Bonjour ! :D Voilà le chapitre 21 ! Moi qui pensais finir ma fic en 20 ou 30 chapitres, je pense que c'est mort.. Nous n'en sommes qu'au commencement mes amis ! ) Bref, je ne suis pas satisfaite de ce chapitre, mais l'action démarre vraiment à ce moment là, et on a un petit début de Dramione.. Mais vraiment petit ! Régalez vous ! 3
Minuit. L'heure du crime.. La pleine lune, éclairait ce soir là une scène insolite, un passage de l'histoire, que même le plus grand des sorciers, n'avait pu prévoir.. Un homme enveloppé dans une cape aussi noire que son âme, psalmodiait en latin devant une gigantesque grille en fer forgé, irradiant la magie. Magie noire, me direz-vous... Pas du tout. Ce démon (ou pourrait-on l'appeler cet ange déchu.. ?) se tenait devant l'entrée d'une des écoles de sorcellerie les plus renommées au monde. Pour ne pas dire LA plus renommée. Poudlard… Il était parfaitement immobile, récitant les mots de la formule avec une patience infinie, et ce depuis des heures… Le rituel pouvait s'effectuer…
Enfin, les protections cédèrent et le métal se tordit lentement pour former un passage, dans lequel l'homme s'engouffra avec un sourire machiavélique. Les défenses les mieux élaborées du monde sorcier s'inclinaient devant sa puissance. Aussitôt dans l'enceinte du château, il marcha d'un pas déterminé et sur de lui vers la Grande Porte, qui s'ouvrit sans aucune résistance. Quelques minutes plus tard, il se trouvait devant la gargouille qui donnait accès au bureau directorial. Celle-ci tomba en poussière d'un simple mouvement de sa baguette, laissant apparaître le fameux escalier en colimaçon…
Samedi 5 Novembre Salle Commune des Gryffondor Un peu avant minuit…
Ron et Harry étaient assis sur les confortables fauteuils de la salle commune. Ils étaient seuls, et pas un bruit, pas une parole ne venaient rompre le silence… Chacun d'eux étaient plongés dans ses pensées ? Harry songeait à Tatiana sans aucun doute, quand à Ron… oui, il pensait bien a Pansy. Pansy Parkinson, elle-même, cette garce qu'il avait toujours tant haïe, et qui se servait à présent de lui pour rendre Hermione et la fouine jaloux. Sans compter que son plan n'avait absolument pas fonctionné… Ridicule n'est ce pas ? Il aurait du la haïr encore plus. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser à cette fille, et le doute s'immisçait en lui. Pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi canon, envoutante, manipulatrice… ?
Tandis que le rouquin était en pleine réflexion sur la belle Pansy, l'esprit d'Harry s'efforçait de se détourner de Tatiana, pour aborder un sujet beaucoup plus épineux…
- Ron.
- Mmh ?
- Il faut qu'on parle.
- Je t'écoute… répondit Ron, intrigué.
Harry vérifia que personne ne se trouvait dans la salle commune, par précaution, puis s'adressa à son meilleur ami, baissant la voix.
- Dumbledore n'est plus certain de la défaite définitive de Voldemort. Par je ne sais quel moyen, il a découvert… qu'il restait un horcruxe.
Ron resta silencieux pendant plusieurs minutes, à la fois choqué et horrifié. Ainsi, Voldemort n'était pas mort… Une part de son âme était toujours en vie, là, quelque part… En effet, l'année précédente, la professeur Dumbledore, aidé d'Harry, avait réussi à réunir les six horcruxes : le journal de Jedusor, la bague des Gaunt, le médaillon de Serpentard, la coupe de Poufsouffle, le diadème de Serdaigle, et enfin le serpent, Nagini. Ils en étaient venus à penser que Voldemort n'avait jamais pu créer son 7ème horcruxe, comme il l'avait prévu dans ses plans : la bataille finale avait eu lieu, Dumbledore avait triomphé et toute la communauté magique pensait être débarrassée du Mage Noir à tout jamais… La réalité était toute autre.
- Tu veux dire que V… Voldemort est en vie.. ? demanda faiblement Ron.
Harry se contenta de hocher la tête gravement.
- Il est certainement très faible, dit-il. C'est pour cela qu'il faut agir vite, et trouver le dernier horcruxe. Je partirai avec Dumbledore dans quelques jours.. Tu resteras ici, et tu protégeras le château, avec l'Armée de Dumbledore. Je te fais confiance Ron.
- Tu peux compter sur moi. Bonne chance….
Au même moment.
