Bonjour mes petits gnomes !

(J'ai pas la moindre foutue idée de pourquoi j'ai choisi « gnomes » mais rassurez-vous, c'est affectueux !)

GRAVE AFFECTUEUX même parce que ohfjzriohneimpogklsvnf vos reviews mais VOS REVIEWS NOM D'UN P'TIT BONHOMME EN MOUSSE ! Et les vues ! LES VUES ! Genre… chaque chapitre atteint entre environ 400 et 500 vues le temps que je poste le suivant. Bah, là, j'vous ai même pas donné de smut (j'veux dire, Thomas a A PEINE faillit su*BIP* - j'ai TROP RI le nombre de reviews et messages sur Twitter où vous m'avez sorti ce terme auto-censuré vous êtes trop drôles – et BORDEL) le chapitre a fait presque 1 000 vues à lui tout seul. J'crois même que c'est dépassé, j'suis pas retournée vérifier.

Donc merci ! (et si Fanfiction me laissait faire un petit cœur, j'vous promets que j'en mettrais un, c'est pour dire T^T)

On en revient aux reviews : si vous n'avez pas encore eu de réponses, c'est normal et je suis désolée, même si, là, c'pas ma faute *-* Mon internet marche en dent de scie depuis ce matin (vive les spots wifi wild) et du coup, comme ça peut péter à tout moment, j'envoie le chapitre maintenant, sans avoir fini de répondre à tout le monde, mais ce sera fait !

Voilà, alors avec ce chapitre, j'espère qu'on revient aussi à un ton carrément plus léger. En tout cas, c'est ce que j'ai essayé, parce que c'est bien d'être sérieux, mais c'est pas mon fort.

Et j'suis tellement contente que Minho ait fait l'unanimité *-* Merci pour lui haha

Bonne lecture !

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Ce moment étrange quand… C'est comme ça que devrait commencer ce chapitre, et surement comme ça que Newt voyait sa vie depuis trois semaines, surtout là, à cet instant.

Ce moment étrange quand tu embrasses ton crush (mais que t'es dans le déni) sur le toit de ton immeuble et que ton meilleur ami apparait comme un pokémon sauvage, tu forçant à retourner à la réalité et… à paniquer !

Parce que voilà ce que Newt allait pouvoir commencer à faire : paniquer. Parce que, qu'il le veuille ou non, c'était vraiment ce qu'il venait de se passer et il ne savait pas trop quoi en faire.

Il n'avait même pas embrassé Thomas… ILS s'étaient embrassés, faisant voler le déni de Newt en éclat mais !

Mais il y avait toujours Janson qui n'était pas partisan de ruiner la fanbase (ô-comme-c'est-étrange) à coup de « le chanteur est gay, vous ne pouvez pas être amoureuses de lui mais vous pouvez jeter des tomates à leur manager qui vous l'a volé pour vous soulager » (et beurk, Newt n'aimait pas les tomates… alors à la limite des aubergines ou des courgettes, mais là, je m'égare dans la recette de ratatouille que m'a filé ma grand-mère et c'est pas le sujet.).

Et puis il y avait un autre problème majeur (et il ne s'agissait même pas de « on passe notre temps à se taper dessus ») mais plutôt de : Newt n'avait pas la moindre foutue idée de comment fonctionnait une relation, un couple, ou il n'en avait qu'un vague souvenir et… autant il crevait d'envie de sauter sur Thomas, autant il ne se voyait pas gambadant main dans la main avec un sourire mièvre collé au visage avec ce garçon et… et Thomas était précisément le genre de mec romantique qui devait aimer ça et…

« Newt ! Newt arrête ça ! »

« Arrête quoi ! » Faillit s'étrangler le concerné.

Il avait à peine entendu Thomas et fut presque surpris de le voir devant lui quand il retourna la tête (son regard était rivé sur le velux par lequel Minho avait disparu) et le brun l'observait, toujours assis en tailleur juste devant lui, d'un air indéchiffrable qui se mua bientôt en quelque chose de beaucoup moins agréable quand leurs yeux s'accrochèrent et que Newt fut bien incapable de balayer son air perdu.

« Arrête de te poser des questions… on n'a rien fait de grave, » maugréa Thomas, cachant difficilement sa déception. « Enfin, je crois… » Ajouta-t-il avec une pointe de sarcasme.

