Bonsoir ami(e)s lecteurs/trices !
Je suis rentrée de vacances, reposée et je l'espère opérationnelle pour écrire la suite de cette histoire
Je vais tâcher d'être la plus brève dans les délais, même s'il me faudra peut être un petit moment pour trouver un rythme à la rentrée :)
Je vous remercie de me suivre, et de prendre le temps de commenter ( merci d'ailleurs à ceux et celles ont commenter en anonyme ! )
Merci encore à Amy pour avoir corriger ce chapitre en un temps record !
Je vous embrasse fort et vous retrouver en bas !
Bonne Lecture !
Chapitre 20
L'après-midi touchait à sa fin, alors que l'éclectique petit groupe rejoignait discrètement le château. La joie d'être venus à bout de ce qu'ils considéraient tous comme leur première épreuve semblait parfumer l'atmosphère d'une douce odeur de victoire, alors que l'adrénaline de ces quelques instants de risque pur électrisait encore leurs veines.
A pas de loup, ils ré-infiltrèrent sans bruit l'enceinte de l'école, en reprenant le même chemin qu'à l'aller. L'air était humide en ce brumeux jour d'octobre, pourtant rien ne semblait en mesure d'obscurcir, ne serait-ce que partiellement, l'humeur de la troupe, même si pour le moment, silence et calme étaient de rigueur.
En effet, la vision de trois Serpentard et une Gryffondor émergeant d'un des passages secrets de Poudlard n'était pas vraiment ce qu'on pouvait considérer de normal, même en ces temps plus que troublés. De plus ce n'était pas non plus exactement le moment d'attirer l'attention du corps professoral.
- Je meurs de chaud ! Et puis qu'est-ce que c'est que cette cape affreuse que tu nous as refilé Dray ? T'aurais franchement pu faire un effort sachant que j'allais devoir la garder toute la journée….
Le concerné soupira bruyamment.
- Pansy…
Elle ne sembla pourtant pas affecté par sa profonde consternation.
- Et Blaise qui a passé son temps à me tripoter dans le tunnel, à coups de « Mais tu pourrais trébucher Parkinson » ! Non mais je te jure ! Et ca se considère comme des amis ! Sans parler de cette mission : tellement ennuyeuse et puis surtout que…
- Pansy…
Pourtant, sans nous accorder une once d'intérêt, la Serpentard s'éloigna à grands pas sans cesser de marmonner dans sa barbe, paraissant soudainement remontée contre tout le monde sorcier. Après un haussement d'épaules incrédule, Zabini lui emboîta quand même le pas.
- Qu'est-ce qui lui prend ?
- Dolohov, soupira-t-il.
Hermione ne considérait pas vraiment ça comme une réponse, pourtant le moment ne semblait pas des plus opportuns pour assommer Malefoy de questionnements en tout genre.
- Bon et bien je vais rejoindre le dortoir des …
- J'ai une surprise pour toi Granger.
Une surprise. En règle générale, Hermione Granger aimait les surprises. Mais le genre de surprises amusantes dont elle avait l'habitude. Une après-midi shopping avec sa mère. Un livre offert par ses amis. Ou encore une rencontre hasardeuse au beau milieu du Londres moldu. Pourtant, rien dans les yeux de son meilleur ennemi ne présageait que leurs visions du mot « surprise » coïncidait.
- Une surprise ? demanda-t-elle, alors que l'angoisse transparaissait clairement au travers de sa voix claire.
- Oui une surprise. Et crois-moi, je suis convaincu que ça va te plaire…
Elle déglutit bruyamment. Il éclata d'un rire bref, presque froid, avant de lui empoigner le bras, la trainant littéralement derrière lui. A son contact, sa condition de Sang-de-Bourbe lui revint en mémoire. Pourtant, en cet ultime instant, il semblait réellement n'en avoir que faire…
Ils se trouvaient dans leur QG. Où exactement, elle n'en avait absolument aucune idée. Après avoir traversé un nombre incalculable de portes et de couloirs étriqués, elle avait perdu le fil de leur parcours et avait préféré se laisser bercer par la démarche endiablée de son éternel acolyte.
L'homme qui leur faisait face lui était totalement inconnu. Plutôt grand, bien bâti, une carrure qui laissait présager qu'il n'avait pas passé sa vie dans un bureau à trier des papiers. Ses cheveux noirs, coupés à ras, et ses traits durs ne lui inspiraient pas vraiment confiance. Pourtant, le grand sourire de Malefoy l'appelait à la décontraction.
