Chapitre 21:

Draco soupira et s'assit à côté d'Harry, sur le lit d'Hermione, ce qui surprit ce dernier, mais il ne dit rien. La conversation qu'il venait d'avoir avec elle tournait en boucle dans sa tête et il espérait que le blond ne ressentirait pas le trouble qui l'habitait. Il ne savait plus trop quoi penser et il ne savait pas non plus s'il aurait préféré continuer à discuter avec son amie, aussi agaçante soit-elle, ou être en compagnie de celui qui était à l'origine de tout cet émoi.

-Ma mère a disparu et mon père a déserté pour partir à sa recherche, souffla Draco d'un ton froid après quelques minutes d'un étrange silence à la fois pesant et confortable.

Harry ne répondit rien, mais hocha lentement la tête pour montrer qu'il avait compris ou du moins entendu. Il s'était bien douté que la mission de l'Ordre s'était mal déroulée vu le temps qu'ils avaient mis avant de revenir à Square Grimmaurd et aussi, considérant qu'aucun des membres de l'Ordre n'avait l'air réjouit, bien au contraire. Il se dit intérieurement que Malfoy préférerait certainement qu'il se taise plutôt qu'il ne dise encore une fois une ânerie, ce qui semblait être sa spécialité ce soir.

Il regarda par la fenêtre au-dessus du lit du blond, la nuit était tombée. Ça ne devait pas faire longtemps, car la dernière fois qu'il avait regardé, il faisait jour. Les journées étaient longues enfermée dans cette maison et parfois il perdait toute notion de quelle heure il pouvait bien être. Il lui semblait que tout ce qui ponctuait sa journée était une série de tâches quotidiennes qui se répétaient jour après jour. Il se demanda combien de temps ça pouvait faire qu'il était à Square Grimmaurd, ça devait bien faire six mois calcula-t-il. Quant à Malfoy, ça faisait environ deux mois qu'il était arrivé. Il lui sembla que cela faisait plus longtemps.

Harry se souvint des premiers jours de son arrivée, de ce qui s'était passé dans la salle de bain une des premières nuits, ou encore du moment où il avait attaqué Hermione. De l'instant où il avait lu dans ses souvenirs par mégarde, les horreurs qu'il y avait vues. Il se remémora la nuit qu'il avait passée dans le fauteuil à côté de son lit, de la réaction de Ron quand il l'avait appris, de leurs parties d'échecs, de leurs engueulades, de l'image de Luna qui l'avait enlacé plus tôt dans la journée. Finalement, il se remémora les mots du serpentard lors de l'incident avec Ginny : «c'est aussi la première fois que j'ai envie que tu restes».

-Je n'aurais jamais pensé… Commença Malfoy en s'interrompant doucement, comme s'il n'arrivait pas à formuler le fond de son idée convenablement.

-Que ta mère disparaîtrait? Demanda Harry après quelques instants, sans détacher son regard de la fenêtre pour tenter de conserver la distance entre eux le plus possible.

-Non, qu'il déserterait… Je veux dire, pour elle.

Harry acquiesça en silence. Il comprit immédiatement le sens réel de ces paroles, le sens que l'autre n'énoncerait jamais à voix haute. Malfoy souffrait que son père ait déserté pour sa mère, mais non pour lui. Jamais le blond ne dirait qu'il aurait souhaité que son père l'aime assez pour ça, Harry le devinait aisément. Durant toutes leurs études à Poudlard, il avait bien vu avec quelle admiration Draco parlait de son père, comme si ce dernier détenait la vérité absolue sur tout. Il allait sans dire que cela avait irrité Harry et pas seulement lui, au plus haut niveau.

Malfoy avait été élevé avec beaucoup trop de retenue pour même en formuler l'idée clairement, mais Harry lut toute la douleur que renfermaient ces quelques paroles prononcées d'un ton faussement détaché. Draco avait toujours cherché l'approbation de son père, pour ne pas dire son amour et maintenant, il venait d'avoir la confirmation de toutes ses craintes, il ne l'aurait jamais. Ou du moins, pas comme il l'aurait tant voulu.

-J'espère qu'il va la retrouver, je ne supporterais pas de la perdre, ajouta Draco du même ton sans émotion.

