Chapitre 21 - En Route

Jack se demandait ce qui allait se passer par la suite, il savait que c'était dangereux, et qu'il mourrait encore au moins une fois, mais il serait dans les bras de Ianto, ça ne lui faisait pas peur. Mourir et revenir dans ses bras, c'était tout ce qui lui importait. Son Ianto, il le voyait presque tout les jours à travers leur fils, certes il ne ressemblait pas vraiment à l'un ou l'autre, mais savoir qu'une petite partie de Ianto était en Yann le rassurait, même si son amour lui manquait plus que n'importe qui d'autre.

Mais ce qui lui faisait peur, c'était qu'il arrive quelque chose à Ianto, si il le perdait il ne s'en remettrait pas. Jamais. Il l'avait perdu une fois, il avait cru mourir pour de bon, sa douleur était telle qu'il avait failli perdre leur fils. Mais il ne voulait pas lutter loin de lui cette idée, mais leur fils tenait bon, il tenait de lui pour ça, à chaque faiblesse, quand Jack pensait l'avoir perdu Yann était toujours là, il allait bien.

Ianto regardait Jack, ils marchaient depuis près d'un quart d'heure, le départ avait été rapide. Ils s'était réunis, avait pris des armes que Tyler avait préparé, et était partis, il y avait un grand froid entre Danny et Tyler, ce dernier lui en voulait toujours d'avoir dit ces choses, qui lui semblaient impossibles, des choses qu'il ne voulait pas croire, qu'il ne pouvait pas croire, de plus il avait fait pleurer sa fille qui avait eu du mal à se calmer.

Jack et Ianto fermaient la marche. Ils suivaient Chino qui savait très bien où il allait. Jack était très silencieux, et Ianto s'inquiétait.

Ianto : Qu'est-ce qu'il y a Jack ?

Jack le regarda et lui sourit, il ne voulait pas l'inquiéter.

Jack : Rien, pourquoi tu me demande ça ?

Ianto : Tu es ailleurs, est-ce que j'ai fais quelque chose ?

Jack lui prit la main et la serra doucement dans la sienne.

Jack : Non, tu n'as rien fais, je suis inquiet c'est tout.

Ianto : Je suis sur que tout se passera bien. On est armé, et je leur fais confiance, ils ne tenteront rien envers toi. Vis-à-vis de ton immortalité.

Jack : Ce n'est pas pour moi que j'ai peur, mais pour toi. J'aurais préféré que tu restes en ville où même à notre époque, au moins tu aurais été à l'abri. Moi je ne risque rien, si ce n'est de te perdre.

Ianto s'arrêta, et arrêta Jack par la même occasion, il ne fit même pas attention aux autres et embrassa Jack passionnément. Il ne voulait pas qu'il croit qu'il allait le perdre, ça n'arriverait pas, il serait toujours là pour lui. Ils restèrent ainsi un moment, à s'embrasser comme si c'était la première fois, un baiser plein d'amour et de passion. Juste pour se dire « je suis là, pour toi et avec toi ».

Ianto : Tu ne me perdras pas Jack, je te le promets, pas après tout ce qu'on a vécu pour en arriver là. Je veux qu'on quitte cette époque tout les deux, qu'on retourne à Cardiff, bien que je ne sache même pas où on est maintenant. Je veux qu'une fois rentré, tu me présentes notre fils. Yann, j'ai tellement hâte de le voir, de le tenir dans mes bras, crois moi je ferais tout pour que ça arrive.

Jack : Je n'y peut rien Ianto, si je te perdais, alors qu'on vient juste de se retrouver, je ne le supporterais pas. Tu ne m'as pas vu l'année dernière, ni durant toute cette année, j'étais vide. Je ne m'occupais pas de Yann, je ne veux pas revivre ça.

Ianto : On va y arriver, rappelle toi de ce que tu as dis, on part ensemble et on reviens ensemble. Je ne veux pas changer ça.

Ils se sourient et rejoignirent les autres. Ils avaient bien avancés mais ils les retrouvèrent facilement, ils voyaient Nick et Jenny discuter doucement, Connor et Abby les écoutait et Jack et Ianto purent entendre qu'ils parlaient de leur futur mariage.

Le trajet serait assez long sous terre, en surface moins, mais beaucoup plus dangereux, il faudrait éviter les créatures. Ensuite arrivé à l'anomalie Tyler leur dira ce qu'il faudra faire de l'autre côté, il avait préféré les accompagner au cas où Chino ne puisse pas tout leur répéter. C'était plus prudents, aucun détails ne devrait être éviter. Tout devrait se passer exactement comme ils l'avaient calculés, afin qu'il n'y ai pas trop de changements dans l'histoire.

Ils étaient tout inquiet, et ils avaient raison, personne ne se doutait de ce qui se passerait une fois à l'anomalie.