Harry Potter et un nouveau destin

21 – Rencontre en enfer

Le lendemain, les habitants de la demeure Potter furent réveillés aux aurores par les elfes de maison. Certains maugréèrent contre l'heure matinale alors que d'autres sautèrent dans la douche. Mais tout le monde fut prêt pour le repas matinal. Hermione profita de l'occasion pour interroger Sangoku et Vegeta sur les différents aspects de leur monde. La connaissant, ses amis devinèrent que les questions de la jeune sorcière tendaient dans un but précis. Alors que Sangoku finissait de répondre, la jeune femme se mit à réfléchir. Au bout de quelques minutes, elle prit la parole.

- Harry, je viens de penser à un autre moyen de nous rendre dans le monde dans nos amis sans passer par la fusion.

- Enfin la meilleure nouvelle de cette journée, s'enthousiasma Vegeta.

- Je pense qu'il serait imprudent de notre part de débarquer ainsi car nous risquons de dégager trop de puissance qui pourrait être ressenti par Voldemort. Et si par malheur il avait trouvé des alliés, il faut pouvoir créer la surprise.

- Et que suggères-tu ? Je ne peux pas créer un trou dimensionnel pour vous tous qu'il me faudra maintenir.

- Harry, tu te sous-estimes. Tu oublies que de nous tous, tu as la magie la plus importante. Et surtout, tu as la baguette la plus puissante de l'histoire de la magie.

- Cela ne fait pas tout, opposa Harry.

- Laisses-la terminer mon chéri. Depuis le temps, tu devrais la connaître, lui rappela Ginny.

- Merci. Je pense que si tu te transformes en Super Sorcier niveau trois, et que nous allions notre magie en nous transformant, tu pourras nous transporter sans problème. Réfléchis. A nous quatre, nous avons créé une école dans la tente hier. Alors en nous transformant, nous ne te prêterons assez de magie et de puissance pour que le trou dimensionnel soit stable.

Harry réfléchit à la proposition de son amie. Dans une certaine mesure, l'observation de Hermione était bien calculée. Sous sa transformation de niveau trois, il pouvait créer un trou dimensionnel qui puisait tant dans sa magie que dans sa puissance. En additionnant celles de ses amis, le trou serait stable et puissant pour qu'il puisse traverser avec tout le monde. Mais il se demandait comment garder ses amis près de lui durant le voyage.

- Ton plan est très bien, mais j'y vois une faille. Durant le voyage, qu'est-ce qui nous garantit que nous atterrirons au bon endroit ?

- Avec un simple sort de liaison comparable au Serment Inviolable. A part que celui-ci nous reliera à toi le temps du voyage. Et j'ai déjà pensé à comment conjurer ce sort, anticipa la jeune femme sur les questions de son ami.

Elle se leva rapidement de table pour disparaître dans la salle d'entraînement que Harry avait créé chez lui. La jeune sorcière revint une dizaine de minutes plus tard. Derrière elle trottaient deux gnomes de jardin qu'elle avait été cherchée au Terrier à super vitesse. Ils étaient liés à la jeune sorcière par un lien bleuâtre. Elle les en libéra. Les deux gnomes disparurent pour reparaître là où ils avaient été enlevés. La démonstration fut convaincante. Harry donna ses dernières instructions à Dobby et à Kreattur. Ensuite, tout le monde se dirigea vers le parc situé derrière la maison. Hermione expliqua à Harry le sort qu'il devait jeter. Dès qu'il comprit, il se transforma ainsi que ses amis. Ensuite tout le monde fit cercle autour de lui. Harry jeta le sort. Un puissant lien bleuâtre relia les sorciers et les guerriers de l'espace. Dès que Harry fut certain que chacun était solidement lié, il se concentra pour faire apparaître le trou dimensionnel. Ginny, Hermione et Ron interagissaient avec leur magie pour maintenir le trou. Ensuite ils furent aspirés. Pour les amis sorciers du jeune homme, l'expérience fut intense.

Le voyagea ne dura que quelques secondes. Ils apparurent dans le monde Sangoku au milieu d'un ciel bleu clair. L'après-midi était entamé depuis un certain temps. Les saïyens reconnurent immédiatement leur monde. Ils lévitaient au-dessus de l'océan. Harry reprit sa forme initiale. Il éprouva cependant un léger vertige tout comme ses amis.

- Oh les jeunes ça va ? demanda Sangoku.

- Juste une faiblesse passagère, indiqua Ginny. Il faudrait que nous nous reposions.

