Voici donc la dernière partie du voyage, j'espère que vous l'aimerez autant que moi.
Comme chaque semaine merci a Arya39 pour sa review.
Disclaimer : One Pièce ne m'appartient pas, c'est la création de Eichiiro Oda.
Nous sommes au centre de la bourgade. Le port se trouve à l'ouest de notre position, le château au nord et à l'est, le quartier des cuisiniers, gardes et toutes personnes travaillant pour les dragons célestes. Au pied de la muraille, derrière le château, se trouve caché le quartier des esclaves. De vulgaires entrepôts pourvus de paille et de chaînes. Où de pauvre êtres sont séquestrés et enchaînés pendant le nuit. Nous continuons notre progression en silence. Dans quelques minutes, la première partie de notre plan va commencer.
Arrivés à destination, nous percevons la présence de 18 gardes en faction prêt de la muraille. Ace les assomme grâce au fluide. Nous cherchons les clés des entrées. Rapidement trouvées par Robin, elle décadenasse l'accès de deux énormes portes. Dans le premier entrepôt, nous trouvons les clés des colliers et des chaînes. Nous nous empressons de nous les partager. Sans faire de bruit, nous nous séparons dans les deux bâtiments. Posant la main sur la bouche d'un homme, d'un doigt sur mes lèvres je lui fait comprendre de ne pas crier. Je ne lui ferais pas de mal, je veux juste le libérer. Il écarquille les yeux d'étonnement. Surpris, il ne prononce pas un mot.
Une fois libre, je lui tend des clés pour qu'il puisse nous aider, et que l'on aille plus vite. Si nous pouvions libérer tout le monde avant le lever du jour, ce serait bien. Chacun dans notre coin, nous déverrouillions leurs entraves. La plupart des hommes, des femmes ou des enfants se pressent de sortir et se dirigent vers l'extérieur de la ville, sans faire de bruit pour ne pas donner l'alerte. Certains restent pour nous seconder ou pour aider leurs partenaires d'infortune. Au bout de 2 h 30, nous avons fini de libérer les milliers d'esclaves se trouvant sur place. A eux de jouer pour la suite ! Nous ne pouvons que leur offrir une chance de fuir en les détachant. A eux de se débrouiller pour atteindre l'archipel. Nous savons qu'il en reste mais nous ne pouvons rien faire pour eux. Malheureusement, nous n'avons aucun moyen de parvenir jusqu'à l'intérieur du château pour les libérer.
Marco et Ace sont déjà dehors. Robin se tient prêt de la lourde porte d'entrée. Je me dirige vers elle, quand mon regard est attiré par un mouvement sur ma gauche. Un jeune garçon blond se tient en retrait et me fixe de ses yeux étonnés. Je m'approche de lui. Il ne doit pas être âgé de plus de 8 ou 9 ans. Plus je m'approche, plus son regard me rappelle un petit garçon rencontré des années auparavant. Mon frère me somme de me dépêcher de les rejoindre. Il est temps de partir pour l'obélisque, mais je ne peux me résoudre a laisser le garçonnet qui ,maintenant j'en suis sure, est le même petit que j'ai protégé de mon mieux quand j'étais ici. Je m'accroupis devant lui, ne sachant pas s'il va me reconnaître et m'en vouloir de l'avoir abandonné, voila plusieurs années. Le gamin se jette dans mes bras et me serre avec toute la force de ses petits bras. Je lui rends sont étreinte, quand une sirène se met à hurler. Et merde ! Est-ce un garde qui a réussi a se libérer ? Ou la sonnerie de réveil de 5 h 30 ? Je ne sais pas, et cela n'a pas d'importance. Je me relève. L'enfant toujours dans les bras, je cours rejoindre l'archéologue. Je m'arrête à sa hauteur tout en me transformant. Je fais glisser l'enfant sur mon dos et Robin saute derrière lui.
- Tu es sure de ce que tu fais Rox ?
- Oui, Robin ! Certaine ! Tiens le, s'il te plait ! Qu'il ne tombe pas !
L'enfant essaye d'échapper à l'emprise de Robin à plusieurs mètres du sol. Mais, doucement, avec quelques paroles de ma part, il se détend et se laisse faire. Ace essaie, depuis que j'ai trouvé l'enfant, de me persuader de le confier à un esclave qui fuit pour qu'il prenne soin de lui. Mais, il est hors de question que je le laisse. Il vient avec moi, point final !
