Beta DrayMione Potter-Malfoy

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Hermione lui fait un sourire triste pensant à tous ceux tomber sous les ordres de Voldemort. La jeune femme se lève, lui jette un dernier regard et s'en va.

- Je te connais plus que tu ne le penses, murmure-t-elle pour elle-même.

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- C'est… courageux de ta part de lui avoir parlé de ça, dit Sirius après un moment à assimiler ce qu'Hermione lui a raconté.

- Courageux ? J'ai un doute. Espérons qu'il ne va pas tout raconter à sa famille.

- Penses-tu qu'il le fera, demande l'adulte en Sirius. Même si nous avons passé sept ans ensemble.

Sirius ajouterait bien la rivalité entre leurs maisons mais il ne pense pas que ça soit une bonne idée surtout que les Maraudeurs en sont principalement les responsables, du moins pour cette génération.

- Je pense que tu le connais mieux que moi. A-t-il eu un comportement qui te fait penser qu'il va parler à son taré de frère ?

Hermione se frotte le visage, de nouveau perdue. Tous ses souvenirs s'embrouillent, elle ne sait plus quoi penser de Rabastan. Forcément, elle se souvient de lui au département des mystères, mais il y a aussi l'adolescent qu'il est en ce moment. Est-ce qu'il a toujours eu cette cruauté en lui, où est-il devenu un monstre sans cœur au contact des autres mangemorts ? Elle ne sait pas s'il l'a pris de lui-même ou s'il a été forcé.

Sirius qui se rend compte qu'Hermione perd pied, la prend dans ses bras.

- Respire. Puis, je suis sûr que tu as survécu à bien pire… Ron et Harry ne devait pas être des cadeaux, dit-il un sourire dans la voix.

Et cela marche Hermione rigole doucement. Le Gryffondor l'entraîne vers leur compartiment.

- Allons rejoindre les autres avant que Remus ne mange tout le chocolat.

- Tu penses qu'il va en parler ? Demande Hermione.

- Je voudrai t'affirmer que oui, mais dans mon passé, on sait comment il a fini. Les choses semblent relativement similaires.

Hermione le frappe à l'épaule. Sirius se demande combien de fois elle a frappé les garçons.

- Tu es sensé me réconforter et me dire que tout va bien se passer.

- Si je te disais cela, tu me frapperais plus fort, dit-il en ouvrant la porte.

- Je ne veux pas savoir de quoi vous parler, grimace Remus avant d'enfourner un morceau de chocolat dans sa bouche.

- Moi je veux bien savoir, dit James, plus lubrique.

Ses trois amis lèvent les yeux au ciel. Avant de s'asseoir, Hermione prend une friandise dans le tas du loup-garou qui la laisse faire sans rien dire.

- Alors, moi je n'ai pas le droit d'en avoir, mais elle oui, s'offusque théâtralement James. Moi, ton ami depuis des années, tu me refuses une douceur ? James approche sa main, mais Remus ne le laisse pas faire et le frappe. Ami ingrat !

- Hermione est plus flippante que toi, répond Moony calme.

- Eh, dit-elle la bouche pleine. Je suis un ange !

- Ou pas, rajoute Cornedrue.

Hermione lui tire la langue, de nouveau plus légère. La fin du trajet se passe tout aussi légèrement, même si le stress de la jeune femme monte un peu. Elle va rencontrer des nouveaux personnages du passés qui auraient pu être proche de son meilleur ami.

James est excité de retrouver ses parents, et vu les grimaces des aînés, James les serre un peu trop fort dans ses bras. Hermione ne pensait pas qu'il pouvait être aussi proche de ses parents, il ressemble plus à un enfant trop gâté et quelque peu ingrat.

Remus dit aussi bonjour à ses parents, Hermione et Sirius attendent en retrait.

- Qu'importe ce qui se passera, tu lui as donné une autre façon de voir les choses, c'est à lui de voir ce qu'il veut.