Mais au moins, Newt se rendit compte qu'il était un peu con. Beaucoup, d'accord.

« Non, non ! » Répondit-il, probablement juste une seconde avant que le brun n'abandonne, à en juger par son expression et on ne pouvait pas lui en vouloir. « C'est juste que je… j'sais pas trop quoi faire, » admit-il honteusement.

« Quand je t'ai demandé ce que tu voulais, tu m'as embrassé, » lui rappela immédiatement Thomas.

Et c'était presque amusant de noter son empressement, mais aussi son agacement.

Newt se tortilla et plongea son regard ambré dans le sien. Il avait raison. Pourtant, il n'arrivait toujours pas à formuler quoi que ce soit, et Thomas sembla commencer à sérieusement s'inquiéter, jusqu'à ce qu'il ne recule subitement pour s'écarter de Newt, écarquillant les yeux, comme s'il venait de se rendre compte d'une chose, qui ne lui plaisait pas :

« Oh non, » lâcha-t-il dans un souffle. « Me dit pas que tu veux un truc sans attache ou… »

Son regard paniqué aurait brisé le cœur de n'importe qui et il brisa surement celui de Newt puisqu'il bondit soudain en avant, tout aussi paniqué :

« Non, non, non ! Thomas, je t'assure que non ! C'est pas du tout mon truc ! »

Le brun sembla retrouver un peu de contenance mais n'avait pas l'air totalement rassuré.

« Alors quoi… S'il te plait, dit un truc parce que là… j'vais pas pouvoir… Newt. C'est pas compliqué. Et s'il faut t'expliquer, très bien ! » Grogna Thomas en levant les mains au ciel. « En règle générale quand on a envie d'embrasser quelqu'un plusieurs fois, et qu'on ne peut pas s'en empêcher, c'est qu'on a envie d'être avec cette personne. Je… »

Le cœur de Newt lui remonta dans la gorge, alors qu'il était figé à attendre que Thomas ne continue, sa gorge serrée d'anticipation et le brun craqua :

« Merde ! J'ai envie d'être avec toi, moi ! J'en ai envie ! Je… »

Newt sentit le frisson qui lui parcourut le corps mais il était incapable de bouger, encaissant ce qu'il venait d'entendre. Son handicapé sentimental intérieur parvint tout de même à demander d'une voix rauque au garçon qui avait l'air à moitié désespéré devant lui :

« Tu… tu me détestes pas ? »

« Oh, putain… » gronda Thomas en roulant des yeux de manière totalement exagérée.

Ensuite, ses mains jaillirent des poches dans lesquelles il les avait enfouies et il agrippa le col du tee-shirt de Newt pour le tirer en avant. A moitié à quatre pattes devant lui, il tomba définitivement et bizarrement contre le brun qui plaqua ses lèvres sur les siennes pour le mordre directement. Ils n'avaient pas fermé les yeux et son regard le brûla presque, alors qu'il se mettait à l'embrasser à nouveau avec autant de fièvre que sur le canapé et qu'il refermait finalement les yeux.

Newt, le choc passé, répondit en pliant à l'étreinte, commençant à s'accommoder des réactions un peu violentes de son corps à chaque fois que Thomas posait la main sur lui. Et quand il se fondit parfaitement dedans, le brun décida plutôt de le rompre, le repoussant légèrement.

« Est-ce que ça répond à ta question con ? Ou est-ce que je vais vraiment te détester pour de bon ? » Interrogea le brun à son tour, très sérieusement.

Newt rougit et esquissa un sourire, encore perché de leur baiser. Puis il acquiesça. Thomas poussa un soupir victorieux si exagéré que Newt fut secoué d'un petit rire, encore serré contre lui. Le chanteur l'accompagna, un peu nerveusement, puis il se détacha de lui.

« J'ai vraiment… vraiment envie d'être avec toi. Et je comprends très bien pour ton stage. Et pour le groupe… je voudrais pas tout gâcher pour les garçons non plus, mais j'aimerais être avec toi. Alors peut-être qu'on peut juste… faire profil bas ? » Dit Thomas, aussi songeur que gêné.

Newt contempla la proposition, autant qu'il contemplait le garçon devant lui. S'il écoutait son impulsion primaire, c'était oui. Directement. Oui, et je t'emmerde, Janson !

Il se demanda s'il avait envie d'être avec Thomas. Toutes les voix dans sa tête lui crièrent un « oui ! » sans appel en réponse.

