Titre : Des « vacances » en famille…

Auteur : Ashura-Kageboushi

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Maki Murakami, pas à moi ^^

Genre : Au début, c'était censé être une yaoific. Mais euh… j'ai lu tellement de trucs débiles ces temps-ci que ça a dû m'influencer, et du coup… c'est devenu du grand n'importe quoi… ^^ Désolée ! =3

Nombre de mots : Un peu plus de 4400. =)

Notes : Wouaouuuuh, j'ai mis super longtemps ! Désolée ! ^^

Sérieux, je n'ai pas trop d'excuses, mais c'est dur de suivre avec le lycée, le conservatoire… Bref. ^^

Ca ira mieux pendant les vacances… En plus, je n'avais pas trop d'idées pour ce chapitre…

J'espère malgré tout que je n'étais pas trop longue !


~ ArTiChAuT ~

Le directeur de NG Productions resta figé au milieu du couloir, à la manière d'une statue. Il était encore trop choqué pour bouger quoi que ce soit, mais les Bad Luck savaient bien que quand il reprendrait ses esprits, il serait encore plus terrifiant que le Télétubby violet associé aux dessins animés du genre « Dora l'exploratrice ».

Au fond d'eux même, ils savaient ce qu'ils avaient à faire. Ils avaient deux options : soit ils restaient bêtement plantés dans le couloir, maculés de purée de bananes trop mûres, et enduraient les foudres du blond en colère, sans garantie d'en sortir vivants ; soit ils se dépêchaient de fuir loin, très loin de leur bien-aimé directeur qui risquait de sortir de son état de choc d'une seconde à l'autre.

Les trois musiciens n'étaient pas fous : ils étaient jeunes, ils venaient à peine de faire leurs premiers pas dans la musique et commençaient tout juste à devenir connus. Suivre les pas des Nittle Grasper était leur rêve le plus cher, et ils ne se sentaient pas le courage de l'abandonner au profit d'une décapitation publique organisée par Tohma pour lui avoir – sans l'avoir fait exprès – lancé une pleine poignée de purée de bananes en pleine figure.

Mais le pire, c'était que ce n'était même pas Shûichi, l'auteur du lancé, mais Suguru. Monsieur le cousin de Tohma en personne lui avait envoyé des bananes en pleine poire. Il y avait de quoi rire. Mais même s'ils faisaient partie de la même famille et que Tohma le tenait en assez haute estime, Suguru n'était pas sûr que le blond veuille bien lui pardonner cette erreur là. C'était la première fois, se souvenait-il, qu'il se laissait aller à ses pulsions meurtrières – après tout, il avait essayé d'étrangler le chanteur – et, évidemment, c'était justement cette fois là que son cousin passait dans le coin et qu'il faisait les frais de son emportement.

Oh, bien sûr, s'il lui affirmait qu'il n'avait vraiment pas fait exprès, Tohma le croirait peut-être – après tout, Suguru n'était pas réputé pour ses bêtises, non, ça, c'était plutôt le domaine de Shûichi –, mais il ne garantissait pas de rester en vie pour autant.

Tohma recommença à bouger et porta une main gantée à son visage pour en ôter la purée de bananes qui l'empoissait de partout.

Les Bad Luck tressaillirent, se consultèrent du regard, et filèrent d'un même mouvement vers la pièce la plus proche.

Hiroshi ouvrit la porte précipitamment. Il poussa brutalement ses deux amis à l'intérieur et referma le battant du plus doucement qu'il put.

Shûichi se mit à couiner, les larmes aux yeux.

― Fujisaki, sale mioche ! Seguchi va croire que c'est moi qui lui ai jeté des bananes dans la figure ! Je vais mourir !

― C'est de ma faute peut-être ? Si vous n'aviez pas commencé à me titiller, cela n'aurait pas dégénéré ainsi ! rétorqua le plus jeune. Et puis, que voulez vous ? Si vous n'aviez pas cette réputation d'être atteint de balourdise aiguë…

Piqué au vif, le garçon aux cheveux roses s'apprêta à répliquer.

