Titre : Noir et Blanc
Rating : M
Pairing : Byakuya x Jyuushiro
NDA : Merci pour vos reviews. Chapitre non corrigé. Bonne lecture.
Chapitre 20 : Otages
Haiko ne tenait plus en place, aujourd'hui c'était le retour de sa tante de l'hôpital avec sa cousine. Il avait hâte de la voir. Byakuya lui avait demandé de faire attention, car le nourrisson n'était pas un objet. Il avait bien compris, et avait promis de faire attention. Quand la porte s'ouvrit enfin, l'enfant courra et s'arrêta en voyant sa tante qui portait un couffin à bout de bras et son oncle qui fermait la porte doucement.
-Bienvenue à la maison Rukia.
Byakuya s'approcha et embrassa doucement sa sœur. Haiko s'approcha et regarda curieusement le couffin. Il ne voyait qu'un peu la tête du bébé. Rukia le vit et posa le couffin sur le canapé et porta sa fille afin que son neveu puisse la voir.
-Fais doucement, elle dort.
-D'accord Tata.
Haiko s'approcha alors et du bout de ses doigts, il caressa les doigts du nourrisson. Jyuushiro félicita les parents une nouvelle fois. Rukia fit alors une chose que personne n'aurait pensée. Elle tendit son enfant vers son beau-frère et celui-ci fut bien obligé de le prendre dans ses bras. La sensation d'avoir un nourrisson contre lui était étrange. Il en avait déjà porté, mais c'était ses neveux et nièces. Là c'était différent. Le nourrisson se mit à bouger et instinctivement, l'homme se mit à le bercer tendrement pour qu'il se rendorme. Byakuya le regardait faire avec un doux sourire, il voyait les gestes instinctifs qu'avait son amant avec le nourrisson. Il aurait aimé le voir avec leur propre enfant, mais bon...
Jyuushiro redonna l'enfant à sa mère et se tourna vers son amant. Il fut surpris de le voir avec une mine triste sur le visage. Il s'approcha de lui et déposa un petit baiser sur sa tempe.
-Je t'aime, murmura-t-il à son intention dans le creux de son oreille.
Byakuya sursauta légèrement à cette phrase, comme s'il reprenait pied avec la réalité et sourit tendrement à son compagnon alors qu'il lui prenait la main. La petite se mit à pleurer et le couple de jeunes parents les quittèrent afin de s'occuper de leur enfant.
Haiko s'avança vers eux et s'accrocha aux jambes de son père.
-Moi je m'en fiche car j'ai deux papas !
-Haiko.
-Bah quoi c'est vrai, Jyuu-chan c'est mon deuxième papa, car je l'aime aussi fort que toi.
Jyuushiro avait soudainement rougit. Haiko avait vraiment tendance à dire tout ce qu'il pensait sur un coup de tête. Byakuya l'observa et lui sourit tendrement.
-C'est vrai que tu es comme son deuxième père et ca me fait vraiment plaisir qu'il te considère comme tel.
Le couple se regardait intensément et Haiko le vit. Alors il se détacha de son père pour aller dans les bras de Jyuushiro. Celui-ci l'enlaça tendrement et Haiko lui murmura dans le creux de l'oreille.
-Je t'aime Jyuu-chan.
Byakuya se tenait debout sur la terrasse, observant son compagnon et son fils. Haiko avait bien grandi, il avait à présent quinze ans et était aussi grand que lui ! Il était réellement magnifique et Byakuya était sûr qu'il devait faire tourner pas mal de tête. Puis son regard se posa sur son compagnon et un sourire se fendit sur son visage. Jyuushiro était encore plus beau qu'il y a dix ans. Des rides c'étaient installés aux coins de ses yeux. Il ne pouvait pas parler de ses cheveux, car ils étaient naturellement blancs suite à sa maladie.
Le noble tenait une tasse de café entre ses mains. Celle-ci c'était légèrement ridé, et quelques cheveux blancs avait prit possession de sa chevelure. Une voix aigüe le fit se retourner et cette fois le noble posa sa tasse près de lui et tendit les bras. Une jolie petite fille de six ans s'élança dans ses bras et l'entoura au niveau du cou.
