Auteur : Evandar
Traductrice : mava-chan
Petit mot de début : Pour les excuses, voir à la fin, sinon, j'espère que vous apprécierez ce chapitre autant que les autres et pour les erreurs, j'essaierai de les corriger le week-end prochain s'il y en a. Aujourd'hui je publierai deux chapitres et ne m'en voulez pas si je ne réponds pas à toutes les reviews, la prépa c'est vraiment pas évident... Sur ce, bonne lecture. Au fait, y'a-t-il des fans d'Anita Blake ici ?
Serpens Armarum
Chapitre 21 : L'homme qui était un rat
Le temps que le portrait s'ouvre sur un Dumbledore a l'air complètement paniqué, Sirius Black avait rempli une partie de ses devoirs en tant que parrain de Harry et lui avait appris à jouer au poker.
Ils étaient assis à l'une des tables de la salle commune des Griffondor, le corps inconscient de Peter Pettigrow reposant à côté d'eux sur la table, un jeu de cartes de Bataille Explosive et une pile de bonbons que Neville avait ramené de Pré-au-lard en équilibre entre eux. Black commençait à s'irriter du fait que Harry n'arrêtait pas de gagner mais il ne dit rien lorsque ce dernier abaissa une fois de plus une main supérieure à la sienne.
Harry ne pouvait s'empêcher de se sentir fier de ses incessantes victoires même s'il savait que quoi qu'il arrive il finirait probablement par donner tous les bonbons à Black. Il ne voulait en aucun cas mettre quelque chose que Black avait touché dans sa bouche. Du moins, pas tant que l'homme ne se serait pas méticuleusement lavé auparavant.
Ce fut la vision que Dumbledore et le reste du corps enseignant de Poudlard dont se virent gratifié lorsqu'ils firent irruption chez les Griffondor. Harry releva la tête à leur apparition - la surprise le faisant fermer sa deuxième et sa troisième paupières juste au cas où ses yeux changeraient encore de couleur - et Black se retourna sur son siège.
Puis, Harry abaissa sa flush royale et réclama le reste des bonbons. « Fait chier. » marmonna Black, en jetant ses cartes sur la table où elles produisirent une petite explosion.
Le bruit soudain sembla réveiller les professeurs. « Monsieur Potter ! » s'écria McGonagall, en s'avançant, la baguette sortie et pointée sur Black. « Qu'est-ce que tout cela signifie ? »
Harry échangea un regard avec Black et haussa les épaules. « Il n'est pas armé Professeur. » dit-il. « Et le rat de Ron s'est transformé en lui. » ajouta-t-il en pointant Pettigrow du doigt, pour l'emphase.
McGonagall baissa les yeux et haleta. Son visage devint pâle alors qu'elle regardait Black avec de grands yeux. « Pettigrow ? » dit-elle. « Qu'est-ce que tout cela signifie Black ? Ne pouviez-vous pas tout simplement laisser cet homme reposer en paix ? »
Black agita ses doigts dans sa direction. « Je n'ai pas de baguette. » commença-t-il. « Alors j'ai appris à Harry ici présent le sortilège d'Animagus Revelio. »
McGonagall le fixa durement. « C'est un sort du niveau ASPIC. Pensiez-vous honnêtement que j'allais croire que- »
« C'est quand même beaucoup plus facile que de métamorphoser un rat en humain. » commenta Black.
Elle ouvrit la bouche dans l'intention de contre-attaquer mais réalisa qu'elle ne le pouvait pas. Elle se tourna vers Dumbledore pour demander de l'aide bien que sa baguette visait toujours Black.
« Je n'étais pas au courant que Peter était un Animagus. » énonça calmement Dumbledore en s'éloignant du trou du portrait et en permettant ainsi à Snape et à Lupin d'entrer dans la pièce. Harry remarqua que Lupin fixait Black, la bouche grande ouverte par l'étonnement, tandis que Snape donnait l'impression de ne rien vouloir d'autre qu'une chance de descendre l'homme en question. Harry se demanda s'il n'y avait pas quelques histoires communes entre ces trois là étant donné que Snape n'était pas le plus grand fan de Lupin non plus. Il décida qu'il n'en avait pas grand chose à faire. Snape détestait quasiment tout le monde ; que Lupin et Black en fassent partie n'était en aucun cas intéressant.
