Chapitre 21 – Un gros nounours plein d'amour

- Qu'est ce que vous dites !

- Ecoute, je ne voudrai pas t'affoler ni dire de conneries, mais, il y a trois ans, il y a eut une fusillade dans une vieille usine de vêtements. On a arrêté des tonnes de gens. Et parmis ces gens, il y avait le chef d'un des deux plus gros clan qu'il y avait dans toute la ville, il s'appelle Kogaiji. Il nous a dit qu'il s'était allié au chef de l'autre clan, qui s'averait être Gojyo.

Hakkai resta un moment sans rien dire puis fronça les sourcils.

- Attendez, vous voulez dire que Gojyo était le chef d'un clan ? Mais, c'est n'importe quoi, Gojyo ne peut pas…

- Quand on a demandé au jeunes de la ville, le coupa le policier, personne ne semblait connaître Gojyo. Mais Kogaiji a affirmé, ainsi que tout les autres membres de son clan que Gojyo faisait partit du coup ce soir là. Tu savais qu'il se droguait, n'est ce pas ?

- Oui, c'est moi qui l'ai aidé à s'en sortir…

- Et bien, le but était de récupérer une grande quantité d'héroine dans cette usine. Si tout les membres du clan de Kogaiji ont raison, alors Gojyo voulait sa part et faisait parti de la fusillade.

- Non… c'est pas possible..

- Bon, avant que tu te fasse une idée de moi, je ne veux en aucun cas fouttre ton pote en taule, tout ce que je veux c'est trouver la veritée. Ca m'empêche de dormir.

Un silence suivit cette déclaration.

- Pourquoi vous m'en parlez à moi ? demanda soudain Hakkai.

- Ben parce que t'es son pote et parce que je croyait que si je t'en parlait, ça te rappellerait quelque chose.

Le silence tomba. Hakkai savait que Gojyo ne lui avait pas tout dis sur sa vie passée, mais il ne s'était pas imaginé une telle chose.

OoO

Il posa ses lèvres sur son front.

- Tu t'es enfuit ?

- Ouais, si on veut…

Ils restèrent un petit moment sans bouger, puis Aiko s'éloigna un peu de Gojyo.

- Je vais devoir y aller.. les visites vont bientôt être finie…

Elle se leva et se plaça en face du métis qui était assit sur le lit. Il posa ses mains sur sa taille et la rapprocha doucement de lui, pour l'embrasser. Elle passa ses mains dans ses cheveux tendis que lui faisait glisser la sienne sous son tee-shirt.

Alors que leurs gestes devenaient un peu plus passionnés, ils entendirent un raclement de gorge. La jeune fille sursauta en se rendant compte que quelqu'un l'avait vu avec la main du métis sur sa poitrine tendis que celui ci se contenta de sourire en s'éxclamant :

- Docteur Homura !

- Bonjour Gojyo, bonjour mademoiselle…

La demoiselle en question devint soudain rouge pivoine alors qu'elle bafouilla un bonjour incompréhensible.

- Bon, je.. j'y vais… dit elle precipitament en donnant un furtif baiser au rouquin.

- Très belle jeune fille, complimenta le docteur après qu'elle soit sortie.

- Ouais.. répondit Gojyo, les yeux dans le vide.

- Bon ! qu'est ce que vous faites debout jeune homme ? reprit soudainement sérieusement le docteur.

- Je ne suis pas debout, je suis assit.

- Ne jouez pas sur les mots.

- Mais c'est la verité…

- Oui, mais je suis sur que vous vous êtes levé.

Devant le ton categorique du medecin, le métis ne put que répondre par l'affirmative.

- Ne recommençez plus à l'avenir, je vous prie. C'est pour votre santé.

- Ouais, ouais…

- Bon, je vais vous parler de la vrai raison de ma venue.

- Oui ?

- J'ai ici les résultat de votre controle sanguin, commança le médecin en s'asseyant sur le bord du lit. Vous vous droguez ?

- Non.

- Vous avez des traces d'héroine dans le sang.

- C'est ceux qui m'ont kidnapé qui me l'ont injecté.

- Hmm. Je vois. Pourquoi donc ?

Gojyo leva les yeux au ciel.

- Ca fait trois ans que j'ai arrêté de me droguer. Ils le savent. C'est pour ça.