-Papa !
-Oui ma chérie ?
-Haiko et papa sont encore en train de se promener ?
-Oui, ils sont là, regarde.
La petite fille tourna son visage. Byakuya la contempla. C'était son petit trésor, leur petit trésor. Minako avait égayé leur vie à lui et Jyuushiro. Ils avaient décidé de l'adopter lorsque l'une des sœurs de Jyuushiro et son mari sont morts dans un accident de voiture. Le père de Jyuushiro avait réuni tout le monde et avait demandé si quelqu'un s'opposait à ce que Jyuushiro et Byakuya adopte officiellement le nouveau-né. Personne ne s'était aventuré à refuser, et de toute façon, personne n'aurait été capable de l'adopter. C'est comme cela que quelques mois plus tard, Jyuushiro et lui étaient devenus les parents adoptif de la petite fille et l'avait accueilli au sein du Manoir.
Haiko avait été ravi tout comme Kyoko qui s'en occupait lorsque ses parents ne le pouvaient pas. Et maintenant Minako était devenue une jolie petite fillette avec de grands yeux marron et des cheveux noirs. Bien qu'elle ne soit que la nièce de Jyuushiro, elle avait quelques traits de son père adoptif. Il faut dire que sa mère ressemblait beaucoup à son frère.
Minako voulu descendre des bras de son père et elle se dirigea vers la porte-fenêtre. Elle portait une petite robe parme et ses longs cheveux avaient été tressés dans son dos.
-Papa ! Haiko !
Son grand-frère se retourna, faisant glisser ses cheveux autour de son visage qui s'éclaira d'un sourire. Il s'avança vers sa petite-sœur qui lui réclama un câlin.
-Minako, tu es levé.
-Oui, et c'est Kyoko qui m'a aidé. Haiko, on pourra jouer ensemble aujourd'hui ?
-Je suis désolé Minako, mais aujourd'hui je vais au collège, je ne peux pas rester.
La petite fille se mit à bouder et fit lâcher son frère. Faisant la grimace elle se tourna vers Jyuushiro qui la regardait avec des yeux malicieux.
-Tu ne peux pas obliger ton frère, Minako.
-Je sais, mais je veux pas rester toute seule à la maison.
-Tu ne seras pas toute seule, Kyoko sera là. Répondit Byakuya en s'approchant de son compagnon.
-Mais vous je ne vous vois que le soir, ou quand vous travaillez pas. C'est pas juste !
Surprit, Jyuushiro s'avança vers elle et se mit à genou devant elle en lui prenant ses petites mains dans les siennes.
-Si nous ne travaillons pas, tu ne pourrais pas vivre ici, et tu n'aurais pas une aussi grande chambre.
-Pourtant partout on dit que Papa il a plein d'argent et qu'il pourrait arrêter de travailler.
-Si j'arrête de travailler, qui s'occupera des hôtels ? Qui aiderait les gens qui sont dans le besoin. Tu sais Minako, il faut savoir faire des choix pour pouvoir vivre correctement.
-Alors ce sera comme ca tout le temps ?
-Non. Je vais faire en sorte que nous puissions passer plus de temps ensemble.
-Tu me le promets ?
-Oui ma puce.
La fillette lui sourit et se jeta dans ses bras pour lui faire un gros câlin. Malheureusement celui-ci ne dura pas longtemps car Byakuya et Jyuushiro devait partir travailler. Kyoko vint chercher sa petite-sœur et Haiko quitta la demeure en même temps que ses parents pour aller au collège.
Arrivé à l'hôtel Kuchiki, Byakuya eut un mauvais pressentiment. Le voyant, Jyuushiro s'approcha et posa ses mains sur ses épaules.
-Qu'y a-t-il ?
-Je ne sais pas, c'est comme un mauvais pressentiment.