- Je sais où nous sommes, formula Vegeta. Nous devrions être assez près de l'île de Tortue Géniale.

- Tu as raison, approuva Sangoku. Les enfants, allez rejoindre vos mères pendant que nous nous occupons de nos jeunes amis.

Les jeunes saïyens protestèrent mais Vegeta intervint avec sa délicatesse coutumière. La discussion prit fin en peu de temps. Sangoten et Trunks saluèrent les quatre sorciers. Ensuite, Harry téléporta tout le monde sur la petite île. L'ancien maître de combat de Sangoku se prélassait agréablement sur une chaise longue, un magasine d'une certaine nature lui recouvrant le torse. Il sursauta quand il entendit Sangoku l'appeler.

- Tortue Géniale, debout !

- Ah ! Sangoku ! Mais que fais-tu là ?

- Nous avons besoin de votre maison pour permettre à nos amis de se reposer.

Le vieil ermite regarda les amis en question. Il ne les connaissait pas. Il trouva immédiatement les jeunes sorcières à son goût. Il sauta de sa chaise longue, ajusta ses lunettes de soleil et bomba le torse.

- Bonjour, je suis Tortue Géniale. Ravi de vous rencontrer, se présenta-t-il en tendant une main amicale à l'encontre de Ginny.

La jeune sorcière la lui tendit sans se méfier. Tortue Géniale la serra vigoureusement avant d'attirer la jeune femme contre lui. Et il la pelota agréablement. La réaction de la jeune sorcière fut immédiate. Elle explosa de colère et d'indignation, se transforma et mit un puissant coup de poing dans le nez du vieil obsédé.

- MAIS VOUS ETES ENCORE PIRE QUE CE QUE NOUS AVONS VU ! s'emporta-t-elle. Essayez encore une fois, et je vous promets de vous jeter mon sort de Chauve-Furie à puissance maximale.

Mais le vieil ermite ne l'entendait même plus. Il s'était rapidement relevé et tentait de s'approcher de Hermione qui était sur ses gardes. Elle leva sa baguette et fit apparaître un pic de glace au niveau de l'entrejambe du vieux maître. Sangoku rigolait franchement.

- Maître, je vous conseille de garder vos instincts libidineux pour plus tard. Ces jeunes gens sont des sorciers venant d'une autre dimension. Et leurs pouvoirs sont plus importants que ceux de Babidi.

- Vous ne pouvez pas empêcher un vieil homme inoffensif comme moi de vouloir profiter de la vie, plaida Tortue Géniale.

Les jeunes sorcières étaient particulièrement remontées. Ron et Harry regardaient la scène, complètement dépassés. Vegeta trouvait la situation grotesque.

- Désolé, se contint difficilement Sangoku. Pourrions-nous loger ici le temps que nos amis reprennent des forces ?

- C'est vraiment déplorable. Sangoku, va chercher des haricots magiques, ça règlera le problème plus rapidement.

- Vegeta, comme toujours, tu penses vraiment à tout, le félicita Sangoku.

- Il faut bien que l'un de nous deux pensent un peu de temps en temps.

Harry disparut, laissant les jeunes sorciers sous la responsabilité du vieux maître. Ils entrèrent dans la petite maison coquette. Les quatre amis somnolaient légèrement. Sangoku reparut. Il affichait une expression inquiété.

- Mauvaise nouvelle, il n'y a plus de senzu. Quelqu'un a volé le sac dans la Tour Sacré ainsi que de l'eau sacrée.

L'information fit réagir immédiatement Harry. Il se redressa sur son séant.

- Je suis certain que c'est Voldemort. Nous aurions dû le poursuivre tout de suite.

- Harry, maître Karin n'a rien vu. Mais il a reconnu que l'énergie dégagée était un peu semblable à la vôtre. D'ailleurs qu'aurais-tu pu faire ? Tu serais arrivé ici, épuisé, et il t'aurait immédiatement tué. Non, c'est une très bonne chose que tout se soit passé ainsi car cela nous laisse du temps pour nous préparer.

Harry appréciait beaucoup Sangoku, mais il n'aimait pas, n'aimait vraiment pas, cet aspect de la personnalité des guerriers de l'espace qui jubilait à l'approche d'un bon combat. Néanmoins il écouta le reste de la conversation.

- Mais maître Karin a ajouté que dès demain de nouveaux senzu seraient disponibles. Il avait commencé une nouvelle culture il y a de ça un mois, précisa Sangoku.