« Nous le sommes tous. » enchaîna Black. « Je veux dire : nous l'étions. James, Peter et moi. ». Son regard voyagea jusqu'à Lupin et Harry soupira inconsciemment. Tout cela cachait assurément une histoire.
« Vous n'avez pas le droit de prononcer le nom de James Potter. » siffla McGonagall qui ressemblait à s'y méprendre à un chat en colère. Black reporta son attention sur elle et la fixa méchamment. Elle recula.
« Je n'ai pas vendu James et Lily à Voldemort. » asséna-t-il. « C'était Pettigrow. »
Dumbledore fit voyager son regard entre Black et Pettigrow avant de le poser sur Harry. Harry soutint son regard, rassuré de savoir que ses yeux ne tueraient personne et que Dumbledore ne pourrait pas passer ses barrières d'Occlumencie. « Il dit la vérité. » dit-il. « Je crois. »
Il n'allait quand même pas expliquer que Black n'avait pas le goût de quelqu'un qui mentait. Il ne voulait pas penser à certains goûts qui flottaient autour de Black parce que, honnêtement, il préférerait les oublier. Il savait seulement que les mensonges n'en faisaient pas partie.
« Je vois. » fit lentement Dumbledore. « Mais nous avons là un autre mystère sur les bras. Pourquoi n'étais-tu pas au dîner ce soir, Harry ? »
Ce dernier haussa les épaules. « Je n'avais pas faim alors je suis retourné au lit. J'ai été réveillé lorsque Black a engagé un concours de cri avec la Grosse Dame. »
« Tu peux m'appeler Sirius, tu sais. » interrompit Black, et Harry vit Snape lever les yeux au ciel. Il sourit et hocha la tête vers Black.
« Sirius alors. » dit-il. « Quoi qu'il en soit, j'ai entendu des cris alors je suis descendu pour vérifier. J'ai ouvert le portrait et, ben, je l'ai laissé entrer. ». Avec un peu de recul, ça paraissait incroyablement stupide. « Il a commencé à déblatérer à propos d'être venu tuer Pettigrow et il m'a montré une photo de la Gazette du Sorcier. Vous savez, celle de l'article sur le départ en Egypte de Ron et sa famille ? Il a dit que le rat de Ron - Croûtard - était en réalité Peter Pettigrow, alors je suis monté le chercher. Je veux dire, il faut brosser les fous dans le sens du poil pour les empêcher de devenir violent, non ? »
« Alors il m'a appris le sort, Animagus Revelio, et je l'ai jeté sur Croûtard parce que Sirius n'avait pas de baguette et qu'il était hors de question que je lui donne la mienne. Alors je l'ai fait et Croûtard s'est transformé en ce mec- ». Il pointa le corps alangui de Pettigrow. « - ce qui est assez suspect même si ce n'était pas Pettigrow. Je veux dire, honnêtement, quel genre de personne se transformerait en rat pour pouvoir dormir dans le même lit qu'un garçon de treize ans ?»
« Après qu'il se soit transformé en homme Sirius à décrété que c'était Pettigrow alors je lui ai dit de ne pas le tuer tout de suite parce que si c'était Pettigrow alors il y a une chance pour que Black soit réellement innocent après tout. Mais s'il le tuait, alors la défense de Sirius deviendrait un peu bancale. En parlant de ça, pourquoi est-ce qu'il n'a pas eu de procès en premier lieu ? Donc, nous vous avons attendu et Sirius m'a appris à jouer au poker.»
Une fois qu'il eut fini de parler il prit une grande inspiration et souffla doucement. Il songea alors que c'était probablement la plus longue réplique qu'il ait donné à ses professeurs - excepté Lupin - depuis qu'il était retourné à l'école. Et ce pour une bonne raison : il avait sentit Dumbledore se frotter contre ses barrières d'Occlumencie au moins trois fois durant son petit discourt. Il commençait à être très, très agacé par l'indifférence totale que manifestait Dumbledore envers son intimité.
« Je vois. » fit Dumbledore en baissant les yeux sur Pettigrow. « Dans ce cas, nous allons emmener Pettigrow et Monsieur Black au Ministère. »
Sirius cilla en s'entendant se faire adresser avec son titre et Harry sourit. Puis il regarda Dumbledore et secoua la tête. « Avec tout le respect que je vous dois Monsieur, je préfèrerai que les représentants du Ministère soient appelés ici-même et que je puisse les voir emmener Pettigrow de mes yeux. »
« N'avez-vous donc pas confiance en le Professeur Dumbledore pour s'acquitter de cette tâche Monsieur Potter ? » demanda McGonagall, ayant, une fois de plus, retrouvé l'usage de la parole.
