Voili voilou la suite ! J'ai vraiment eu énormément de mal à l'écrire ce chapitre et même maintenant je ne suis pas complètement satisfaite mais je ne vois pas vraiment où est-ce que ça coince alors je ne peux pas vraiment l'amélioré. Enfin vous me direz ce que vous en pensez.
Et C., je te préviens là j'ai fait exprès d'écrire des choses triste alors…
Point de vue de Carlisle je précise. Et il ne sait pas que Lyli peut vieillir, ni Ni ni Bella ne lui ont dit. Bonne lecture !
Chapitre 20.
Elle nous avait attaché les bras dans le dos grâce à d'étranges menottes dans une sorte de matière extrêmement résistante, cela faisait plusieurs heures qu'Emmett se démenait en vain pour se libérer, tous les autres avaient abandonné depuis longtemps, ils étaient tous tombé à genou, comme moi, attendant le coup qui nous achèverait. Maintenant il ne nous restait plus que l'espoir que Bella ne serait pas assez bête pour venir. Car même si elle venait cette vampire n'avait surement pas l'intention de nous laisser nous en sortir vivant.
Elle nous avait pris complètement par surprise, et avait réussi par je ne sais quel moyen à bloquer le don d'Alice qui ne l'avait vu que bien trop tard. Ils étaient arrivés à 15 et toute résistance avait été vaine. Maintenant nous nous trouvions dans une clairière quelque part, en Suède je dirais mais je n'en étais pas sur non plus. Cela faisait déjà plusieurs jours que nous étions la, nos yeux à tous étaient noirs, elle ne nous avait proposé que des humains à manger. La dernière fois nous avions tous résisté mais je n'étais pas sur que Jasper se contrôle si elle nous amenait de nouveau un humains en sang. D'un certain cote vu l'excitation qui se peignait sur son visage en ce moment, Bella ne tarderait pas à arriver, si elle arrivait. Je priais autant que je pouvais pour qu'elle ne fasse pas une chose aussi irréfléchie. Je me tournais vers Alice.
-Tu la vois ?
Ma fille secoua la tête négativement. Victoria éclata alors de rire.
-Elle ne verra rien de toute façon !
Elle désigna un des hommes qui se tenait devant nous, assis sur une souche.
-Il peut bloquer vos pouvoirs du moment qu'il se trouve assez prés.
Elle s'accroupir pour se retrouver à notre hauteur, nous qui étions tous à genou comme des esclaves qui n'attendent plus que la mort.
-Vous ne pouvez pas voir comment vous allez mourir, ce qui est dommage d'un certain côté. Ainsi j'aurais pu contempler vos tête quand vous découvririez ce que j'ai l'intention de faire de vous après mettre occuper de votre copine.
Un gémissement désespéré s'échappa des lèvres d'Alice.
-Ne lui faites rien…
Elle éclata encore une fois de rire et se releva pour aller reprendre son poste d'observation, contre un arbre.
J'essayais de ne pas penser à ma mort prochaine et tentais de trouver un moyen de peut-être sauver ma famille ou au moins Bella. Je me demandais comment elle l'avait retrouvé aussi facilement d'ailleurs. Je me dis que poser la question ne me couterait rien et puis ça détournerait mes pensées de l'échéance qui arrivait à grand pas.
-Comment est-ce que vous saviez où la trouver ?
Un immense sourire cruel barra son visage.
-Ce n'était pas très difficile, elle ne peut pas simplement pas se débrouiller seule, elle a toujours besoin de « garde du corps ». Elle est tout simplement avec sa famille, tout comme ce cher Edward et l'autre folle, celle qui cri tout le temps.
Je ne pu cacher ma surprise. Bella et Edward étaient simplement retournés là-bas ? Pourquoi est-ce qu'ils étaient partis comme ça alors ? Et pourquoi Milena ne nous avait pas dit dans sa lettre qu'ils étaient là ?
-Ça fait mal hein ? D'apprendre qu'ils ne voulaient tout simplement plus vous voir.
Je chassais cette idée de mon esprit, même si c'était bien entendu ce qui me semblait le plus évident et même, en y réfléchissant, la seule solution. Non ! Je n'avais pas le droit de croire Edward capable de ça, il avait surement eu une bonne raison. Mais partir sans rien dire, on ne faisait que ça si on ne veut plus rien à voir avec cette personne. Et Edward nous avait même dit de ne pas le chercher. Mon cœur se serra au souvenir du départ de mon fils et il me vint à l'esprit que ça n'avait pas du être sans douleur pour elle non plus…Je me repris avant que mes pensées ne dérapent complètement sur ce passage de ma vie. Je posais les yeux sur ma femme, ma douce Esmée. Mais comme à chaque fois lorsque je commençais à penser à ça, ce n'est pas son visage que je vis. Je secouais la tête, tentant par tous les moyens de ramener mes pensées vers un sujet moins délicat.