Tortue Géniale ne fit aucun commentaire, réfléchissant aux paroles de son ancien élève. Il avait suivi de loin les aventures des jeunes guerriers de l'espace. Avec l'arrivée de ces jeunes sorciers dans leur monde, il se doutait que la Terre allait de nouveau connaître une période de troubles. Et pour une fois, le danger venait d'un monde parallèle.

- Sangoku, tes jeunes amis peuvent rester le temps qu'il leur conviendra pour se remettre, dit simplement le vieil ermite.

Ensuite il retourna se prélasser sur sa chaise longue. Sangoku et Vegeta laissèrent donc les quatre amis chez le vieux maître. Sangoku téléporta Vegeta chez sa compagne. Il rentra ensuite chez lui. Chichi et Bulma furent ravies de revoir leurs compagnons ainsi que leurs enfants.

Pendant ce temps, dans un autre endroit du monde de Sangoku, Voldemort était en pleine conversation avec d'étranges personnages. L'un était assez grand avec corps verdâtre et jaune parcouru de tâches noires. Un autre était plus petit que la mage noir. Son corps était blanc-gris avec une longue queue. Et sa tête était aussi lisse qu'une boule de billard avec une bande rose en son centre. Un autre personnage, de même taille que celui au corps verdâtre participait à la conversation. Il avait de longs cheveux noirs qui lui tombaient pratiquement jusqu'aux pieds. Il était vêtu comme les guerriers de l'espace. Un autre personnage, jaunâtre, petit, suivait aussi la conversation. Il se trouvait dans une grotte sombre. Un petit feu illuminait la grotte. A part Voldemort, tous avaient une auréole au-dessus de leur tête, signe qu'ils étaient morts. Voldemort se trouvait en Enfer, dans la partie de l'Enfer la moins connue.

- Ainsi vous me dîtes que j'ai traversé une autre dimension, et que je me trouve en Enfer, résuma dégoûté le mage noir, lui qui ne supportait pas la mort.

- Effectivement, dit Babidi, le petit être jaunâtre. Et d'après ton histoire, tu as eu de la chance.

- Lord Voldemort ne connaît pas la chance. Mais ce maudit Potter a …

- Tais-toi sorcier de pacotille, intervint la créature verte et jaune. Comprends-tu seulement ce qui t'es arrivé ? D'après tes explications, ton Harry Potter possédait une puissance que tu n'avais jamais vue auparavant. Et je peux t'assurer qu'une seule personne a pu lui enseigné cette façon de se battre, Sangoku, affirma Cell.

Les autres approuvèrent de derechef. Voldemort sentait sourdre au fond de lui une colère qui ne cessait de s'amplifier. Se faire rudoyer par un inconnu n'était pas une chose qu'il admettait. Quand il était arrivé dans ce monde, il avait erré jusqu'à tomber sur ces étranges personnages. Les voyants, il s'était méfié jusqu'à ce que l'un d'eux s'approche de lui. Il avait tenté de le tuer mais celui-ci avait évité son rayon mortel de la même manière que Harry lors de leur duel. Pour la première fois de sa vie, Voldemort s'était senti impuissant. Il avait donc suivi ces étrangers qui lui avaient fourni des explications sur l'étrange endroit où il se trouvait. La surprise avait laissé place à la compréhension. Et tout avait été parfaitement clair. Voldemort envisageait déjà de se servir de ses nouveaux compagnons. Mais quand ils les avaient interrogés sur leurs défaites, il avait déchanté. Ce monde contenait trop de puissants guerriers. Et il devait trouver un moyen d'être à leur hauteur.

- Vous me dîtes que Potter a été entraîné par ce Sangoku qui vous a tous vaincu. Mais il existe bien un être dans cet univers qui puisse vaincre ce guerrier.

- Il existe en effet, répondit Freezer, l'extraterrestre au corps gris et blanc. Mais il a été vaincu à deux reprises. Et bizarrement, son esprit ne se trouve pas ici. Ni son corps.

- Quelqu'un est-il en mesure de le retrouver dans ce monde ?

- Je pense que le Seigneur Enma pourrait le retrouver. Mais il faudrait d'abord l'approcher. C'est le juge suprême du monde des morts.

- Je comprends. Si je veux ma réponse, il faut que je le voie et que je le contrôle.

- Tu es vraiment drôle, toi, dit en s'esclaffant Raditz.