Jyuushiro massa légèrement les épaules de son amant. Il voyait bien la tension qui régnait en lui et ne savait pas comment la faire disparaitre. Lui, se sentait mal, parce que Byakuya se sentait mal. Cela faisait maintenant quelques années qu'il était devenu son bras droit. L'aidant dans tout ce qu'il pouvait, il le déchargeait des tâches que lui-même pouvait effectuer. Mais là, c'était différent.
-Calme-toi, ca ira.
Mais la journée se passa ainsi. Byakuya n'arrivait pas à ce concentrer, il était toujours préoccuper malgré les paroles rassurante de son compagnon.
Lorsqu'ils rentrèrent en fin de journée, Byakuya se sentait de plus en plus mal. Et quand ils franchirent les portes de la demeure, ce qu'ils virent les stupéfia d'effrois.
-Pa…pas…
Le sanglot pétrifia Jyuushiro et ses yeux s'écarquillèrent. Devant eux se tenaient Kyoko et Minako, toute les deux attachés après des chaises dans le hall. Byakuya voulu s'avancer mais un rire l'arrêta.
-Tu crois vraiment que je vais te laisser t'approcher de tes filles ?
-Laisses-les partirent ! Elles n'ont rien fait ! Laisse nos filles tranquilles ! Hurla le noble de douleur.
-Non. Elles sont très bien là. Maintenant, je sais que tu ne peux rien faire. Mais au fait, ton fils ne devrait pas tarder à rentrer lui aussi. Quelle joie ! La petite famille réunie au grand complet ! Quoi que non, ta sœur et ton beau-frère ne sont pas là. Quel dommage.
Byakuya et Jyuushiro avaient devant eux l'homme qu'ils haïssaient. Aizen Sosuke. L'homme était vêtu d'un pantalon noir et d'un t-shirt blanc. Son apparence, ses cheveux mal coiffé et plus long, et son visage blafard, faisait encore plus peur qu'avant. Jyuushiro voyait Minako complètement apeuré et Kyoko tremblait, même si elle essayait de garder son calme. Il tourna son visage vers son amant et vit sa colère. Finalement, il avait de quoi avoir un mauvais pressentiment pendant toute la journée…
-Vous êtes bien silencieux. J'ai été mis au courant de votre interview lors de ma condamnation, je dois dire que j'ai été très surpris ! Avouer publiquement votre relation, je le l'aurais pas cru ! Toi qui es si froid Kuchiki Byakuya !
-Que voulez-vous ?
-Simplement retrouver ma place ! Tu m'as fait perdre des années de ma vie ! Je veux me venger !
La voix profondément froide et le regard meurtrier d'Aizen glaça le sang de Byakuya. Il vit alors le prisonnier s'avancer vers ses filles et glisser une main dans les cheveux de Kyoko qui voulu se débattre. Aizen lui attrapa les cheveux et tira dessus la faisant gémir de douleur.
-Arrête ! Laisse-la tranquille !
-Pourquoi ? Tu mérite la douleur, je veux que tu connaisses ce que j'ai vécu !
-Papa…
Minako pleurait toute les larmes de son corps, elle était totalement apeuré et avait mal ses pauvres petits bras.
-Tu m'as maintenant, je suis là, alors laisse mes filles partirent ! Elles ne t'ont rien fait. C'est sur moi que tu dois te venger.
-Oh non ! Tu vois, ca fait dix ans que je réfléchis, dix ans que je veux me venger. J'ai enfin pu m'évader de cette prison, maintenant tu vas souffrir !
-Nonnnnnnnnnnnnnnnnn !
Le cri de Jyuushiro retentit dans toute la maison en voyant Aizen s'en prendre à Minako. Il l'avait attrapé par le cou et serrait un peu plus à chaque fois que la petite bougeait. Le cri fut perçu à l'extérieur.
Haiko remontait l'allée de la demeure lorsque qu'il s'arrêta brutalement. Il entendit le cri de Jyuushiro et les pleures de Minako. Quelque chose clochait. Il le ressentait au fond de lui. Un rire démoniaque lui parvint et il comprit que quelque chose n'allait pas. Il fit demi-tour en courant et se jeta dans la foule en prenant son portable de sa poche.