- Mais je vais vous révéler un secret…c'est bien plus compliqué que ça. Même si je ne sais pas quel est vraiment le problème, je vous assure que quand elles parlent de vous, ce n'est pas toujours gentil…
-Tu as l'air très au courant…
-Je sais prendre mon temps. Ça fait bien plus de deux siècle que je la surveille, elle et toute sa jolie famille. Je me suis bien rendue compte que je n'avais aucune chance, tant qu'elle est accompagnée. Surtout sa mère, c'est une vraie furie, un danger publique, c'est elle qui a massacré les Volturi…J'ai tout essayé avec Bella, l'aborder lorsqu'elle est seule mais sa mère peut se téléporter. Mettre les jumeaux sauvages sur son chemin mais là aussi sa mère a réussi à les vaincre en quelques instant…Maintenant ma seule solution c'est vous, ne me décevez pas !
Elle se releva soudain, un sourire triomphant sur les lèvres.
En effet, là entre les arbres trois silhouettes venait d'apparaitre. Deux massives encadrant une plus petite qu'ils tenaient par le bras, elle semblait avoir du mal à marcher. Victoria eu du mal à ne pas se précipiter sur eux et à attendre qu'ils arrivent enfin devant nous. Mes derniers espoirs s'envolèrent lorsqu'elle leva les yeux sur moi. C'était vraiment Bella qui se tenait devant nous et cette soirée serait la dernière pour nous tous. Je baissais la tête vaincu après le poids du destin. Pourquoi fallait-il que nous mourrions à cause d'une stupide partie de Base Ball ? Car c'était bien là que tout avait commencé.
-Vous ne l'avez pas frappée j'espère ?!
Je me forçais à relever les yeux, je vis que toute ma famille faisait de même. Nous avions tous le regard posé sur Bella. Notre bourreau lui arracha quelque chose qu'elle avait autour du cou, et son sourire se fit encore plus grand. Bella elle, avait l'air totalement terrorisée, elle tremblait et semblait avoir du mal à se tenir sur ses jambes. Sa voix n'était pas ferme et partait dans les aigues. Elle venait de comprendre que sa venue ne signifiait pas notre liberté.
-Vous allez les relâcher ?
Encore une fois elle rit.
-Non, vous mourrez tous ici.
A ma plus grande surprise l'expression de Bella changea du tout au tout, au lieu d'avoir peur ou de s'inquiéter pour la suite, elle prit l'air…contrarié. Elle regardait autour d'elle en fronçant les sourcils comme si elle cherchait quelque chose qui lui restait caché.
-Il y a quelqu'un qui bloque les pouvoirs ici ?
La joie disparue aussitôt du visage de Victoria, elle ne lâcha pas Bella du regard pendant un moment. Sa belle assurance avait disparue alors que celle qu'affichait Bella semblait inébranlable.
-Vous êtes surs que personne ne vous a suivi ? Et vous avez effacé toutes les traces ?
Ceux qui étaient arrivés avec Bella hochèrent la tête, un autre dans le groupe aussi. Et ça lui suffit pour être rassurée. Elle se tourna de nouveau vers sa prisonnière.
-Si tu pense vraiment que tu vas t'en tirer, tu te trompe lourdement, c'est ici et aujourd'hui que tu vas mourir. Pas la peine de faire semblant, tu n'as aucune chance de t'en sortir
Mes yeux s'agrandirent et ma bouche s'ouvrit de surprise et ma famille fit de même lorsque nous entendîmes Bella rire. Rire ? Et un rire que je n'avais jamais entendu chez elle. Un rire moqueur et méprisant. Cette fois ci Victoria devint encore plus blanche, elle aussi comprenait que quelque chose n'allait pas.
Le visage de Bella se trouva alors barré d'un magnifique sourire, un sourire que je connaissais que trop bien mais qui n'avait absolument rien à faire sur ce visage. Non, impossible tu divague Carlisle, c'est Bella, c'est son visage, c'est sa voix, son odeur. Ça devait être la peur de ce qui allait arriver qui la faisait se comporter comme ça.
Mais Victoria elle, paniqua complètement.
-Tuez-la !
Un des vampires massifs fit un mouvement vers Bella mais elle l'arrêta en posant sa main sur son front, elle ne le regardait même pas, son visage était toujours fendu de cet étrange sourire et ses yeux étaient posés sur Victoria avec une telle froideur. Comme si elle était persuadé qu'elle n'avait rien à craindre et que ce n'était pas elle qui allait mourir ce soir.