L'aube est là. Nous voyons le soleil se lever pendant que nous nous dirigeons a tire d'aile vers l'obélisque. Nous ne nous soucions plus de passer inaperçus. Les soldats sont déjà dans les rues en train de nous traquer. La distance entre les quartiers Est et le port, nous l'avalons en quelques minutes.
Au centre de la place du port se trouve l'édifice que nous cherchons. Robin saute de mon dos et se dirige droit vers lui. Sur chacune des 4 faces, une ligne de symboles apparaît. L'archéologue écrit au fur et à mesure qu'elle tourne autour. Un sourire cynique et sarcastique s'affiche sur son visage. Ace et moi nous approchons de l'édifice, nous y posons notre main en même temps.
A vous ! Vils usurpateurs,
Nos descendants se relèveront plus forts.
A vous ! Vils rois,
Nos héritiers sonneront le glas de vos règnes.
A vous ! Vils tyrans,
Nos volontés se transmettront à travers les siècles.
A vous ! Vils dieux,
De vos propres mains, vous forgerez l'instrument de notre vengeance et de votre fin !
Au cœur de Marijoa, un défi et un avertissement réunis dans un même ponéglyphe. Amenés par ceux là même à qui le message est adressé. Si ce n'était pas aussi pathétique, je m'en roulerais par terre de rire. Mais le moment ne si prête pas, mais alors absolument pas. Depuis notre arrivée, des lumières s'allument un peu partout. Des sirènes se font entendre partout dans la ville. Nous entendons des gens courir, le bruit des pas se rapprochant de nous. Il va nous falloir partir et vite. L'enfant est toujours accroché à mon dos, ses bras autour de mon cou, ses jambes nouées sur mon ventre.
- Rox, nous ne pouvons pas le prendre avec nous, c'est bien trop dangereux. Dit Marco en désignant le garçon.
- Il part avec nous, on ne va pas le laisser ici.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Laisses-le fuir avec les autres.
En réponse, le gamin resserre encore plus ses bras autour de moi,
- Tu vois bien qu'il ne veut pas ! Il se joint à nous pour le voyage. Je le garde avec moi.
- Alors donnes-le moi, je le porterais en plus d'Ace !
- Et d'une : Il ne veux pas me lâcher. Et de deux : Robin et le gamin ne sont pas plus lourd qu'Ace. Je le porterais.
- Laisses, Marco ! Elle ne cédera pas. J'essaie depuis tout à l'heure. Y'a rien à faire. Elle ne veut rien entendre. Mettons-nous en route ! Lui dit mon frère.
Un contingent de marines nous encercle pendant que nous discutons.
- Rendez-vous ! Vous êtes cernés ! Ordonne un capitaine tout en s'approchant.
Tout en nous transformant, nous nous élevons dans les airs. Quand nous sommes sur le point de partir...
- Tu disais capitaine ? Dit Ace au marine qui trépigne sur place.
A plusieurs mètres du sol, Marco fait mine de vouloir prendre la direction de Sabaody,
- Non ! Nous prenons par RedLine ! Hors de question de prendre le risque de se faire choper soit à l'archipel, soit à la sortie dans le nouveau monde. Nous faisons comme prévu.
- Mais….
- En route ! M'exclamais-je et je fonce en direction du nord. Robin ! S'il te plait, tu peux essayer de couvrir un minimum l'enfant, sinon il ne résistera pas au froid.
Marco dans mon sillage, nous volons à la limite de nos possibilités pour nous éloigner de la ville sainte. Nous volons si vite que personne ne peut nous suivre, dans un monde insulaire les véhicules terrestres ne sont pas légion, et ceux qui existent ne sont pas aussi rapide que nous. Seul Smoker aurait une chance avec sa moto, mais nous sommes sûrs d'une chose, il n'est pas là, sinon nous l'aurions déjà aux trousses. L'archéologue a enfin pu faire enfiler des vêtements chauds au petit, juste à temps car nous arrivons à la limite de la zone d'influence. Mes passagers sont couchés sur mon dos, limitant la résistance au vent me permettant un vol plus facile. Le froid se fait sentir dés que nous traversons la ligne imaginaire. Nous ralentissons pour revenir à une vitesse de croisière. Pendant plusieurs heures, nous volons toujours en direction du bord de la falaise. En milieu d'après midi, nous l'atteignons, enfin. Nous commençons à descendre en cercle concentrique au bord du promontoire. A plus ou moins 2000 mètres d'altitude, nous trouvons enfin une corniche suffisamment grande pour nous y reposer. Une fois au sol, nos passagers descendus, nous reprenons notre apparence tout en nous asseyant.
