Les jours passaient, tandis que je profitais de ma nouvelle vie de couple. Nous étions comme seuls au monde. Nous étions fous amoureux. Edward me pourrissait de cadeaux : des chaussures, des robes, des bijoux, … J'étais toujours gênée. Plus tard, j'appris qu'il avait reçu un héritage d'un vieil ami à qui il avait sauvé la vie lors d'une mission. Il était devenu presque millionnaire. Plus riche même que ses parents. Malgré le gouffre qui séparait nos classes sociales, nous filions le parfait amour. Les relations avec Rosalie ne s'arrangeaient pas mais peu importait. Nous étions ensemble et rien ne nous séparerai. Seule une chose manquait à notre merveilleuse vie à deux : le sexe.
Nos moments intimes devenaient de plus en plus torrides. Une sorte de préparation avant le grand saut. Il m'avait promis que nous le ferions quand je le désirerais, qu'il n'y avait pas le feu. Il avait tord, en quelque sorte. Le feu était bien là. Consumant mon corps à chacun de ses regards, à chacun de ses baisers, à chacune de ses caresses. Je le désirai.
J'avais demandé des conseils à mes copines expérimentées, dès qu'Alice avait eu le dos tourné. Je m'étais fait prescrire une plaquette de pilules contraceptives. Tout était prêt. Edward était à la bibliothèque, je l'attendais chez lui (j'avais désormais les clés de son appartement, comme si je vivais chez lui). J'avais disposé des bougies, partout dans la chambre. J'avais pris une douche avec mon gel préféré, je m'étais rasé les jambes, les aisselles et le maillot. Je pris une serviette que j'enroulai autour de mon corps.
Mon téléphone sonna, c'était un texto d'Edward disant qu'il arrivait. Je fus prise de panique. Est-ce que je devais garder ma serviette ou bien l'enlever ? Je ne m'imaginai pas la retirer devant lui. Je l'a balançé dans le bac à linges sals. Devais-je me coucher sur son lit comme dans les films, j'essayais, je trouvais que j'avais l'air ridicule, je me relevai et restai plantée là, debout, comme une poire, en plein milieu de la pièce, dos à la porte. Soudain, j'entendis les clés se glisser dans la serrure, mon cœur bâtit la chamade. Il m'appela, j'étais trop tendu pour pouvoir lui répondre. Et je n'avais toujours pas décidé ce que je ferais. Je fermai fortement les yeux. Soudain il ouvrit la porte. Je les rouvris et me retournai vivement
- Ah tu es ...
Il se rendit compte que j'étais nue. Il me regarda surpris et leva rapidement les yeux au plafond :
-Oh désolé je …
Il devait penser qu'il m'avait surpris malencontreusement sortant de ma douche. Je restai là sans bouger, incapable de lui expliquer de vive voix. Il comprit. Il me regarda, remarquant que je ne bougeai pas. Soudain, sa respiration s'accéléra, ses joues se rosirent et ses yeux se remplirent de désir. Il avait envie de moi et c'était excitant. Cette réaction me donna du courage. Comprenant que mes pulsions n'étaient pas seules et que ce soir, elles seraient assouvies, je m'avançai doucement vers lui, fis glisser son sac de sur son épaule, me hissai sur la pointe des pieds et l'embrassai, doucement. Son sac tomba au sol et il m'embrassa plus fougueusement. J'interrompis le baiser et fit tomber son blouson. Il reposa ses lèvres contre les miennes, se baissa pour atteindre le dessous de mes genoux, d'une main et me souleva jusqu'au lit. Il me déposa délicatement dessus. Je me glissai jusqu'au fond tout en l'entraînant avec moi, sans interrompre le baiser. Nous nous mîmes à genoux, face à face. J'enlevai son t-shirt et fis courir mes doigts sur son torse, son ventre, jusqu'au bouton de son pantalon. Je le défis et descendis sa braguette. Je descendis son pantalon puis son boxer. J'interrompis notre baiser pour reprendre notre souffle. Il embrassa ma clavicule et descendis sur ma poitrine. Il avait un corps beaucoup plus parfait que je ne l'imaginais, un corps d'athlète de haut niveau, ses habits n'avait été qu'un bref aperçu. Même son pénis qui comme tous les autres, aurait dû sembler disgracieux, était beau. Il m'allongea sur le dos, se plaça au dessus de moi. Il lécha l'auréole de mon sein droit et plaça mon téton dans sa bouche. J'en gémis de plaisir. Je n'avais jamais compris pourquoi on jouissait lors de rapport sexuel, pensant que c'était dans les seuls buts de flatter