- Hum, oui, je comprend mieux maintenant. Vous avez forcement ressenti des effets de manque dernièrement alors?

- Avant d'arriver à l'hopital, oui, mais pas depuis.

- D'accord. Je dois juste vous prévenir que ça va surement recommençer bientôt. En tout cas, si ça devait arriver, n'attendez pas pour nous prévenir. Nous ferons tout notre posible pour vous aider. C'est compris ?

Gojyo hocha la tête. Il avait l'impression qu'on le prenait pour un gosse.

- Très bien. Bon, attendez moi deux secondes, je revient.

Gojyo le laissa partir. A peine avait t-il commençé à se rallonger qu'il réapparu, un bouquet de fleur dans les mains et un gros nez rouge bien rond sur le nez.

- SURPRISE !

Le métis s'attendait presque à voir des serpentins et des confetis voler dans toutes la pièce. Il se passa une main sur le visage.

- Non, mais, c'est quoi ce medecin ? dit t-il pour lui même.

OoO

Un leger vent frais glissa le long de son corps, provoquant à son passage un doux frisson. Il ouvrit legerement les yeux et tomba nez à nez avec le visage de Goku. Il recula un peu pour y voir plus clair et se souvint de la veille ( ou plutôt de la matinée...). C'est clair que Goku avait vu juste et que ça l'avait calmé, mais en même temps il se sentait comme contrôlé. Le châtin était beaucoup plus fort moralement que ce qu'il croyait…

Il sortit du lit le plus silencieusement possible. Il ne voulait pas réveiller Goku. Il ne le fallait pas. Il enfilla ses vêtements en vitesse, prit son porte monnaie et sortit doucement de l'appartement.

Il ne tarda pas à trouver un bar ouvert et se commanda un croissant et un café. Il mangea lentement, appréciant le calme du matin. Il n'avait pas dormit beaucoup, une ou deux heures tout au plus. Il vit soudain entrer Hakkai. Il n'avait pas l'air bien en forme, il avait un pensement sur le front et les cernes qu'il avait sous les yeux montraient qu'il n'avait pas dormit beaucoup lui non plus.

A peine fut il entré qu'il se dirigea vers Sanzo. Il avait du le voir de dehors.

- On dirait que t'as pas la forme, ça va ? demanda Sanzo.

- Non, j'ai passé la nuit au poste de police, répondit t-il en s'asseyant.

- Hein, sans blague ! Qu'est ce qu'il s'est passé ?

- C'est une longue histoire… En gros, Le mari de Mlle Yoshiko nous à surpris ensemble dans sa salle de classe et a eut la réaction qu'un homme normal aurait eut dans sa situation. Bref ça a mal tourné et nous nous sommes tous retrouvé en salle d'interroguation.

Sanzo le fixait.

- Qu'est ce que vous faisiez dans cette salle de classe ? Vous étiez tout de même pas en train de…

- Non, non ! se precipta le brun de répondre, voyant où Sanzo voulait en venir. Elle était juste dans mes bras. Rien de plus.

- Remarque vous auriez pu faire ce que vous voulez.

- Sanzo ! On a rien fait de tel !

- D'accord, d'accord, j'te crois.

Hakkai commanda une tasse de thé et deux pains aux raisins tendis que Sanzo plongea son nez dans son café ( ndla : c'est une expression, hein, il a autre chose à faire que de plonger réélement son nez dans son café).

- Toi non plus t'as pas l'air en forme, Sanzo. On dirait que t'as pas dormi de la nuit…

- Ouais c'est à peu près ça.. Disons que j'avai l'esprit ailleurs et que ça m'a empêcher de dormir.

Comprenant qu'il ne voulait pas en parler, Hakkai n'ajouta rien d'autre. Le serveur arriva avec ce qu'il avait commandé. Alors qu'il commençait à boire lentement son thé, un lourd silence tomba. Sanzo n'avait pas trop envie de parler et Hakkai brulait d'envie de lui dire quelque chose. Finalement, il coupa le silence :

- Sanzo… je.. j'ai parlé avec l'inspecteur Zenon. Et.. je ne sait pas si je dois t'en parler…

- De quoi tu parles?