― La ferme, vous deux, chuchota Hiroshi, furieux. Si ça se trouve, il ne nous a même pas vus !

Les deux autres le regardèrent avec consternation, d'un air qui voulait dire : « mon pauvre Hiro, si tu crois ça, tu va sans doute être bien déçu… ». Hiroshi s'en rendit compte et se reprit.

― Je veux dire que comme Fujisaki lui a balancé de la banane en pleine tronche au moment où il arrivait, il n'a peut-être pas eu le temps de nous voir.

Suguru parut frappé par une illumination divine.

Il se précipita soudain vers les toilettes et se dirigea vers le lavabo en émail cabossé. Il ouvrit le robinet et passa sa tête sous l'eau froide. Il saisit ensuite une serviette qui traînait sur un tabouret à proximité et se sécha précairement les cheveux du plus rapidement qu'il put. Il enleva ensuite son pantalon et sa chemise souillés, sans plus se soucier des convenances ni de sa pudeur, et alla fourrager dans un placard, sous les regards ahuris de ses camarades.

― Fujisaki… Qu'est-ce que tu fais ? demanda Hiroshi, dépassé par les événements.

Du plus loin qu'il se souvienne, c'était la première fois que le claviériste, habituellement si pudique et "coincé" d'après les mots de Shûichi, faisait un semblant de strip-tease devant eux.

Le garçon aux cheveux noirs ne se donna pas la peine de répondre et continua sa quête à l'intérieur du meuble.

Il trouva enfin son bonheur dans le troisième tiroir en partant du bas. Une chemise un peu trop large et un pantalon un peu trop grand. Il se rhabilla avec les vêtements qu'il avait trouvés, puis ouvrit une fenêtre et jeta ses habits sales dans le jardin.

― Putain, c'est quoi cette loque puante ? s'exclama une voix en provenance de l'extérieur.

― Oups, fit Suguru, avant de refermer vivement la fenêtre.

― C'était qui ? s'enquit Shûichi.

― Le frère de monsieur Eiri, répondit le claviériste.

Il retourna vers le placard et tendit des habits propres à Hiroshi.

― Allez vous rincer rapidement et enfilez ça, ordonna-t-il d'un ton impérieux.

Le guitariste ne discuta pas et fit le même manège que Suguru, sous l'œil étonné de Shûichi qui ne comprenait pas ce qui se passait.

Au moment où Hiroshi refermait la fenêtre – après y avoir jeté ses vêtements et essuyé une bordée d'insultes de la part de Tatsuha, qui se trouvait toujours en dessous – un déclic en provenance de la serrure de la porte se fit entendre.

Les Bad Luck ouvrirent des yeux horrifiés. Suguru prit les devants.

― Monsieur Shindô, allez sous le lit !

Comme Shûichi ne réagissait pas, l'adolescent le saisit par le col et le fourra sans ménagement sous le grand lit deux places. La moquette pourpre griffa le visage du jeune chanteur, qui s'exclama :

― Aïe ! Fujisaki, tu…

― La ferme ! lui intima Hiroshi.

La porte s'entrouvrit. Paniqués, les deux autres musiciens cherchèrent désespérément une cachette du regard. Mais le mobilier manquait dans cette pièce, et à part le dessous du lit – sous lequel Tohma regarderait probablement en premier –, rien ne permettait de se dissimuler convenablement et surtout, durablement.

Suguru commençait à se ronger les ongles, signe d'extrême angoisse chez lui. La porte s'ouvrit en grinçant.

En désespoir de cause, Hiroshi saisit le claviériste pas les épaules et colla ses lèvres près des siennes, de manière à ce que Tohma croie qu'ils étaient en train de s'embrasser fougueusement. Comprenant le manège du guitariste, Suguru empoigna les longs cheveux de son ami et se laissa tomber sur lui.