Bien évidemment, tout en lui criait son statut de Moldu ensorcelé. De son jean délavé à son air abasourdi, en passant par sa paire de baskets du dimanche. Pourtant Hermione ne pouvait croire qu'ils en étaient arrivé à de telles extrémités. Il n'avait tout de même pas pu faire ça…
- Malefoy ne me dis pas que…
- Surprise ! Voilà notre professeur de tir : Je te présente…. Comment vous appelez-vous au fait ?
L'invité aux allures de tueur à gages eut l'air passablement étonné qu'on s'adresse enfin à lui. Il répondit, presque mécaniquement.
- Tom.
- Tu as capturé un moldu…
- Parfait, je te présente Tom.
- Tu-as-capturé-un-moldu !
- Je ne l'ai pas capturé Granger. Arrête de voir le mal partout.
Pourtant, Hermione ne semblait décidément pas croire que ce geste soit aussi dénué de conséquences. On ne pouvait kidnapper quelqu'un de la sorte, pour le plier à sa volonté, même dans le cadre de la défense d'une cause juste.
- As-tu perdu la tête ?! Ce n'est pas un jouet…
- Ai-je prétendu le contraire ?
Excédée, elle sentait cependant que les choses n'étaient pas en train de tourner en sa faveur.
- Tu ne peux pas jouer ainsi avec la vie des gens, merde !
Il paraissait soudainement furieux qu'elle puisse avoir l'indécence de ne pas visualiser les choses de la même manière que lui. Ne pouvait-elle pas, pour une fois, essayer de se défaire de ses assommants discours éthiques, de ses inutiles principes moraux, uniquement bons à lui faire perdre du temps ? A lui faire perdre son temps. Encore et toujours.
- Sors.
Sa voix claqua, brutale. Elle ne réagit pas, ne comprenant pas où il voulait réellement en venir.
- Sors, répéta-t-il avec plus de conviction.
- Quoi ? Mais... Je…
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il était sur elle, sa main empoignait fermement son menton et le bas de ses joues, ses ongles s'enfonçaient dans la peau fragile de son visage. Terrorisée, elle ne bougeait plus, bien trop effrayée par ce nouvel accès de colère incompréhensible.
- Tu es avec moi ou tu es contre moi Granger. Tu travailles selon mes principes, tu obéis à ma volonté. Ou alors toi et tes airs de pimbêche vous sortez d'ici. Tu viens de me montrer que tu pouvais être bien plus qu'utile. Tu viens de me prouver que tu pouvais œuvrer à mes côtés. Mais je ne supporterais pas une seconde de plus tes tergiversassions constantes. Je ne me répéterais plus. Tu n'es qu'un soldat sous mes ordres ici. A toi de choisir ce que tu souhaites réellement…
Sa main s'éloigna de son visage. Son regard demeura ancré dans le sien. Ainsi elle n'eut pas l'impression d'être véritablement relâchée, de s'être vraisemblablement extirpée de son incroyable emprise. Pourtant, elle ne prit pas le temps de réfléchir une seule et unique seconde.
- Je te suis.
Qu'importait le sacrifice de sa raison. Il était sa seule et unique issue de secours. Sans lui, elle n'était rien. Au diable l'intégrité qui lui tenait tant à cœur, lorsque son unique chance de perdurer dans ce monde de folie était de le suivre sur le chemin tortueux qu'il avait décidé d'emprunter.
Bien sagement elle déposa la « Hermione Granger » qu'elle avait été pendant dix-huit longues années aux pieds de Drago Malefoy. Sans regret, ou presque.
- Alors, le véritable jeu commence maintenant…
- Plus à gauche.
Le coup partit. Elle ne sursauta pas.
- Encore.
Elle ne tremblait pas. Ne se déconcentrait pas.
- Recule maintenant.
Elle s'exécuta. Tira à nouveau. Venir s'entraîner ici était devenu une de ses nouvelles habitudes. Chaque soir, elle venait passer plusieurs heures dans la grande salle aux murs blindés qui servait de stand de tir. C'était devenue sa drogue, un des seuls moyens qu'elle avait trouvé pour se calmer, pour supporter toute cette pression.
Les morts qui s'accumulaient. Les attaques qui se multipliaient. L'effervescence morbide qui animait l'école. Les jours qui défilaient, à la fois si semblables et si différents les uns des autres. Et immanquablement, se rapprochait la date de leur prochaine mission.
Elle en tremblait d'avance. Cette fois, ils entraient dans la cour des grands. Et ils s'étaient préparer à cela. « L'expédition Rockwood » comme s'amusait à la surnommer Blaise, avait grandement intérêt à se solder par une réussite totale. Dans le cas contraire, leurs noms pourraient d'ores et déjà être ajoutés à ceux de la liste interminable des disparus mystérieux que le Ministère tenait depuis quelques semaines déjà.