Si le ton qu'il avait employé était sans émotion, ce n'était pourtant en rien le reflet de ce qui se déroulait à l'intérieur de sa tête. Il avait encore l'impression que son monde s'était un écroulé, pour la deuxième fois en moins de deux mois. Cependant, cette fois-ci, comme les édifices n'avaient pas eu autant le temps de grandir, le désastre était moindre. La disparition de sa mère lui brisait le cœur, si Rogue ne l'avait pas vigoureusement raisonné et menacé, il serait parti dans l'instant à sa recherche. Elle était tout ce qui lui restait. Le seul lien avec son passé. Avec un passé lointain où un jour, il savait qu'il avait été heureux, même s'il ne se souvenait pas exactement de quand c'était. Tandis que pour son père… Son père… Il sut qu'il n'y avait plus pour lui qu'une seule et unique solution, il fallait qu'ils gagnent cette guerre, il devait venger sa famille, c'était devenu personnel désormais.

Il vit que Potter ne lui répondait toujours pas et semblait s'acharner à garder son regard rivé sur la fenêtre et ça l'agaça.

-Ça va? Demanda Draco en retournant la question que l'autre lui avait d'abord posée.

— Oui, oui, c'est plutôt à toi qu'il faudrait demander ça…

-Tu me l'as déjà demandé… Qu'y a-t-il de si intéressant dans cette fenêtre, s'impatienta le blond qui détestait l'attitude étrange de l'autre.

Harry se tourna alors brusquement et regarda Draco droit dans les yeux affichant un air des plus sérieux. Ils entendirent un éclat de voix provenant du salon et ce fût tout ce qui brisa le silence entre eux. Cette fois si c'était un silence rempli de tension, pas du tout reposant ou apaisant.

-Pourquoi est-ce que tu fais ça? Demanda alors Harry. Je veux dire, pourquoi tu me parles, pourquoi tu te confies à moi?

Malfoy fronça les sourcils complètement insulté et étonné par-delà toute mesure. Comment osait-il lui dire cela, c'était lui après tout qui s'était acharné depuis son arrivé à l'«aider», c'était lui qui s'était imposé à lui, lui qui l'avait porté à se confier à lui. Il regretta immédiatement tout ce qu'il avait pu raconter à cet imbécile. Il ne comprenait même pas comment il avait pu baisser sa garde ainsi devant son ancien ennemi, il avait été faible et c'était bien tout ce qu'il méritait, de se faire ridiculiser et humilier de la sorte.

Il voulut se lever, mais le gryffondor lui attrapa doucement le bras pour l'en empêcher.

-Je savais que tu prendrais ça comme ça au moment où j'ai parlé. Je ne voulais surtout pas t'insulter, ça ne me dérange pas que tu te confies à moi, au contraire, c'est moi qui suis allé vers toi au départ, dit Harry sans pour autant relâcher sa douce emprise. Je désirais juste, je sais pas comprendre…

-Comprendre quoi? Dit Draco d'un ton sec et hésitant toujours à se lever et à partir.

Harry avait le cœur qui battait si fort qu'il lui sembla que le jeune homme devant lui devait l'entendre même s'il savait que c'était impossible. Qu'était-il censé dire à ce moment-là? Qu'il voulait comprendre pourquoi lui-même s'était rapproché presque de force du blond depuis son arrivée? Qu'il voulait comprendre pourquoi il se sentait soudain si proche de lui, pourquoi sa seule présence avait le don de l'agacer et de le fasciner tout à la fois? Qu'il voulait comprendre cette chaleur dans son ventre, ce trouble qui l'habitait? Qu'il détestait tout chez lui, son entêtement, ses grands airs, son sale caractère, mais qu'en même temps, il avait envie d'être avec lui? Qu'il voulait savoir pourquoi il avait passé sa main dans ses cheveux et pourquoi il les avait trouvés si doux et pourquoi il ne pouvait cesser d'y repenser? Pourquoi il se souvenait en détail des moindres conversations qu'ils avaient eues? Était-ce ce qu'il devait lui dire? Il ne pourrait jamais lui dire de telles choses, il savait que c'était complètement fou et peut-être que c'était cette noirceur qui les habitait tous deux et qu'il n'avait jamais ressentie chez personne d'autre qui le poussait vers lui.

Il réalisa alors qu'il tenait toujours le bras du blond et cela le rendit encore plus mal, mais il n'avait aucune envie de le lâcher, au contraire. Il eut une soudaine envie de pleurer ou de crier ou les deux devant cette envie. Cette envie qui lui faisait l'effet d'une morsure profonde dans sa poitrine, qui lui faisait ressentir une douleur étrange jusque dans la racine des cheveux, qui le rongeait de l'intérieur.