Peut-être qu'il était temps d'arrêter de poser une étiquette « substance chimique à haut risque » sur le mot relation, après tout. Ils n'étaient pas deux collégiens qui ne savaient pas s'y prendre. Enfin, dans le cas de Newt, il n'était pas un collégien tout court. Et peut-être que Thomas n'allait pas se comporter comme un être romantique à souhait qui…

En fait, Newt réalisa qu'il ne le faisait déjà pas. A cause de ses chansons aux paroles mièvres, il avait immédiatement foutu Thomas dans une boite détestable et il commençait à comprendre qu'il avait eu tort. Bien sûr, il ne doutait pas une seule seconde que le brun soit du genre dîner aux chandelles, s'il en avait l'occasion. Mais on ne pouvait pas dire qu'il s'était comporté comme une pucelle en chaleur désespérée et sentimentale à l'égard de Newt, jusque là.

A aucun moment en fait.

Il était temps que Newt arrête d'avoir peur, de se voiler la face.

« Oui, » souffla-t-il à mi-voix, fuyant le regard de Thomas parce qu'il n'en revenait pas de ce qu'il était en train de dire.

« Oui ? » Répéta le brun, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.

Sa voix pleine d'espoir fit bondir le ventre du blondinet qui se redressa et essaya de se recomposer un air sérieux, ou une certaine contenance, mais il était sûr que c'était un échec. Pourtant, il fallait qu'il pose quelques… bornes ? Conditions ? Assurances ?

C'est ça, Newt, et faites un contrat prénuptial, tant que vous y êtes. Et si tu peux t'occuper de ma déclaration d'impôts aussi au passage, ça m'arrange.

« Oui, » dit-il à nouveau, fermement et le visage du brun s'illumina. « Mais que ce soit clair, quand on dit profil bas, c'est profil bas, d'accord ? Si qui que ce soit chez Wicked l'apprend, ça peut me couter mon poste. Si j'étais pas stagiaire, ils n'en auraient surement rien à faire, mais là… Et surtout, surtout, pas devant les caméras ou… Tu sais ce qu'a dit Janson et… »

« Je sais ! » L'interrompit Thomas brusquement, son sourire n'ayant cessé de s'élargir à mesure que Newt essayait de se sortir de ses justifications.

Il ouvrit de grands yeux à ça et le brun haussa les sourcils alors qu'il était clairement à deux doigts de l'embrasser à nouveau. Puis, incapable de l'empêcher, Newt sentit un sourire taquin se dessiner sur ses lèvres, comme il n'en avait pas eu depuis un moment.

Thomas déglutit adorablement.

« Et je retire ce putain de « oui » si tu m'interromps encore une seule foutue fois ! » Trancha-t-il, de son petit ton incisif. « Est-ce que c'est b… »

« Dans tes rêves ! » S'exclama Thomas.

Là-dessus, il attrapa le jeune agent dans une étreinte à lui broyer les os et Newt éclata de rire, au moment où un coup de tonnerre explosa bruyamment, beaucoup plus proches, les faisant sursauter violemment.

« Faut redescendre, il va finir par pleuvoir, » observa le chanteur, sans relâcher l'autre garçon. « Minho va nous attendre, en plus… »

Newt ne lutta pas contre le grognement qui se fraya un chemin hors de sa poitrine à cette idée.

Il n'avait pas fini d'en entendre parler. Peut-être même jusqu'à la fin de ses jours. Et quand Teresa serait au courant, ils allaient rendre sa vie insupportable mais…

En fait, au fond, il n'arrivait pas une seconde à être vraiment agacé parce qu'il y avait ce sentiment d'excitation constant qui faisait refluer l'adrénaline dans ses veines de plus en plus et c'était la chose la plus agréable qu'il n'ait ressentit en des semaines. Des mois. Peut-être plus.

Il était avec Thomas. Ils avaient envie d'être ensemble…

Ils étaient ensemble.

« Attends, » dit-il quand ils se relevèrent pour retourner vers le velux.

Une goutte de pluie lui tomba sur la joue au même moment, puis, une autre, et Thomas l'observa impatiemment.

« Oui ? » Fit-il, faisant un effort visible pour se contenir.

Newt eut encore plus envie de l'embrasser…

Et l'averse leur tomba dessus.

No-fucking-way.