- Ta position n'est pas bonne Granger.
Cette voix trainante la fit sursauter.
- Allonge davantage ton bras.
Elle ne l'avait même pas entendu approcher. Comme d'habitude. Lorsqu'elle s'entrainait ici, le monde aurait bien pu s'arrêter de tourner qu'elle ne s'en serait même pas rendu compte. D'autant plus que la surprendre semblait être devenu le nouveau jeu du Serpentard. Sûrement encore une histoire de soldat à entraîner, de soumission à son autorité et elle ne savait quels autres titres pompeux Sa Majesté utilisait pour asseoir son autorité sur ses pauvres sujets.
- Non pas comme ça, continua-t-il.
Néanmoins, elle ne pouvait se mentir à elle-même : autant avec une arme de tir longue portée, elle se savait quasiment imbattable, autant Malefoy s'était décidément montré bien plus habile qu'elle avec un semi-automatique entre les mains.
Se retournant, elle réalisa que leur précepteur venait de quitter les lieux, les laissant seuls. Malefoy arborait un simple vêtement de sport, sans aucun doute tout juste sorti de sa si précieuse salle de musculation. Pour rien au monde, Hermione ne se serait laissée traîner là-bas. Lui pourtant, semblait y trouver le calme et la sérénité que lui apportait quelques dizaines de minutes avec un Beretta entre ses mains.
- Attends je vais te montrer.
Dans son dos, il s'approcha d'elle, son torse tout contre elle, plaçant ses bras au contact des siens, ses mains enroulées autour de l'arme qu'elle empoignait fermement.
- Tes bras doivent être dans la continuité de ton épaule. Voilà comme ça. Parallèles au sol.
D'un mouvement brusque, il chargea en reculant la culasse. Tendus à l'extrême, ils tirèrent trois fois.
A chacun de ses coups, l'impact réduisait davantage l'espace infime qui séparait leurs corps. Si bien qu'à l'instant où ils abaissèrent leur arme, elle sentait son souffle brûlant dans le creux de son cou. Elle lâcha le semi-automatique et se retourna vers lui avec une lenteur frisant l'insupportable, posa ses mains sur son torse.
Au cœur de ses bras, l'arme pressée contre le bas de son dos par ses mains musclées, elle se sentait comme le rocher au milieu d'une tempête déchainée, au creux d'un mortel ouragan, à cheval entre la vie et la mort. L'anthracite de ses yeux la paralysait au plus haut point.
Respirer lui était devenu difficile, alors que tout elle la poussait à combler la distance entre eux. Comme un appel, incontrôlable, indépendant de sa volonté, animal, instinctif, ancré. Une force mystérieuse qui se réveillait soudainement à elle, aiguisée par cette impromptue et nouvelle proximité.
Elle n'osait bouger de peur de réveiller son courroux. Ou pire encore…Il resserra imperceptiblement son étreinte. Elle prit ce geste pour une ouverture. Comme face à un animal dangereux, elle approcha progressivement l'une de ses mains de son visage. Que faisait-elle ? Elle n'en avait absolument aucune idée.
Mais lorsqu'elle posa le bout de ses doigts sur sa bouche, il ouvrit imperceptiblement les lèvres, comme une invitation silencieuse à poursuivre son outrageuse exploration. Caressant du pouce la chair rosée à la douceur voluptueuse, elle ne put s'empêcher de poser sa main tout contre sa joue glabre, geste presque maternel…
Il réagit à la vitesse de l'éclair.
Bondissant vers arrière, il s'arracha à elle avec une violence frôlant l'absurde. Dans sa frénésie, l'arme qu'il agrippait toujours cogna sa hanche avec force, elle réprima un gémissement de douleur. Les yeux fous, la respiration erratique, il semblait s'extirper à peine d'un affreux cauchemar au goût de désir.
Peu à peu, il se calma. En apparence seulement. Car son regard était toujours habité de l'éclat de folie qui le caractérisait quelques secondes plus tôt.
- Je ne veux plus jamais, jamais sentir ta peau contre la mienne…
Elle ne pouvait s'empêcher de trembler.
- C'est compris ? assena-t-il brusquement.
Elle acquiesça lentement, encore surprise de la tournure improbable que prenait les évènements. Il disparut.
Et voilà ce sera tout pour ajourd'hui
Oui ce chapitre est court, j'essaierais de faire mieux pour le suivant !
En attendant, une review et Drago vous apprendra à manier un Glock :p
Je vais tenter de pondre le prochain chapitre d'ici une semaine, mais vous pouvez vous tenir au courant en me suivant sur Twitter ! ( TheGiselleLevy )
Voilà ! Je vous aime !
Giselle Cobra Levy