-Comprendre quoi? Insista Draco d'un ton cette fois beaucoup moins froid en voyant le trouble du brun et en sentant sa main qui ne quittait toujours pas son bras.

Harry, sans réfléchir outres mesures, car ça, il l'avait déjà beaucoup trop fait et succombant à l'envie à la fois de faire taire le serpentard et à celle qui provenait de beaucoup plus profond en lui, il s'approcha assez rapidement du visage du blond et, après une infime hésitation, il posa ses lèvres contre les siennes. Contre toute attente, Draco répondit brièvement à son baiser, mais aussitôt Harry le rompit.

-Comprendre ça, souffla Harry en s'éloignant doucement, le cœur battant la chamade.

Malfoy se leva alors brutalement du lit, comme s'il venait de s'y piquer et sortit précipitamment de la chambre laissant la porte grande ouverte derrière lui. Harry jura et se laissa tomber sur le matelas, regrettant amèrement son geste.


-J'ai les ai envoyé à la recherche de Lucius et de sa putain, ils vont bientôt les retrouver et tu pourras les regarder mourir, dit lentement Voldemort les mains croisées devant lui.

Dans un lit était allongée Bellatrix Lestrange qui était encore inconsciente à cause de l'effet des potions antidouleurs. Son visage et sa tête étaient entièrement recouverts de bandages si bien que ça aurait été impossible de la reconnaître.

-J'ai aussi convoqué un éminent botaniste américain pour qu'il travaille sur les graines trouvées à la base de l'Ordre, continua-t-il sans se soucier du fait qu'elle ne pouvait l'entendre.

La chambre était plongée dans l'obscurité et seul le feu qui brûlait dans le foyer projetait de la lumière dans la pièce.

-Je suis très déçue de toi et de Greyback, mais il a eu sa juste punition… Toi aussi, il me semble, murmura-t-il en désignant sa tête.

Il tapota vaguement son épaule, comme on encourage un chien et retira aussitôt sa main.

-Je suis beaucoup trop permissif avec toi… Conclut-il en sortant de la chambre d'un pas lent.


Dès que Luna aperçut Rogue sortir de sa chambre avec Malfoy et qu'ils se séparèrent, elle se jeta presque sur lui.

-Professeur, je ne sais pas si Draco vous a dit…

L'homme l'arrêta d'un geste de la main en affichant un air d'une froideur à faire glacer le sang de quiconque, quiconque sauf Luna qui ne s'en formalisa pas le moins du monde.

-La potion tue-loup, il faudrait la modifier pour Neville, continua-t-elle.

-Je suis au courant, mon filleul vient de me raconter les évènements de ce matin, trancha-t-il du même ton sibérien.

-Alors vous allez pouvoir le faire?

-Il s'agit d'un travail incommensurable et très incertain, mais c'est sûrement impossible pour vous de saisir toutes les subtilités dans l'art des…

-Merci! Le coupa-t-elle. Nous pourrions commencer demain!

Il soupira. Il se sentait soudainement extrêmement vieux, usé, fatigué et l'excitation bourdonnante de la jeune femme empirait exponentiellement cette condition.

-Nous?

-Hé bien oui, je vais vous aider, affirma-elle avec un enthousiasme qui aurait été contagieux pour n'importe qui, n'importe qui sauf Rogue.

-Je travaille seule Mme Lovegood et je n'ai certainement pas besoin de votre éreintante présence dans mon laboratoire, dit-il en fermant les yeux un instant, comme s'il espérait qu'en les ouvrant, elle aurait disparu.

Luna affichait un magnifique sourire.

-À demain dans ce cas! Finit-elle en retournant dans le salon.

Rogue secoua lentement la tête, n'ayant pas l'énergie de répondre, surtout qu'il devait retourner à l'Impasse du tisseur, ne pouvant pas laisser son prisonnier seul pour la nuit. Il n'avait aucune envie de revoir ce minable ce soir, mais il savait bien qu'il devrait lui donner quelque chose à boire et à manger s'il ne voulait pas que l'autre crève d'ici quelques jours.


