Salut, chers lecteurs !
Bientôt les grandes vacances, j'aurai encore plus de temps pour écrire la fic ^o^ !
Bonne lecture !
CHAP 21) Retrouvailles :
Je sautais immédiatement dehors en poussant un cris de guerre, et attaquai la première silhouette que j'aperçut. Une main puissante me saisit le poignet, immobilisant ainsi mon poignard. J'écarquillai les yeux en reconnaissant l'homme qui se tenait en face de moi.
«- Raté, me nargua Marco en me relâchant.
A côté de lui, Vista époussetait son costume, que j'avais recouvert de sable et de débris de porte.
- Alors comme ça on attaque ses amis ? ria t-il en se tournant vers moi.
- C'est... C'est vraiment vous ? bégayais-je, étonnée de les voir débarquer comme ça.
- Ben oui patate, tu veux que ça soit qui d'autre ? me taquina l'épéiste.
- Heu, bah... Désolé pour l'acceuil, m'excusais-je, embarrassée.
- Pas grave...
- Vista, Marco ! s'écria Adeline en nous rejoignant.
- Bonsoir, ça va depuis le temps ?»
Nous tapâmes la discute quelques temps, puis je me rendis compte d'un détail en regardant par dessus l'épaule de Marco, qui se trouvait toujours face à moi :
«- Où est le MobyDick ? demandais-je.
- En fait, on s'est trompé de côté en accostant, du coup on a fait tout le tour de l'île à pied, expliqua le phoenix.
- Et c'est pour ça qu'on essayait d'être discrets, on savais pas si c'était vous qui attendiez là dedans, termina l'épéiste.
- Oui, et vous nous avez foutu une belle trouille ! Au fait, comment vous avez trouvé la cabane, elle est cachée par les rochers de là ou vous veniez ? demandais-je.»
Marco pointa du doigt quelque chose dans mon dos. Je me retournai et vis les cendres encore fumantes d'un feu de camp. Je jetai un regard interrogateur et courroucé à Adeline.
«- C'était pour faire cuire la viande que j'ai piquée au garde-manger ce matin, se justifia t-elle avec un sourire niais.
Je soupirai et souris à mon tour.
- Bon, on parlera en marchant, on dois rentrer, fit Vista.
- Ouais, on va chercher nos affaires et on part, répondis-je.
Au moment où je me retournai pour aller faire mes bagages, une boule de poils - une boule de suie, plutôt- passa à côté de moi comme un boulet de canon et sauta sur Marco, qui s'écrasa lamentablement sur le sol.
- Hé ! C'est quoi ce truc ?! beugla t-il en se débattant pour retirer la bestiole qui lui piétinait le torse.»
J'éclatai de rire devant ce spectacle. Après Doflamingo le panda s'attaque à Marco, décidément il n'aime pas les blonds ! Le phoenix se releva après s'être débarrassé de l'animal, et constata avec horreur qu'il était recouvert d'empreintes de pattes noires, ce qui renforça mon fou-rire. Le petit animal avait eu la bonne idée d'aller se rouler dans les cendres froides qui bordaient l'emplacement de l'ancien feu, et d'ensuite se nettoyer sur le premier commandant.
«- Arrêtez de vous foutre de moi ! se vexa t-il en constatant que tout le monde riait.
Nous levâmes finalement le camp quelques minutes plus tard, et commençâmes à marcher.
-... C'est encore loin ? demandais-je au bout d'un certain temps, lassée.
- On a accosté carrément à l'opposé, et vu qu'on peut pas traverser en pleine ville pour pas se faire repérer...
- Ok j'ai compris, je vais me charger personnellement du transport sinon on y sera encore demain ! affirmais-je.
- Hein ? firent Marco et Vista, ne comprenant pas où je voulais en venir.
- Regardez bien, elle ne vous l'a pas encore dit, les prévint mon amie.
Je me concentrai et mon transformai rapidement en tigre, sous les yeux ahuris des deux commandants.
-... Un zoan ?
- Et oui ! Aller, montez, réussis-je à articuler.
J'avais finis par apprendre à parler, avec un peu de mal tout de même, à cause de tous mes crocs qui bloquaient ma parole. Les deux hommes regardèrent perplexes et choqués mon amie sauter sur mon dos et déposer nos quelques bagages et Panda sur mes épaules.
- Aller ! Sinon je vous laisse ici !
- Ou t'as trouvé ce fruit ? demanda Vista, douteux.
- Je vous expliquerai tout quand on sera arrivés, j'en ai marre de trainer dehors !»