- Nous avons réussis ! Putain ! J'y crois pas ! Nous avons réussis. Nous sommes trop fort ! S'exclame Ace en se laissant tomber à coté de nous.
- Maintenant, reste à savoir combien ont réussi à atteindre Sabaody, et à appeler les bateaux pour donner des nouvelles.
3 mines déconfites regardent l'auteur de ses paroles. Marco, Ace et moi ne voulons pas contacter nos capitaines, mais alors vraiment pas. Nous sommes sûrs d'une chose, c'est qu'on allait se faire engueuler. A part Luffy, qui devrait être fier de nous, nous doutions que les autres le soit. L'enfant est venu se nicher dans mes bras en glissant depuis mon dos, il refuse de ne pas être en contact avec moi. Malgré mes efforts je n'arrive pas à le faire me lâcher. Robin nous sort quelques vivres repoussant encore le moment où nous devrions joindre nos capitaines. L'enfant refuse toute nourriture ne venant pas de moi. Mes trois acolytes ont beau essayé, le gamin refuse tout net en attendant que je le prennes pour le lui tendre. Depuis qu'il est avec nous, il n'a prononcé aucune parole. Et, à bien y réfléchir, même à l'époque aucun son ne passait ses lèvres. Mais quand on sait que la première règle des esclaves et de se faire discret, cela n'a rien d'étonnant. Pourquoi depuis notre fuite n'a t il émis aucun son ? Mystère. Et à dire vrai, pour l'instant, c'est le cadet de mes soucis. Notre repas s'achève amenant avec lui le moment tant redouté. Car ne nous leurrons pas, Un tel événement avait du faire le tour du monde en quelques heures. Robin avait repéré un journaliste présent avec les soldats prêt de l'obélisque.
Je prends mon courage à deux mains. Ouvre le sac et attrape la bestiole, je lui fais composer le numéro du RedForce,
- Peulepeulepeule, peulepeulepeule, à la deuxième sonnerie quelqu'un décroche :
- Vous êtes complètement tarés tous les quatre ! Vous êtes fiers de vous ?
- Assez ! Oui ! Pour tout te dire, vraiment très fiers en fait. Mais sinon, oui, ça va bien, ne t'inquiètes pas. La traversée a été bonne et personne n'a de bobo, nous rejoindrons un bateau allié dès que possible.
- Tu sais où tu peux te mettre ton ironie ?
- Oui, très bien même. Je te dis à dans quelques jours, quand tu seras calmé. Je t'aime !
Et je raccroche, sans attendre de réponse avec un grand sourire, très fier sur le visage. Je tends l'escargophone aux deux commandants pour qu'ils joignent le MobyDick. Devant leur manque flagrant de coopération, je le donne à Robin pour qu'elle appelle le Sunny.
- Monkey D Luffy, j'écoute !
- Tu vas te taire idiot ! Crie Ace
- Oups ! J'avais oublié, désolé.
- Capitaine, je t'appelle pour te dire que tout c'est bien passé et que nous sommes sur le retour.
- C'est trop la classe ce que vous avez fait. Je suis dégoutté de pas avoir été avec vous.
- Merci, à bientôt. Souris Robin
Tendant à son tour, le denden à Ace et Marco, les deux se regardent dubitatif et avec aucune envie de passer cet appel. Si les gens savaient que les deux premiers commandants du MobyDick flippaient a l'idée d'appeler leur capitaine, ils en mourraient de rire. Devant nos mines hilares, le phœnix vexait finit par prendre le petit animal.
- Peulepeulepeule, peulepeulepeule,
- J'écoute, nous réponds la voix de Vista
- C'est nous !
- Notre capitaine est avec nous. Vous allez bien ?
- (raclement de gorge)
- Guararara ! Bravo les enfants, je suis très fier de vous !
- (Soupirs soulagés)
- Guararara ! Nous sommes pas très loin de votre position, à environ 4 jours de vous. Suivez ma vivre-card et rejoignez nous, j'ai hâte d'avoir le récit de vos exploits de vive voix.
