Chapitre 21 : Révélation sur Soazick, 1ère partie.

- Pourquoi l'épouvantard de Soazick a prit son apparence, à ton avis ? Demanda Harry à Ron.

Harry cherchait par tous les moyens à briser le silence de Ron depuis que l'épouvantard avait prit l'apparence du cadavre d'Hermione.

- J'en sais rien, répondit Ron, au dîner tu as bien dis que ses yeux était les mêmes que Tu-Sais-Qui ?

- Pas seulement les yeux, mais aussi ses mains, je crois que même la démarche était identique, répondit Harry.

- Elle a du le rencontrer alors, dit Ron.

- Probablement.

Ils marchaient en direction du stade de quidditch, leurs balais à la main.

- Comment s'appellent les parents d'Hermione ? Demanda soudain Ron.

- Je ne sais pas, répondit Harry surprit de ne s'être jamais posé la question, tu savais que ses parents la terrifiaient ?

- Je pensais bien qu'il y avait quelque chose de louche, répondit Ron, tous les étés quand elle m'écrit, elle fait des sous-entendus pour que je l'invite le plus rapidement possible. À la première lecture de ces lettres, on ne s'en rend pas compte, il faut les lire au moins une dizaine de fois pour voir les petites subtilité d'Hermione.

- T'aurais pu me le dire, dit Harry, si Hermione à des problèmes avec ses parents on peut peut-être l'aider.

- Je ne pensais pas que ça avait quelque chose à voir avec ses parents, je pensais que c'était... aucune importance.

Ils avaient atteint le stade à présent, Ginny arrivait à leur rencontre.

- C'est vrai ce que raconte Dean ? Demanda Ginny à Ron.

- A quel sujet ? Demanda Ron.

- Ton épouvantard, c'est vrai que c'est le cadavre d'Hermione ?

- Oui, répondit Ron grognon.

- Je ne pensais pas que tu... commença Ginny, enfin si... mais pas à ce point.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Demanda Ron étranglé.

- Rien, répondit Ginny, un conseil de ta petite sœur, fais comme si tu n'avais pas vu l'épouvantard et comporte toi normalement avec Hermione, elle avait l'air déprimé au dîner lorsque tu ne la regardais pas.

- J'y penserais, grogna Ron en s'éloignant.

Harry échangea un bref regard avec Ginny, et monta sur son balai pour commencer l'entraînement.

---------------------------

Une heure et demi plus tard, l'entraînement était terminé. Les joueurs étaient repartis vers le château. Harry restait sur le terrain et volait de long en large, il voulait laisser Ron et Hermione en tête à tête.

Un faible bruit sourd retentit derrière une petite colline. Une boule bleue en sortit et fila vers le château. Il devait y avoir des mangemorts, Harry était partagé entre l'idée d'aller voir ce qui se passait derrière la colline et retourner se mettre à l'abri au château.

Les portes du château s'ouvrirent à la volée, Soazick sortit du château en courant, la baguette à la main. Harry opta pour un troisième choix, il fonça sur Soazick, et s'arrêta à sa hauteur.

- Montes, cria Harry.

Soazick surprise, grimpa derrière Harry.

Malgré la vitesse et l'état de concentration dans lequel il était, Harry ne pouvait empêcher son cœur de faire des loopings en sentant les bras de Soazick l'entourer.

- Arrêtes toi derrière cet arbre, murmura Soazick dans le creux de l'oreille d'Harry.

Harry s'exécuta. Il sortit sa baguette et suivit Soazick qui avançait à pas de loup en direction des voix qui retentissaient pas très loin d'eux.

- Allez viens on s'en va, dit l'une des voix, la fille ne va pas tarder maintenant.

- Pas tout de suite, dit une seconde voix, on dirait un vieux sortilège un peu comme le Fidélita...

- Le maître saura peut-être de quoi il s'agit alors, dit la première voix apeuré, aller maintenant on s'en va.

À présent Harry voyait ce qui se passait, il y avait deux mangemorts, l'un jetait plusieurs sortilèges contre se qui ressemblait a un bouclier magique géant, l'autre était dos à lui et jetait des coups d'œil dans tout les sens.

Soazick fit signe à Harry de passer par la gauche alors qu'elle prenait à droite, elle voulait les encercler.