Thomas tendit les mains, l'attrapa pour l'entrainer vers lui et Newt envoya immédiatement ses mains entre eux, surprenant le chanteur.

« Quoi ?! » S'exclama-t-il, inquiet soudain.

Un autre sourire tordu se dessina sur le visage de Newt alors qu'il secouait la tête, incrédule lui-même, ignorant la pluie.

« C'est hors de question, » dit-il, récoltant un air encore plus choqué de la part du brun. « Tu peux courir avant que je t'embrasse sous la pluie. Plutôt mourir ! »

Thomas grogna en le relâchant immédiatement, mais il était clairement amusé.

« J'aurais dû me douter que t'allais être du genre chiant, » dit-il en suivant Newt au-dessus du velux.

Ce dernier lui lança un regard faussement outré avant de s'exclamer :

« Thomas ! Sérieusement ! Sous la pluie ! Et sûr un toit, en plus ! Pitié ! C'est beaucoup trop tôt- héééé ! Qu'est-ce que… »

Le brun venait de passer sa main autour de sa taille et l'attira dans une étreinte ferme et puissante. Pris de cours, Newt se laissa faire, et il fut surpris d'entendre la voix, très sérieuse, de Thomas, murmurer à son oreille :

« On va prendre notre temps, okay ? Y aller doucement… »

Il ne riait plus. Ne plaisantait plus.

Cette fois, impossible de réprimer tout frisson ou vive chaleur, puisque c'est un foutu brasier qui s'alluma en lui, alors que Thomas faisait courir sa main le long de son dos.

Le blondinet acquiesça silencieusement contre la joue de l'autre, pas certain de pouvoir parler tout de suite puis c'est Thomas qui le fit reculer un peu, comme pour vérifier que Newt allait bien et le blondinet répondit, le souffle un peu court :

« D'accord… »

« Cool ! » Répondit le brun avec un grand sourire lumineux. « Parce que je compte t'étouffer à coup de clichés tôt ou tard ! » Se moqua-t-il ensuite, sa main sur la joue de Newt caressant sa peau tendrement toutefois.

Newt lui flasha un regard ennuyé mais ne trompait personne. Surtout pas Thomas qui se mordit la lèvre et s'avança pour réellement l'embrasser.

C'était mal connaître Newt qui lui plaqua la main sur la bouche et le repoussa en plissant les yeux :

« J'ai dit non. »

Là-dessus, il ouvrit le velux et attrapa les tasses avec un petit air satisfait et Thomas grogna :

« J'te déteste. »

« Parfait ! » Répliqua le blond d'un ton léger, et il se glissa par l'ouverture le cœur léger, pressé de se mettre au sec.

Ou pas.

A peine atterrit-il sur la table basse qu'il se figea. Il en descendit presqu'en bondissant tant il fut choqué. Sur son canapé, à même pas un mètre, Minho et… Teresa étaient assis, avec un air sérieux totalement sur-joué, une tasse de thé dans la main, chacun le petit doigt en l'air et les jambes croisées.

Ils ne détachèrent pas leur regard fixe et pénétrant du blondinet une seule fraction de seconde, jusqu'à ce que Thomas n'apparaisse enfin et deux sourires de grands déments, qui leur auraient valu un séjour direct en asile psychiatrique si Newt était un ami assez pourri pour prévenir quelqu'un, s'étalèrent sur leurs faces victorieuses.

Nope, nope, NOPE !

Il leva immédiatement un index très menaçant et significatif, accompagné d'un regard lourd de sens et quand ils sourirent de plus belle et que Thomas entreprit de descendre de la table, il leur dit très clairement :

« Avant même que vous me disiez pourquoi Teresa est là aussi, je vous préviens que le moindre commentaire va vous coûter très… Très cher. »

A côté de lui, Thomas se mit à rire aussi silencieusement que possible et il se retourna vers lui outré :

« C'est une blague ? Tu ne peux pas t'allier à eux, ok ? Ça marche pas comme ça ! » S'exclama-t-il exaspéré.