Maintenant qu'il avait commençé, il ne pouvait pas dire « nan rien, oublie ». Et vu la tête qu'il faisait, Sanzo avait compris que c'était sérieux.

- Voilà, c'est à propo de Gojyo. On ne sait toujours pas pourquoi il s'est fait enlevé. Enfin, je crois que je sais maintenant.

- Bon, allez, abrege Hakkai.

- Voilà, l'inspecteur Zenon m'a dit que Gojyo avait été le chef d'un clan et qu'il se serait allié au chef du clan adverse pour voler de l'héroine dans une usine. Mais il y a eut une fusillade et Gojyo s'est enfui. Seulement, il n'y avait pas de preuves contre lui, étant donné que l'usine a explosée. C'est pourquoi l'inspecteur Zenon n'a pas que des suppositions.

- Si c'est que des suppositions comme tu dis, alors pourquoi est ce qu'on devrait le croire ?

- Oui, je sais, mais seulement tout les membres du clan qui s'est allié à celui de Gojyo ont affirmé qu'il faisait partit du coup.

- Alors, soit ils se sont tous mit d'accord pour dire ça, pour faire plonger Gojyo, soit c'est la verité. En gros, c'est ça ?

-… oui.

OoO

Quand il rentra dans son appart, Sanzo compris que Goku n'était toujours pas levé. Il entra dans la chambre avec délicatesse et trouva l'adolecent allongé comme à son habitude : n'importe comment. Seul son torse était visible mais ça ne déplu pas pour autant à Sanzo.

Il fit un pas dans la pièce et s'immobilisa. Goku avait bougé, il s'était tourné sur un côté pour se rouler en boule. Le blond reprit sa marche et s'allongea derrière Goku. Il s'amusa à caresser doucement son bras du bout des doigts puis il contempla son visage. Ses traits fins entourait une bouille ronde qui paraissait si belle aux yeux de Sanzo que quand l'adolescent souriait. Mais ces joues avaient déjà vu beaucoup trop de larmes couler. En partie par sa faute. Et dans son sommeil, Goku avait prit un air qui semblait malheureux à Sanzo. Il pensa alors à une petite bête sans défense, enfermée dans une cage de tristesse et de malheur. Tout ce qu'elle voulait c'était de l'amour et de l'attention. Et il ne faisait que l'enfonçer encore plus dans le déséspoir. Il eut la soudaine impulsion de l'enlaçer contre lui et de le serrer dans ses bras.

Avec tout ça, ce ne fut pas étonnant que Goku se réveille. Il sentit le souffle de Sanzo sur sa joue. Il tourna alors la tête.

- T'es djà habillé ? remarqua t-il.

- Ben oui, tu dormait comme une masse alors je suis allé acheter des pains aux chocolat. Je pensait que tu te reveillerai rien qu'à l'odeur, mais il t'en a fallu bien plus.

Goku se contenta de sourire. Puis, un petit moment après, il demanda, d'un ton soudainement serieux :

- Tu vas mieux ?

- Oui. Beaucoup mieux. Je ne pense pas que se soit finit, mais, ça devrait aller.

- Dis, Sanzo… Ca va redevenir comme avant, hein ?

- De quoi ?

- Ben, nous. Avant tout allait bien, avec Gojyo et Hakkai, mais depuis tout ce qui ce passe, j'ai l'impression, que c'est plus pareil. Même entre nous.

- T'inquiètes pas, maintenant, tout va bien ce passer. Tout va redevenir comme avant.

Goku planta son regard dans celui du blond et se serra contre lui.

- J'espère que tu as raison. Je préfère quand c'est toi qui dirige.

Sanzo compris de quoi il voulait parler et étouffa un petit rire dans le cou de Goku.

OoO

Il n'avait presque pas dormi de la nuit. Cette saleté de médecin, comme il l'appellait pour lui même, lui avait surement porté la poisse. Il avait eut une crise d'angoisse à cause du manque de drogue. Il n'avait pas pu appeler les infirmières et ne le voulait pas de toutes façon, ils n'auraient fait que le bourrer de sédatif et il se serait senti vaseux toute la journée.

Il commançait donc à somnoler sur son lit en écoutant de la musique que Hakkai lui avait apporté. Mais on vint frapper à sa porte.

- Ouais ?

La porte s'ouvrit sur l'inspecteur Zenon.