Albus Dumbledore, l'un des plus grands directeur que Poudlard ait connu, était assis à son bureau, plongé dans de sages et sombres réflexions… L'atmosphère du château avait brusquement changé quelques minutes auparavant, et il se sentait lui-même étrangement faible… Il savait ce que cela pouvait signifier, il l'avait compris, certes trop tard. A présent, demander de l'aide serait bien trop risqué… Mieux valait que tout le monde reste en sécurité. En revanche, il pouvait encore utiliser ses forces pour appliquer une protection magique sur la partie du château où se trouvaient les élèves. C'était tout ce qu'il était capable de faire pour le moment. Les quelques minutes restantes avant l'échéance, il les consacrerait à rassembler les dernières pièces manquantes au puzzle…
Bientôt, il entendit un grand fracas provenant des escaliers, et l'homme vêtu de sa cape noire, ne tarda pas à faire son entrée dans le bureau directorial, avec un geste théâtral. Puis, il retira son capuchon, lentement et avec un plaisir non dissimulé.
Albus n'en fut pas surpris, mais plutôt désolé, et triste d'une certaine manière. Il avait du mentir tant de fois pour cet homme. Cet homme, autrefois si bon, et qui avait à présent perdu jusqu'à son âme cet homme dont la lueur des yeux n'était plus la sienne.
Il comprenait à présent. Le puzzle était complet. La fin était là, toute proche, mais au moins avait-il la clé du mystère… Harry finirait par comprendre lui aussi, et en viendrait à bout…
- Bonsoir Peter, prononça Albus avec résignation. Ou plutôt devrais-je dire Tom… Je me doutais que vous viendriez…
( MOUAHAHAHA ! )
Quelques jours plus tard
Le château était silencieux. Trop. Une ambiance d'angoisse et de terreur régnait partout, dans les couloirs jusqu'aux dortoirs, aussi bien dans les cachots que dans les salles communes respectives… Chacun était méfiant, se sentait en danger, et se retournait au moindre bruit suspect. Le professeur Dumbledore, le directeur de cette école, et accessoirement me plus grand sorcier que le monde ait connu depuis plus d'un millénaire, avait disparu. Il s'était volatilisé, sans aucune explication, aucune trace. Pas même une lettre, un indice… un corps. Rien. Le château, et ses élèves étaient sans protection…
Par un de ces matins de Novembre, où le froid mord la chair et où le vent souffle si fort qu'il s'engouffre dans le moindre recoin et hurle dans chaque couloir, sous chaque arcade et chaque fenêtre, à l'heure où le soleil pointe timidement ses premiers rayons, deux jeunes garçons sortaient discrètement de l'enceinte de Poudlard, dans un but bien précis…
- Harry, tu es sur de vouloir partir maintenant, sans prévenir personne ? demanda le rouquin à voix basse. Il y a déjà eu la disparition de Dumbledore… Qu'est ce qu'ils vont penser d'après toi ?
- Ecoute Ron, on n'a pas le choix. Nous sommes les seuls au courant de.. tu sais quoi. Ce qui signifie qu'on a deux missions : trouver le dernier horcruxe, et Voldemort par la même occasion, et retrouver Dumbledore. Crois moi, ça ne me plait pas du tout de partir comme ça, surtout en sachant que le château n'est plus protégé, que je laisse mes amis ici.. et Tatiana. Mais il faut qu'on le fasse. Et on ne peut pas leur donner d'explications. Rien ne t'oblige a venir avec moi tu sais…
- Quoi que tu fasses, je t'accompagne ! Tu crois que je vais te laisser partir tout seul ? Bien sur que non. Alors allons-y.
- Merci Ron, répondit Harry en souriant légèrement.
Ils continuèrent d'avancer en silence et franchirent bientôt les grilles du château.
- Et.. Hermione ? demanda le rouquin après plusieurs minutes de silence, alors que tous les deux pensaient bien évidemment la même chose, avec une certaine réticence. Tu crois qu'on va s'en sortir sans elle ?
Harry soupira et regarda en direction du château.
- Il le faudra bien…
Sur ce, ils franchirent les limites de l'école, et transplantèrent, ne laissant derrière eux que l'écho du « Bang ! » qui accompagna leur disparition…
Hermione se réveilla tout doucement, nageant dans le bonheur sans vraiment être consciente de la raison pour laquelle elle se sentait si bien ? Elle ne voulait pas ouvrir les yeux, et simplement rester comme ça pour toujours.. Elle se blottit un peu plus contre le torse du garçon avec qui elle avait dormi, savourant son odeur envoutante.. Et soudain, la réalité la percuta de plein fouet. [ Eh oui, c'est qu'il faut du temps pour que ses neurones 10 fois plus nombreux que la moyenne se reconnectent.. ! ] Que faisait-elle dans se lit, collée de cette manière à un torse masculin ? Que s'était-il passé ? Avait-elle.. Non ! Elle se redressa d'un bond, étouffant une exclamation de surprise lorsque ses yeux lui confirmèrent qu'elle n'était pas dans sa chambre. Elle était dans une chambre aux couleurs Serpentards, où le vert et l'argent dominaient. Son regard se posa alors sur l'homme à côté d'elle, qui émergeait visiblement du sommeil, lui aussi. Elle reconnut à l'instant même son visage d'ange et ses mèches blondes, et eut envie de pousser un léger soupir de soulagement, mais s'infligea une gifle intérieure magistrale, qui lui remit les idées en place. C'est vrai, elle n'en était qu'à peine moins horrifiée !