Nous eûmes tous un mouvement de recul lorsque des rubans de flammes se formèrent autour de son bras. Ils partaient de son épaule et s'épaississaient en tournant autour de son bras, leur destination étant la tête du vampire qui se trouvait toujours dans sa main. Il n'eut même pas le temps de comprendre comment il allait mourir, son corps brula aussitôt entièrement, il n'émit même pas un gémissement ou un cri. Une seconde plus tôt il avait l'intention de s'attaquer à une vampire d'apparence totalement inoffensive et maintenant il n'était plus qu'un petit tas de cendre sur l'herbe.
Il y eu un moment de battement pendant lequel ils essayaient tous de juger la situation. Victoria leur avait affirmé que Bella ne possédait pas de pouvoir et pourtant elle venait de bruler l'un des leur. On pouvait clairement voir dans leurs yeux qu'ils n'avaient pas l'intention de finir comme lui. Celui qui était sensé avoir le pouvoir de bloquer ceux des autres regardait Bella avec de grands yeux. Les uns après les autres ils prirent leurs jambes à leur cou. Je commençais à m'autoriser de nouveau l'espoir. Je n'avais aucun idée que Bella possédais un tel pouvoir mais aujourd'hui je ne lui en voudrais surement pas de nous l'avoir caché.
Il ne restait plus que Victoria qui semblait complètement paralysée par ce qu'elle venait de voir.
-C…Comment ?
Bella se contenta de lui faire un magnifique sourire puis elle se jeta sur elle et la propulsa à l'autre bout de la clairière. Victoria heurta violemment un tronc d'arbre qui céda sous le coup. Elle tenta bien de se relever et de fuir mais son adversaire était déjà sur elle et mis fin a ce jeu cruel en attrapant sa tête comme elle l'avait fait un peu plus tôt. Des flammes jaillirent de nouveau de son bras et Victoria ne fut plus qu'un mauvais souvenir.
Bella revint vers nous à vitesse humaine, un air très satisfait étalé sur le visage. Alice à ma droite ne pouvait plus se contrôler.
-Bella !!!
Emmet non plus ne pouvait pas cacher son enthousiasme.
-Wow ! Tu m'avais pas dit que tu pouvais faire des trucs comme ça. Rappelle moi de plus t'embêter Bella.
Celle-ci nous lança un sourire moqueur.
-Arrêtez de m'appeler comme ça. Ma fille est à plus de 15000 kilomètre d'ici en train de roucouler avec son cher et tendre à l'occasion de leur noce de cristal.
Je vis sur les visages de ma famille la même incompréhension que je ressentais moi-même. Est-ce que… ? Non ! Mais ce sourire…Et la façon dont elle me regardait en ce moment même…Non ! J'avais passé toutes ces années à l'éviter avec succès et il fallait que ça continu ainsi. J'étais toujours plongé dans mes réflexions lorsque je sentis sa présence derrière moi. Je contractais tout mes muscles et me demandais ce qu'elle faisait. Je me détendis un peu lorsque je compris qu'elle était en train de me libérer de mes menottes, Esmée se tenait déjà debout à mes côtés se frottant les poignets. En quelque seconde elle avait brisé les liens de tout le monde.
Lorsqu'elle était arrivée à Jasper, elle s'était penchée sur lui et avait murmuré quelque chose à son oreille et à peine était-il libre qu'il disparu dans la forêt qui nous entourait comme s'il avait le diable aux trousses. Alice se demanda un moment ce que ça signifiait mais une vision vint lui répondre et elle se remit à sourire.
Elle se posta devant Bella et la renifla un peu.
-Tu es sûre que tu n'es pas Bella ?
Elle rit de nouveau puis fit une sorte de signe sur son front, trois barres verticales et une horizontale. Alors sa peau sembla se détacher, elle tomba sous forme de poussière, découvrant un tout autre visage. Son visage. Je serrais les points, ce qui allait suivre allait surement me demander une maitrise de moi parfaite, lui résister était bien plus dur que de résister au plus doux des sangs humain.
Tous les autres restèrent bien entendu sans voix devant cette apparition, même moi je ne pu m'empêcher de me dire qu'elle était encore plus belle que dans mon souvenir.
-Tu es la mère de Bella alors ?
Je retins un hoquet de surprise, même si j'aurais du le comprendre avant, la phrase d'Alice venait de me faire réaliser la raison du départ de mon fils. Et surtout cela expliquait son silence, il ne pouvait pas expliquer au reste de la famille pourquoi je ne devais surtout pas entrer en contact avec le clan de Bella. En y réfléchissant encore plus cela expliquait aussi le comportement de la vampire blonde à Forks. Visiblement son clan à elle aussi ne tenait pas à ce que nous nous revoyons. Lyra traversa mes pensée, Bella ne nous en avait jamais parlé, elle avait certes une sœur, cette vampire blonde mais ce n'était pas une gamine. Je fis des efforts surhumains pour me concentrer de nouveau sur la réalité et ne pas repartir dans mon monde à chaque fois que mes yeux se posaient sur elle.