Minho et Teresa se levèrent immédiatement en lui lançant un regard goguenard qui signifiait clairement qu'ils n'allaient pas lui foutre la paix et… effectivement, Minho lui mit une claque dans le dos et prit le ton affligeant d'une grande personne qui s'adresse à quelqu'un qui est « trop jeune pour comprendre » :

« Nerdy, tu ne sais pas comment ça marche un couple, alors laisse-faire les grandes personnes, d'accord ? »

La mâchoire du blond se décrocha alors que Minho-l'enfoiré-non-mais-sérieux-c'était-quoi-ça-mais-bordel-mais-non-mais-MINHO passait devant lui pour serrer la main de Thomas, apparemment ravi et Teresa suivit pour saluer le chanteur à son tour, se penchant juste à son oreille pour chuchoter très vite :

« Tu l'attendais sans culotte dans un coin sombre ? Ou c'est lui qui a fait le premier pas? »

Incroyable !

Ce n'était pas en train d'arriver !

Ils n'étaient pas en train d'essayer de lui mettre la honte de sa vie, donc Newt ne regardait pas Teresa d'un air horrifié… et tout allait bien.

« Et d'ailleurs, ça marche comme ça, » reprit Minho dans son dos. « Tes meilleurs amis sont supposés s'allier à ton petit-copain pour te rendre la vie misérable. »

Newt se tourna pour leur face à tous les trois, parfaitement incrédule qu'ils osent le mortifier de la sorte devant le garçon qui lui avait tant fait perdre la face, et qui continuait soit dit en passant, mais tous les trois avaient l'air de beaucoup s'amuser. Thomas autant que les deux traitres et…

Newt allait crever de honte, il était temps de s'éloigner alors il leur envoya un regard noir et s'éloigna vers le comptoir de sa cuisine.

« J'vais faire du thé ! » S'exclama-t-il, toujours ahuri.

(Et secrètement sûr que, non, ça ne marchait pas comme ça, merci Minho.)

« On en a déjà fait, » répondit Teresa d'un air triomphant.

Pas d'échappatoire, Newt poussa un gémissement qui ressemblait à une longue plainte.

« Il fait toujours ça, quand il a honte, pour s'occuper, il fait du thé, » entendit-il Minho chuchoter à Thomas.

Qui eut le culot de répondre avec un rire dans la voix :

« J'ai cru comprendre. »

« OH ! JE SUIS TOUJOURS LA ! » S'emporta le blond en se retournant, sidéré. « Je rêve ! Et pas de messes basses ! Non mais, sérieusement… vous êtes des plaies ! »

« Les plaies sont venues te sauver les fesses pendant que l'autre plaie te donnait un baiser mouillé sur le toit, » objecta Minho, feignant d'être blessé.

Considérez qu'à partir de cet instant, Newt grogne continuellement (au moins intérieurement) parce que s'il faut le répéter encore, il va y avoir un sérieux problème de répétition ouais.

« Pour être honnêtes, on commençait à penser qu'il t'avait poussé du toit, » ajouta son… meilleur ami ? « On t'en aurait pas voulu Thomas, » ajouta-t-il en lui mettant une claque dans le dos.

« Ok, ça suffit ! » Intervint Newt en revenant.

Il poussa Teresa et Minho sur le canapé, sous l'hilarité des trois autres, puis il se tourna vers Thomas, qu'il pouvait toujours asseoir sur le tabouret de l'autre côté mais ce dernier lui jeta un petit regard désolé, accompagné d'un sourire trop craquant pour la santé mentale de Newt.

« Je suis désolé, il faut que je file. Je dois récupérer Chuck au lycée, » expliqua-t-il.

Et merde

« Oh… Euh, ok, » répondit Newt, un peu surpris, en essayant de cacher sa déception.

Il se passa une main dans les cheveux, tout nerveux, au moment même où Thomas fit de même.

Il aurait tellement préféré être sourd, à ce moment là, plutôt que d'entendre Minho et Teresa pousser un « aaaaaaaaaaaaaaaaaaawh, regarde c'est trop mignon, ils font le même truc ! » désespérant et il indiqua plutôt à Thomas de le suivre.

Ce dernier fit un signe de main amical aux deux autres et emboita le pas du blondinet (le pas, d'accord ?), récupérant au passage son manteau et son cardigan, toujours trempés.

Dans le tout petit appart, il était difficile d'avoir la moindre intimité, même depuis l'entrée un peu en retrait. Surtout quand vos deux meilleurs amis se penchent immédiatement au bord du canapé pour observer en se croyant être distrait.

Newt ouvrit donc la porte de son appartement et entraina Thomas sur le palier, déjà désolé d'agir aussi cavalièrement. Heureusement, le brun souriait tranquillement quand ils se retrouvèrent face à face devant la porte.