-Hallo la police ! Il se passe quelque chose chez moi ! Je… J'ai entendu le cri de mon père adoptif, et ma petite-sœur pleurer ! S'il vous plait venez !
-Comment vous appelez-vous, et donnez moi votre adresse.
-Je m'appelle Kuchiki Haiko, pour l'adresse c'est la grande demeure de … de…
-Calmez-vous, je sais où c'est. J'envoi tout de suite une patrouille. Restez en dehors de l'enceinte de la maison je vous prie.
-Oui….Oui …
La femme au bout du fil essaya de le calmer alors qu'Haiko s'était adossé au mur d'enceinte de la demeure et tremblait de tous ses membres. La femme lui posa des questions auquel il eut du mal à répondre. Il n'eut à attendre que quelques minutes avant de voir deux voitures de police arriver. Il en informa la femme qui lui demanda d'aller les voir. Ce qu'il fit en courant. Il trouva le plus haut gradé et lui répéta ce qu'il avait entendu. L'homme ne fut pas long à comprendre.
-Jeune homme, qui se trouve dans la demeure, en ce moment ?
-J'ai entendu mon beau-père, donc il y a mon père, mon beau père, et mes deux sœurs. Je crois que c'est tout.
-Ecoutez, on a su aujourd'hui qu'Aizen Sosuke c'est évadé de prison. Je me rappelle que c'est grâce à votre père qu'il y était, je pense donc qu'il y est et qu'il retient votre famille. Avez-vous un endroit où aller ?
-Je… Je veux rester ici, c'est ma famille. Mais je vais appeler mon oncle, il viendra !
-D'accord, je vous demande de vous mettre derrière cette voiture, et de l'appeler, mais n'approchez pas. Nous allons entrer dans l'enceinte de la propriété.
Haiko s'exécuta et appela Renji comme il pu. Ses mains tremblaient et il eut du mal à composer le numéro. Lorsque ce fut fait, il entendit la voix de Renji et celui-ci eut du mal à saisir. Tout ce qu'il comprit c'est que quelqu'un était chez eux et qu'il retenait sa famille en otage. Il expliqua à Haiko qu'il arrivait aussi vite que possible.
Pendant ce temps, Aizen tenait toujours Minako alors que Byakuya paniquait. Jyuushiro essaya de garder son calme mais c'était difficile. Voyant l'attitude de son amant, il posa une main sur son épaule pour lui signaler qu'il était là lui aussi. Aizen vit le geste et passa sa main dans son dos pour en sortir un couteau.
-Oh, un geste d'affection ! Que c'est mignon ! Mais cela ne changera rien !
-Aizen-san, je sais que vous en voulez à Kuchiki-sama, mais ce n'est pas en faisant ceci que cela réglera le problème. Nos filles n'y sont pour rien. S'il vous plait laissez les partir, nous nous resterons ici et…
Des paroles retentirent de derrière la porte d'entrée, faisant taire Jyuushiro.
-Aizen-san ! Nous savons que vous êtes là, veuillez sortir s'il vous plait.
-Hors de question ! Pas avant d'avoir accompli le pourquoi de mon évasion !
-Nous savons que vous retenez des otages. Ils n'y sont pour rien, alors relâchez-les !
-Non ! Au contraire, ils y sont pour quelque chose ! C'est à cause de lui que j'ai passé dix ans en prison ! Je veux me venger.
-Alors laisser au moins les enfants sortir.
-Pas question ! Je veux qu'il souffre, je veux voir de la douleur et de la peine dans son regard ! Je veux qu'il me supplie !
Dehors, le policier soupira et fit appeler un médiateur ainsi que des spécialistes dans ce genre d'opération. Jamais il n'aurait pensé ce retrouver là. Il retourna à l'extérieur de la propriété et trouva le jeune homme en compagnie d'un homme aux cheveux rouges.
-Abarai-san. Merci d'être venu. C'est grâce à votre neveu que nous avons pu intervenir aussi vite. Malheureusement, il s'agit d'Aizen Sosuke.
Renji écarquilla les yeux. Il connaissait ses actes et avaient vraiment peur pour sa famille.
-Que devons-nous faire ?
