Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi... (ouin).
Genre : définitivement n'importe quoi.
Personnages : Dudule en premier lieu, ensuite on va bien voir.
Couple : Je ne sais pas.
Commentaire : pas pour le moment.
Bonne lecture
Hahn tah Yhel
Le monde, mes potes et moi
Chapitre 21) A la limite de l'incident diplomatique
Salut tout le monde !
J'espère que vous avez bien eu le temps de m'oublier depuis la dernière fois ! Vu le temps que j'ai mis à revenir je ne vais plus avoir pratiquement que des fantômes pour lecteurs.
J'espère aussi que Lala-chan est encore dans le coin... mais bon, je ne pourrai pas lui en vouloir si elle avait disparu depuis le temps.
Nan, j'ai pas fait exprès, j'étais parti en voyage sur d'autres horizons, besoin de voir du pays, et me voilà de retour pour vous compter la suite de mes aventures.
Oui, c'est toujours moi Duo et j'espère réussir à venir à bout de ce récit.
Je dois avouer que c'est pas toujours évident, je me suis pas mal tapé la honte dans cette affaire.
J'espère que vous suivez, parce que si vous commencez par ce chapitre, et bien, vous risquez fort de ne pas comprendre grand chose.
Mais bon, vous êtes assez grands pour savoir ce que vous faites, pas vrai ?
Allez puisque je suis de retour dans cet endroit plus hanté que le château de papy roi, allons y gaiement.
Donc j'étais dans ce foutu salon, à faire mon possible pour ne pas contempler le prince Lowe qui attendait le retour de son aide de camps, arroseur de prince à ses heures, sans doute parti lui chercher des habits secs.
Confortablement installé dans le fauteuil il semblait toujours parfaitement à l'aise malgré sa nudité et le fait qu'il trempait le tissus du siège, il ne semblait pas s'en soucier, pas plus du fait que sa chevelure continuait à dégouliner. Sans doute un effet de ses origines royales, mais moi j'en bavais grave.
Vous n'auriez pas souffert à ma place ?
Franchement, à devoir rester à quelques mètres d'un gars avec qui vous aviez couché, qui se trouvait être le plus beau spécimen de mâle de votre connaissance et nu de surcroît...
N'allez pas me remettre en mémoire que ce gars là s'était royalement foutu de ma gueule, merci, je n'avais pas oublié et c'était aussi pour cette raison que j'en bavais grave.
Je voulais lui en vouloir, je le voulais vraiment, mais vouloir ce n'est pas toujours pouvoir, quoi qu'on en dise.
Pas facile de continuer à être furax contre un type qui vous expose ses attraits sans le moindre complexe et que vous savez qu'il suffirait de pas grand chose, pour que vous replongiez.
Donc je faisais de mon mieux pour regarder n'importe quoi sauf lui et je sentais son regard qui lui ne me quittait pas.
Je pouvais presque sentir son sourire satisfait.
Il savait très bien qu'il me faisait toujours de l'effet et il s'en réjouissait l'animal.
Vous devez trouver étrange que je ne veuille plus le contempler alors qu'un instant plus tôt je le regardais se dévêtir, mais que voulez vous, je suis quelqu'un de compliqué.
Je n'avais rien contre le fait de le mater en plein effeuillage, mais je ne tenais pas non plus à garder les yeux rivés sur lui trop longtemps.
Trowa avait peut être réussi à calmer les hormones de son prince, mais vu que le seau d'eau ne m'avait pas touché les miennes étaient toujours hors de contrôle.
Bien sur, voir le prince Lowe se faire doucher en beauté m'avait pas mal calmé, mais je savais par expérience qu'il ne faudrait pas grand chose pour réveiller mes hormones.
Pour le bien de tous et le mien avant tout il valait mieux que je réussisse à les garder sous contrôle, donc interdiction de le regarder.
- Duo, c'est ridicule. A brusquement lancé le prince Lowe. Nous n'allons pas faire comme si nous ne connaissions pas.
- Oh que si nous allons le faire ! Ai-je répondu sans hésiter. Parce que je n'ai pas l'honneur de vous connaître prince Heinrich Edmund Ewald Reinhard Oskar Lowe.
Sans même le regarder j'ai deviné qu'il devait froncer les sourcils.
Ce n'était pas le genre de gars qui appréciait qu'on lui résiste.
Faut dire qu'avec son physique il n'avait pas du souvent essuyer des refus.
Même Réléna était à ses pieds.
Hmmm... mouais, Réléna ce n'est peut être pas le meilleur exemple, elle avait tellement envie d'être reine qu'elle aurait sans doute couru après lui même s'il avait ressemblé à une gargouille.
Hein ? Je suis vache là ?
