Merci pour vos tites reviews, merci vraiment!! Je voudrais quand même faire un énorme "MERCI" à ceux qui sont anonymes mais réguliers, puisque je réponds toujours ou presque aux autres... Donc gabrielle, johanna, Sevivi, O-pOpo-O, love snape, ulis (qui ne se donne même plus la peine de... L'auteur n'a pas pu finir sa phase, un objet courant non identifié vient de lui sauter dessus et elle est morte sur le coup.). Merci.
Pour les autres et les pas autres, ceux qui restent et qui font la "ola" avec moi... Votre chap tout frais, le suivant vous fera frémir... (N'en disons pas plus, gare aux spoilers...)... JAI AVANCE LA DATE, BA TANT PIIIIIIISSS!! XD
MUSIC: (Eh franchement, vous m'avez vraiment bluffée quand j'ai apprise que vous écoutiez la musique, sérieusement, là, c'est vraiment un beau cado!!) "Somewhere Only We Know" de Keane (nan, mais cette chanson, bon sang...)
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Elle se tenait un peu en arrière, une main sur les reins, souriante et patiente, attendant la commande d'un couple au fond de la salle presque vide, silencieuse, tandis que le patron riait avec un habitué en essuyant les verres d'un geste vif et précis et que Karen nettoyait la table encore sale qui venait d'être quittée, peu de temps avant.
Ses cheveux avaient un peu poussés mais n'étaient pas aussi touffus qu'avant. Ils descendaient en de délicieuses boucles et effleuraient parfois ses épaules. Elle portait une petite robe ample, et avait noué un tablier blanc autour de sa taille, montrant à tous son petit ventre rond. Se déplaçant pourtant avec de plus en plus de peine, elle continuait d'assurer le service en salle et s'en acquittait toujours aussi bien, enchantant la clientèle avec son air serein mais souriant.
Lorsqu'elle vit le violeur entrer, un large sourire illumina son visage et elle s'excusa gracieusement auprès des clients pour venir à sa rencontre, prévenant Karen de sa présence au passage. Elles se préssèrent vers lui et ils s'assirent un instant sur une table vide, avec un clin d'oeil de son père qui riait toujours avec son bonhomme.
-Quel temps dehors.. Déclara-t-il simplement, l'air joyeux.
-Tu as vu toute cette neige? Demanda Hermione avec empressement. Il tourna un bref instant son regard vers Karen, qui était restée poliment silencieuse, un peu interrogatrice. La présence du paria dans l'auberge était chose rare que son amie ne pouvait pas savoir. Le motif de son déplacement devait être pour le moins sérieux.
-Le printemps se fait bien attendre... Tes cheveux ont poussés, je vois, tu es magnifique ainsi...
Elle rosit quelque peu et baissa les yeux en murmurant un « merci » à peine audible.
-Depuis combien de temps travailles-tu ici? Demanda-t-il, arborant un air étonné pour dissimuler le ton grave sur lequel il avait prononcé ces mots.
-Depuis... Presque deux mois.
Cela faisait en effet un peu plus d'un mois que Rogue se cachait chez lui, travaillant lui aussi avec lui, presque muet, partageant son pain et son toit. Iscionus appréciait plus qu'il ne tolérait cette cohabitation pour le moins inattendue, observant le Maître Occlumens changer petit à petit, devenant moins dur avec lui-même, bien que conservant son air insupportable et sec, sa rigueur quasi-scientifique, et son mutisme impénétrable.
Il partait souvent chasser avec lui, coupait occasionnellement du bois, cuisinait, faisait le ménage, et prenait le soir le temps de réfléchir dans son lit, sur le dos les bras sous la tête, regardant le plafond. Mais il finissait toujours par se retourner et cacher son visage contre le mur.
Karen lui fit un discret haussement de sourcil auquel il répondit par un mouvement de la main, comme s'il tassait de la terre. Puis revint à Hermione:
-Tu seras toujours la bienvenue.
Il n'en fallut pas plus à la fille de l'aubergiste pour comprendre. Il abritait Orphée.
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-Lucius? Qu'est-ce qui se passe?
-Mon Seigneur... Un problème... Poudlard... Pas rentrés... Disparus...
Il haletait, venant de courir le plus vite possible le long des sombres couloirs vides du manoir, trouvant son Maître dans une chambre reculée du quatrième étage.