Harry regarda sa montre, il était seulement vingt heures. Il n'avait pas osé sortir de la chambre depuis ce qui venait d'arriver avec Malfoy, il aurait préféré souffrir mille Doloris plutôt que de le croiser dans la maison. Il ne savait même pas comment il pourrait dormir cette nuit-là dans le lit à côté du sien vu ce qui venait de se passer. Une idée lui vint alors et il agrippa alors un bout de parchemin et un tiroir qui était posé sur la petite table de chevet, entre le lit d'Hermione et celui de Draco. Il rédigea rapidement quelques lignes et déposa la feuille bien en vue sur le lit de sa meilleure amie pour qu'elle le remarque aisément. Il se leva, fouilla sous son lit dans la valise et en sortit sa cape d'invisibilité qu'il revêtit prestement. Il sortit de la chambre, descendit les escaliers lentement pour ne pas faire craquer les vieilles marches. Il passa devant la cuisine et vit que Remus était toujours assis à la table et discutait à voix basse avec Mr et Mme Weasley. Il jeta aussi un œil dans le salon et vit Hermione qui parlait avec Luna, puis son cœur se serra lorsqu'il aperçut le blond des cheveux de Malfoy qui lisait dans le fauteuil, dos à lui.

Il continua son chemin et marcha jusqu'à la porte d'entrée presque sur la pointe des pieds. Ce serait certainement la partie la plus difficile. Doucement, il tourna la poignée et essaya de refermer la porte sans bruit derrière lui. Miraculeusement, personne ne sembla l'entendre, car il put se rendre jusque de l'autre côté de la rue déserte sans que personne ne sorte de Square Grimmaurd à ses trousses.

Ginny qui sortait de la salle de bain du rez-de-chaussée au même moment où Harry refermait la porte d'entrée fut ébahie de voir la porte s'ouvrir et se fermer toute seule. Il ne lui fallut par contre qu'un instant pour comprendre de qui il pouvait s'agir, car une seule personne de sa connaissance possédait une cape d'invisibilité. Mû par une soudaine impulsion, elle se faufila dans le hall d'entrée, revêtit un des manteaux qui était accroché à la patère, car le sien était dans sa chambre. Elle ouvrit la porte en faisant très attention, mais en attendant quelques instants pour s'assurer de ne pas tomber nez à nez avec Harry.

Lorsqu'elle sortit, elle ne le vit pas bien entendu et resta immobile, puis elle le vit un peu plus loin en bas de la rue lorsqu'il retira sa cape. Il approchait de rues plus passantes et elle se dit que c'était sûrement plus pratique que les autres puissent le voir que d'essayer de les éviter en étant invisibles. Après tout, foncer dans quelqu'un dissimulé sous une cape d'invisibilité soulèverait beaucoup plus les soupçons qu'un jeune homme qui déambulait dans la rue. Il faisait noir et personne, non plus, ne s'attendait à croiser Harry Potter en marchant ce soir-là dans la rue.

La nuit était froide et elle le vent lui piquait méchamment le visage, le manteau qu'elle avait choisi était trop grand pour elle et le froid se faufilait pas les interstices. C'était à la fin novembre après tout. Ginny faillit changer d'idée et retourner à la base, mais elle était enfermée depuis trop longtemps et ses journées étaient trop ennuyeuses pour qu'elle renonce à une aventure, aussi petite soit-elle.

Ils marchèrent environ quarante minutes, mais Ginny eut l'impression que cela dura des heures, elle n'avait pas mis de bottes doublées et ses orteils étaient douloureux. Ils étaient sur le chemin de traverse qui était désert à cette heure-ci et ce fût avec une sorte de déception qu'elle vit Harry cogner à la porte de l'appartement de ses frères qui vivaient au-dessus de leur magasin de farces et attrapes. Elle se serait attendue à quelque chose d'excitant, mais pas à ça. Elle vit la porte s'ouvrir sur Fred qui accueillit le brun et le laissa entrer, refermant la porte derrière lui sans la voir, car elle était dissimulée un peu plus loin.

Elle se trouva alors complètement stupide de l'avoir suivi. Qu'allait-elle faire à présent? Tous les autres magasins étaient fermés à cette heure et si elle allait cogner chez ses frères, Harry saurait immédiatement qu'elle l'avait suivi. D'un autre côté, elle était absolument transie et n'avait aucune envie de retourner seule à Square Grimmaurd.