La porte se referma aussitôt.

oOo

Tohma resta figé dans l'embrasure de la porte. Ce n'était pas possible. D'abord une substance visqueuse qui lui volait dans la figure – et bien évidemment, aucune trace du (ou des) coupable(s) –, et maintenant, son cousin qui embrassait passionnément Hiroshi Nakano.

D'accord, il était peut-être (même sûrement) beaucoup plus normal que Shindô, mais quand même ! Tohma n'aurait jamais pensé que son cousin soit attiré par les garçons.

Il referma la porte après être resté en « mode bug » pendant quelques secondes, et décida d'aller trouver un robinet pour se débarbouiller et surtout, se rafraîchir les idées.

Soudain, quelque chose par terre, dans l'incommensurable bazar de purée de bananes et feuilles de portées, attira son regard.

Quelque chose… de rose.

Un sourire sadique étira les lèvres de Tohma.

Ainsi, c'était donc Shindô, le responsable de ce lancer.

Il se baissa et ramassa la mèche de cheveux du chanteur.

oOo

― Il… il est parti ? demanda Shûichi d'une voix étouffée.

La moquette lui brûlait le visage et il faisait une chaleur d'enfer sous ce lit. Au risque de se retrouver nez à nez avec son directeur, il s'extirpa de dessous le lit et respira à pleins poumons.

― Aaaaaah, soupira-t-il. Ca fait du bien de se retrouver à l'air libre !

Constatant qu'on ne lui répondait pas, il se retourna, et aperçut ses deux compagnons couchés sur le grand lit, agrippés l'un à l'autre. Les ongles de Suguru avaient l'air de rentrer très profondément dans les épaules de Hiroshi, mais celui-ci semblait ne pas en avoir conscience.

Tous deux étaient figés dans une expression de peur foudroyante.

― Anoooo…. Qu'est-ce qui vous arrive en fait ? questionna Shûichi, étonné.

Les deux autres semblèrent se réveiller d'un cauchemar.

― Il… il est parti ? demanda Suguru, toujours accroché au guitariste, telle une moule à son rocher.

― Ben… je crois, répondit le chanteur. Sinon, on serait morts depuis longtemps.

Suguru se détacha lentement de l'emprise de Hiroshi – encore crispé – et s'assit sur le rebord du lit.

― Ca va Fujisaki ? T'es tout pâle, remarqua Shûichi. Ah, toi aussi Hiro ! C'est trop fort, on dirait des fantômes !

Et le chanteur se mit à rire bruyamment.

Et ses deux compagnons se jetèrent sur lui pour le faire taire.

― Imbécile ! Tu veux nous faire repérer ?

― Monsieur Shindô, si jamais Tohma-san nous surprend en train de nous cacher de lui, je vous jure que je vous fais porter le chapeau.

Et Shûichi se mit à rire de plus belle.

― Mais qu'est-ce qu'il y a enfin, Shû ? s'énerva Hiroshi.

― Ben… Le pauvre chanteur avait les larmes aux yeux. Il a dit « porter le chapeau », dit-il en pointant Suguru du doigt, à moitié mort de rire. Et Seguchi, il… il… il…

Le garçon riait tellement qu'il n'arrivait plus à finir sa phrase.

― Je disais, Seguchi, il… il…

Le reste de la phrase se perdit dans un hurlement de rire. Hiroshi lui plaqua une main sur la figure, et Shûichi protesta en faisant des bruits inintelligibles tels que « mmmbll », « mmmrrffbblll » et que sais-je encore.

Dès qu'il se fut calmé, le guitariste relâcha sa pression et Shûichi put enfin dire ce qu'il peinait à exprimer.

― Donc je disais que c'était marrant, parce que il a dit « porter le chapeau », et Seguchi, il… il… (Il déglutit pour ne pas se remettre à rire.) il porte toujours un chapeau ! Et… et Fujisaki a dit que si Seguchi nous surprenait il me ferait porter le chapeau – hihihihihihihihi !