- Tiens, c'est bizarre, juste avant de commençer à m'endormir, j'était en train de me dire « ça fait un moment que j'ai pas vu ce cher Zenon ! Je préfererai tellement voir sa tête plutôt que de m'endormir tranquillement»

- Désolé de te déranger, mais j'ai besoin de te parler.

- Hum, ouais. Toutes façons j'arriverai bien à me rendormir.

Le policier s'avança donc, posa sa veste sur la chaise et s'y assit.

- Gojyo, tu te souvient, il y a trois ans, on est venu chez toi.

- Oui, je m'en souvien.

- Tu nous avait dit que tu n'avais rien a voir avec cette affaire de fusillade et de drogue. Seulement, je crois que tu nous a menti.

OoO

Etant donné que c'était samedi, il avait décidé d'aller voir Gojyo pour savoir si l'inspecteur Zenon avait raison. Sanzo lui en avait parler et il avait à tout prix voulu savoir si c'était vrai. Alors le voilà qui se rendait à l'hopital. Il arriva devant la porte de la chambre de Gojyo, mais il entendit des voix.

« Gojyo, je n'ai pas de preuves, et je ne cherche pas à t'envoyer en prison, mais je veux juste que tu me dise la vérité. »

Il reconu l'inspecteur Zenon. Même s'il savait que ça ne se faisait pas d'écouter aux portes, il ne pouvait pas s'en empêcher.

« J'ai rien à vous dire »

« Putain Gojyo, je veux juste que tu me dise si j'ai raison ou pas ! Ca fait trois jour que j'en dors plus ! »

« Mais vous êtes malade ! C'est quoi ce symdrome que vous avez ? Vous avez besoin de savoir à tout prix que vous avez raison ou quoi ! »

« Gojyo, tu dis n'importe quoi. Je voulais juste savoir la verité. C'est pas grave je m'en vais. »

« Attend. Ok, tu as raison. J'ai tué un homme dans la fusillade. Je ne sais même ps qui c'est. Ca fait tout drôle et ce n'est pas une sensation des plus agréable. Toujours est il que si tu t'avise de répéter ça à tout les gens que je connais, t'auras des nouvelles de moi. »

« Désolé, Goyjo. »

Il entendit des pas s'approcher alors il se recula et alla plus loin dans le couloir pour faire style qu'il venait juste d'arriver. Il croisa donc Zenon, lui dit bonjour et frappa à la porte de Gojyo, sans pour autant attendre pour entrer. Le lit était vide. Il retrouva le métis dans la salle de bain, se passant de l'eau sur le visage.

- Salut Gojyo.

Celui ci sursauta. Apparement, il n'avait pas entendu frapper.

- Oh, salut Goku, ça va ?

- Oui, et toi ?

- Je fais aller.

Il alla se rasseoir sur son lit tout en se sechant le visage avec une serviette de sa main valide.

- Oh fait, j'ai suivit ton conseil. J'ai posé la question à Sanzo.

- Et alors ?

Goku fit la moue et s'assit à côté de Gojyo.

- Alors, j'avais raison. Il se droguait encore.

- Oh.

- Mais il m'a promi d'arrêter, il a tout jetté.

- Ben alors tout vas bien. Ca va s'arranger !

Goku baissa la tête et garda le silence.

- Gojyo… je…je sais pour l'inspecteur Zenon. Je sais ce qu'il pense.

Le métis le regarda sans répondre.

- J'ai entendu votre conversation. Je suis désolé.

- Oh, putain, mais c'est pas croyable ! Faut toujours que vous fouriez votre nez partout ! Merde à la fin !

Goku tourna la tête vers lui.

- Gojyo, c'est vrai ? Il a raison, dis moi ?

Le rouquin ne pu retenir un gros soupir.

- Ouais, il a raison, il a tout deviné de A à Z.

Un lourd silence tomba.

- Mais à l'époque, j'avais 16 ans. Je vais bientôt en avoir 20. C'est une partie de ma vie qui ne compte plus pour moi. C'est du passé tu comprends ?

L'adolescent hocha la tête tout en la gardant baissée.

- Hey, Goku, je sais que ce que j'ai fais c'était mal et que j'aurais du aller en prison, mais justement, je voulais me racheter, recommençer une nouvelle vie. Ok ?