À l'intérieur de l'appartement de Fred et George, Harry se fit accueillir avec surprise et joie. Naturellement, les deux frères ne s'attendaient pas à le voir, sachant qu'il n'avait pas vraiment le droit de quitter Square Grimmaurd pour des raisons évidentes de sécurité. En entendant des éclats de voix dans le hall d'entrée, Ron, qui était dans le salon, vint voir ce qui se passait. Il fut plus qu'étonné de constater la présence de son ami et mal à l'aise au souvenir de la manière dont ils s'étaient laissés deux jours auparavant. Harry lui sourit amicalement en le saluant.

Ron avait revêtu un vieux pantalon de jogging trop grand pour lui, il devait appartenir à un de ses frères, car il était parti sans rien emporter, et semblait avoir très peu dormi à voir les cernes foncés qui s'étaient installés sous ses yeux.

-Que nous vaut l'honneur de ta visite? Demanda Fred en l'invitant à s'assoir dans la petite cuisine qui servait aussi de salle à manger.

-Dis-nous que tu es là pour nous débarrasser de lui, ça commence à être petit ici, blagua son jumeau en désignant Ron qui fronça les sourcils d'un air mauvais.

-Je suis venu voir comment allait mon meilleur ami, dit simplement le brun en regardant Ron, voulant visiblement arranger les choses avec lui.

-Oh, je vois, alors c'est pas du tout nous que tu venais visiter. Viens George, laissons-les! Rit Fred.

Les deux frères rirent en se levant pour quitter la pièce.

-Euh… Je voulais aussi vous demander si je pouvais rester ici pour cette nuit, je suis à pied, donc… Demanda Harry mal à l'aise.

-Quoi? Ce n'est pas un refuge pour les sans-abris ici, on se marche déjà sur les pieds! S'écria Fred.

-Ce que mon frère voulait dire bien sûr, c'est : évidemment, tu es le bienvenu, le petit déjeuner est servi à sept heures! Coupa Georges en poussant Fred qui maugréait toujours à l'extérieur de la cuisine.

Ron et Harry se retrouvèrent alors seuls.

-Je voulais savoir comment tu allais, dit Harry d'un ton calme pour montrer au roux qu'il ne lui en voulait pas ou quoi que ce soit.

Ron acquiesça.

-J'étais inquiet quand tu es parti, mais je savais que tu aurais besoin d'avoir un peu de distance et de temps avant de vouloir me parler, ajouta-t-il.

Ron acquiesça de nouveau et le silence se fit entre eux. Ron semblait réfléchir et Harry se dit qu'il fallait peut-être mieux qu'il se taise et attende que l'autre dise quelque chose.

-Je suis désolé, murmura Ron à mi-voix, comme si ça lui coûtait de devoir dire ces mots.

Harry fut surpris d'entendre ces mots de la part de son ami qui était habituellement beaucoup trop fier pour présenter des excuses à quiconque.

-C'est bon, répondit Harry en tendant sa main vers Ron qui la saisit fermement en lui donnant un bref sourire.

-Merci d'être venu.

-C'est ce que font les amis, c'est juste normal, sourit Harry.

Ron lui retourna son sourire, mais c'était plutôt l'ombre d'un sourire, il avait l'air vraiment mal en point et c'était facile d'en connaître la cause.

C'est alors qu'on frappa à la porte. Il entendit un des jumeaux aller répondre après que la personne eut cogné encore une fois et fut sous le choc en entendant la voix de celle-ci.

-Je peux entrer? Murmura la voix de Ginny.

Ron dont l'attention s'était dirigée vers ce qui se passait dans le hall d'entrée, même si d'ici ils ne pouvaient le voir, se tourna alors brusquement vers Harry.

-Tu as amené ma sœur avec toi? Dit-il d'un ton surpris et accusateur.

-Non! Se défendit vigoureusement Harry. Elle a dû me suivre, ajouta-t-il en jurant entre ses dents.

Mme Weasley allait très certainement le tuer.


Note de l'auteur :

Alors, alors, alors! Je vous l'avais bien dit qu'il se passerait quelque chose (enfin)! Ou vous l'avais-je dit? Hum…

En tout cas, j'espère recevoir vos commentaires après ce chapitre et surtout concernant la première partie qui a été écrite sur de la langoureuse musique.

Merci de me lire et de commenter, comme toujours, je répondrai à tous les reviews,

À la prochaine,

Harley Q.