OS 365 jours – 7 octobre – Fantasmes.

Notes : Merci à toutes celles qui ont contribué à l'OS en me donnant leurs idées loufoques !;)

Merci à Lilie pour sa contribution...

OOOoooOOOoooOOO

- Joyeux anniversaire Bella!

- Merci !

Sous mon air incrédule, mon amie Angéla me tendit une simple enveloppe blanche. Je la regardai, la retournai et toisai mon amie avec des yeux suspicieux.

Qu'est-ce qu'elle avait encore inventé?

- Allez! Ouvre-là!

Je m'exécutai. A l'intérieur, il y avait une feuille que je dépliai rapidement. Je la lus, à plusieurs reprises, puis dévisageai Angéla, les yeux plein de colère.

- Qu'est-ce que c'est que ça?

- Ton cadeau d'anniversaire! Me dit-elle sournoisement.

- Tu rigoles? Jamais je ne ferais ça!

- Si, tu le feras car la situation est vraiment trop énervante! Tu l'aimes alors fais ce qui est écrit ici et sans traîner! Et tu n'as pas le choix pas besoin d'essayer de négocier.

- Et tu te prétends mon amie?

- Oui ! Tiens, voici les clés de ma voiture, tu y trouveras ta valise et tout le nécessaire pour ton week-end! L'adresse de l'appartement de ma sœur est enregistrée dans le GPS et celle du chalet d'Edward & Co est inscrite au dos de la lettre.

Elle a vraiment pensé à tout!

- C'est là que je dois te dire merci?

- Non, tu me remercieras en rentrant, ça vaudra mieux.

Je la serrai rapidement dans mes bras, ne sachant que faire d'autre. Puis je partis en direction de sa voiture afin de me lancer dans l'aventure la plus folle de toute ma vie : essayer de faire craquer le type le plus beau de sa génération grâce à cette foutue lettre. Au fond de moi j'espérais que ça fonctionnerai.

OOOoooOOOoooOOO

Angéla était folle à lier! M'écrire cette liste de fantasmes à réaliser pour séduire Edward Cullen était impensable. Cependant, j'avais accepté de jouer le jeu. J'avais plus à gagner qu'à perdre et cela m'amusait beaucoup. Je ne savais pas comment j'allais expliquer ma présence là-bas. J'improviserai. Angéla m'avait donné les clés de l'appartement de sa sœur, c'était déjà ça, je ne dormirai pas à la belle étoile.

Edward était parti au ski avec une bande de copains et copines et je me morfondais depuis le jour où j'avais appris que la sublime Tanya Denali était de la partie. Ma conscience me disait de ne pas y aller, que la sulfureuse blonde marchait déjà sur mes plates-bandes mais mon cœur me disait de me battre. Et c'est ce que j'allais faire.

La liste que m'avait faite Angéla ressemblait à des conseils mais ils incluaient tous les fantasmes que je n'avais pas encore osé réaliser. C'est ce qui arrivait quand on disait tout à sa meilleure amie, y compris au niveau sexuel.

Le trajet me parut long tellement j'étais pressée d'arriver. La station de ski se trouvait à plusieurs kilomètres de chez moi mais la route était belle. Le GPS me conduisit directement au parking de l'immeuble où se trouvait l'appartement et je me hâtai de monter mes affaires et de mettre des chaussures plus adaptées. Je pris mes lunettes de soleil et mon bonnet, glissai dans ma poche l'objet numéro un indispensable à mes objectifs et partis à la recherche d'Edward.

Ce ne fut par sur lui que je tombai en premier. Jacob m'interpella, surpris de ma présence dans la station. Je lui expliquai que j'avais rejoint une copine qui justement avait loué au même endroit. Il me proposa de venir au chalet et j'acceptai vivement. Il ne fallait pas perdre une minute.

Je retrouvai tout le monde et tous furent surpris de me voir. Tanya me regarda comme si j'étais une pestiférée mais je passais outre tout cela. Je m'assis aux côtés d'Edward et engageai la conversation comme si de rien était. Je sortis les deux mandarines que j'avais glissées dans ma poche et commençai à les éplucher. Edward épiait tous mes faits et gestes, surtout lorsque je glissais les quartiers de fruit dans ma bouche et que je léchais le bout de mes doigts couvert de jus.