Harry haussa à nouveau les épaules. « Pas particulièrement. » dit-il. Ca lui paraissait si étrange de l'admettre à voix haute. « Ca n'a rien de personnel Monsieur, c'est simplement que cette affaire me tient vraiment beaucoup à cœur. Si Pettigrew est vraiment la personne qui a trahi mes parents alors je veux être sûr qu'il ait été arrêté. »
« Très bien Monsieur Potter. » fit Dumbledore. Il se dirigea d'un pas glissant vers la cheminée et y jeta un peu de poudre de cheminette avant de s'agenouiller sur le sol de pierre et de passer la tête à travers les flammes vertes. Harry se détourna de lui et se réajusta dans son fauteuil pour voir que Sirius le regardait, complètement choqué. Il lui sourit.
« Où sont passés les autres élèves Professeur ? » demanda-t-il à McGonagall qui se raidit au son de sa voix. Sa baguette était toujours pointée vers Black.
« Dès que nous avons reçu le message des portraits, il a été ordonné de rester dans la Grande Salle sous bonne garde des Préfets en chef. » répondit-elle.
Harry acquiesça. Ce ne semblait pas être une défense efficace, surtout contre quelqu'un du supposé calibre de Sirius, mais de toute façon, la sécurité de Poudlard avait toujours comporté de nombreuses failles.
« Monsieur Potter. » amorça-t-elle maladroitement. « Pourquoi…pourquoi n'étiez-vous pas effrayé ? »
Harry releva la tête de surprise, puis haussa tout simplement les épaules. Il le faisait assez souvent ces temps-ci. « Il est très loin d'être aussi intimidant que Voldemort, Professeur. » répondit-il.
Snape renifla tandis que McGonagall, Lupin et Black cillèrent à ses mots. Harry se tourna pour regarder Snape et vit que l'homme cachait un rictus derrière un de ses longs doigts. Voyant qu'il avait été découvert, ce dernier lui lança une œillade meurtrière, mais le mal avait été fait. Harry se mit presque à chercher d'autres signes de l'apocalypse. Il avait fait rire Snape ?
Dumbledore choisit ce moment pour se dégager de la cheminée dont les flammes redevinrent rouges avant d'exploser en une gerbe de flammes vertes, laissant apparaître un homme qu'après reconnu, d'après la couverture des journaux, comme étant le Ministre de la Magie. Il fut suivi de près par des hommes en uniforme violet très familiers qui lui firent picoter les yeux et grincer des dents, qui commençaient à être gluantes de poison. Quand bien même il savait qu'ils n'étaient pas venus pour lui cette fois-ci, il ne supportait toujours pas d'être si près des gens qui avaient essayé de l'assassiner cet été.
Non pas que la pièce ne contenait pas déjà quelqu'un qui voulait également sa mort…
C'était assez comique cependant, de voir l'expression du Ministre passer de la confiance en soi présomptueuse à l'absolue terreur ainsi que par l'étonnement pur et simple avant de se fixer à mi-chemin entre les deux derniers, ce qui lui donnait un air légèrement constipé. Les Aurors parurent aussi confus mais Harry s'en fichait un peu d'eux. Il aurait vraiment les boules s'il été amené à se défendre au beau milieu de la salle commune des Griffondors, surtout depuis que sa nouvelle façon de se défendre impliquait beaucoup de morts du côté des ses adversaires.
« Qu'est-ce que cela signifie Dumbledore ? » exigea le Ministre, se retenant à grand peine de bégayer.
« Il se pourrait qu'il y a eu un énorme malentendu dans l'affaire concernant Sirius Black. » fit Dumbledore. « Comme vous pouvez le voir, Peter Pettigrew est vivant et bien portant. »
Fudge se baissa, frisant le nez alors que son geste le rapprochait de Sirius qui, effectivement, trimballait une odeur assez putride sur lui. « Il m'a l'air horriblement immobile Dumbledore. » dit-il.
Harry roula des yeux et entendit l'un des Aurors camoufler un rire avec une très mauvaise imitation de toux subite.