- Drago ! Tu peux m'expliquer ce que.. Ce que je fais dans TON lit ?!
- Eh bien.. marmonna t-il d'une voix ensommeillée. Tu as fais un mauvais rêve cette nuit, alors tu es venue pleurnicher dans ma chambre.
Il se redressa sur un coude, et la regarda avec son éternel sourire en coin, avant d'ajouter :
- Quand à ce qui a suivi.. Tu devrais t'en rappeler non ?
Il lui adressa une moue à la fois charmeuse et taquine. Quand à Hermione, tous les évènements de la veille lui revenaient en mémoire. Elle allait le tuer ! Oui, elle avait bien fait un cauchemar. Horrible. Quelques images lui revenaient, et s'effaçaient presque aussitôt. Poudlard attaqué des montres de toute part.. Le corps de Drago gisant au sol, ensanglanté et sans vie… Elle s'était réveillée en pleurs, et avait éprouvé le besoin immédiat de le voir. Elle était donc allée dans sa chambre, il l'avait consolée avec une pointe de mauvaise volonté, un peu grognon d'avoir été réveillé à cette heure de la nuit alors qu'il « dormait comme un bébé », ce qui avait arraché un sourire à la jeune femme et il lui avait proposé de dormir avec lui, si ça pouvait la rassurer. Il ne s'était rien passé d'autre. RIEN.
Après cet instant où elle s'était perdue dans ses pensées, elle tourna vers lui un regard furieux et s'exclama, les dents serrées.
- Espèce-de-vil-Serpent !
Elle voulut le frapper, mais il fut plus rapide et attrapa ses poignets, avant de la faire retomber sur le lit et de se mettre agilement sur elle pour la bloquer, tout en faisant attention à ne pas trop l'écraser. Il ne portait en tout et pour tout qu'un simple boxer, et la proximité de son corps, fit perdre tous ses moyens à la jeune femme, si bien qu'elle ne chercha même pas à se défendre. Elle était totalement hypnotisée par son regard Eblouie, littéralement. Il afficha son plus beau sourire, et se pencha vers elle pour murmurer quelques mots à son oreille, fier de son effet.
- Il ne s'est peut-être rien passé, mais ça peut toujours s'arranger jolie Hermione…
Il allait se reculer de lui-même, car même s'il ne l'aurait avoué pour rien au monde, effleurer ainsi le corps d'Hermione n'était pas conseillé pour une certaine partie de son anatomie, mais elle reprit contenance et le repoussa, tout en rougissant violemment.
- Dégage, le pervers ! Tu ferais mieux d'apprendre à contrôler tes pulsions. Et ce n'est absolument pas drôle ! ajouta t-elle en le voyant éclater de rire.
- Au contraire ! répondit-il entre deux éclats de rire. C'était plus que drôle ! Surtout la facilité avec laquelle tu as avalé ça. Sérieusement Hermione, t'as vraiment cru qu'on avait couché ensemble ? Tu as encore ton pyjama, je te rappelle.
Il lui lança un regard amusé, tandis qu'elle rougissait encore plus si c'était possible. Tout au fond d'elle, une toute petite voix murmurait, que peut-être elle aurait bien aimé que ça se produise justement.. Eh encore une gifle mentale !
- Arrête ! Je suis pas du matin, c'est tout ! Maintenant ferme la, Black.
- Black ? répéta t-il en haussant un sourcil.
- Bah quoi ? Je ne peux plus t'appeler Malefoy, que je sache ! répondit-elle en lui souriant.
- Moi je préfère quand tu m'appelle Drago.., dit-il avec une moue d'enfant boudeur.
Elle éclata de rire, et déposa un baiser sur sa joue. Le jeune Serpentard la regarda, d'un air à la fois étonné et.. tendre ? C'était étrange, elle ne l'avait jamais vraiment embrassé sur la joue. Juste des petites bises comme ça, mais jamais un vrai bisou. D'ailleurs, il songea qu'il adorait les bisous d'Hermione. Il aimait sa douceur, il aimait son contact, il aimait la façon dont ses lèvres s'attardaient sur sa peau.. Bref, il fut tiré de sa « rêverie » lorsque quelqu'un se mit à tambouriner contre le portrait de leurs appartements. Il échangea un regard perplexe et inquiet avec Hermione, puis celle-ci se leva.
- J'y vais ! lança t-elle, en se précipitant vers l'entrée, suivie de près par le blond.
Hermione fit prudemment pivoter le portrait d'Athéna, et trouva sa meilleure amie, plus affolée que jamais, et au bord des larmes…
- Gin' ! s'exclama t-elle, étonnée et de plus en plus inquiète. Que se passe-t-il ?
- Hermione.. C'est Harry et Ron ! Ils.. ils ont disparu…. »