- Tu en veux? Lui proposai-je.

- Je... Oui. Merci, j'adore les mandarines!

- Moi aussi. Dis-je en lui présentant un quartier devant la bouche.

Il l'ouvrit timidement et s'approcha de mes doigts. J'en profitai pour y plonger le morceau de fruit. Ses lèvres se refermèrent sur mon index et une sensation plus qu'étrange se répandit dans tout mon corps. Il me sourit et haussa les sourcils de manière plus que suggestive, ce qui me donna encore plus d'énergie pour continuer mon manège. Je lui tendis un deuxième morceau puis un troisième avant qu'il ne me fasse signe qu'il n'en voulait plus. Une goutte de jus de mandarine coulait sur son menton et je l'essuyai doucement avec mon pouce, que je portai immédiatement à mes lèvres, de manière très coquine.

La terre semblait avoir cessé de tourner autour de nous et nous remarquâmes vite que des dizaines de paires d'yeux nous regardaient, médusés.

- Quoi? Demandai-je.

Ils retournèrent tous à leurs occupations et Edward et moi continuâmes à discuter. Sa curiosité était désormais piquée et il se mit à me questionner.

- Que viens-tu faire ici?

- Je loge chez une amie pour le week-end.

- Où est-elle?

- Elle travaille.

- Hum. Tu aimes skier?

- Pas vraiment, j'avoue. Mais j'adore les espaces détente... En particulier les jacuzzis.

- Nous en avons un ici mais à cette heure-là Emmett et Jacob doivent y être, entourés d'un nombre incalculable de jeunes filles.

- Ah ces deux-là! Un plan de secours?

- Malheureusement, non.

- Dommage... Dis-je, franchement déçue.

- Si tu n'es pas du genre couche-tôt il sera bien disponible à un moment ou à un autre!

- J'espère...

- J'en suis sûr!

En effet, quelques heures et quelques verres plus tard, le jacuzzi était libre. Nous enfilâmes des peignoirs pour sortir dehors puis nous les posâmes rapidement sur un banc avant de plonger dans l'eau délicieuse. Il faisait bon, le ciel était étoilé et les remouds commençaient déjà à détendre mon corps. Nous étions situés à l'opposé l'un de l'autre et nous nous toisions nerveusement.

Ma seconde mission était d' "embrasser Edward dans un jacuzzi". Après "Lui faire manger des mandarines" (ne me demandez pas pourquoi j'adore les mandarines je ne le sais pas moi-même... C'est comme ça c'est tout) il allait falloir que j'accélère les choses sans passer pour une fille facile! J'espérai quand même que personne ne viendrait nous interrompre ou me faire foirer mon objectif.

Nous nous regardions depuis un petit moment et je décidai de casser ce silence insoutenable. L'alcool aidant, je me rapprochai un peu de lui et lui souris. Mon pied entra subrepticement en contact avec le sien ce qui le fit tressauter. Il me lança un regard en coin et je haussai les sourcils en guise de réponse. Il posa son verre sur le rebord du jacuzzi et planta ses yeux dans les miens.

- A quoi tu joues Bella ? J'ai du mal à cerner tes intentions.

- Je ne joue pas, Edward.

- Dis-moi que le coup de la copine qui loue ici c'est bidon.

- C'est bidon, je suis venue seule.

- Pourquoi ?

- Tu ne devines pas ?

- Je ne sais pas encore si je veux connaître tes raisons.

Je retournai m'asseoir à ma place initiale et engloutis mon verre de sangria. Je fermai les yeux, pris mon courage à deux mains et me levai. Je ne voulais plus jouer. Cela ne me disait plus rien, il m'avait dégoûtée. Avant que je ne puisse faire un geste, deux bras musclés m'encerclèrent et m'empêchèrent de bouger. Je sentis son odeur boisée se répandre partout sur moi alors qu'il remettait mes cheveux en place et me prenait la tête entre ses mains.