Voldemort s'énerva de nouveau et jeta le sortilège de l'Imperium sur l'insolent à une vitesse surhumaine. Le guerrier de l'espace ne put l'éviter. Voldemort eut un sourire sadique et obligea l'homme à danser sur ses mains pendant une bonne heure alors qu'il continuait la conversation. Babidi était fasciné par les pouvoirs de Voldemort.

- Comme vous pouvez le voir, même un mort je peux le contrôler. Ce juge a le pouvoir de vous rendre la vie ?

- Je pense, réfléchit un instant Cell. Mais cela irait à l'encontre des règles de ce monde. Et si tu voulais nous ramener à la vie, il faudrait que tu trouves les Boules du Dragon.

- Ces fameuses boules qui exaucent n'importe quel vœu.

Une vive lueur d'intérêt et de convoitise s'était éveillée dans les yeux rouges du mage noir. Il avait à portée de main un moyen infaillible d'être immortel pour de bon. Quand il pensait qu'il était certain d'avoir découvert le plus sûr moyen de se débarrasser de sa pitoyable condition d'être humain. Mais voilà, Dumbledore et Potter s'étaient mis en travers de sa route. Il enrageait quand il y réfléchissait. Il aurait dû tenter de tuer Dumbledore quand il était revenu à Poudlard la première fois. Cependant ce geste aurait pu se retourner contre lui. C'eut eu été stupide à l'époque, et il le savait pertinemment. Il continua son interrogatoire.

- Y a-t-il d'autres personnes au-dessus ce Enma ? demanda Voldemort.

- Il y a les dieux des quatre galaxies, une sorte de Dieu suprême qui commande les quatre dieux, enfin les Dieux du Paradis suprême, plus puissants que les dieux cités précédemment.

- Lors de la dernière bataille que nous avons suivi, ils étaient trois, et maintenant ils ne sont que deux, indiqua Babidi.

- L'un d'eux est mort ? demanda incrédule Voldemort.

- Non, deux ont fusionné grâce à de mystérieuses boucles d'oreille. Par contre, le vieux qui reste a offert sa vie à Sangoku afin de le ressusciter sans les Boules du Dragon. Il est allé à l'encontre des règles, mais comme c'est le Dieu Suprême par excellence, le Rôh Kaïoshin, le doyen, il peut faire ce qui lui chante. Il ne s'intéresse que très peu à ce qui se passe dans le monde des humains.

Voldemort n'avait retenu qu'une seule chose, la fusion par des boucles d'oreille. Il avait peut-être un moyen de se débarrasser définitivement de Potter.

- Parlez-moi de ces boucles d'oreille ! ordonna Voldemort.

- Il s'agit de boucles d'oreille magiques qui fusionnent les esprits et les corps de deux personnes.

- Magiques, dîtes-vous, répéta avec un rictus mauvais Voldemort.

Un plan se dessinait petit à petit dans son esprit.

- Je résume. Si je veux prendre ma revanche, il me faut tuer les guerriers de ce monde pour rejoindre mon monde. Mais la chose est impossible sans un maximum de puissance. Si je parviens à me débarrasser d'eux, je pourrais m'emparer des Boules du Dragon qui réalisera n'importe lequel de mes souhaits. Mais pour vaincre ces guerriers, il me faut d'autres guerriers, en l'occurrence vous, les plus puissants. Cependant, le plus puissant reste introuvable à moins de contraindre le Juge des Morts à me révéler la vérité. Et il peut vous rendre la vie puisque c'est en son pouvoir, à condition de l'y contraindre.

Les quatre personnages hochèrent la tête. Voldemort partit dans un grand éclat de rire. Un éclat de rire froid et dément.

- Dès demain, vous serez libres, et vous aurez une puissance que vous n'auriez même pas imaginé même dans vos rêves les plus fous. Toi, Cell, expliques-moi le déplacement instantané. Maintenant que j'ai compris comment utiliser ma puissance, ordonna Voldemort.

Le ton ne plût pas à la créature mais il se plia à l'ordre. Il pensait que ce sorcier d'une autre dimension pourrait bien réussir là où lui et les autres avaient échoué. Il avait décidé de le suivre pour prendre sa revanche sur les guerriers de l'espace, et tout particulièrement sur Sangoku.

