Bonjour, bonsoir !

Merci à tous pour vos messages et encouragements ! Voici le dernier chapitre … avant l'épilogue ! J'espère que cette fiction vous aura plu ! Si vous avez encore des interrogations non résolues, n'hésitez pas à m'en faire part ! Merci pour votre soutient sur l'ensemble de cette aventure !

Bonne lecture !

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Chapitre 20

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Flash-back : Vendredi soir, infirmerie (suite).

- Quoi ? Hurla Ergyd, faisant sursauter tout le monde.

- Ergyd, comporte-toi correctement, le repris sa mère en lui lançant un regard sévère.

- Pardon, maman. Mais … Vous voulez vraiment adopter Harry ?

- Oui, Ergyd. S'il te plaît, laisse-nous discuter avec le médecin, veux-tu ?

L'enfant acquiesça à la demande de son père, sentant que les adultes allaient entamer des conversations « de grands ».

- Viens, l'appela Brocvan.

Et les deux frères se retrouvèrent dans un coin de la pièce, laissant le médecin, leurs parents, le directeur de Poudlard et Madame Chourave discuter.

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- Madame Smith, êtes-vous sérieuse quand vous dites vouloir adopter Monsieur Potter ?

- Oui. Affirma Madame Smith d'une voix claire.

Pendant une seconde, le médecin observa silencieusement le couple juste arrivé. Silence qui fut coupé par la directrice de Poufsouffle qui toussota. Après un rapide coup d'œil aux parents de Ergyd et un hochement de tête de leur part, elle prit la parole :

- Si vous le permettez, Monsieur Green : La famille Smith est, peut-être l'ignorez-vous, ou peut être que je ne vous apprends rien … La famille Smith descend directement de celle de Helga Poufsouffle. Cela n'importe foncièrement pas dans le choix qui doit être pris ce soir. Sauf qu'elle n'est pas que cela, non. Elle est aussi la parfaite représentent des valeurs de sa maison. J'ai personnellement eu tous les membres de cette famille comme élèves, en tant que professeur mais aussi en tant que directrice de maison.

Madame Chourave repris un peu son souffle, puis, le regard planté dans celui du médecin, elle ajouta :

- Si ma parole a le moindre poids, je peux vous jurer que vous ne trouverez pas meilleure famille pour Harry Potter. Et là encore je parle en toute connaissance de cause, croyez-bien que j'ai vraiment à cœur la résolution de la situation de cet enfant.

Sa voix s'était faite tremblante. Il n'y avait aucun doute quant au fait qu'elle voulait le meilleur pour son élève et qu'elle croyait de tout son cœur en son choix. Et c'était le cas. D'ailleurs, le couple Smith fut très ému du témoignage de leur vieille amie et leur offrit une brève étreinte de remerciement pour son plaidoyer.

Pendant ce temps, le Docteur Green consulta du regard Albus Dumbledore. Ce ne serait pas lui qui déciderait, mais il pouvait recueillir son avis avant de discuter avec le couple candidat. Le directeur approuva silencieusement les paroles de sa professeure de botanique et le médecin passa à l'audition de la famille Smith au complet, rappelant les deux garçons du couple. Tous devaient entendre et participer à la discussion à venir. Ce devait être une décision de famille, tous les membres devaient y prendre part.

Ainsi, pendant une bonne demi-heure le Docteur Green posa ses questions, donna quelques informations sur le cas de Harry, celles qu'il avait déjà donné à Ergyd plus tôt. Ils échangèrent beaucoup sur les futures difficultés que rencontrerait la famille sur la guérison du jeune Potter, mais à chaque fois la famille Smith assurait qu'elle ferait son possible pour prendre soin de l'enfant.

Ce fut Albus qui finit par mettre un terme aux échanges :

- Je ne voudrais pas être impolis, jeunes gens, mais il me faut vous quitter. En tant que directeur, je me dois d'être présent au dîner.

- Bien sûr, Monsieur Dumbledore, s'exclama Monsieur Smith. Docteur Green, faites le bon choix.

- Faites le bon choix, répéta Madame Smith sur le même ton que son mari.

- Soyez-en sûrs, assura Docteur Green. D'ailleurs, je vais de ce pas en informer le ministère.

Tous se figèrent dans la salle.

- Je vous demande pardon, qu'avez-vous dit ? Demanda Madame Smith.

- J'ai été chargé de l'affaire et, dans la situation, il m'incombe de décider de la suite. J'ai pris ma décision et je décide de vous faire confiance.

Le cœur de Ergyd fit un bond dans sa poitrine avant de battre à la chamade. Il avait vécu toute la conversation entre sa famille et le médecin comme dans un état second, ne croyant pas la situation dans laquelle il se trouvait. Harry, son ami, le petit hérisson farouche qu'il avait rencontré il y a quelques jours à peine, mais pour qui il avait développé une grande affection, allait devenir un membre de sa famille, son frère.

Tout à coup, il eut peur d'avoir mal compris et son souffle se fit court.

- Vous serez les tuteurs légaux de Monsieur Harry Potter au terme d'une période d'essai, poursuivit le médecin. L'enfant étant élève à Poudlard, cette période est réduite aux prochains week-ends, pendant lesquels vous pourrez apprendre à vous connaître.

Il fit une pause, plantant son regard dans chacun des membres de la famille Smith, comme pour s'assurer que tous comprenaient ce qu'il disait.

- À la fin des congés de Noël, nous feront un bilan complet de la situation. Si tout va pour le mieux, Harry Potter deviendra Harry Smith.

Madame Smith, une main sur le cœur, l'autre serrant celle de son mari, remercia grassement le médecin. Monsieur Smith lui serra la main et Brocvan passa un bras sur les épaules de son frère, toujours sous le choc.