Newt ne pouvait pas s'empêcher de faire la grimace toutefois. En fait, il ne s'était pas attendu à ce que Thomas doive partir. Ni de se faire humilier (même gentiment, ok), ni… bon, ok, il ne voulait pas qu'il parte ! En plus, avec cette pluie…

« Tu veux que je t'appelle un taxi ? » S'enquit-il timidement.

L'air soudain attendri de Thomas lui donna affreusement chaud.

« Oh non, t'inquiètes ! J'peux encore prendre le métro sans me faire agresser par des fans en délire, » répondit-il d'un ton amusé.

Newt lui rendit enfin son sourire, moqueur lui, quand il lâcha :

« Ouais, faut dire que pour avoir des groupies, faut déjà pas être un petit chanteur dans un groupe de pacotille… »

Thomas ouvrit la bouche, choqué, avant de lui lancer un regard qui voulait clairement dire « tu veux jouer ? On va jouer » et répondit :

« Ouais, mais ça, tu t'adresseras à notre manager en carton qui fait mal son travail… »

Allez savoir, cette réponse lui donna envie d'attraper le chanteur et de le plaquer contre le mur pour…

Oh, laissez tomber, c'est ce qu'il fit de toute façon.

Thomas laissa échapper un soupir étouffé quand son dos heurta la surface derrière lui, mais Newt l'embrassait déjà.

Il ne voulait pas que Thomas parte. Encore moins quand il était sexy à s'en damner avec ses piques à deux balles et, bref… ! Il le lui fit comprendre avec ce baiser, qu'il le veuille ou non, sa tête tournant quand le brun le lui rendit, ses bras se glissant dans son dos, l'attirant encore plus contre lui. Peut-être que Thomas n'avait pas envie de partir non plus…

Pourtant, il fallut bien se séparer. Le souffle court et les yeux brillants.

Newt se délectait d'entendre son cœur battre aussi fort pour une fois. De ne pas avoir à se poser de questions avant d'embrasser Thomas… Même s'il était encore hésitant, et s'il savait qu'il allait encore hésiter un moment.

« On se voit au studio demain matin ? Vous avez une interview dans l'après-midi et on doit préparer le planning de la semaine prochaine, » dit Newt en essayant de garder un ton neutre et échouant misérablement.

« Semaine chargée ? » Demanda Thomas, avec le même ton, dévorant Newt des yeux.

« On va pas avoir une minute, » acquiesça Newt.

« C'est c'qu'on verra, » souffla alors Thomas avant d'effleurer de nouveau ses lèvres et de rompre le contact définitivement et cruellement.

Newt le regarda faire, dépité mais le brun lui sourit avant de commencer à descendre les escaliers.

« Ne fait pas attendre tes invités, » lui dit-il.

Le blondinet fronça les sourcils et répondit sombrement :

« En parlant de ça… Est-ce qu'être dans une relation ça implique que tu me couvres si j'ai deux corps à faire disparaitre ? »

Thomas éclata de rire et s'arrêta dans ses pas.

« Je choisirais l'acide, si j'étais toi, ça laisse pas de trace, » répondit-il avec un clin d'œil. « A demain ! »

Newt sentit son ventre se tordre et il sourit comme un crétin jusqu'à ce que le chanteur ait disparu.

Ils allaient peut-être bien s'entendre, finalement…

x

Hihihi

Bon allez, pour UNE fois, j'suis pas trop mécontente !

Parce que j'adore écrire les moments où ils s'envoient tous plein de sarcasme dans la tête à coup de batte. Et puis Newt en a prit plein les dents et c'est… marrant ?

Et… BON OK JE LE DIS :

ILS SONT EN COUPLE ! VOILA ! VOUS ETES CONTENTS ?

Bah… la fic n'est pas finie ! Mouaéhéhéhé (flippez pas trop haha) mais y'a encore pas mal d'aventures qui les attendent !

Et puis c'est le grand retour du Minewteresa et ça, ça me manquait TROP !

D'ailleurs, j'pars commencer à l'écrire sur le champ !

A demain, pour le premier chapitre de la Saison 2 !

Et à… vendredi, j'dirais, pour la suite ici !

Et y'aura aussi du Glade Park dans la semaine parce que vous êtes trop adorables !

Love,

Robin !