Dans le monde des vivants, la nuit était tombée. Harry était endormi sur le canapé à angle de la maison. Une couverture le couvrait. Ginny dormait à l'autre bout du canapé. Ron et Hermione partageaient la chambre d'amis. Harry s'agitait dans son sommeil. Des gouttes de sueur perlaient de son front. Il rêvait des sept dernières années qui s'étaient écoulées. Il revoyait les pires scènes de sa vie, de sa première confrontation avec Voldemort jusqu'à la bataille finale. D'un coup il se leva en haletant. Il tremblait légèrement. Machinalement, il porta la main à sa cicatrice qu'il se frotta. Pourtant il constata que celle-ci ne le faisait plus souffrir depuis qu'il ne portait plus une partie de l'âme de son ennemi. Son estomac émit un grognement pour le moins indiscret. Il n'y prêta pas attention, regardant où il se trouvait. Il se rappela immédiatement. Il souffla de soulagement. Il se leva doucement pour sortir sur la plage. Il marcha un peu dans l'eau et fixa les étoiles. La lune était extraordinairement brillante. Il s'étonna de retrouver tant de détails si semblables à son monde. Le ciel était noir et les étoiles brillaient fortement comme dans leur monde. Il devina la Grande Ourse, Orion et tant d'autres constellations. Il se sentit d'un coup nostalgique de son monde. Pourtant, il ne se trouvait ici que depuis quelques heures. En réalité, ce qui lui manquait était de ne pas avoir pu savourer une complète victoire. Si cela avait été le cas, il aurait participé à la fête l'esprit détendu, il aurait profité de ses amis vivants, et il aurait profité de Ginny. Il rougit légèrement à cette pensée. Mais elle lui apporta un certain réconfort. Sa relation avec son aimée s'était merveilleusement améliorée avec cette année, et ce point allégeait le cœur du jeune sorcier. Il n'en aimait que davantage sa sorcière rousse. D'ailleurs, il sentit sa présence bien avant qu'elle ne le touche.

- Alors mon chéri, déjà debout ? demanda la sorcière en question.

- Ron et Hermione dorment encore ?

- Aurais-tu pris l'habitude de répondre à une question par une autre ?

- De quoi parles-tu ? demanda-t-il affichant un sourire resplendissant.

- Ne joues pas avec moi, Harry Potter, répondit-elle, les mains sur les hanches. Tu as fait un mauvais rêve. Ta cicatrice ?

- Je te rassure, elle ne me fait plus mal.

- Alors, racontes-moi ton rêve, insista-t-elle.

- Pourquoi faut-il que tu sois si perspicace ? lui demanda-t-il en lui tendant une main qu'elle attrapa.

- Parce que je suis une partie de toi comme toi tu l'es de moi. Et je ne veux pas que tu fuis.

- Je ne fuirais pas, lui promit-il. Si les doubles de nous d'un autre monde ont agi en nous donnant ces livres, je suppose que c'est pour que notre couple soit plus fort.

- Il t'en a fallu du temps pour comprendre. Mais tu ne réponds pas à ma question, revint-elle à la charge.

Harry savait qu'il devait lui répondre car la jeune sorcière ne se satisferait pas d'une demi-réponse. Alors s'asseyant sur la plage, il lui raconta son cauchemar dans les moindres détails.

- Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi j'ai la curieuse impression d'être encore connecté avec Voldemort.

- Harry, Harry ! se désola Ginny. Tu n'as peut-être plus l'âme de Voldemort en toi mais il survit grâce à ton sang et à la protection de ta mère. Donc tu peux encore voir ce qu'il manigance. Ce qui est rassurant, c'est que ta cicatrice ne te fasse plus mal, dit-elle en lui passant une main sur le front.

Harry avait deviné l'explication mais il s'était refusé à la reconnaître. Seulement Ginny venait de lui confirmer ses craintes. Il poussa un soupir à fendre l'âme, se demandant combien de temps durerait encore son calvaire. Ginny se leva d'un coup.

- Harry Potter, il ne sert à rien d'avoir un air aussi morose. Ce qui doit arriver arrivera. Et je crois qu'une petite baignade te fera le plus grand bien, lui proposa-t-elle de façon mutine.

Le jeune sorcier la regarda sans comprendre. Elle commença à se déshabiller langoureusement. Elle ôta avec grâce ses chaussures, fit descendre sensuellement son pantalon le long de ses jambes, découvrit petit à petit son torse en jetant des œillades très suggestives à son amant pour terminer par son soutien-gorge. Le spectacle dura cinq minutes. Cinq minutes qui furent un pur enchantement pour le jeune homme. Il trouva Ginny si belle sur cette plage, nue et juste habillée par la lumière de la lune.

- Vas-tu rester encore longtemps ainsi à me contempler ?