Hermione tourne la tête vers lui, un sourire reconnaissant sur les lèvres. Un peu plus loin, elle voit Lily qui observe James avec ses parents. Sur le visage de la rousse, on peut voir l'étonnement. Peut-être qu'elle aussi va réfléchir. Hermione lui fait un signe de la main, il est temps que ces deux-là passent aux choses sérieuses. Hermione se dit que se rapprocher de la rousse pourrait aider, sauf qu'elle n'est pas le genre de personnes à parler à quelqu'un par intérêt, il va juste falloir qu'elle soit moins… Elle et s'ouvre un peu plus aux autres. A bien y réfléchir, les maraudeurs sont très soudés mais à côté de ça, ils ont peu d'amis et vu qu'Hermione passe quasiment tout son temps avec eux, elle s'est fait peu d'amis, et finalement, ça lui convient assez... Il va falloir qu'elle aussi se bouge.

Lily rougit et passe le mur quelques secondes plus tard.

- Vous devez être Miss Granger, dit Fléamont Potter sortant Hermione de ses pensées.

- Lord Potter, Lady Potter, merci de m'accueillir chez vous pour les vacances.

- C'est un plaisir, répond Euphémia Potter. Quand James nous a dit que votre famille était en France, il était impensable que vous passiez les fêtes de fin d'années seule.

Hermione n'avait jamais pris le temps de s'imaginer les grands-parents d'Harry, mais elle sait qu'ils auraient adoré leur petit fils. Ils semblent être des personnes douces et aimantes. Pourtant, Hermione a souvenirs qu'un certain Charlus Potter avait un siège au Magenmagot. Elle pensait que les Lords devaient siéger. Il faudra demander à Sirius.

Après cela Hermione est présentée aux parents de Remus, qu'elle salue tout aussi chaleureusement.

- Espérence, Lyall, nous nous voyons au bal, dit Euphémia un sourire aux lèvres.

- Nous y serons, répond la mère de Remus.

Les deux familles se quittent, Hermione n'a pas le temps de paniquer, qu'elle est aspirée par le portoloin qui les mène au manoir Potter. Elle oublie son dilemme devant la demeure Potter.

- Mon dieu, James, tu as dû avoir une enfance difficile, dit Hermione à la fois amusée et choqué de la grandeur du manoir.

C'est peut-être un peu moins grand que le manoir Malfoy, mais dans un style complètement différent qui donne un effet de grandeur. Ils passent le portail et remonte l'allée ou, un elfe les attend sur le pas de la porte.

- Ce n'est qu'une maison, tant qu'il y a un toit, dit-il en haussant les épaules.

Hermione ne s'attendait pas à cette réponse, elle aurait pensé à une petite blague, du genre : « Oh je me perdais souvent et je devais attendre des heures que l'on me retrouve. »

- Qu'importe la taille, tant qu'il y a de l'amour, rajoute Sirius.

- C'est vrai que le Square est carrément flippant.

- Tu connais le Square, s'étonne James.

- Eum, oui. De ce que Sirius m'en a dit, se rattrape Hermione.

- Et encore, je suis sûr que c'est bien pire.

Quelques souvenirs remontent à l'esprit de Sirius, il sourit.

- J'y ai eu quelques bons moments, dit-il en fixant Hermione.

Il repense à ses moments avec Harry, avec Remus et même quelques moments avec la jeune Hermione aimant montrer ses connaissances. Sans oublier son petit frère, qu'il essayait de faire rire pour atténuer la folie de sa mère.

- Ok. Encore ce truc bizarre entre vous. J'abandonne. Maman, on mange quand ? J'ai faim, demande James après qu'ils soient entrés dans le hall.

- Dites-moi Miss Granger…

- Hermione, s'il vous plaît.

Euphémia acquiesce, toujours souriante. La jeune femme se demande s'il lui arrive de ne pas avoir cette expression, bien que ça soit un bonheur de voir une personne heureuse.

- Est-ce que mon James est aussi comme ça à Poudlard. Il ne me parle pas de genre de choses. Et Sirius est trop poli et gentil pour dénoncer son ami.

James et Sirius alarmés, regardent Hermione qui fait un sourire sadique, n'ayant pas oublié les détours au cuisine.

- Oh oui, entre lui et Remus, ils sont infernaux.