« Il est pétrifié Monsieur le Ministre. » énonça-t-il calmement.
Le Ministre sursauta et regarda Harry avec de grands yeux comme s'il venait tout juste de le remarquer assis dans un fauteuil. « Mon Dieu. » fit-il. « Harry Potter. ».
« C'est un plaisir de vous rencontrer Monsieur le Ministre. » répondit-il tout aussi calmement en tendant la main. Fudge la serra - et Harry grimaça inconsciemment en se rendant compte à quel point les mains de l'homme étaient moites - et saisit l'opportunité de regarder son front, comme pour vérifier si la tristement célèbre cicatrice était bien là.
« Dois-je en déduire que vous être celui qui a appréhendé le, euh, criminel ? » s'enquit Fudge.
Harry fut très tenté de lui demander duquel il parlait. Innocent ou pas, Sirius était toujours un coupable en cavale après tout. « Oui Monsieur. » répondit-il.
« Ah. » fit Fudge. Il avait l'air un peu déconcerté. « Bon travail mon garçon. Bien joué. »
Il tapota l'épaule de Harry et se redressa. « Très bien. » fit-il. « Nous allons les emmener tous les deux si ça ne vous dérange pas Dumbledore. Black ainsi que Pettigrew. »
Dumbledore acquiesça et désigna les cheminée d'un mouvement de main. « Bien sûr Cornélius. » dit-il.
« Monsieur le Ministre. » interféra Harry. « Sirius pourrait-il bénéficier d'un procès cette fois-ci ? ».
Fudge eut l'air totalement mal à l'aise. Il sorti un mouchoir de sa poche et se sécha les sourcils avant de le ranger à nouveau dans sa poche. « Oui. » déclara-t-il. « Bien sûr que oui. Nous ne voudrions surtout pas commettre de nouveau les erreurs du passé, n'est-ce pas ? ».
Harry lui sourit. « Merci Monsieur le Ministre. ».
Il regarda Pettigrow se faire enchaîner avec des liens spéciaux qui, apparemment, le maintiendraient fermement saucissonné même s'il se transformait à nouveau en rat. Sirius mit ses mains devant lui et laissa un des Aurors lui passer les menottes. Ce dernier eut l'air surpris de constater que Sirius allait les suivre sans faire d'esclandres.
Cependant, ce n'était pas ce qui préoccupait Harry. Pourquoi Dumbledore ne s'était-il pas battu plus que ça ? Pourquoi avait-il aidé volontiers ? Il soupçonnait fortement le vieil homme de monter quelques projets pour Sirius et Harry savait à coup sûr qu'il n'allait pas du tout les apprécier.
Il soupira doucement et nota dans un coin de son esprit d'écrire une lettre à Tiberius aussi tôt que possible. Il savait qu'il aurait très vite besoin de l'aide de l'homme.
Je tiens surtout à m'excuser pour l'énorme retard que j'ai pris dans cette traduction et également pour toutes ces reviews que vous m'avez laissées ( non, je n'ai pas changé d'adresse mail ^^) et auxquelles je n'ai sûrement pas toutes répondues.
Si vous tenez absolument avoir une idée de ce qu'il est advenu de moi pendant mon absence…
J'ai eu mon bac, j'ai passé des tests pour entrer dans une prépa, les cours ont commencés dès les vacances de Juillet, mon ordi ( affectueusement nommé Bobby qui m'a accompagné durant 3 ans ) a rendu l'âme, emportant avec lui la fin de la traduction ( vous avez donc lu la version 2.0 ) ainsi que mes projets pour les autres fics ( dont quelques unes que les auteurs ont supprimé de que je devais être la seule à encore les avoir ), mes souvenirs de voyage de ces dernières années ( et j'y tenais ) et plein d'autres bouts de ma vie avec. Snif ! J'en ai maintenant un nouveau ( Enyo Hallagaz) mais je suis tombée dans la spirale du nail art et je dois maintenant concilier la prépa et la fac de médecine, pas évident. Bien entendu je ne me plains pas, ( auquel cas je n'aurai pas repris les upload ), je vous dis juste, histoire de ne pas revenir comme un cheveu sur la soupe ou pire, une ingrate.
Donc voilà milles excuses à vous merveilleux lecteurs et sublimissimes lectrices et je vous dis à la prochaine !