-…Ça vous regarde pas.
Je fis semblant de comprendre cette réplique même si je n'avais pas la moindre idée de qui ils parlaient. Toute joie avait disparu du regard d'Alice et elle regardait Ni contrariée.
-Bien sur que si ! Pourquoi est-ce que ça vous gêne de nous dire pourquoi Bella est retournée vivre chez vous ?
-Pourquoi est-ce que ça te gêne qu'elle soit retournée vivre chez nous ?
-C'est pas ça qui me gène, ce qui me gêne c'est la façon dont elle est partie. Pourquoi est-ce qu'elle n'a rien dit ? Et pourquoi est-ce qu'Edward a fait pareil ?
-Parce qu'il peut lire dans les pensées. Et il va falloir que tu t'habitue au sentiment de gêne.
Ma fille poussa un sifflement furieux, Ni se tenait devant elle, les bras sur la poitrine et je savais qu'elle attendait avec impatience qu'Alice perde le contrôle et qu'elle s'énerve. Elle n'avait pas changé. Elle prenait toujours le même plaisir à pousser les gens dans leur dernier retranchement.
Mais Alice ne s'énerva pas, Esmée intervint avant. Elle posa une main sur l'épaule de sa fille et s'adressa à l'égyptienne.
-Excusez ma fille, elle ne peut pas refréner sa curiosité. Mais en vérité elle comprend parfaitement que vous ne puissiez pas dire certaine chose. N'est-ce pas Alice ?
Ma femme ne comprit pas du tout ce qui, dans ses mots ai pu lui valoir le regard de haine pure que Ni lui lança. Je priais pour qu'elle ne le comprenne jamais. Non seulement elle venait de la priver de sa distraction mais en plus, je pouvais affirmer sans trop de risque que Ni détestait déjà Esmée avant de l'avoir rencontré.
A mon plus grand soulagement Emmett décida à ce moment la que l'ambiance était un peu trop lourde et qu'une bonne blague ne ferait pas de mal. En temps normal je l'aurais retenu mais j'avais vraiment terriblement besoin d'un nouveau sujet de conversation. Sinon je sentais que mon esprit allait s'aventurer sur des terrains dangereux, comme la raison de la haine de Ni. Ou le fait qu'elle ne me regarde pas et que ça me faisait bien plus mal que je ne voulais me l'avouer. Ou son visage duquel je ne pouvais pas détacher mon regard. Ou le fait que Jasper n'était pas là. Que ressentait-elle pour lui avoir dit de partir ? Ou plutôt que ressentait-elle pour qu'il parte ainsi, sans dire un mot ?
-Moi, en attendant je comprends parfaitement Edward, avec une belle-mère comme ça…
D'accord, j'aurais du l'en empêcher. Maintenant Rosalie regardait la nouvelle venue comme si c'était elle qui avait quelque chose à craindre. Ce n'était pas non plus son mari qui menaçait de se jeter dans ses bras à chaque seconde.
Ni affichait encore et toujours ce sourire.
-Je ne crois pas que ça soit une bonne idée de te ramener chez nous.
Mais moi ! Emmène-moi ! Ça y est, je craquais. Je fermais les eux dans un ultime effort et bloquais ma respiration, tentant par là de la priver de ses plus puissantes armes sur moi. Mais le son de sa voix me parvenait quand même.
-Votre frère s'impatiente je vais y aller.
Ils n'eurent même pas le temps de lui demander pourquoi Jasper s'impatientait, elle était déjà partie. Je sentis le courant d'air sur mon visage lorsqu'elle s'envola. Et si je réussi à ne pas ouvrir les yeux pour la contempler une dernière fois, je ne pu m'empêcher d'humer son parfum.
Au bout de quelque instant je commençais à reprendre mes esprits et m'en voulu énormément d'avoir été si prés de craquer. Une fois partie son souvenir me faisait certes rêver mais ce n'était rien comparé à sa présence. Elle accaparait tout mes sens, toutes mes pensées. Une reine, une déesse. Elle était ma drogue, lorsqu'Edward avait rencontré Bella j'avais été le plus amène à le comprendre. La fascination qu'exerçait l'odeur de Bella sur lui, c'était la même que celle que tout en Ni exerçait sur moi. Et ce n'était pas du à son « charme », il ne marchait pas sur moi. Ou alors il marchait en permanence sans qu'elle le veuille, question de point de vue.