- Quand une déesse descend du ciel, n'est-ce pas ainsi que tout homme doit se comporter ? En vénération et en contemplation devant sa déesse, lui répondit Harry dans un souffle rauque.

- Harry, que de compliments ! la félicita la jeune sorcière. Et il est d'usage que quand la déesse donne un ordre, le contemplé doive s'exécuter. Donc baignade.

Elle se pencha et aspergea le dit contemplé d'une grande vague d'eau. Harry sourit de défi et la rejoignit. Il l'enserra dans es bras et l'embrassa passionnément. Elle le déshabilla rapidement, et ils plongèrent dans l'océan. Ils nagèrent pendant une heure au milieu des créatures aquatiques nocturnes. Ils revinrent et s'aimèrent au clair de lune. Avec leurs vêtements éparpillés, ils improvisèrent un lit où ils passèrent la nuit. Au moment de s'endormir, Harry trouva la vie merveilleuse.

Le lendemain, ils furent réveillés, non pas par le soleil, ni par les vagues qui leur léchaient les pieds, mais par un Ron assez gêné. Il toussota fortement avant de disparaître dès qu'il fut certain du réveil de son meilleur ami et de sa sœur. Harry et Ginny se sourirent avant de s'embrasser amoureusement. Ils se vêtirent rapidement et rejoignirent leurs amis. Tortue Géniale finissait d'émerger de son sommeil. Ron ne fit aucun commentaire et se contenta de jouer l'ignorance. Hermione ne comprit pas tout de suite jusqu'à ce que Ginny lui explique que Harry avait rêvé de Voldemort. Sa meilleure amie comprit immédiatement et leur lança un regard attendri alors que Ron levait les yeux au ciel.

- Ron, tu sais bien que ta sœur et moi nous marierons un jour. Donc pas la peine de faire cette tête parce que tu nous as surpris sur la plage.

- Dans l'intimité d'une chambre, soit. Mais sur la plage, vous pensiez à quoi ?

- Oh monsieur le prude, rigola Ginny. Parce que ça ne t'est pas venu à l'esprit ?

Le jeune rouquin se mit à rougir fortement. Hermione lui caressa tendrement la joue. Alors qu'il s'apprêtait à répliquer, Sangoku apparut avec Vegeta.

- Salut les jeunes, bien dormis ? demanda Sangoku.

- Certains ont apprécié parfaitement l'air marin nocturne, répondit un Ron renfrogné.

Sangoku ne comprit pas l'allusion, à l'inverse de Vegeta.

- Mais pourquoi avez-vous dormi dehors ? demanda Sangoku. Tortue Géniale ne vous aurait jamais jeté dehors. Bon je sais il est un peu obsédé et …

- Sangoku, tais-toi, intervint Vegeta, tu t'enfonces là. Je ne sais pas comment tu as pu faire des enfants alors que tu ne comprends rien à rien.

Le guerrier de l'espace se mit à réfléchir sur les paroles de son comparse qui se désolait en se tapant le front. La scène était d'un tel comique que les jeunes gens ne purent se retenir de rire aux éclats. A ce moment-là, tout le monde entendit raisonner une voix dans le vide. Elle s'adressait à leurs esprits. Sangoku et Vegeta la reconnurent immédiatement. Les jeunes sorciers prirent plus de temps.

- Sangoku, il faut absolument que tu viennes avec tes amis dans l'autre monde. Une catastrophe sans précédent s'est produite.

- Que voulez-vous dire ? demanda d'un coup avec sérieux Sangoku.

- Venez, c'est urgent. Un certain nombre de personnes vous attendent. Et amènes tes amis sorciers avec toi, je crois que cela les concerne.

Harry s'était redressé d'un coup. Son cauchemar et ses pires craintes se réalisaient. Voldemort s'était manifesté. Il angoissait déjà avant même de connaître les mauvaises nouvelles. Une sourde peur commençait à lui monter à la gorge. Ginny lui attrapa la main pour lui donner du courage. Ron et Hermione sentaient eux aussi cette peur in sinueuse les prendre aux tripes. Quel mauvais coup Voldemort préparait-il ? Vegeta avait suivi le changement d'expression des jeunes gens et avait compris. Même Sangoku avait deviné.

- Ce n'est pas la peine de sauter à une conclusion quand on ne connaît pas le problème. Allons trouver maître Kaïoh, je suis certain que tout se passera bien.

Harry ne fut pas rassuré du tout. Tout le monde s'accrocha au guerrier de l'espace pour disparaître, direction l'autre monde.