Vous trouvez ?
Mouais, vous avez sans doute un tout petit peu raison, mais alors vraiment très très peu.
C'est de ma cousine qu'on parle là, soyons sérieux.
Celle qui m'avait accueilli en me traitant de bâtard et qui s'était ingéniée à me gâcher ma première soirée à Sank, excusez du peu !
Donc je crois être légitimement en droit de me montrer un peu vache à son sujet.
Mais revenons à cet instant où je tournais le dos au prince Lowe et que ce dernier essayait de me convaincre de lui faire face.
Vous l'aurez compris, il allait avoir du mal.
Têtu pourrait être un de mes surnoms et j'avais bien l'intention de le mériter ce matin là.
Le prince Lowe voulait que je me retourne et qu'on discute ?
Et bien, j'allais faire tout le contraire.
Continuer à lui tourner le dos et me taire.
Ouais ! Vous avez bien lu ! J'ai bien marqué que j'allais me taire.
J'en suis capable vous savez ?
Si, si !
Bon, pas longtemps mais j'y arrive tout de même.
Ca vous en bouche un coin pas vrai ?
Après ça, curieusement le prince Lowe n'a plus rien dit.
Pendant un long, très long moment.
Je sentais qu'il me regardait toujours mais il se taisait.
Je me taisais aussi.
Et c'était dur.
Dur...
De plus en plus dur...
Il essayait de m'avoir à l'usure l'enfoiré ?
Nan ! J'allais pas céder ! Il parlerait ou partirait avant moi !
Et puis de toute manière, en tant que fils d'un fils du roi local, même batard, j'étais parfaitement en droit d'être là !
J'étais pratiquement chez moi non ?
Pas lui !
Donc j'allais rester dans ce foutu salon à regarder tout ce qui n'était pas un prince nu, brun et trempé assis sur un fauteuil ancien.
On aurait pu rester longtemps comme cela.
Heureusement pour nous l'aide de camps du prince est arrivé avec une serviette et des habits secs.
Il a commencé par poser les habits sur un autre fauteuil et a laissé tomber la serviette sur la tête du prince Lowe.
Non, je ne m'étais pas retourné !
J'étais en train d'étudier un grand miroir et ce dernier reflétait ce qu'il se passait dans mon dos.
Hein ? Vous avez dit quoi là ?
Que c'était de la triche ?
Que c'était comme si je m'étais retourné ?
Ah non alors !
Je ne peux pas être d'accord avec vous !
Techniquement j'étais toujours le dos tourné vers le prince Lowe et je n'y pouvais rien si le miroir reflétait son image.
Oui, bon, je le regardais peut être un peu, mais je n'ai commencé qu'après l'entrée de Trowa, par précaution.
On savait jamais, imaginez que l'aide de camps se soit ramené avec un autre seau ?
Je n'avais pas d'aide de camps pour aller me chercher des habits secs moi !
J'aurai été quitte pour traverser une partie du palais dans des vêtements mouillés et on aurait pu me suivre à la trace.
Vous comprendrez sans doute que je ne le désirais pas.
J'ai été un peu surpris de la façon dont Trowa traitait son prince.
Il était tout de même un peu gonflé pour un aide de camps.
Finalement c'était pas plus mal que je n'en ai pas.
De dessous la serviette s'est élevée la voix du prince Lowe, quelque peu étouffée par le tissus et pour le moins contrariée.
- Trowa, un de ces jours tu passeras les bornes de ma patience. Grondait il.
Il aurait sans doute été plus convaincant s'il avait retiré la serviette avant de parler.
En tout cas son aide de camps n'a pas semblé le moins du monde troublé par les propos et est retourné s'asseoir pour se remettre à lire.
Sans même faire de commentaire.
Ce type là avait des nerfs d'acier ou une totale assurance de son impunité.
Je n'arrivais pas à me décider sur ce point.
Par contre il me semblait clair que ces deux là se connaissaient depuis longtemps.
Il fallait fréquenter quelqu'un pendant un sacré bout de temps pour se montrer si désinvolte envers lui.
C'était du moins ce que je pensais.
Dans le reflet du miroir j'ai vu le prince Lowe se sécher rapidement, avec des gestes nerveux puis passer les habits secs.
Il ne m'avait pas quitté des yeux une seule seconde.
Il savait que je le surveillais par le biais du miroir et je savais qu'il savait.
Ce que je ne savais pas, c'était ce qu'il avait en tête.
Ce qu'il allait faire ensuite.
Et vous savez quoi ?
Je ne vais pas vous le dire encore aujourd'hui.
Je sais, c'est vache, mais c'est comme ça.
A la prochaine !
Je vous embrasse et j'attends de compter les fantômes.
A suivre