Et Shûichi repartit dans une nouvelle crise de rire sous les regards désespérés des deux musiciens.

oOo

Quand il entendit des hurlements de rire retentir jusque dans le jardin, Tatsuha pensa simultanément à deux choses. La première, c'était que ce n'était décidément pas aujourd'hui qu'il arriverait à atteindre le calme parfait. D'abord, on lui balançait par deux fois des habits trempés d'une substance immonde dont il n'arrivait pas à définir l'origine, et maintenant, ce rire de psychopathe. Non, décidément, il n'y arriverait pas.

La deuxième, c'était que le cas de Shûichi Shindô était irrémédiablement désespéré et qu'il n'y avait plus rien à y faire. Il plaignait sincèrement son frère, Fujisaki et Nakano, qui devaient le supporter quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Tatsuha soupira et se releva lentement. Il jeta un coup d'œil aux vêtements qui traînaient misérablement dans l'herbe, et se dit que, même s'il en avait très envie, il ne pouvait pas les laisser là. Il les saisit du bout des doigts et se dirigea vers la baie vitrée, son répugnant chargement tenu à bout de bras.

Il essaya d'ouvrir la baie d'une main. La vitre ne bougea pas d'un poil. Agacé, le jeune homme lâcha les vêtements et saisit la poignée de la porte coulissante en plexiglas à deux mains, et s'arc-bouta dessus.

Sans succès.

― Putain, mais c'est quoi ce bordel ! s'exclama-t-il.

Tatsuha était peut-être un moine bouddhiste, mais avant tout un être humain. C'est donc tout naturellement qu'il lança une bordée de jurons à l'encontre de la baie vitrée et du « crétin des Alpes au QI inférieur à celui de Shindô » qui l'avait refermée derrière lui.

A bout de nerfs – il faut dire qu'il avait peu dormi, couché trop tard et réveillé trop tôt par les hurlements de Suguru qui avait découvert qu'il avait passé la nuit en présence de son manager ; en plus il n'avait même pas mangé – il frappa comme un forcené contre la vitre pendant plusieurs minutes avant de se calmer.

S'énerver contre une pauvre baie vitrée qui n'avait rien fait et se démonter le poing par la même occasion n'était pas vraiment une solution à son problème.

Maugréant, il décida donc de contourner le chalet et de passer par la porte d'entrée.

Ainsi commença son périple.

Après avoir marché assez vite pendant cinq bonnes minutes, il se trouva face à une clôture en bois, qu'il devait franchir pour arriver sur le parking. Il tenta donc de l'escalader.

Chose peu aisée s'il s'en fallait. Tatsuha apprit ce jour là que grimper à une barrière avec un kimono était désormais chose à proscrire. Déjà, il se mit des échardes de bois plein les paumes. Ensuite, arrivé en haut de la clôture, son kimono se prit dans un clou qui dépassait du bois vermoulu et endommagea fortement son habit. Enfin, il fut déséquilibré et tomba cul par-dessus tête sur le sol, après une chute de moins de deux mètres. Oui, ce n'était pas beaucoup. Il n'empêche que ça faisait mal. Et en plus, il avait perdu une de ses sandales.

Tatsuha ressentit une furieuse envie de hurler sa colère au monde entier. Surtout quand il s'aperçut qu'il avait atterri à quelques centimètres des fils de barbelé qui « protégeaient » la clôture. Il se retint en se disant qu'en tant que moine bouddhiste, il devait apprendre à rester calme en toutes circonstances.

Il se releva péniblement et… marcha sur un bout de verre qui traînait malencontreusement là.

Le moine en eut plus qu'assez et un torrent de jurons plus impolis les uns que les autres dévala sa bouche à une vitesse proche de celle de la lumière.

Un cri outré se fit entendre, qui stoppa net l'adolescent dans son accès de folie meurtrière envers l'imbécile qui avait fermé la baie vitrée, et qu'il déversait à présent sur la palissade et le bout de verre qui lui était rentré dans le pied.

Tatsuha se retourna. Devant lui se tenait un Ryûichi bouche bée, les mains plaquées sur les oreilles de son Kumagorô.

― S…Sakuma-san… bégaya-t-il stupidement.