En raccrochant, un fou rire nerveux nous prend. Impossible de nous arrêter et par la même occasion, nous nous libérons de toutes nos tensions, de nos peurs et de notre adrénaline. La tension retombe enfin. La nuit a à peine fini de tomber en cette fin septembre, que nous nous écroulons de fatigue.
A l'aube, des gémissements de peur me réveillent. L'enfant calé dans mes bras s'agite dans son sommeil. D'une voix douce, j'essaie de l'apaiser.
- Chut... Doucement... Tu es en sécurité. Tant que je serais là, je ne laisserais personne te faire du mal, je te le jure. Calmes toi !
L'enfant ouvre ses yeux inquiets sur mon visage, avant de retrouver un semblant de calme. Du coin de l'œil, je vois le regard de Robin se poser sur nous. Un sourire de compassion envers l'enfant s'affiche sur son visage. Elle s'est déjà attachée au garçon. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Je n'ai aucun besoin de me servir de notre nouveau lien pour le savoir. Parmi nous, 3 sur 5 ont eu affaire à l'esclavage. Et même si celui de Robin n'a pas duré, grâce aux hommes de mon père, et qu'à ma connaissance, elle n'est pas de marque le prouvant, elle sait que cela n'a rien de facile pour passer outre. L'enfant mettra beaucoup de temps pour s'en remettre, si il y arrive un jour. Sentant l'enfant encore tendu entre mes bras,
- Regardes ! Regardes le soleil se lever. Regardes, comme il est beau. Pour toi, c'est l'aube d'une nouvelle vie. Une vie libre que j'espère douce et belle pour toi. Rassures toi ! Nous serons là pour te protéger.
Je continue à lui parler doucement, ma litanie le rassurant. Pendant ce temps, l'archéologue se lève et prépare le petit déjeuner. A l'odeur du café tout frais, les deux commandants ouvrent les yeux. Une fois notre repas pris, notre voyage reprend.
Nous volons haut dans le ciel, de peur que la marine nous repère depuis la mer. Nous savons parfaitement qu'ils feront tout pour nous mettre la main dessus. Nous redescendons régulièrement pour voir si nous trouvons un bateau ou une île pouvant nous accueillir pour la nuit. Après plusieurs heures de vol, nous ne voyons toujours rien pour faire office de refuge. Suivant toujours la vivre-card du MobyDick, nous continuons d'avancer. Marco et moi ne sentons aucune île à proximité. Si nous ne trouvons rien d'ici la nuit, il nous faudra voler en altitude jusqu'à l'aube, inutile de signaler notre position à la marine, ou à tout autre ennemi qui pourrait nous chercher. Robin et Ace nous nourrissent en vol, l'enfant accepte les aliments de la part de Robin, il commence doucement à lui faire confiance. Pendant toute la journée, l'archéologue a raconté des histoires au garçon, pour le calmer, le rassurer, cela a parfaitement fonctionné. Il est rester assis sur mon dos ne faisant aucun mouvement brusque, se laissant bercé par les contes de Robin qui le maintiens sur mon dos a l'aide de son pouvoir et de son propre corps.
A plusieurs reprises au cours de la journée l'enfant s'est endormit bercé par le voix de l'archéologue. Dans ces moments là, nous ne parlions pas comme nous le faisions à l'accoutumé, juste nous volons. La nuit arrive, bien trop vite à mon goût. Nous n'avons pas le choix et continuons d'avancer. Nos passagers s'endorment sur nos épaules. Marco et moi, d'un simple regard nous comprenons, l'un ou l'autre en tête, emportant dans notre sillage le second, nous savons que notre survie a tous dépend de nous. La fatigue doit passer au second plan. Nous n'avons pas su trouver où nous poser. Nous devons coûte que coûte continuer. Les courants aériens sont nos alliés et notre repos. Les cherchant, évoluant avec eux, la vivre-card nous servant de guide. Je regrette qu'il n'y est pas de D à bord, je pourrais définir le temps qu'il nous faudrait pour les rejoindre, mais cela est impossible, il nous faudra faire sans. Mais plusieurs jours en vol, sans jamais arrêter nos pouvoirs, c'est de la folie, c'est nous amener aux confins de nos possibilités, et encore faut il que nous ayons assez à manger. Ce qui n'est pas le cas. Il nous faut à tout prix trouver où nous poser, un bateau, une île, n'importe quoi tant que ça nous sauve.