Ils se décidèrent enfin à monter, et s'installèrent derrière Adeline. Une fois tout le monde bien accroché je m'élançai d'un puissant bond et courus le plus vite possible, ce qui arracha un hoquet de surprise aux deux nouveaux passagers, qui n'avaient pas l'habitude d'être ballotés de la sorte. A cette vitesse nous fîmes vite le tour de la plage.
J'aperçus la silhouette sombre du navire de l'empereur, qui se dessinait sur la surface brumeuse de l'océan. Je continuais ma course, jaugeant la distance que séparait le bateau de la berge.
«- Hé, arrête toi ! s'écria Marco en constatant que je ne ralentissait pas.
- C'est bon, je vais sauter !
- NON ! On vas se noyer, laisse moi faire je peux voler !
- Tais-toi et ne me gêne pas ! aboyais-je en sentant qu'il m'arrachais une touffe de poils en voulant s'accrocher.»
J'arrivais vite au bord de la plage et préparai mon bond pour franchir la centaine de mètres qui me séparait du MobyDick. Tout le monde se pencha instinctivement quand j'encrai mes pattes avant dans le sable afin de transférer toute ma force et ma vitesse dans mes pattes arrières, qui se plièrent le plus possible. Elles effleurèrent le sol, je relâchai toute la puissance qu'elles contenaient et me propulsai avec force dans les airs, secouant violemment le petit monde présent sur mon dos. Je m'étirai de tout mon long pour gagner de la distance et stabiliser les passagers avant qu'un d'eux ne tombe à l'eau.
Le temps parut se suspendre, et pendant les quelques secondes qui s'écoulèrent j'avais l'impression de flotter. Je perdais peu à peu de l'altitude, et me retrouvai au dessus du bateau. J'eu même le temps de voir les expressions étonnées et effrayées des hommes présents sur le pont défilées sous mes yeux.
Merde, j'ai sauté trop loin !
Une idée me vint en tête et j'eu le temps de réagir avant qu'il ne soit trop tard. Je me retournai en plein vol, sortis mes griffes et tendis le plus loin possible mes pattes avant. J'agrippai le pont et y plantai fermement mes griffes, pour stopper mon élan et ne pas tomber à l'eau. Je fis quelques mètres en dérapant avant de réussir à m'arrêter complétement.
Je regardai alors par dessus mon épaule pour voir l'état des mes camarades. Le panda n'en avait absolument rien à foutre, Adeline se retenait d'éclater de rire ou de crier un grand "yahou !", Vista avait légèrement pâlit, et Marco aussi mais je remarquait un petit air furibond dans son regard. Ils s'empressèrent tous de descendre.
«- Mais ça va pas ?! T'as failli nous tuer ! hurla le phoenix quand il eu reprit son souffle.
- Jusqu'à preuve du contraire on s'est pas noyés, me défendis-je.
- Ouais, et t'as vu l'état du pont ? T'as tout bousillé, je t'avais dit de me laisser faire !
- C'est juste quelques planches cassées, j'en clouerai d'autres à la place.
- T'as intérêt !»
Je soupirai et levai les yeux au ciel. Décidément il y en aura toujours un pour m'engueuler. Comme il n'ajouta rien, un long silence s'installa et je remarquai qu'une grande partie de l'équipage s'était réunie sur le pont pour voir ce qu'il se passait. Ils nous dévisageaient à tour de rôle, et s'interrogeaient sur nos identités.
«- Ce sont les deux filles que nous avions hébergées il y a quelques mois, et elles viennent nous aider pour la guerre et sauver Ace, tonna Vista quand tout le monde fut attentif.
Ceux qui étaient présents le jour de l'assassina de Satch nous reconnurent et approuvèrent. Les hommes se dispersèrent rapidement pour retourner à leurs occupations. L'endroit fut rapidement désert.
- Bon, où sont les planches et les clous ? finis-je par demander.
- Attend, tu feras ça après. On dois déjà vous emmener voir Père, venez, ordonna Marco.
Nous suivîmes les deux commandants, et le chemin me revint vite en mémoire. Nous arrivâmes devant la cabine de l'empereur et le phoenix toqua.
- Entrez, tonna Barbe Blanche.»
Le premier comandant poussa la porte et fit un signe de la main, nous invitant à entrer. J'étais derrière lui et j'hésitai donc à passer la première, me souvenant de la trouille que ça faisait de se retrouver face à l'empereur. La main de Vista se plaqua dans mon dos, m'obligeant à avancer. Je fis quelques pas, suivie d'Adeline, et Marco referma la porte derrière nous, nous laissant seules.
«- Bonsoir, salua aussitôt le capitaine.