Ryûichi avait l'air tellement choqué que l'adolescent sentit une bouffée de crainte l'envahir. Et si le chanteur décidait de le haïr parce qu'il avait hurlé à tue-tête des jurons capables de faire rougir le plus impoli des hommes ? Il ne s'en remettrait jamais ! Il fallait qu'il s'excuse, maintenant.

Le jeune moine s'immobilisa une seconde, ne sachant que faire, puis il bafouilla une deuxième fois « Sakuma-san » avant de se faire interrompre par le chanteur.

― Wouaaaaah, ça c'était violent, Tat-chan !

Tatsuha rougit, peu habitué à être appelé ainsi. En plus, c'était Ryûichi Sakuma qui lui avait donné ce surnom ! Ah… Le jeune homme était aux anges.

― C'était pire que ce que m'avait dit K quand j'avais décidé d'aller acheter des vêtements pour Kumagorô tout seul en ville ! reprit Ryûichi. Dis, Tat-chan, tu m'apprendras ? Mais attention, hein ! Il ne faudra pas que Kuma-chan écoute… Il pourrait devenir mal élevé après ! prononça-t-il d'un ton désapprobateur.

Tatsuha était encore sous le choc. Le grand Ryûichi Sakuma lui demandait de lui apprendre des grossièretés ?

Il cherchait désespérément ses mots pour offrir au chanteur – qui attendait patiemment une réponse de sa part - une phrase à la syntaxe correcte, lorsqu'une voix surgie de nulle part hurla son nom.

― TATSUHA !

Le ton employé était si agressif que le jeune moine sursauta violemment et dut se retenir pour ne pas s'enfuir en courant. Il se retourna lentement et… tomba nez à nez avec son grand frère.

― Tatsuha… (L'écrivain avança dans sa direction à grandes enjambées.) Dis-moi que ce n'est pas toi (il le saisit par le col) qui a dit à Seguchi que…

― Mon petit Eiriiiii !

― Putain de merde ! jura le blond avant de courir à toutes jambes vers sa voiture, poursuivi par un Tohma en pleine crise « d'amour fraternel ». A cet instant, son âme paraissait presque pure (Je dis bien presque). Eiri ouvrit la portière à la volée, s'engouffra dans la voiture, passa la première et démarra d'un coup, en envoyant valser des gravillons autour de lui à cause d'un trop brusque coup de volant.

Les trois hommes observèrent la voiture qui s'éloignait, le plus âgé d'un air contrarié.

― Mais enfin, Eiri… fit-il dans un semblant de gémissement.

Tatsuha et Ryûichi se regardèrent bizarrement.

Soudain, le blond se retourna et foudroya l'adolescent du regard.

― Au fait, Tatsuha… commença-t-il d'une voix extrêmement menaçante, tellement dépourvue d'humanité que le jeune homme sentit ses poils se hérisser malgré lui. Ne vous avais-je pas dit que je refusais catégoriquement que Ryûichi se trouve en votre douteuse compagnie ?

― Mais Tohma ! intervint le chanteur. C'est pas grave ! J'aime bien Tat-chan, moi !

A cette évocation, Tatsuha rougit.

― Le problème vois-tu, Ryûichi, c'est que lui ne t'aime pas, asséna Tohma en joignant les mains.

Tatsuha, outré, tenta de nier, mais le directeur de NG Productions fut plus rapide que lui.

― Oui, il te déteste de toute son âme. En fait, je dirais qu'il t'exècre. Il ne peut pas te voir sans que des envies de meurtre n'envahissent son esprit, continua-t-il calmement.

Les yeux du chanteur s'agrandirent d'horreur, à l'instar de ceux de Tatsuha, qui était si scandalisé qu'il n'arrivait même pas à démentir ces affirmations terribles et non fondées.

― Mais… mais c'est pas possible… Moi j'aime beaucoup Tat-chan… Il ne peut pas me faire un truc pareil… Dis moi que ce n'est pas vrai ! implora le chanteur d'une voix brisée, les larmes aux yeux, en se retournant vers Tatsuha.