- Nous sommes en pleine croissance, boude James alors que ses parents se retiennent de rire.

- Désolé Cornedrue, mais je crois que tu as fini de grandir, rajoute Sirius...

- Si vous alliez ranger vos affaires et montrer sa chambre à Hermione. Nous dînerons après, commente Fléamont.

James et Sirius montrent le chemin à leur amie. Le couple Potter les regarde s'éloigner.

- Je ne pensais pas qu'un jour, je verrai les garçons intégrer à leur groupe une autre personne et encore moins une jeune femme, commente Fléamont. Nos fils ne sont pas doués avec les demoiselles.

- Je trouve que Sirius ne s'en sort pas trop mal.

- Encore une fois ma douce, tu sais des choses que j'ignore.

- Il faut bien que je me rende utile, rigole Euphémia. En tout cas, cette jeune femme est des plus charmante.

- Es-tu en train d'organiser un mariage ?

- Non, j'ai toujours eu horreur de ses arrangements, mais si ces enfants décident de s'unir, je serai ravie de leur donner un coup de main. Il en va de même lorsque James aura fait céder Miss Evans…

Après un baiser, le couple se sépare pour vaquer à leurs occupations. Dans son bureau, Fléamont est amusé de l'alarme qui s'allume pour la deuxième fois. Il se demande combien de fois ils vont essayer avant de comprendre...

Un étage plus haut, James montre la pièce que va occuper Hermione.

- Les dames d'abord, dit James galamment.

- Merci mon cher, dit Hermione après une courbette désuète.

Les deux garçons vont pour entrer mais sont bloqués à la porte. Tandis qu'Hermione découvre sa somptueuse chambre, les maraudeurs se regardent et essayent une nouvelle fois d'entrer, en vain.

- Maîtres James et Sirius ne sont pas autorisés à entrer dans la chambre de Miss Granger, couine un elfe de maison. Les jeunes hommes ne doivent pas entrer dans la chambre d'une demoiselle, ce n'est pas correct.

- Mais nous sommes ses amis, il est de mon devoir de lui faire visiter les lieux.

Gryffi plisse les yeux.

- Est-ce que Maître Potter aurait des intentions envers Miss Granger, est-ce que Maître James est un homme de peu de foi, rajoute l'elfe.

- Non, non, dit James les deux mains en l'air, capitulant. Hermione, nos chambres sont en face. Tu as le temps de te rafraîchir avant le dîner.

- Merci, dit Hermione moqueuse. Et ensuite tu me parleras de ce bal… dit-elle beaucoup plus sérieuse.

James perd de ses couleurs et fuit sans un mot dans sa chambre.

- Sirius ?

- Qu'as-tu contre les bals, il me semble que tu as fait sensation lors de ta quatrième année.

- Oui j'avais passé un très bon moment avec Viktor, puis Ron a été désagréable et j'ai fini la soirée en pleurs dans mon lit.

- Mais ton cavalier, lui n'a pas été désagréable, insiste Sirius pour montrer qu'elle a quand même passé une bonne soirée, tout en essayant d'étouffer cette pointe de jalousie.

Hermione se rend compte que quelque chose ne va pas, mais n'insiste pas, il lui en parlera en temps voulu et calme ainsi les idées farfelus qui passent dans sa tête.

- Non, mais j'avais une robe.

- Je ne te savais pas si superficielle.

- Oh, donc je peux y aller en sous-vêtements ?

- Sûrement pas, gronde Patmol. Tu auras une robe, et la plus belle de la soirée.

Après un clin d'œil joueur, il rejoint sa chambre.

- Je n'ai jamais vu Sirius si attaché à une jeune femme.

Hermione rougit.

- La chambre est magnifique, merci.

Euphémia balaye sa réplique d'un geste de la main.

- J'ai cru comprendre que mon fils ne vous a pas prévenu pour le bal ?

- Non, rougit Hermione.

- Ne t'en fait pas, ma couturière te fera une robe. Et avant que tu ne refuses, tu es notre invitée, il est presque de tradition d'avoir la plus belle robe de la soirée. Ces mégères sang-pur vont s'en étouffer.