- Oui, pas la peine de me perler comme à un gosse.

Un sourire se dessina sur le viage du métis.

- Ouais, désolé.

OoO

Les vacances arrivèrent une semaine plus tard et Gojyo allait bientot pouvoir sortir. Les seules nouvelles qu'il avait eut d'Aiko depuis sa visite étaient des mots qu'elle donnait à Goku ou Sanzo et qu'ils lui faisait passer. Mais il comptait bien aller la voir.

Quand à Hakkai et Azuka (Mlle Yoshiko), ils avaient décidé de prendre un appartement ensemble. Le directeur avait prit la décision de les laisser finir l'année scolaire mais qu'au moindre faux pas, il n'hésiterait pas à les renvoyer tout les deux.

OoO

La jeune femme entra dans un appartement composé d'un petit salon-cuisine, d'une chambre et d'une salle de bain, qu'elle partageait avec l'homme qu'elle aimait. Il l'avait laisser rentré seule, il avait des choses à récupérer dans son ancien appartement. Etant donné qu'il ne travaillait pas beaucoup, ses potes l'avaient laissé partir sans trop broncher (ndla : comme ils partageaient le loyer, ça aurait été plus embêtant s'il avait travaillé beaucoup et donc payer une plus grosse partie du loyer ).

Elle posa son sac par terre, enleva ses chaussures et se laissa tomber sur le canapé. Ces temps ci, elle avait un peu de mal à tenir la route. Elle évitait à tout prix de voir son mari quand il venait chercher sa fille et celle-ci ne lui adressait plus la parole autrement que sur un ton agressif.

Elle regarda le plafond, perdue dans ses penssées et sombra dans un lourd sommeil agité alors que des larmes coulaient doucement sur ses joues.

OoO

Il avait eu un mauvais présentiment. Cela faisait deux nuit de suite qu'il passait sans ressentir de manque. C'était 1h54 quand il se réveilla. Il était encore à moitiée dans les vapes, il se retourna pour voir Goku, même si cela ne l'avancerait pas beaucoup. Dans la semi pénombre qu'il y avait dans la pièce, il avait du mal à distinguer correctement son visage. Mais ses traits étaient beaucoup plus tirés, comme si sa peau était toute lisse. Il fronça les sourcils et s'avança un peu plus pour le voir de près. L'ombre dans ses orbites donnait l'impression qu'elles étaient creuses, comme celle d'un crâne. Alors que sa contemplation l'amusait à moitiée, il sentit des doigts gelés sur ses épaules. Il eut à peine le temps de réagir qu'il se retrouva face à une tête de mort avec un sourire diabolique qui claquait des dents en riant.

Il fit un bond en arrière sous la surprise et tomba du lit. Il se rendit soudain compte qu'il faisait beaucoup plus jour que le moment d'avant. Mais il avait une tout autre préocupation. L'air lui manquait. Il se retrouva à respirer à toute vitesse, ne pouvant plus reprendre un rythme normal et rempli d'une panique sans raison. Il vit Goku se lever, allumer la lumière, lui demander ce qu'il avait, s'il allait bien, mais il était dans la totale incapacité de répondre.

- Sanzo, Sanzo, calme toi… Ca va passer, il faut que tu reprenne une respiration normale.. !

L'adolescent avait finit par s'asoir à côté du blond, passant une main autour de ses épaules pour lui montrer qu'il était là pour le réconforter. Quelques minutes passèrent, Sanzo réussit à se calmer et lâcha finalement :

- Putain, la vache.. !

- Tu m'as fais peur Sanzo…

- A moi aussi..

Ils restèrent un moment sans rien dire, Sanzo se concentrant sur sa respiration et Goku le regardant.

Finalment, Goku ne pu s'empêcher de prendre Sanzo dans ses bras.

- Ca s'rai plutot à moi de réclamer un calin, non ? ironisa le blond.

- Comme je sais que tu le fera jamais alors je t'en donne un.

- Humph !

OoO

Une semaine plus tard…

Il était en train de rassembler toute ses affaire, le soleil tapai en plein dans sa fenêtre, il n'avait plus de plâtre au bras et à la cheville (ndla : ça fait peut être un peu rapide mais j'ai envie qu'il en ai plus alors voilà j'lui enlève. On à qu'a dire qu'il a eu une guerison miraculeuse ), bref, le jour qu'il attendait depuis qu'il était arrivé à l'hopital.