Mais nous étions trop différents, trop de chose nous séparait. Ni n'était pas pour moi, elle ne pouvait pas vraiment m'aimer, elle jouait simplement avec moi, comme elle jouait avec tous les hommes, jamais je n'avais éprouvé tant de plaisir à me faire manipuler. Bien sur elle m'avait affirmé qu'elle m'aimait mais je ne pouvais pas croire qu'elle puisse ressentir la même chose que moi. Nous n'étions pas sensé nous aimer. Que je l'aime était une erreur de la nature, comme si elle avait prit un malin plaisir à me faire tomber amoureux de la mauvaise personne, je ne pouvais pas croire que l'erreur s'était produit deux fois et que Ni ressentait ce même sentiment irrationnel à mon égard.
J'avais trouvé une explication à ce paradoxe, à cet état de fait qui m'avait presque rendu fou lorsque je l'avais quitté. Elle était comme du sang humain, tout en elle m'attirait et lorsque je me laissai faire…Le bonheur que j'avais ressenti alors ne pouvait pas être décrit avec des mots. J'étais heureux avec Esmée et ma famille, avec Ni j'étais euphorique. Mais ce n'était pas bien, boire du sang humain était plus qu'agréable, mais ce n'était pas juste. Être avec Ni n'était pas juste non plus. Elle ne croyait pas en ce que je croyait, elle se fichait des humains et ne les chassait pas simplement pour faire plaisir à sa fille. Elle mentait, se moquait de tout, n'avait aucune parole, prenait plaisir à se battre et à tuer, elle méprisait la plupart des autres créatures, humaines ou vampires. Elle avait un ego surdimensionné, était profondément égocentrique, ne reculait devant rien pour arriver à ses fins…Et la liste était encore longue, pourtant malgré tous ses défauts si elle était resté quelque minutes de plus je l'aurais embrassé, j'aurais souris à ses moqueries, j'aurais pensé comme elle qu'elle est la meilleure, je lui aurais pardonné toutes ses fautes, je lui aurais dit à quel point je l'aimais et qu'elle était tout pour moi et je n'aurais pas menti.
Elle était tout pour moi et je l'aimais mais je refusais cet état de fait. J'avais combattu mes sentiments pendant des années sans relâche pour enfin arriver à ne plus penser à elle à chaque instant, pour enfin aimer une autre personne. Même si cet amour n'avait rien de semblable, j'aimais vraiment Esmée. Elle était celle qui me fallait, celle qui était pour moi, celle qui me comprenait et partageait mes idées, la mère de mes enfants. Une femme douce et aimante. Quelqu'un de bien, mais pas celle que mon cœur désirait vraiment. J'aimais Esmée avec ma tête et ma raison et Ni, c'était mon cœur qui l'aimait, chaque cellule de moi aimaient Ni et elle seule.
Comme j'avais fait le choix de ne pas laisse libre cour à ma nature de vampire en buvant du sang humain, j'avais fait le choix de ne pas écouter mon cœur et seulement ma tête et il ne fallait pas que cette rencontre fortuite me fasse revenir sur ma décision, en aucun cas.
Je reconnectais mon cerveau à mes sens extérieurs et me remis à voir, entendre te sentir ce qui se passait autour de moi. Ma famille se trouvait dans un drôle d'état. Il y avait les partisans de « on va tout de suite botter les fesses à Bella et Edward » et ceux qui étaient plus : « Maintenant qu'on sait que tout va bien, on devrait respecter leur souhait de pas nous voir », ce groupe était constitué exclusivement de Rosalie et de Jasper qui était enfin revenu. Je décidais de rester neutre, ma tête voulant l'un et mon cœur l'autre.
-Alice…Ils nous ont clairement dit que nous ne devions pas les chercher et en connaissant Edward il ne peut y avoir qu'une bonne raison à ça.
-Et Milena ? Tu te rends compte qu'ils doivent surement la retenir prisonnière et qu'elle n'a jamais du écrire cette lettre ? Si Edward a décidé de rester avec le clan de Bella, elle surement pas ! On a pas le droit de laisser un membre de notre famille en difficulté sans rien faire.
Esmée et Emmett approuvèrent d'un signe de tête, mon cœur aussi. Qu'est-ce qu'on attendait ?
-Je ne mettrais jamais les pieds là-bas, déjà il y a la mini-vampire qui nous déteste pour une raison inconnue et soit dit en passant, on pourrait faire le rapprochement entre les deux éléments et ensuite il est hors de question que je me retrouve de nouveau à proximité de cette femme.
-Elle te fait perdre tes moyens frérots ? On a bien vu comme tu es parti en courant à peine l'avoir vu.