A l'aube du 2ème jour, nos passagers décident de garder la nourriture pour nous, ainsi que pour l'enfant, préférant se priver pour nous laisser une chance. C'est la première fois que Marco vient dans cette partie du nouveau monde. même si il navigue depuis des dizaines d'années, il ne sait pas si nous trouverons une île. Nous sommes tenus de continuer et refuser leurs sacrifices, nous condamnerait tous. Les deux bateaux que nous survolons sont soit de la marine, soit d'un équipage rival, donc, en aucun cas, un refuge sur. Nous ralentissons encore notre vitesse, cherchant l'endurance plutôt que la performance. Toujours en continuant à chercher les courants salvateurs, nous poursuivons notre route. Eux seuls sont capables de nous aider dans notre situation. Nous ne percevons aucune île où nous poser au cours de la deuxième journée. Il nous faut nous résoudre à continuer.
Au troisième jour, la situation nous paraît désespérée. Mais, quoi qu'il nous en coûte, nous devons continuer à parcourir le ciel à la recherche d'un endroit où nous poser. Dans l'après midi, seule notre volonté nous pousse a avancer, à toujours battre des ailes, à repousser les limites de notre endurance. La fatigue prenant le pas, seul notre instinct nous guide et nous force à avancer. Loin dans les méandres de mon inconscience, je sens les D m'aider à distance, me donnant la volonté et le courage de continuer à me battre pour notre survie. Je me lance en tête, emmenant Marco dans mon aile, cherchant à lui donner l'envie de lutter encore plus. Toujours plus. Quand c'est moi qui flanche, il prend la tête et fait de même. Chacun notre tour, nous motivons l'autre pour qu'il continue à lutter, toujours plus loin, nous puisons dans nos forces. Une nouvelle fois, la nuit s'installe sans que nous n'ayons trouvé un refuge. Robin et Ace s'inquiètent de plus en plus, mais ils n'ont aucune possibilité pour nous aider. Malgré tout, je sens leur propre volonté me transcender, chacun nous donnant la force de continuer. Si nous arrêtons de lutter, nous sommes morts.
Au matin du 4ème jour, nous apercevons au loin la poupe du MobyDick, il est loin, très loin. Mais il est là, le soulagement se fait sentir. Marco et moi descendons au plus près de la mer, profitant de l'aube naissante pour signaler notre position au bateau. Nos corps n'obéissant qu'à notre volonté, à notre lutte pour notre survie. Nous avalons les quelques mètres qui nous séparent de notre délivrance.
Puis, si près de notre destination, un vent contraire s'engouffre dans nos ailes nous repoussant du navire. Dans un dernier éclair de lucidité, je fis la seule chose a faire.
- Accrochez vous fermement !
Je me retourne sur le dos, enserre les serres de Marco avec les miennes, et invoque les flammes de Ace, nous propulsant sur le pont du navire tel un feu d'artifice. Le choc est violent, Robin a juste le temps de prendre l'enfant dans ses bras et de déployer ses propres ailes pour se poser en douceur. Mon dernier regard est pour vérifier que nos passagers sont tous là, bien vivants. A l'instant où je comprends que l'on est tous hors de danger, je sombre dans l'inconscience.
Après trois jours de repos complet, je consens enfin à me lever et à reprendre le cours de ma vie. L'enfant ne m'a pas quitté depuis que l'on est arrivé sur le navire, dormant dans mes bras, mangeant sur le lit. Ne se laissant approcher que par Robin pour la nourriture ou une histoire. Pendant que je prends mon bain, il vient jusqu'à moi, l'archéologue essaye de le faire sortir de la salle de bain mais le garçon refuse de la suivre.
- Laisses, Robin ! C'est pas grave. Quelles sont les nouvelles du monde ? J'imagine qu'on n'est pas passé inaperçus à Marijoa !
- T'as pas idée ! On fait la une du journal. Mais je te laisserai le découvrir par toi-même. Plusieurs personnes veulent te voir !
- Pfffff, à peine debout que déjà, je suis demandée. Pas moyen d'avoir la paix ! C'est qui ?
- Barbe Blanche et son médecin chef !