Hermione sourit, ne doutant pas une minute qu'Euphemia est aussi une sang-pur, mais la brune ne fait pas l'erreur de croire que tous les sang pur sont les même, il suffit de repenser aux Weasley.

- Y aura-t-il beaucoup de monde ?

- Les familles sang-pur et les sorciers ayant des postes influents. Mais ne t'inquiète pas, je suis sûr que Sirius saura veiller sur toi…

Elle aussi laisse Hermione faire un petit tour à la salle de bain et changer de vêtements avant de rejoindre ses amis et pour ne pas perdre la main, frappe James.

- Ça c'est pour le bal !

- Et si je te dis que j'ai une immense bibliothèque avec des livres rares.

Hermione fronce les sourcils pour ne pas capituler rapidement mais c'est difficile devant le sourire de son ami et sa ressemblance avec Harry.

Au dîner, Hermione offre son cadeau aux parents de James, qui l'apprécient immédiatement. C'est un bouquet de fleurs permanentes qui changent de couleurs en fonction des émotions de la personne qui les touche. La particularité c'est que si une fleur est séparé du bouquet, elle prend aussi la couleur des autres fleurs.

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Hermione marche au niveau des parents de James, ses deux amis derrières eux, traînant les pieds, pas complètement réveillés, faisant sourire Fléamont.

- A Poudlard, c'est pareil, ils ne sont pas souvent opérationnel la première heure de cours, dit Hermione, malgré elle, sur un ton de première de la classe.

- Ah, cela explique leurs mauvaises notes, dit Lord Black en faisant un clin d'œil à Hermione.

- Oui, c'est exactement pour ça, dit James soudainement réveillé.

Fléamont et Hermione sourient de connivence.

- Si nous voulons éviter de passer des heures à Gringotts, il fallait arriver tôt, et vous savez ce que je dis, commente Fléamont en chef de famille.

- Pour faire des grandes choses, il faut se lever tôt, dirent les trois hommes en même temps.

- Ah les hommes, sourit Euphémia.

- Cela reprend le proverbe moldu qui dit que l'avenir appartient à ceux qui se lève tôt.

- C'est aussi une bonne citation, dit Fléamont pensif.

Ils entrent tous dans Gringotts où effectivement, il y a peu de monde. Les Potter se dirigent vers un gobelin qui n'a pas de client.

Malgré elle, les souvenirs de son évasion avec Harry et Ron remontent à la surface, elle imagine très bien l'étonnement des gobelins lors de la destruction du sol, elle lève les yeux vers le plafond et revoit très clairement le dragon déployant ses ailes et brisant la voûte vitrée pour prendre son envol. Elle est heureuse de savoir qu'il était enfin en liberté et n'apprécie pas la maltraitance qu'il a subi. Il faudra qu'elle fasse quelque chose ou alors elle ira le libérer elle-même.

- Alors, ça s'est vraiment passé, murmure Sirius. Tu as osé casser un tel chef d'œuvre, délinquante.

Hermione roule des yeux, amusée. Sirius est le seul homme qui la fait se sentir différente.

- Je suis sûr que la magie a tout réparé à l'identique.

- Mais ?

- Toi aussi tu vas te moquer de moi, comme pour la S.A.L.E.

- Tu m'avais parlé d'un dragon… Tu veux le sauver ? C'est pour ça que tu veux recommencer cet exploit ? Pas pour l'autre motif… Petite serpentarde !

- Idiot.

- Et Miss Granger souhaite-t-elle faire un retrait ?

Hermione est étonnée que le gobelin lui adresse la parole et reste muette. Sirius lui met un coup de coude.

- Eum volontiers, dit-elle mécaniquement.

- Je vais accompagner Hermione à son compte puis nous irons au mien tandis que vous allez au votre ? Demande-t-il aux Potter. Cela sera plus rapide ?

- Oui, bonne idée Sirius, dit Euphémia.

Les Potter partent les premiers. Sirius et Hermione prennent le wagon suivant. Hormis le fait de ne pas aimer le voyage qui heureusement est très rapide, elle s'inquiète pour l'ouverture de sa porte. Elle n'a aucune clé.

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A suivre…