-Je n'ai même pas vu son véritable visage…Mais je sais ce qu'elle ressent et franchement quand quelqu'un en arrive à un tel point de désespoir la seule chose encore à faire c'est l'achever. C'est cruel de laisser vivre une personne qui souffre autant…
Je perdis de nouveau le contrôle de mes sens et mes pensées se dirigèrent toutes vers elle. Elle souffrait ? A cause de moi ? Non, c'était un peu trop prétentieux de ma part de croire que son humeur était du à ma seule petite personne. Sa douleur avait surement une autre origine. Lyra ? Bella ne l'avait jamais évoqué et pourtant je les savais inséparables. Peut-être qu'il était arrivé quelque chose à sa fille. A cette pensée ma poitrine se serra, après tout cette gamine était ma première fille et la laisser derrière moi avait été dur. Pourtant jamais je ne pourrais aimer mes enfants autant qu'elle avait pu aimer cette gosse, elle lui vouait une véritable adoration, rien ni personne n'aurait pu les séparer à part la mort…Je m'efforçais de nouveau de m'extirper de ses affreuses pensées et de retourner à la réalité avant que ma famille ne se rende compte que quelque chose n'allait pas.
-On y va un point c'est tout !
Bien dit Alice ! Jasper protesta encore pour la forme mais en vérité il ne pouvait rien refuser à sa femme. Seule Rosalie ne voulait pas lâcher mais vu que tous les autres iraient, elle suivrait.
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Le voyage de la Suède, car c'était bien la Suède jusqu'en Russie avait duré deux journées entières pendant laquelle j'avais eu toutes les peines du monde à cacher mon impatience. Pourquoi est-ce que ces stupides avions avaient toujours du retard ? En même temps, j'avais très mauvaise conscience de me réjouir à ce point de cette visite. Et Jasper commençait à me regarder un peu bizarrement, il devait se demander ce qui provoquait mes sautes d'humeur, mais il ne dit rien, je ne le remercierais jamais assez pour ça.
J'avais profité des longues heures passées dans l'avion pour penser à elle plus que je me l'autorisais en temps normal. Quand Esmée m'avait posé des questions je lui avais menti pour la première fois. Cela faisait vraiment très longtemps que je ne m'étais pas remémoré les années que j'avais passées en sa compagnie.
La première fois que je l'avais vu, elle m'avait surpris alors que je chassais dans le grand parc du Tiergarten à Berlin. J'avais été charmé dès le premier regard. Nous avions fait connaissance et elle m'avait emmené chez elle, m'avait présenté le petit bout de choux qu'était sa fille. Lyra m'avait tout de suite adopté, cherchant en permanence ma compagnie, voulant jouer avec moi. J'étais la première personne qu'elle rencontrait, sa mère et elle avait vécu complètement à l'écart des humains et de nos congénères pendant tous ses siècles. Je lui avais appris à lire, à écrire et à compter, pendant un temps je l'avais même emmené dans ce qui se rapprochait le plus d'une école à cette époque. Nous partagions la même soif d'apprendre même si elle avait tendance tout comme sa mère à ne pas apprécier trop les humains. Elle les trouvait trop lents et bêtes. Ni avait un avis encore plus arrêté sur la question elle ne comprenait tout simplement pas ce que je pouvais leur trouver. Encore un point qui nous séparait.
Ses escapades nocturnes me rendaient fou pourtant je ne pouvais pas lui dire à quel point cela me blessait de la savoir avec d'autre hommes, déjà pour la bonne raison que je ne savais pas moi-même pourquoi tout cela m'affectait autant. Et je ne savais pas non plus pourquoi il me fallait plusieurs minutes pour reprendre mes esprit lorsqu'elle effleurait ma peau sans le vouloir, pourquoi je ne pouvais pas détourner mes yeux d'elle, pourquoi elle hantait chacune de mes pensées. A cette époque je n'avais pas trouvé ça logique et à vrai dire je ne trouvais toujours aucune logique à l'étrange comportement de mon cœur. J'avais réussi un an entier à cacher l'attirance qui me rongeait, mais un soir je n'avais pas pu empêcher ma main de glisser sur la sienne. Après avoir touché sa peau une fois, après avoir vu le regard qu'elle avait posé sur moi à ce moment là, il n'y avait plus de retour en arrière possible. Cette femme, je l'avais d'abords pris pour une sorcière, venue sur terre pour me rendre fou, ce soir là je me rendis compte qu'elle était un ange.
Notre mariage me revint en mémoire lui aussi. J'avais eu besoin de toute mes capacités de persuasion pour l'emmené dans une église de son plein gré. Le chantage affectif ne marchait absolument pas sur elle et la menacer de la quitter n'avait comme seul résultat de la faire rire. Elle pensait que j'en étais incapable et à cette époque moi aussi. Pour elle mon dieu n'avait pas la moindre valeur. Elle me rétorquait qu'elle ne voyait pas quel culte elle était sensé vouer à un dieu representé par un gosse bien plus jeune qu'elle et qui n'était pas foutu de faire la moitié des miracles dont elle était capable. Elle n'avait accepté que lorsque je lui avais présenté la chose d'un autre point de vu, celui ou j'avais besoin d'une preuve de son amour. Bien entendu elle s'était moquée de mes doutes mais elle avait consenti à me jurer devant le seigneur qu'elle m'aimerait jusqu'à ce que la mort nous sépare. Le destin avait voulu que ça soit moi qui rompe ce serment. Aujourd'hui je pouvais utiliser cet argument pour soulager ma conscience, en vérité elle n'avait jamais cessé d'être ma femme et mon mariage avec Esmée n'avait aucune légitimé. Ceci n'était bien sur qu'une réflexion stupide, cet état de fait ne devait surement pas me faire céder. Mon serment envers Esmée était le plus important.