On frappa à sa porte.

- Oui, répondit t-il gaiement.

Il vit alors entrer le docteur Homura.

- Ah, c'est vous ! Comment vous allez ?

- Je… je… je vais bien, je vous remercie.

Gojyo cru qu'il était sur le point de pleurer.

- Euh, vous êtes sur que ça va ?

Les yeux du docteur se mirent à briller exesivement et de grosses larmes coulèrent sur ses joues, comme deux rivières intarissables tendis qu'il se jettait à genoux devant Gojyo, brandissant un gros nounours avec un nœud rouge autour du cou et un cœur sur son ventre.

- Je ne vous oublierait jamaaaaaaaaaaaaaiis!

Le métis en resta paralisé. Sans s'en rendre compte, il prit le nounours et le posa sur son lit en lui jettant un coup d'œil scrutateur.

- Euh… merci docteur, il est… très joli…

- DEEEEEERIIIIiiiiiieeeennn ! rien…. rien…

Les échos de son cri s'étouffèrent au fur et à mesure qu'il s'éloignait en courant dans les couloirs. Gojyo n'avait j'amais vu quelqu'un se relever aussi vite.

Il tourna les yeux vers le nounours qui devait bien mesurer 40cm. Il éclata soudainement de rire. Ce docteur était vraiment barge.

OoO

Il avait enfin retrouvé son appart. Il se dirigea casiment tout de suite vers la cuisine où il alla chercher une bière. Il s'affalla sur son canapé et alluma la télé. Alors qu'il se laissait emporter par la musique de la pub, la sonnette d'entrée retentie.

- Fais chier !

Il se leva sans se presser et alla ouvrir.

- A..Aiko ?

Elle le regardait sans parler.

- Je.. je savais pas si c'était bien aujourd'hui que tu sortais..

- Entre ! Qui t'as dis que je sortais aujourd'hui ?

- C'est Sanzo. Goku m'avait dis que c'était demain. Alors je savais pas… je…

Elle n'eut pas le temps de chercher plus ses mots que Gojyo l'embrassa.

- Je suis content de te retrouver.

- Oui, moi aussi. Est ce que ça te dérange si je squatte cette nuit ?

- J'y comptait bien.

Ils se ré-embrassèrent et alors que leurs gestes devenaient un peu plus profond, Aiko s'inquiéta :

- Mais, et tes blessures, t'as pas trop mal ?

- T'inquiètes, je ne sens plus rien.

Un faible sourire fendit le visage de la jeune fille. Elle passa ses mains sous le tee-shirt du métis, caressa ses hanches, glissa le long de son dos et finit par le lui enlever. Quand au jeune homme, il avait déjà ôté sa veste et enlevait tout doucement son sous-pull en chatouillant son ventre et en susotant la peau de son cou. Tout en effectuant ceci, ils reculaient rapidement vers le canapé que Gojyo n'avait pas encore déplié.

Il fit s'allonger la jeune fille en dessous de lui en laissant tomber son débardeur par terre. Ils se regardèrent alors dans les yeux.

- Gojyo…

Elle se releva un peu et dit au métis juste avant de l'embrasser :

- Je t'aime.

Il la regarda en souriant et se pencha pour susurer à son oreille :

- Moi aussi, je t'aime.

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Et voilà ! Un autre chapitre ! (t'as passé toute l'aprem devant l'ordi et tu nous fais qu'un seul chapitre !) au départ,n c'était pas du tout prévu que Homura soit comme ça. Il devait être normal, quoi. Mais c'est après au fur et à mesure que j'écrivai, sans savoir pourquoi, j'ai commençer à le faire un peu barjo. Et je trouve que ça lui va bien ! Même si ça aurait été mieux à Ni ! Bon, voilà, y a pas longtemps ( enfin, si, à l'heure ou vous lisez ce chapitre, ça fait un petit moment) une lectrice m'a demandé si j'allait faire entrer Homura dans mon histoire, alors voilà.

Bon, allez j'me casse, a les gens, je vous aime tous, si peu que vous soyez à lire ma fik (snif).

Gros bisous à tout le monde !