- Merci, Monsieur Green.

Le Docteur reçu encore des remerciements et prit le chemin de la sortie. Cependant, avant de quitter les lieux, il se retourna une dernière fois :

- Je vous enverrai par courrier mon rapport complet sur Monsieur Potter. Il vous faut connaître l'entière vérité pour être tout à fait apte à prendre soin de lui.

Monsieur et Madame Smith acquiescèrent et il partit dans le sillage de Albus qui fit un détour par son bureau pour le reconduire à sa cheminée.

Dans l'infirmerie, Ergyd sortit des bras de son frère et fonça dans ceux de sa mère.

- On va vraiment adopter Harry, maman ?

- Oui, mon chéri.

L'enfant sourit de toutes ses dents et une larme de joie lui échappa.

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Fin du Flash-back.

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Harry et Ergyd avaient rejoint leur dortoir et s'étaient installés sur le lit du premier. Allongés sous la couverture, ils s'étaient mis en chien de fusil, face à face et chuchotaient doucement pour ne pas réveiller leurs camarades. Ils avaient tous dîner dans une annexe du bureau de Dumbledore, en toute intimité, pour faire un peu connaissance.

Harry était resté muet, trop intimidé par l'impressionnante famille de son ami. Les Smith avaient tout à fait l'air d'être de gentilles personnes, mais avec leurs manières impeccables et leur politesse à toute épreuve, ils semblaient hors d'atteinte à Harry qui se voyait trop pitoyable pour les fréquenter. Heureusement que Ergyd avait été là, à ses côtés.

- Je te dois des excuses, Harry.

- Pourquoi ?

- C'est moi qui aies rapporté au professeur Chourave ce que tu m'avais dit. Tu m'avais demandé de ne rien dire et …

- C'est pas grave.

Ergyd plongea son regard dans celui de Harry. Le petit brun était sincère, il ne semblait pas lui en vouloir.

- Le Docteur Green m'a dit que c'était important que je te le dise et que je t'explique que je l'avais fait pour ton bien. Que tu pouvais avoir confiance en moi et que tu pouvais continuer à me parler de tout ce que tu voulais, mais que je devais te prévenir que, peut-être, une chose que tu me diras requerra l'intervention d'un adulte … Et que dans ce cas-là, je ne devais pas hésiter à le faire, mais que je devais te prévenir d'abord, pour que tu puisses avoir confiance en moi … Alors je suis désolé de ne pas t'avoir prévenu avant d'en avoir parlé à Madame Chourave.

Durant le discours de son ami, les yeux de Harry s'étaient embués. Son professeur de potion lui avait dit qu'il devait parler à quelqu'un, il avait réussi à le convaincre que son éducation n'avait pas été normale et qu'il devait trouver de nouveaux repères. Ergyd venait de lui offrir son aide sur un plateau d'argent et il en était très ému.

- Je peux te demander quelque chose, murmura timidement Harry.

- Bien sûr, tout ce que tu veux ! Lui répondit aussitôt son ami.

- Tu veux bien me promettre de toujours me dire quand je fais quelque chose de pas normal et de m'apprendre à le devenir ?

Une larme s'échappa de sa paupière, il attendait, tendu, la réponse de son ami. Ergyd resta une poignée de seconde immobile et silencieux. Puis, un sourire se dessina sur ses lèvres et il bougea soudainement. D'un geste rapide et habile, il attira le petit corps de son ami à lui et le serra dans ses bras.

- Je te le promets, petit hérisson.

Harry se lova dans l'étreinte de son ami et enfonça son visage dans le creux de son épaule. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes. Ergyd se fit la promesse de prendre soin de son ami et Harry prit le temps de se remettre de ses émotions.

Soudainement, le rouquin s'anima :

- Tu sais … Ça veut dire que tu vas être mon frère !

Harry redressa la tête et regarda son ami dans les yeux. Il affichait un air un peu stupide. Le petit brun gloussa sous le visage niai de son ami, peut-être futur frère.

- C'est pas sûr …

Ergyd fronça les sourcils, sérieux.

- Si. On fera tout pour.

Puis, son sourire refit son apparition.

- Tu vas voir, ça va être super !

Il lui expliqua en détail à quoi ressemblait sa maison, ou plutôt son château vu le nombre de pièce qu'elle comptait.

- C'est un manoir, en fait, lui expliqua Ergyd quand Harry le lui fit remarquer.

Et à la mine perplexe qu'il afficha, son ami lui décrit ce qu'était un manoir dans la tradition sorcière. Puis il lui détailla le parc qui entourait la demeure et les différents animaux qui y logeaient.

- Mes parents travaillent toujours à la maison. Mon père gère surtout les comptes de la famille, ainsi que nos biens financiers et le siège au Magenmagot, c'est le tribunal sorcier … C'est de la politique abrégea-t-il en voyant l'air perdu du petit brun.

- Euh … d'accord.

- Ma mère, quant à elle, poursuivit Ergyd, aide mon père, bien sûr, mais sa spécialité à elle c'est la broderie. Elle perpétue la tradition familiale des broderies magiques, c'est un secret de famille bien gardée … Oh ! Et puis il y a Brocvan, aussi !

Ergyd passa ainsi une bonne heure à parler de sa famille avec enthousiasme, décrivant à son ami tout ce qu'il allait pouvoir découvrir en emménageant avec eux. Et Harry se prenait à imaginer une nouvelle vie.

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Merci pour votre lecture ! J'espère que ça vous a plu (je suis un peu fébrile ^^) ! J'attends vos retours ! :)

À bientôt pour l'épilogue ;)