J'avais terriblement honte de mon comportement, j'étais heureux de revoir cette femme alors que je m'étais toujours jurer de ne jamais retourner vers elle. J'avais du mal à regarder ma femme dans les yeux. Je savais que c'était une énorme bêtise de faire ce voyage mais je ne pouvais pas empêcher mon cœur mort de faire des bonds de joie dans ma poitrine. J'essayais de calmer cette joie en me rappelant qu'elle m'avait trompé mais en réalité je m'en fichais. Enfin, plus exactement, je lui pardonnais, bien entendu je ne m'en fichais pas tant que ça qu'un autre homme ait eu le droit un jour de la toucher, ça me rendait même fou de jalousie pour être honnête. Bien que je devais avouer que si je n'avais jamais entendu parler de ça, je serais surement encore avec elle. D'apprendre qu'elle ait pu coucher avec un autre m'avait donné la force de me séparer d'elle le temps nécessaire pour que je me rende compte qu'il ne fallait surtout pas que je revienne. Pendant le temps que j'avais passé loin d'elle j'avais enfin saisi que notre couple n'était qu'une erreur et c'était cette constatation qui m'avait empêché de retourner la revoir sur le champ. Mais tout ceci n'était que du passé, aujourd'hui ça n'avait plus aucun sens, chaque cellules de mon corps ne désirait plus qu'une chose, c'était la revoir et la serrer dans mes bras. Je doutais fortement que mon esprit arrive à me retenir, mais pourtant il le fallait, pour Esmée et pour ma famille. Ils ne comprendraient surement pas si je cédais. Je me devais d'être fort pour eux. Je serais fort. Je ne céderais pas.
En attendant nous nous trouvions dans des voitures de location et nous foncions vers le fin fond de la Sibérie. Alice ne tenait déjà plus en place, elle ne s'arrêtait plus de parler, racontant tout ce qu'elle allait faire avec Bella maintenant que nous allions la revoir et comment elle allait passer un savon à Edward pour son comportement. Elle était tellement occupée qu'elle ne vit pas tout de suite le gigantesque loup qui venait de sauter sur la route. Elle freina mais trop tard et notre voiture heurta les pattes avant de la bête. Celle-ci fut envoyée plusieurs mètres plus loin mais il n'en fut pas mieux de notre véhicule, ma fille avait complètement perdu le contrôle de sa voiture et elle dérapa, heurta un des arbres qui bordais la route et fini dans un mur de neige. Emmett et Rosalie derrière nous avaient eux aussi tenté de nous éviter lorsqu'Alice avait donné le coup de frein mais ils finirent après quelque tonneau sur l'autre cote de la route. Leur voiture explosa quelques instants plus tard. Tout cela n'avait pris que quelques secondes. Nous étions déjà tous sorti de nos véhicules accidentés, tous indemnes mis à part une partie de nos vêtements.
Mais nous ne pouvions affirmer que ça resterait ainsi, en effet il y avait déjà plusieurs loups autour de nous et ils ne semblaient pas vraiment amicaux. Ils avaient les babines retroussées et un grondement sourd s'échappait de leur poitrine. Ils étaient bien plus grands que les loups-garous que nous avions connus à Forks, ils avaient la taille d'éléphant d'Asie. S'ils décidaient de nous attaquer nous n'avions absolument aucune chance.
Mais ils ne bougèrent pas, ils se trouvaient en arc de cercle autour de nous, mais ne faisaient aucun pas dans notre direction. Nous frôlions la mort un peu trop souvent à mon gout en ce moment. Je commençais à me dire que nous avions vraiment une chance de nous en sortir et que cette meute ne nous voulait aucun mal lorsque je vis la vampire blonde foncer dans un hurlement de rage sur nous. Alors je compris qu'ils n'avaient pas l'intention de nous laisser tranquille, ils attendaient simplement notre bourreau.