-Vous rien, ne vous mettez pas en danger. Nous, nous allons essayer de le faire sortir de la calmement. Des spécialistes vont arriver bientôt. Ils sont plus à même que moi pour ce genre de chose.
-Mais c'est mon beau-frère qui est enfermé là-dedans ! Je ne peux pas le laisser là sans rien faire.
-Occupez-vous de votre neveu.
Ils virent arrivés les renforts et ceux-ci se placèrent tout autour de la propriété. Des snipers se placèrent de sortent à pouvoir intervenir facilement et avoir un accès à l'évadé. Haiko se tenait contre Renji et regardait tout le monde se déployer autour de la maison. Renji posa sa main sur son épaule pour le réconforter.
-Ca va aller Haiko.
Byakuya avait retrouvé un semblant de calme mais ne cessait de regarder ses filles. Minako c'était calmée elle aussi. Aizen tenait Kyoko par les cheveux et avait posé la lame du couteau contre son cou. Si elle bougeait il la tuait.
-Que voulez-vous de moi ? Que dois-je faire ?
-Que vous reconnaissiez publiquement que tout ce que vous avez témoigné était faux. Que vous n'avez fait cela que pour me faire tomber !
-Mais vous savez que j'ai dit la vérité !
-Mais qui le saura ? Si vous ne le faite pas, je vous enlèverais ce que vous avez de plus cher, et une chance pour moi, j'ai l'embarras du choix !
-Vous n'osiez pas tuer une petite fille ? S'écria Jyuushiro en colère.
-Vous savez, en prison, on a le temps de réfléchir, et ce que l'on peut y découvrir n'est pas forcément le plus mal. Alors si vous pensez que j'aurais des remords à le faire, vous vous trompez !
Le couple ne savait plus quoi faire. D'un coté, Byakuya devait mentir et se ridiculiser, et de l'autre la vie de ses filles et de son compagnon était en jeu. Il préférait se ridiculiser que de perdre l'un d'entre eux par sa faute. Jyuushiro vit le changement dans l'expression du visage du noble. Il savait qu'il avait prit sa décision.
Dans la radio, le commandant de police entendit l'un des snipers qui affirmait avoir une option de tire. Cela faisait près de trois heures qu'ils étaient là et les médiateurs n'étaient parvenus à rien. Sauf avoir Aizen par téléphone.
Soudain un coup de feu se fit entendre, pétrifiant tout le monde à l'extérieur. Haiko hurla et se précipita vers la maison. Il fut retenu de justesse par l'un des policiers qui le ceintura pour ne pas qu'il y aille.
-Je dois y aller ! Je dois les aider !
-C'est en y allant que vous énerverez encore plus l'homme qui détient votre famille. S'il vous plait Kuchiki-san restez ici. Abarai-san pouvez-vous le prendre avec vous s'il vous plait ? Voyant qu'il n'avait aucune réponse le policer l'appela de nouveau. Abarai-san !
Renji s'avança et prit Haiko contre lui pour le ramener derrière la voiture. Haiko n'en pouvait plus, il était mort de peur et ne tiendrait plus très longtemps. Qui avait été blessé ? A qui cet homme avait fait du mal ?
Le commandant ordonna au sniper de faire feu sur le détenu. Cette situation ne pouvait plus continuer ainsi. Les journalistes s'attroupaient déjà autour d'eux, cherchant à avoir la meilleure vue ! Il fallait toujours qu'ils soient dans leurs pattes ceux-là !
Le coup retenti environ deux minutes plus tard et le commandant eut la conformation de l'atteinte de la cible dans la radio par le sniper.