- Le vieux, je comprends, mais pourquoi le doc ? Il ne m'aime pas, mais alors pas du tout, et cela depuis le premier jour. Je me demande bien pourquoi, d'ailleurs, je ne lui ai jamais rien fait.
- Il voulait faire passer une visite médicale à notre jeune ami, mais comme il refusait de sortir de tes bras, cela n'a pas été possible. Alors de mauvaise grâce, le médecin a attendu ton réveil.
- Il devra attendre. De toute manière, je doute que le petit se laisse toucher par lui ou par n'importe qui d'autre que toi ou moi. Pour l'instant, il est hors de question que je le traumatise plus qu'il n'est déjà ! Je ferai l'examen moi-même. Il a parlé depuis que nous sommes ici ?
- Non, pas un mot. Tu penses que c'est lié ?
- J'en suis certaine. Ou alors ses cordes vocales sont abîmées, je me ferai une idée précise, plus tard.
Je dirige mon regard, vers le garçon. Son cas m'intrigue.
- Tu comprends ce que je dit ?
L'enfant secoue la tête de haut en bas. Bien voila déjà un moyen d'échange.
- Tu as un prénom ? Tu peux me l'écrire ou me le dire ?
Le gamin secoue la tête de droite a gauche, en me regardant droit dans les yeux.
- Tu sais écrire ou lire ?
J'en doute énormément, il hoche la tête de haut en bas. J'avoue que je me demande comment cela se fait. Les propriétaires d'esclaves ne les éduquent pas en général.
- Et si tu te donnais un prénom ? Celui que tu veux !
Il secoue la tête de gauche a droite, par contre il pointe son doigt vers moi.
- Tu veux que ce soit moi qui te le donne ? Il me fit oui de la tête.
- Ça te dérange si Robin m'aide à te trouver un joli prénom ?
Après plusieurs minutes de réflexion silencieuse, je me souviens d'une histoire qu'elle lui a raconté pendant que nous étions en vol. Un conte qui relate l'histoire d'un jeune garçon qui rejeté par sa famille, deviens un homme fort et courageux pour protéger son pays.
- Liam ! Répondons nous en cœur.
L'enfant hoche sa tête frénétiquement de haut en bas, marquant clairement son assentiment, puis se jette dans les bras de Robin pour lui faire un câlin. Elle en a les larmes aux yeux de ce geste si ordinaire pour certain. Mais quant il vient d'un enfant comme lui, brisé par la vie, cela vaut tous les trésors du monde. Je leur demande de bien vouloir sortir de la salle de bain, le temps que je sorte de la baignoire et que je m'habille un minimum. Une fois vêtus et en route vers le bureau de Barbe Blanche, Liam me prends la main avec l'intention manifeste de ne pas la lâcher de sitôt. Arrivés à destination, la porte est grande ouverte, je prend le temps de toquer pour manifester ma présence.
- Entre ! Je t'attendais.
- Bonjour ! Fis je en entrant.
Quand il voit le gamin, il me demande de le faire partir. En conséquence, l'enfant grimpe sur mon dos, serrant ses petits bras autour de mon cou. Signifiant ainsi, ce qu'il pense de cette idée. D'un regard entendu, nous laissons couler.
- Les autres m'ont raconté votre expédition. Robin m'a montré sa transcription des ponéglyphes. Mais je voulais savoir ce que toi, tu avais à me dire !
- Je ne sais pas ce qu'ils t'ont dit. Tu veux savoir quoi ? Je sais que notre incursion à Marijoa va porter à conséquence, mais je ne regrette rien. Nous étions tous les quatre d'accord sans avoir à persuader les autres. Quant a savoir si cela été une bonne chose ? J'en suis certaine, un peu moins de mal en ce monde, ne pourra pas lui faire de mal. Pour le reste du voyage a part les trois derniers jours qui ont était extrêmement durs, physiquement et mentalement, notre manque de connaissance du froid en haute altitude qui a failli coûter la vie à Robin. Tout c'est très bien passé.
- Je vois que vous êtes tous raccords sur votre expédition. Bien que je n'en doutais pas. Je voulais avoir les sentiments de chacun.
- Pas en colère ?