Elle se jeta sans la moindre hésitation sur moi et je ne pu l'éviter que de justesse. Je roulais dans la neige et du de nouveau éviter mon prédateur qui ne semblait pas avoir envie de me laisser vivre une seconde de plus. Aucun de mes enfants ne pouvait me venir en aide, les loups s'étaient rapprochés d'eux et ils ne pouvaient pas faire un mouvement. Je réussi encore une fois à échapper aux crocs du vampire, elle était tellement rapide que je ne pouvais même pas envisager de vraiment me défendre et encore moins d'attaquer à mon tour, je pouvais juste essayer de lui échapper et je savais que ça ne durerais pas. Je me trouvais finalement sur le dos, trop enfoncé dans la couche de neige pour pouvoir me relever assez vite, je la vis prendre son élan et je vis aussi dans ses yeux qu'elle savait sa victoire arrivée. Alors que son bras tendu n'était plus qu'à quelque centimètre de ma gorge, elle se retrouva entrainée contre un arbre par quelque chose de trop rapide pour que je puisse l'identifier. Un millième de seconde plus tard elle feulait de rage, coincée au sol par les pattes surpuissante du tigre que nous avions déjà vu et Edward se tenait devant moi. En tournant la tête vers la droite je vis que les loups s'étaient un peu reculés, Bella se tenait là elle aussi, accompagné de Milena. Celle-ci avait posé la main sur la poitrine d'une des énormes bêtes et lui murmurait des mots apaisants. Le reste de ma famille ne savait pas du tout comment se comporter, leurs yeux allaient de Bella et Milena à Edward et moi en passant par la vampire qui m'avait attaqué et qui était toujours en prise avec le fauve. Pendant un moment personne ne tenta le moindre mouvement, chacun essayant de juger qui était avec qui. Je profitais de ce calme pour me relever et mettre un peu de distance entre moi et mon attaquant. Elle avait arrêté de se débattre et me fixait simplement, les yeux empli d'une telle haine que j'en frémis. Qu'est-ce que j'avais bien pu faire à cette femme pour qu'elle me haïsse autant ? Edward fut le premier à prendre la parole.
- Lyli, calme-toi !
Ainsi elle s'appelait Lyli, la sœur de Bella donc. Celle-ci ne se calma pas le moins du monde et détacha son regard de moi une demi-seconde, juste le temps de jeter un regard meurtrier en direction de mon fils. Je tentais quelque chose, après tout, cela ne pouvait pas devenir pire que maintenant. Je m'efforçais de mettre un sourire poli sur mon visage.
-Nous sommes vraiment désolé si nous dérangeons mais…nous voulions revoir Edward et Bella. Nous ne pensions pas que notre présence était si…peu appréciée.
Je me sentais mal. J'étais pratiquement certain que son comportement n'avait rien à voir avec ma famille, juste avec moi. Mais je ne pouvais pas décemment parler de cet état de fait devant eux alors qu'ils n'étaient au courant de rien. J'essayais de me rattraper.
-Si…l'un de nous n'est pas le bienvenue ici…comme…moi pas exemple…je peux partir, mais je vous en pris, ma famille n'a rien à voir avec tout ça.
Je vis qu'Esmée se demandait ce que je voulais dire par là. Malgré mes efforts j'avais éveillé ses soupçons, comme ceux de Rosalie. Alice était trop occupée à lancer des regards désespérés vers Bella et Jasper semblait souffrir le martyr pour une raison que j'ignorais.
Le rire moqueur à côté de moi ramena mon attention vers Lyli.
-Si ? Comme s'il pouvait en être autrement après ce qu'il vient de se passer !
L'air amusé sur son visage disparu bien trop vire à mon gout, ses yeux devinrent noirs et un sourire mauvais s'étala sur son visage.
-Tu vas mourir Carlisle. Parce que tu as été assez bête pour venir ici. Parce que tu ne mérite tout simplement de vivre.
Son ton était si dur !
-Qu'est-ce que j'ai fait ??
Sur son visage on pouvait lire toute la haine qu'elle ressentait pour moi, mais j'y voyais aussi une telle souffrance !
-Tu l'as tué…
Sa voix de brisa et je tombais à genou, même si je ne savais pas en quoi j'avais pu avoir la moindre responsabilité dans son décès, la façon dont elle l'avait dit me disait clairement de qui elle parlait. Mon amour n'était plus. Je ne pensais pas qu'il puisse avoir pire que la mort, pourtant ce que je ressentais en ce moment même, dépassait de loin toute les souffrances que les hommes peuvent s'infliger.
Je venais de réaliser la stupidité de mes actes. Comment avais-je pu avoir la prétention de vouloir me séparé de la seule chose qui donnait un sens à mon existence monstrueuse ? En cherchant à échapper à la fatalité j'avais moi-même provoqué mon malheur. Ni avait raison finalement, les hommes sont des imbéciles.
Je m'enfonçais doucement dans les ténèbres, je ne vis pas Esmée venir à mes côtés, ni Jasper s'effondrer au sol, frappé de plein fouet par la douleur de toute cette famille en deuil.
Je ne pensais pas que tout finirais comme ca.