Dans la demeure, Jyuushiro était effondré par terre, tachant le sol de son sang qui coulait de sa blessure à l'estomac. Byakuya avait voulu s'approcher mais Aizen le tenait en joue, tout en tenant Kyoko contre lui avec le couteau. Le noble réfléchissait à un moyen de les sortirent tous de là. Mais alors qu'il allait faire un geste, un bruit de bris de vitre se fit entendre et il vit Aizen écarquiller les yeux en ouvrant la bouche. Sans plus réfléchir, Byakuya s'élança et poussa Aizen vers l'arrière afin de libérer Kyoko qui s'effondra dans ses bras, tremblante de peur. Les portes de la maison s'ouvrirent brutalement et un flot de policier entra. Certain se dirigèrent vers Aizen, d'autre vers Jyuushiro, et une jeune femme s'approcha de Minako pour la délivrer. Elle la prit dans ses bras pour la calmer et se dirigea vers Byakuya qui rassurait sa fille adoptive.
-Papa…
-Ma chérie, vient !
La fillette fut posée par terre par la femme policière et elle s'élança dans les bras de son père qui tenait Kyoko contre lui. La petite famille s'approcha de Jyuushiro qui les regardait avec des yeux brillants. Minako quitta les bras de son père pour venir se mettre à genou près de son autre papa qui leva une main pour lui sécher ses larmes.
-Ma chérie, sèche tes larmes c'est fini maintenant. Tu as été une grande fille et je suis fier de toi mon poussin.
Jyuushiro toussa bruyamment pendant que les médecins le soignaient le mieux possible. Byakuya leva son visage et rencontra des yeux identiques aux siens. Haiko était statufié à l'entrée et regardait la pièce. Il ne savait pas quoi faire jusqu'à ce que son regard tombe sur celui de son père. Celui-ci lui fit un petit signe qui enclencha son premier pas et le suivant puis il s'élança dans ses bras pour plonger son visage dans le cou de Byakuya qui lui enlaça le dos de sa main libre.
-J'ai tellement eut peur ! Papa…
-Tout va bien maintenant.
-Jyuu-chan…
-Ce n'est pas grave, ils vont l'emmener à l'hôpital. Haiko, Kyoko, s'il vous plait, allez dehors avec Renji. Je vais vous rejoindre, je dois parler au commandant de police.
Haiko acquiesça et aida sa sœur à sortir, elle tremblait encore et haletait. Renji vint à leur rencontre et aida Kyoko.
Byakuya s'approcha de son amant et glissa sa main dans ses cheveux. Minako pleurait de voir son père allongé par terre. La petite se tenait les mains et un médecin lui demanda de les lui montrer. Il y vit les contusions du à la corde et décida de l'emmener avec eux pour la soigner également.
-C'est fini, tout est fini mon ange. Mon amour, tu vas devoir aller à l'hôpital.
-Byakuya… je suis désolé…
-Pourquoi ?
-Je n'ai pas pu vous protéger.
-Ne dit pas n'importe quoi, tu as su rester calme alors que je paniquais complètement.
-Monsieur, nous devons l'emmener pour qu'il soit opéré.
-D'accord.
Byakuya se baissa et embrassa le front de son amant avant de laisser les ambulanciers emmener son compagnon à l'hôpital.
-Nous viendrons te voir mon ange.
-Il y a intérêt ! Essaya de plaisanter Jyuushiro.
Tout le monde sorti de la maison et Byakuya laissa partir son amant et sa fille dans l'ambulance. Il prévint l'un des ambulanciers qu'il viendrait à l'hôpital le plus vite possible. Kyoko fut également emmenée avec eux, ne laissant plus que Byakuya, Haiko et Renji. Ce dernier voyait la détresse dans les yeux de son beau-frère. Il posa sa main sur son épaule dans un geste de réconfort. Le commandant les interrompit pour parler à Byakuya. Il lui annonça que c'était Haiko qui les avait prévenus quand il avait entendu des cris dans la maison. Byakuya avait remercié son fils.
Ils virent passer des médecins qui poussaient un brancard avec un sac noir dessus. D'instinct, Byakuya prit son fils contre lui pour le lui cacher de sa vue. Aizen était mort à présent. Un grand soulagement s'empara de lui. Personne ne ferait plus de mal à sa famille.
-Comment a-t-il pu entrer dans la maison sans déclencher les alarmes ?
-Nous allons faire une enquête. Pouvez-vous me dire qui connait les codes de l'alarme ? Nous avons remarqué que rien n'avait été saboté, donc ce doit être une personne de votre entourage.