-QUOI?
S'il avait compris, s'il avait réussi à relier les mots entre eux, à les connecter pour établier une suite de mots dignes de sens, Voldemort n'arrivait toujours pas à digérer l'information pour le moins troublante que lui apportait un serviteur zêlé mais essoufflé.
-FENRIR! ALECTO! RODOLPHUS! ICI! IMMEDIATEMENT!
Le bruit de talons claquant dans le couloir se fit entendre comme un roulement de tonnerre, un grondement qui venait des profondeurs et qui arriva bientôt devant les deux êtres en présence.
-Mon Seigneur... Firent-ils l'un après l'autre alors qu'ils s'inclinaient tous devant l'homme assis au coin du feu.
-Le problème est simple. L'Ordre ne tentera rien tant qu'ils ne sont pas rentrés. De plus, si elle accouche avant que j'aie Potter sous la main, elle aura l'occasion de tuer l'enfant... Il faut la retrouver. Et exiger des explications plus que satisfaisantes de Severus pour expliquer le non-respect de mes plans...
-Je me propose pour mener les recherches. Clama Lucius d'une voix claironnante.
-J'te suis... Maugréa Fenrir.
-Nous devons le suivre, de toute manière, Fenrir! Fit Alecto d'une voix sèche.
-Partez sur le champ, je les veux tous les deux vivants... Et n'oubliez pas, soyez discrets... Si le vieux fou découvre des activités inexpliquées, il va se douter de quelque chose, il en est bien capable...
-Bien, Mon Seigneur! Sourit vicieusement Lucius.
Il savait où chercher. Ou du moins, commencer les recherches.
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-Orphée!
Il s'était accommodé plus ou moins bien de ce nom désuet et hors de propos, mais le ton, alarmé et grave du brave bûcheron le fit frémir et il resta attentif et interdit devant l'incroyable nouvelle.
-Qui les a vu?
-Hypermnestre! Je devais aller lui livrer du bois pour l'hiver, bien trop rude pour ses filles, et elle m'a fait signe de m'éclipser en les regardant. Ils avaient des capes jusqu'au collet...
-Ils sont en campagne discrète... Réfléchit tout haut le professeur, faisant les cent pas dans la cabane, mais il n'eut pas le temps d'aller plus loin dans ses réflexions, le violeur le pressa:
-Il faut fuir, quelles que soient leurs intentions... Vite!
-Il ne me trouveront pas ici...
-Eurydice! C'est pour elle qu'ils viennent! C'était déjà pour elle la dernière fo...
Il n'eut pas le temps d'en dire plus car Rogue avait blêmi et s'était précipité hors de la cabane, faisant flotter comme un drapeau de guerre, ses robes noires derrière lui.
Laissé soudain seul, le bûcheron soupira et s'affaissa sur le lit, fronçant les sourcils. Si les mangemorts continuaient de s'en prendre à eux, ils verraient bien... Il allait partir voir Teental, réfugié dans une grotte de la forêt en cette période de l'année, le froid lui rongeant ses faibles forces, il avait besoin d'un abri chaud et sa grotte attitrée se trouvait au dessus d'une source d'eau chaude, une chance.
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-Et avec ceci?
-Une cruche d'eau, syouplaît.
Elle leur sourit comme pour confirmer leur commande et partit en direction du bar, de sa démarche un peu lourde, mais souriante, laissant sa robe danser tout autour de ses jambes, son tablier suivre le mouvement et ses petites boucles remuer lentement autour de son regard chocolat. Karen était en train de refaire les chambres pour les prochains clients.
Elle saisit la cruche et donna la commande au patron qui lui fit un bref signe de tête avant de partir pour les cuisines. Aujourd'hui, la salle était vide, à l'exception de cette brave famille. Cependant, lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir, laissant rentrer le froid, elle sut qu'un nouveau client venait d'entrer et elle sourit. Avant de rencontrer son regard. La cruche lui échappa des mains et alla se briser par terre dans un vacarme que peu de personnes présentes dans l'auberge auraient pu manquer.
Elle était figée, ne sut plus quoi faire, ses yeux ne pouvaient quitter ceux, d'un noir troublant et abyssal, de l'homme qui se tenait à quelques mètres d'elle.