Mais ce dernier était tellement choqué que de pareils dires – mensongers en plus ! – puissent sortir de la bouche de son propre beau-frère, qu'il n'avait jamais vraiment aimé mais qu'il n'avait jamais détesté et sur qui il pensait pouvoir compter, qu'il se contenta de rester figé devant les deux hommes. Il ne tenta même pas de contredire ces propos. Il était dans un état second, un état d'horreur extrême.

― Tu vois, Ryûichi, fit Tohma en prenant amicalement le chanteur par l'épaule, il ne dit rien. Il n'essaie même pas de nier. C'est un affreux personnage. Tu ferais mieux de t'éloigner de lui pour toujours.

Ryûichi retenait toujours ses pleurs, mais une larme finit quand même par déborder. Il l'essuya d'un geste rageur et acquiesça en sanglotant. Tohma lui enlaça les épaules et ils se dirigèrent vers la porte du chalet. Le blond avait l'intention de reconduire Ryûichi à sa chambre afin qu'il puisse se reposer un peu.

Avant de partir, il adressa un sourire à Tatsuha. Un sourire cruel, implacable. Un sourire à vous glacer le sang. Un sourire de victoire.

Tatsuha se laissa glisser à genoux sur le sol et enfouit son visage dans ses mains. Lui toujours si fort, si sûr de lui, le voilà qui était assis dans la poussière, à pleurer toutes les larmes de son corps.

oOo

Un coup de feu retentit et une voix à l'accent américain se fit entendre.

― SHINDÔ ! NAKANO ! FUJISAKI !

Dans la chambre où ils se « cachaient » depuis une vingtaine de minutes, Shûichi, Hiroshi et Suguru se regardèrent pendant une seconde. Ils devinrent tout pâles.

Sans même s'être consultés, ils se jetèrent tous sous le lit au même moment et firent glisser la couverture de façon à ce qu'on ne puisse plus les voir de l'extérieur.

Au même instant, la porte s'ouvrit avec fracas, poussée par une grosse Rangers de taille 43 au minimum.

Les trois musiciens se terrèrent un peu plus dans leur étroite et minable cachette.

~ ArTiChAuT ~


Note pour Alice-chan : Toi qui es fan de Tatsuha / Ryûichi, je sens que tu vas haïr Tohma... et surtout moi. ^^ Je sais comment m'y prendre pour la suite des évennements entre ces deux là, mais je ne te dis rien ! C'est un SECRET ! (Nyahahaha)

oOo

Malgré le retard, j'espère que vous avez apprécié ce chapitre ! (Non, sérieux, j'ai eu du mal à l'écrire, toujours en train de me demander ce que j'avais écrit avant etc... ^^)

Au fait, je pense à mettre des titres à la place de "chapitre 1", "chapitre 2", etc. Donc vous pouvez me passer vos idées de titre si vous en avez ? Parce que je sèche complètement. (Déjà en CM2, j'étais nulle dans ce domaine (trouver des titres appropriés), donc ce n'est pas maintenant que ça va changer... ^^)

oOo

Tatsuha : Attends... Ca va pas finir comme ça ?

Ashura : Ben si. J'ai la flemme d'écrire le reste. Et puis, faut faire patienter les lecteurs. (*nyark*)

Tatsuha : Mais c'est HORRIBLE comme fin !

Ryûichi : JE VEUX PAS QUE TAT-CHAN ME DETEEEEESTE !

Ashura : Il ne te déteste pas, Baka.

Tohma : Si, il te déteste !

Tatsuha : Non, c'est pas vrai !

K : On va voter. Qui pense que Tatsuha déteste Ryûichi ? Levez la main !

Tohma : (*lève la main*)

Ashura : Ok... Je vois que Tohma est très soutenu par ses collègues et...

Tohma : K, abattez la, c'est un ordre de votre supérieur.

Ashura : *kyaaaaaah !* (court se cacher) (sous le lit, avec SUGURU et les autres (nyahahaha u.u))