Le noble se mit à réfléchir et soudain un éclair lui parvint.
-Kuchiki Enzu ! Je suis sûr que c'est lui ! Je savais que je devais me méfier de lui !
Le commandant lui posa quelques questions auquel il répondit. Haiko le faisait également de temps en temps. Quand tout fut fini, le commandant lui demanda d'aller chercher quelques affaires et d'aller vivre ailleurs pendant le temps de l'enquête.
-Mais c'est ma maison ! Où voulez-vous que j'aille ?
-N'avez-vous pas une chambre dans votre hôtel ?
-Euh ..si mais…
-Alors allez-y Kuchiki-sama. Je suis désolé, mais votre demeure est une scène de crime.
-Je comprends… Merci Commandant.
-Au revoir Kuchiki-sama.
En quelques minutes, les abords de la maison devinrent beaucoup plus calmes. Les policiers veillaient à ce que les journalistes ne viennent les déranger. Renji se tourna vers son beau-frère qui avait reprit ses esprits.
-Byakuya, allons prendre des affaires et allons à l'hôtel. Ensuite nous irons voir Jyuushiro, Kyoko et Minako.
-D'accord. Haiko, peux-tu t'occuper de prendre des affaires pour ta petite-sœur ? Je m'occupe de prendre des affaires pour Jyuu-chan et Kyoko. Renji, va dans mon bureau et prend les dossiers et ce que tu trouveras qui pourrait aider les policiers. Nous avions commencé à monter un dossier contre Enzu depuis quelques années avec Jyuushiro.
-On y va.
Une vingtaine de minutes plus tard, les trois hommes se trouvaient à l'entrée de la maison et Byakuya fermait la porte. Renji prit sa voiture pendant que Byakuya prenait la sienne avec Haiko. Ils s'élancèrent dans les rues de Tokyo jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'hôtel. Là-bas, le noble demanda à ce que la suite et la chambre adjacente soit préparés afin de les accueillir pendant un temps indéterminé. Byakuya demanda à faire monter les bagages et se tourna vers son beau-frère.
-Je vais aller à l'hôpital.
-D'accord, je vais amener moi-même le porte document pour le mettre dans le coffre de ton bureau et ensuite j'irais calmer Rukia. Je l'avais prévenue quand je suis arrivé près d'Haiko.
-Je viens avec toi Papa.
-D'accord. Allons-y.
Byakuya et son fils prirent le chemin de l'hôpital et lorsqu'ils y arrivèrent, une infirmière leur indiqua que Kyoko et Minako se trouvaient dans une chambre mais qu'elles n'avaient rien de grave, juste choquées. Par contre Jyuushiro était toujours en salle d'opération.
-Pourrez-vous nous prévenir lorsque l'opération sera terminée ?
-Bien sûr Kuchiki-sama.
Haiko parti en premier, suivit juste après de Byakuya pour arriver dans la chambre indiquée par l'infirmière. Arrivé dans la chambre, Byakuya aperçut Minako dans les bras de Kyoko qui était à moitié assise sur l'un des lits.
-Kyoko…
La jeune femme tourna son visage et celui-ci se fendit d'un sourire. Elle lui fit signe de faire doucement car Minako dormait.
-Elle c'est endormie y'a environ un quart d'heure. Elle a beaucoup pleuré et te réclamait et parlait de Jyuu-chan. C'était un peu confus, mais c'est compréhensible.
Byakuya s'approcha sans faire de bruit et contourna le lit. Il découvrit les bras de Minako. Ses poignets étaient bandés, tout comme ceux de Kyoko. Il leva ses mains et l'une vint se poser sur les cheveux de Minako et la seconde alla se poser sur la joue de Kyoko. Elle le regardait avec détresse. Haiko, qui c'était mit de l'autre coté du lit, s'avança un peu plus et prit Minako dans ses bras. Quand Kyoko eut les mains libres, elle se jeta dans les bras de son père et étouffa un sanglot dans son cou. Le noble l'entoura de ses bras et la berça un peu en déposant ses baisers sur sa tête. Kyoko était traumatisé, et Byakuya s'en voulait.