Karen descendit en courant les marches de l'escalier, s'écriant:
-Eurydice, bon sang, je t'avais dit de te ménager! Qu'est-ce qui s'est pass...
Elle venait d'arriver en bas et découvrit immédiatement la raison de la faiblesse passagère de son amie. Se retournant vivement vers les clients qui regardaient la scène avec surprise et appréhension, elle entreprit de s'occuper d'eux, lançant ainsi un bref signe de tête à Rogue.
Il s'avança alors vers Hermione et commença:
-Hermione, je...
Elle baissa la tête, visiblement furieuse, avant de se retourner et de partir précipitamment dans sa chambre, le seul endroit qui pourrait l'empêcher d'entrer et de lui faire du mal.
-Reviens!
Il se précipita à sa suite, alors qu'elle se crispait sous l'effort. Son ventre commençait à être lourd, et monter les escaliers lui fut difficile, malgré tout.
Il lui saisit le bras et s'écria:
-Je t'en prie, écoute-moi avant!
Elle se dégagea brutalement, avant de poursuivre son ascension. Plus que quelques marches et ce serait bientôt sa chambre. Plus que quelques marches.
-HERMIONE!
Elle saisit la poignée, mais il fut plus rapide et s'interposa entre elle et la porte, la saisissant fermement par les deux bras:
-Il faut fuir, les mangemorts sont là!
Elle sentit ses jambes se dérober sous elle. Par pitié, un moment de paix. Ils semblaient la poursuivre même dans sa misère.
Elle soupira et serra les dents, entra en forçant avec son ventre dans la chambre, Rogue ayant trop peur qu'elle se blesse pour résister. Mais il ne lui laissa pas le temps de fermer la porte sur elle et entra avec elle. Elle commença à rassembler ses effets, en un petit baluchon, reprit la cape qu'elle avait prise lors de sa fugue, qui lui avait été ramenée avec sa besace en cuir et sa baguette. Enfin, elle se retourna vers Rogue et dans un regard profondément scrutateur, qu'il supportât avec difficulté, elle lui assènna:
-Je ne retournerai pas à Poudlard!
-Il le faut pourtant! Il faillit s'étouffer. Poudlard était le seul endroit sur terre où ils seraient en sécurité, quand bien même cela lui coûtait d'y repartir avec elle, car en un sens, ce serait la quitter pour de bon.
-Non! Je sais que vous devez me ramener, mais je n'irai pas.
Sa voix était calme, il sut qu'elle avait quelque plan en tête, dont il ignorait les méandres. Le vouvoiement lui rappella en outre avec douleur leur dernière rencontre. Dans ce cimetière.
Il eut alors une idée:
-Dans cette masure, juste quelques jours. Lâcha-t-il alors, résigné, pliant sous la honte, déterminé à regagner sa confiance.
Elle le regarda intensément, serrant son baluchon avec vigueur:
-Avec vous?
Il fut interloqué par le ton, mais acquiesça silencieusement d'un air sec. Alors, elle sembla réfléchir, baissant ses tendres yeux sur son ventre. Ce regard le transperça de douleur, il ne savait pas pourquoi, ces yeux qui de la même manière s'étaient posés sur lui dans cette cabane, dans cette chambre, avant d'afficher de la peur et de la colère.
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-Albus, tout ça, c'est de votre faute!
-Minerva, je sais, je sais... Commença-t-il, un peu résigné.
-Pourquoi diable l'avez vous renvoyé?
-Je sens qu'il s'est passé quelque chose avec Miss Granger, même si je ne saurai dire quoi...
-Mais on ne peut rien tenter sans lui!
-Alors nous allons attendre...
-Et pour Potter et Weasley?
-Nous allons les envoyer Square Grimmaud pour leur entraînement au combat.
-Alors vous voulez les faire combattre, après tout?
-C'est leur tâche, Minerva, nous ne pouvons que les armer du mieux possible...
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Taadaaâaa!! Alors? Roôôo mais j'aimerai trop savoir ce que vous en pensez!! Allez Allez Allez!! (Ra le serpent sautille sur place en se torturant toute seule... Mouais... Bon, disons, heureusement qu'il y a ma pizza... Allez bande de moules adorées (nan en vérité, c'est les huîtres que j'aime pas, les moules, c'est delicious!!)...
GROS BISOUX A TOUS!! Et a toutes, accessoirement... éhéhéhéhéhéhéhé