l'autre ou de mettre du piquant dans l'ébat. Mais je compris. Ses caresses me donnaient tant de plaisir que mon corps se sentait obligé de se manifester, de chanter. Il remonta sa bouche pour la placer sur la mienne. Il fit courir sa main le long de mon corps jusqu'à arriver à l'endroit ayant été le moins touché de tout mon corps. Il inséra un doigt dans mon ouverture. Je poussais un autre petit gémissement. Il parut surpris de sa petite taille. Il glissa sa bouche le long de mon cou, la fit courir dans mon décolleté, sur mon ventre jusque mon sexe. Il fit courir mes lèvres sur mon pubis. J'en criai de plaisir. Je m'emparai d'un lambeau de draps et le serrai fortement entre mes doigts. Il remonta sur mon corps pour reprendre possession de mes lèvres. Tout en embrassant mon cou. Il se plaça à l'entrée de ma vertue. Il me regarda dans les yeux, je lui souris pour lui faire comprendre que j'étais prête. Nous nous fixâmes et il glissa tout doucement en moi. Je fermai fortement les yeux et criai. C'était un mélange de douleur, de surprise et de plaisir. Il me donna de légers coups de rein tout en râlant de plaisir à chaque coup donné. J'ouvris les yeux, il me regardait, amoureusement, il chuchota, hors d'haleine : « Ca va ? ». Je hochai la tête incapable de parler, il reprit : «Je ne vais pas trop vite ? », je secouai la tête, fermai les yeux, le pris par les cheveux et l'embrassai. Je mêlais brièvement ma langue à la sienne. Puis il bécota ma bouche, à maintes reprises, suçant ma lèvre inférieure. Un intense plaisir sublima la douleur. Les mouvements de reins s'accélérèrent. Mes mains glissèrent sur son dos. Je resserrai mes jambes autour de sa taille. Il me souleva pour s'enfoncer d'avantage en moi. Il prit brusquement un barreau du lit entre ses doigts tandis que je plantais mes ongles dans son dos. Une vague de chaleur m'envahit, les picotements dans mon bas ventre s'intensifièrent, un intense plaisir m'envahit provoquant des clignements incontrôlés de mes yeux, mon intérieur se contracta. Je le sentis grossir en moi notre point de connexion et une petite chaleur envahir mon bas ventre. Sa gorge gronda tandis que je poussais un hurlement de plaisir. Ce fut mon premier orgasme. Il s'arrêta de pousser. Il haleta dans mes cheveux, étendus sur le lit. Je caressai les siens. Il sortit de moi pour s'allonger à mon côté. Nous restâmes là, couché l'un à côté de l'autre, tentant de reprendre notre souffle. Je me tournai vers lui. Il semblait épuisé. Cela semblait tellement incroyable qu'un petit être comme moi puisse fatiguer un expérimenté agent secret. Et surtout, j'étais plus qu'heureuse.L'excitation et le bien-être qu'il me procurait me donnait presque envie de danser la guigne.
Je le regardai et ris, il me suivit et m'embrassa. Je me relevai, embrassai son torse et descendis jusque son sexe. Edward fourragea dans mes cheveux, hors d'haleine. Je me relevai et me plaçai au dessus de lui tout en m'entrant en lui. Il plaça ses mains sur ma taille tandis que je donnais de petits coups de hanches, mes mains appuyées sur ses fermes abdominaux. Il mordit sa lèvre inférieure dans une mimique sexy tout en parcourant mon corps du regard. Il remonta ses mains le long de mes côtes jusqu'à arriver à ma poitrine. Je pris son index et le plaça dans ma bouche. Je cambrai le dos et rejetai la tête en arrière tandis que ses mains glissèrent le long de mon dos jusqu'à arriver à mes fesses. Je me rebaissai pour pouvoir l'embrasser et m'emparai des barreaux du lit tout en sautillant sur lui. Il roula pour me mettre sur le dos. Je criai dans sa bouche. Il se stoppa et glissa sur ma poitrine. Il posa sa tête sur mon cœur. Quelques minutes plus tard, il remonta sur ma bouche et rentra une troisième fois en moi. Je poussais de petits cris, j'entourais ses grosses épaules de mes bras, nous nous regardâmes et je lui chuchotai un : «Je t'aime». Il me sourit, m'embrassa et me tira vers lui pour m'assoir sur ses genoux. Il planta ses doigts dans mon dos tandis que je mordillai son épaule. Il glissa sa main dans mes cheveux et les pris entre ses doigts. Un spasme de plaisir m'agita. Il me fit tomber sur le dos et me plaça sur son torse. Nous nous endormîmes, fatiguées par cet élan d'amour et plus amoureux que jamais.