- De quoi ? Votre arrêt plus long sur Marijoa ? C'est on ne peut plus logique. Dés que j'ai su que vos intentions vous amènerez dans la ville sainte, il est devenu évident, que vous feriez tout pour libérer les esclaves. Tu connaissais les lieux, les habitudes, c'était un atout a ne pas laissez passer. En plus, avec les troubles qui avaient éclaté un peu partout, toute la marine était éparpillée. Si cela pouvais être fait une nouvelle fois, c'était par quelqu'un comme toi, qui savait où elle mettait les pieds, et a un moment comme celui là où Marijoa était quasiment vide de soldat. Je suis très fier de vous. Vous avez fait ce qu'il fallait.
- Merci. Tu comprendras que comme j'ai eu Shanks au denden, j'ai pu douter de ton approbation. Il avait vraiment pas l'air content, je dirais même qu'il était furieux.
- Guararara. Disons qu'aucun capitaine n'était dupe, mais deux espéraient que vous passeriez inaperçu, sans y croire vraiment. Comme le roux a perdu son pari, et que tu ne l'as eu qu'une fois par escargophone depuis, tu ne peux pas savoir ce qu'il en pense réellement.
- Pourtant la première fois que nous en avons parlé nous quatre, c'était après notre passage au dessus de RedLine. Chacun y pensait de son coté, mais personne n'en parlait. Nous avons établi notre plan en revenant, quand chacun avait bien réfléchi aux risques et aux conséquences de nos actes. Chacun étant libre de dire : Non, s'il le souhaitait. Que dit le journal de notre exploit ?
- Tu n'as qu'a regarder par toi même !
Il pose le journal devant moi. En première page, une photo représentant Marco et moi, de part et d'autre de l'obélisque, entrain de nous transformer en phœnix avec Ace et Robin dans notre dos. L'article relatait notre cheminement dans la ville sainte, mettant à mal un peu plus la marine, pour leur inefficacité dans de telles circonstances. Et notre évasion facile. Un pur bonheur à lire.
- Le gouvernement n'a pas réagi ? Demandais-je au capitaine.
- Non, rien. Et cela m'inquiète, a l'époque de Fisher-Tiger cela avait fait la une aussi, mais ils avaient répondu tout de suite, mais là, rien. 5 jours et pour l'instant, aucunes répercutions. Même pas une hausse de votre prime personnelle. Ce n'est pas logique.
- Effectivement, c'est bizarre. J'ai peur que les conséquences ne soit plus violentes que ce que nous aurions pu nous imaginer. Seul l'avenir nous le dira, maintenant il ne nous reste plus qu'a attendre. Autre chose ? Sinon ton toubib veut faire passer un examen médical à Liam, je voudrais le faire maintenant par moi-même, le gamin n'acceptera pas que quelqu'un le touche à part Robin ou moi.
- Va. Law devrait pas tarder à nous rejoindre, et suivrons Shanks et Luffy qui naviguent ensemble, quelques jours plus tard.
Une fois dans l'infirmerie, j'expose gentiment mon point de vue au doc', ce qui a pour conséquence pour moi, de ne pas remonter dans son estime, bien au contraire.
- Je suis le médecin-chef de ce navire, me dit-il hautain, il est de mon devoir de faire passer une visite médicale à tout résident. Tu n'es pas médecin, ce n'est pas a toi de le faire ! J'ai bien voulu attendre que tu te réveilles mais maintenant cela suffit. Il est temps que je m'occupe de lui !
- Liam ne se laissera pas toucher par toi, nous ne ferons que le braquer. Il est hors de question que tu l'approches si il n'est pas d'accord. Tu te fais à l'idée que c'est moi qui m'en charges, sinon nous attendons Law. Cet enfant est sous ma responsabilité, il fait donc partie de l'équipage de Shanks, et non de Barbe Blanche.
Au prénom de Trafalgar, il se crispe de jalousie devant la confiance que tous porte au chirurgien de la mort. Effectivement, peu de médecins sont aussi doués que le D, et comme bien sur, la modestie ne fait pas partie du caractère du brun, il a tendance à se faire des envieux parmi ses homologues. Il s'approche tout de même de l'enfant, essayant de l'arracher à moi. Il soulève son tee-shirt et dans un mouvement de recul incontrôlé de sa part, je quitte la pièce avec Liam et Robin, qui je le sens lui ferait bien sa fête.