-Je suis désolé Kyoko.
-J'ai eu tellement peur. J'avais peur qu'ils nous tuent…
-Mais c'est fini à présent. On va tous bien.
-Jyuu-chan…
-Il est encore en salle d'opération, mais il ira mieux.
-Cet homme est entré chez nous…
-Je sais, je vais m'occuper de cela. Toi tu vas te reposer, tu es choquée.
Byakuya garda Kyoko contre lui pendant quelques minutes, jusqu'à ce que Minako donne des signes de réveil. Lorsqu'elle ouvrit ses yeux, elle tomba sur le visage de son père. Elle bougea et marcha sur le lit jusqu'à son père. Elle posa une main sur sa joue, doucement.
-Il est où papa ?
-Il est encore en salle d'opération. Tu vas mieux toi ?
-Je crois… Il m'a fait vraiment peur le monsieur.
-C'est fini maintenant. A présent, nous allons oublier tout cela d'accord ?
Les trois enfants acquiescèrent et Byakuya informa les filles que pendant un certain temps, ils vivraient à leur hôtel.
-Tu as prit ma poupée ? Et mon doudou ?
-Oui, ils sont déjà dans la chambre.
Une infirmière entra dans la pièce, s'excusant, et demanda comment tout le monde allait. Byakuya lui demanda où l'opération en était, et elle lui indiqua qu'il était à présent en salle de réveil. Il y en avait au moins pour deux heures avant qu'il se réveil. La femme demanda à Kyoko si elle avait encore mal et la jeune femme lui répondit qu'elle allait beaucoup mieux. Rassuré, l'infirmière les informa qu'elles pouvaient quitter l'hôpital. Byakuya et Haiko se concertèrent, et tous quittèrent l'hôpital pour se rendre dans un salon de thé pour prendre une bonne collation.
Pendant qu'ils mangeaient tranquillement, Byakuya avait demandé à ses enfants de parler de ce qu'ils avaient vécus le jour même. Même à Haiko. Le noble savait qu'en parler tous ensemble permettrait à ses enfants et même à lui, de passer ce cap plus facilement, pour ne pas être perturbé. Même s'il savait que cela viendrait.
Dans la voiture, Minako s'endormit et Kyoko, installé devant, osa poser une main sur celle de son père adoptif. Cela la rassurait de savoir qu'il était encore là. Elle pensa alors à Jyuushiro. Cet homme qui était entré dans leur vie il y a un peu plus de dix ans. Elle l'appréciait au même titre que Byakuya. Elle savait qu'elle pouvait se confier à lui, lui parler de tout et de rien, et c'était même grâce à ses conseils qu'elle avait pu entamer sa relation avec l'un des neveux de Jyuushiro. Elle avait eut peur au début car Jyuushiro faisait partie de la famille. Mais il lui avait fait comprendre que cela ne le gênait pas du tout, et qu'au contraire, il en était heureux.
Arrivé au parking de l'hôtel, Byakuya détacha Minako et la prit dans ses bras sans la réveiller. Haiko et Kyoko partirent devant pour ouvrir les portes. Ils passèrent à l'accueil et l'hôtesse indiqua que les chambres étaient préparées.
Byakuya coucha sa fille dans le lit de la chambre et ferma la porte pour aller rejoindre ses enfants dans le petit salon de la suite.
-Je peux vous laisser ici ? Je voudrais aller voir Jyuushiro.
-Va-y papa, on s'occupe de Minako. Tu embrasseras Jyuu-chan pour nous !
Haiko avait répondu pour eux deux. Et Byakuya les embrassa sur le front avant de quitter à nouveau l'hôtel.
Vous n'avez pas le droit de tuer l'auteur ! ^^
Haiko : Et pourquoi ?
Auteur : Parce que sans moi, tu n'existerais pas !
Byakuya : Elle a pas tord... Mais, je suis pas d'accord ! C'est l'avant dernier chapitre !
Auteur : Faut bien qu'elle se termine un jour ...
Jyuu-chan : C'est pas faux ...