- Stupéfix, lança Soazick.

Le mangemort qui faisait le guet tomba à terre. Le second se retourna brusquement, il leva sa baguette en direction de Soazick.

- Stupéfix, lança Harry.

Le second mangemort fut frappé dans le dos et s'écroula lui aussi à terre.

- C'était trop facile, dit Soazick déçu, et la cavalerie arrive, toujours trop tard.

Soazick fit léviter les corps inconscients de l'autre coté du bouclier, coté Poudlard.

- Soazick, dit Tonks essoufflée, tu as encore réussit... et Mr Harry Potter.

Tonk et trois autre sorciers venaient d'arrivés. Devant les autres sorciers Tonks ne pouvait pas montrer qu'elle connaissait bien Harry.

- Ils sont stupéfixés, dit Soazick en montrant les mangemorts, je vous laisse vous en occuper, maintenant.

Soazick attrapa le bras d'Harry et l'entraîna vers l'éclair de feu. Arrivé près du balai, ils montèrent dessus et s'éloignèrent.

- Arrêtes toi un peu plus bas, dit Soazick, je veux être sûr qu'aucuns autres mangemorts n'arrivent.

Harry descendit donc au sol.

C'était l'occasion rêvée, songea Harry. Soazick et lui étaient seul dans une partie peu fréquentée du parc, et Harry venait de stupéfixer un mangemort.

- Je peux te poser une question ? Demanda Harry.

- Oui, répondit Soazick intriguée.

- Tu as affrontée Voldemort, n'est-ce pas ?

- Oui, répondit Soazick, en juillet après la mort de Dumbledore, il fallait que je montre à Voldemort que quelqu'un lui avait échappé. Jusque là je n'avais affronté que quelques mangemorts, ils m'ont parlés de toi d'ailleurs, ils ne t'aiment pas beaucoup.

- Tu m'étonnes, se vanta Harry.

- C'est étonnant que Dumbledore ait attendu aussi longtemps pour te faire part de la prophétie, dit Soazick, il t'a expliqué pourquoi ?

- Oui, dit Harry surprit, tu connais l'existence de la prophétie ?

- Oui, « aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit », pas trop terrifié ?

Harry était stupéfait, c'était la dernière ligne de la prophétie elle connaissait donc la prophétie dans son intégralité.

- Pas tellement, en fait, répondit Harry, je dois faire un peu prétentieux en disant ça, mais c'est la vérité, c'est bizarre, non ?

- Non, c'est normal, au fond de toi tu as toujours su que tu l'affronterais un jour, dit Soazick, entraînes toi aux sortilèges informulés quand même, à ce niveau tu as du retard.

- D'accord, dit Harry, Soazick... tu viens d'où exactement ?

- De France, mes parents sont des moldus, je devais aller à Beauxbâtons, mais j'ai refusé. Et il y a deux ans et demi, Dumbledore est venu me voir pour m'enseigner la magie, selon lui comme je savais pratiquer la magie sans baguette, je pouvais être utile dans la guerre qui se préparait. Il m'a dit tout ce qu'il savait sur les mangemorts et Voldemort...

- Tu parles bien anglais, pour une Française, dit Harry en songeant à Fleur.

- En deux ans et demi j'ai eu le temps de me perfectionner, et mes parents sont anglais, dit-elle, à mon tour de te poser une question, tu as trouvé un Horcrux ?

- Quoi ? S'écria Harry, tu sais pour les Horcruxes ?

- Oui, les sept Horcrux, la bague, le journal... la dernière fois que j'ai vu Dumbledore, il était sur une piste.

- Elle n'a rien donné, dit Harry qui ne savais pas jusqu'à quel point il pouvait faire confiance à Soazick.

- On peut y aller je pense, dit Soazick, les informateurs de Voldemort au ministère ont du le prévenir que deux mangemorts ont été capturés.

- Si tu veux, dit Harry, je t'apprendrais à voler sur un balai.

- Ça me serait utile, dit Soazick.

Soazick et Harry se rapprochèrent tous les deux du balai, et donc l'un de l'autre. Le visage de Soazick n'était plus qu'a quelques centimètres de celui d'Harry. Harry réduit encore cette distance, Soazick ne bougea pas, alors Harry l'embrassa.