Je les laisse dans la cabine. Je dois voir certaines choses avec Barbe Blanche en ce qui concerne mon statut sur son navire. Quels sont mes droits et devoirs envers les membres de son équipage. En gros quel est ma place à bord ? Et l'altercation que je venais d'avoir me faisait dire qu'il était plus que temps de mettre cela au point. Chopper et Caleb, le médecin de bord du RedForce, ne m'auraient jamais fait une telle scène, j'en suis certaine. Après une nouvelle autorisation pour rentrer dans la salle de réunion, je trouve Marco et Barbe Blanche en pleine discussion.
- Excusez-moi de vous dérangez !
- Il n'y a pas de mal, qu'est ce qui t'amènes, alors que l'on vient de se quitter ?
- J'aimerais savoir ce que l'on attend de moi en tant qu'émissaire de l'alliance. Ai-je le droit d'envoyer bouler un idiot, par exemple ? Parce que même si je te respectes et que j'aime ton équipage. Un nouvel épisode comme celui que je viens de vivre, je ne le supporterais pas ! La prochaine fois, qu'il manque de respect a moi, ou à quelqu'un a qui je tiens, je le découpe en morceaux à la sauce Law.
- Pour ma part, tu fais partie des quatre équipages. Tu fais d'abord partie de celui de Shanks, évidemment, mais j'espère que tu accepteras mon avis et mon expérience, comme tu respectes celui du roux. Maintenant je sais que je ne pourrais jamais t'obliger a suivre mes ordres. Je pense d'ailleurs que tu ne les accepterais de personne, même pas de tes frères. Tu ne feras que ce qui te semble le mieux et tant que tu resteras raisonnable et que tu fais la liaison entre nous, je ne te demanderais rien de plus. Mais quel est le problème ? Avec quel idiot tu t'es pris la tête ?
- Avec ton médecin chef ! Je sais pas ce qu'il a après moi, mais il devient franchement désagréable. Je peux comprendre certaine chose, mais sa jalousie envers Law, devient franchement ridicule...
Au même instant, des hurlements se font entendre. La porte de la salle de réunion s'ouvre en allant claquer violemment contre le mur. Liam surgit et se pose dans mon dos en tremblant. Robin sur ses talons, dans une fureur telle, que je n'aimerai pas être à la place, de celui ou celle, qui la mise dans cet état.
- Désolé, s'excuse t-elle, j'ai pas eu le temps de le rattraper.
- Qu'est ce qui se passe ? Demande Barbe Blanche.
- Votre médecin chef a fait irruption dans la cabine pendant que j'étais dans l'autre pièce, il voulait le forcer à le suivre. Et avant que j'ai pu m'interposer, Liam fuyait en hurlant de peur.
- Lui, il commence sérieusement à me faire chier. J'ai été claire tout à l'heure ! De quel droit il entre dans ma cabine sans y avoir été convié ? Je vais me le faire ! Ca va pas traîner.
- Calme toi, Rox ! Je vais m'en occuper. Me dit Marco. Mais d'abord il faut que je le trouve. Tu sais où il est Robin ?
- Pas encore ! Dit elle avec un sourire sadique, en croisant les bras devant elle.
Je suis certaine qu'à cet instant précis, des yeux et des oreilles de Robin apparaissent sur tout le navire. Pour confirmer mes pensées, des cris de surprise se font entendre d'un bout à l'autre du bateau. Au bout de quelques minutes, un sourire satisfait apparaît sur les lèvres de la brune.
- Je te tiens !
La voix du doc se fait entendre poussant des cris de fureur envers l'archéologue. Elle lui maintenait les bras derrière son dos avec une paire de main, un clone escortant l'homme. Tout deux arrivent devant l'empereur, le double disparaît dans un envol de pétale de fleur.
- Tu va me lâcher oui ! Dis le doc en lançant un regard haineux a Robin.
D'un hochement de tête de Barbe Blanche, mon amie relâche le médecin. Dans le même mouvement, il se jette sur le gamin une dague en avant. Je m'interpose, sa lame ne pouvant pas me faire du mal. Un froid glacial parcours mon corps. Froid ! Avec un regard étonnée, je porte mes mains sur mon abdomen. Quand je les regarde, elles sont couverte de sang. Mon sang !
Voilà pour cette semaine, j'espère qu'il vous a plu.
Donnez moi votre avis.
A la semaine prochaine. Merci a tous.