Le pirate était assis sur son lit, le journal dans une main et bien évidemment une traditionnelle bouteille de saké dans l'autre.
- Bonsoir, répéta t-on.
Je jetai un rapide coup d'œil autour de moi. Rien n'avait changé dans cette pièce depuis notre départ, j'avais l'impression d'avoir remontée le temps. Le pirate nous dévisageait, ou plutôt nous jaugeait.
- J'ai l'impression que votre entrainement à porté ses fruits, tout c'est bien passé ? interrogea t-il.
- Oui parfaitement, maintenant nous sommes capables de vous aider, répondis-je.
- Tant mieux, mais ne soyez pas naïves ça ne sera pas si facile que ça, ria Barbe Blanche.
- Oui on sait, mais si tout se passe comme on l'a prévu ça devrait aller...»
Quelqu'un toqua, ce qui m'interrompis. Trois infirmières entrèrent avec une petite boîte de matériel médical. Je fis un signe de tête pour les saluer quand elles passèrent devant moi et les suivis du regard, intriguée. L'une d'elles sortit une seringue de la boîte et scruta le bras de l'empereur. Une prise de sang ? Effectivement, l'aiguille alla se logée dans une veine et la seringue se remplit rapidement. Je fronçai les sourcils à cette vue, n'ayant jamais aimée les piqures.
«- Capitaine vous devez arrêter de boire, ça dégrade encore plus votre santé ! pesta une infirmière en le voyant prendre et ouvrir une nouvelle bouteille qu'il avait caché sous le planché.
Il soupira et reposa la bouteille sur sa table de nuit, bien évidement pour la reprendre dès que les infirmières seront parties. Je suivis attentivement la scène des yeux, essayant de deviner quel était l'alcool qui s'agitait dans le flacon. Barbe Blanche remarqua l'intérêt que j'apportais à se qu'il avait à la main. Il ne put s'empêcher reprendre la bouteille et de me la mettre sous le nez.
- T'en veux ? proposa t-il.
- Capitaine ! protestèrent les infirmières, outrées.
Surprise par cette proposition si peux raisonnable venant d'un homme d'habitude sérieux, j'hésitai quelques instants. Bon, ça serait quand même dommage -plutôt impossible- de faire un voyage avec des pirates -surtout des pirates comme Barbe Blanche et son équipage...- sans prendre un petit verre. Et puis ça allait faire longtemps que j'avais pas touché à l'alcool et en y pensant ça me manquait peu, donc il n'y avait pas de mal à boire quelques gorgées, non ?
- Oui merci, fis-je en empoignant la bouteille que me tendait l'empereur.
Ce fut sous le regard ahurit et colérique des infirmières que je bus cul sec, m'arrêtant quelques fois pour reprendre mon souffle. Je m'arrêtai au tiers de la bouteille, histoire d'en laisser un peu à l'empereur. Adeline avait plaquée une main contre son front, signe qu'elle tait désespérée.
- Très bonne bière, souriais-je.
Barba Blanche éclata de rire. Faut dire que c'est pas souvent qu'il a l'occasion de voir une gosse capable de boire aussi vite que lui sans tirer une grimace.
- Garde la, c'est cadeau, fit-il avant que je n'ai le temps de lui rendre la bouteille.
- Merci.
-... Vous avez l'air fatiguées, allez vous reposer. On fera le point sur votre passage à Dressrosa demain, d'accord ? proposa t-il.
- Ok, répondit-on.»
Bon, c'est vrai qu'on avait passées quelques nuit à faire des nuits blanches, on ne pouvait pas nier notre fatigue. Nous saluâmes donc le capitaine et sortirent. Il faisait maintenant entièrement nuit, et Vista nous attendait adossé contre un mur de la cabine.
«- Vous vous souvenez du chemin ? demanda t-il.
- Heu...non.
Il soupira et fit volte-face pour se diriger vers l'un des nombreux couloirs qui en sortaient du pont. Nous le suivîmes sans rechigner jusqu'à nos chambres respectives.
- Voilà, rien n'a changé depuis votre départ, bonne nuit.
- Merci, à toi aussi.»
L'épéiste rejoignit ses quartiers, nous fîmes de même. Je jetai un rapide coup d'œil autours de moi quand j'eu refermé la porte de ma chambre. Effectivement, rien n'avaient bougé d'un poil. Quelqu'un avait emmené mes bagages et les avait posés au pied de mon lit. Je saisis mes affaires et les rageai rapidement dans une armoire. Je fis ensuite quelques pas en arrière et me laissai tombée sur le lit, puis fermai les yeux.
Si tu mets une review, Papi Barbichette te donneras aussi de la bière ;p !