- Bella ne me fuit pas... s'il-te-plaît... Ajouta-t-il sérieusement.

- A quoi tu joues ?

- Je te retourne la question.

- On ne va pas jouer à ça toute la nuit quand même, non ? M'énervai-je.

- Non, tu as raison.

En quelques secondes, ses lèvres furent sur les miennes et mon cœur devint léger comme une plume. J'avais l'impression d'être sur un petit nuage tellement je me sentais bien. Il me relâcha rapidement, beaucoup trop rapidement. Je gardai les yeux fermés quelques secondes avant de me replonger dans l'eau bouillonnante. Oh la vache !

Je me glissai dans l'eau chaude jusqu'au cou, avançai doucement jusqu'à lui et posai mes mains sur son torse. Je le caressai, découvrant la moindre parcelle de son corps. Je l'enlaçai, caressai sa nuque et enroulai mes doigts autour de ses mèches ruisselantes. Je frottai mon nez dans son cou, humant son odeur exquise, puis sur sa joue et son menton. Mes lèvres touchèrent les siennes, timidement d'abord puis plus en profondeur. Il se laissa faire, me rendant même mon baiser. Ses mains parcoururent mon corps en fusion, migrant rapidement vers mes fesses. Nos positions devinrent vite indécentes et le fait que quelqu'un pouvait nous surprendre à tout moment rendait la situation encore plus excitante. Nos mains baladeuses se firent plus pressantes et le haut de mon bikini fut bientôt en passe d'être éjecté du jacuzzi.

- Pas ici... Lui murmurai-je dans le creux de l'oreille.

Il m'attrapa par la taille et m'amena à l'intérieur du chalet sans prendre la peine de nous sécher. Dans l'escalier qui menait à sa chambre, Edward s'arrêta plusieurs fois pour m'embrasser en me plaquant contre le mur. Même si ce n'était pas l'envie qui m'en manquait, j'essayai de ne pas trop rire ou gémir, de peur de réveiller les autres. La situation était très cocasse et chaude à la fois. L'article trois de la lettre d'Angéla me revint en tête : « Le chauffer dans un ascenseur ou à fortiori dans un escalier ». Vu la situation, c'est lui qui me chauffait mais on était plus à un mot prêt. Pour le moment je voulais vite passer à la suite : « couvrir Edward de Nutella et de Chantilly et le déguster tout cru... » Pourvu que je trouve tout ce qu'il fallait dans la cuisine !

Je me cramponnai à lui, me frottant sans honte contre son sexe gonflé. Son regard me transperça, noir de désir. Il grogna et me plaqua contre la porte de ma chambre pour m'embrasser encore et encore. Cette fois je ne pus retenir mes gémissements et cela le rendit encore plus fou. Il me ravagea de baisers tous plus enflammés les uns que les autres. Ses mains se perdirent dans mon bikini et menacèrent de franchir les barrières restantes. Je réussis tant bien que mal à ouvrir la porte de sa chambre et nous nous retrouvâmes vite sur le lit.

-Tu en as ?

-Pas ici. Jake et Emmett m'ont tout piqué.

-Je dois en avoir dans mon sac, je ne serais pas longue.

Je me faufilai hors du lit et me précipitai dans le salon. Je récupérai toutes mes affaires, attrapai au passage un pot de Nutella, une bombe de chantilly et quelques fraises et remontai avec mon butin dans la chambre de mon Apollon. Il n'avait pas bougé mais je filai dans la salle de bain afin de m'arranger un peu. Quelques minutes plus tard j'étais de retour dans la chambre mais tout avait changé. L'air était plus que glacial et l'ambiance « caliente » s'était volatilisée.

Edward tenait la lettre d'Angéla dans les mains et me regardait d'un air plus que dégoûté. Avant que je ne puisse dire un mot, il avait jeté la lettre par terre et s'était volatilisé, ne laissant derrière lui que son odeur boisée que j'aimais tant.

OOOoooOOOoooOOO

Note : Tadaaaaaaaaaaam ! Alors ? Suite ou pas suite ?!

Bisous !