N/A : Bonjour à tous !

J'espère que vous allez bien et que vous avez passé une bonne semaine =)

Un gros merci à toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews au chapitre précédent. J'ai été ravie de voir que vous avez aimé la transformation de Caroline ! Cette partie est personnellement ma préférée jusque-là ! Donc voilà, encore un gros merci pour votre soutien !

Plus particulièrement, merci à Tchoupi95 (merci beaucoup, miss !), Devone Lestrange (tu es adorable), Tchetchilia (en effet, Matt, Matthew... bien vu), Analissa (merci beaucoup !), Alerah (je suis absolument sadique !), Klausforever81 (tes compliments me font rougir =), MissEdgington (je t'adore toi =), Cha'Klaroline (ah ah, tu détestes Mary aussi XD), Alysson (oh thank you very much), Misssummer (merci beaucoup, miss =), linea (on est deux pour Hayley !), Bianca (oh, you're so nice!), Valentina (merci beaucoup !), Klaroline-Chair (bonne idée pour Hayley XD), Lea Michaelson (oui, Hayley est une vraie sangsue !), laura (la suite est là ;-), Andrea (oh, tu es adorable !), mafrip (c'est gentil =), blood-of-vampire (i hope you will like this chapter =), Nomie (tu as raison, l'amour de Klaus pour Caroline est éternel !), Melavys72 (contente que cette fic te plaise autant !), Elina (oh merci pour ton enthousiasme !), MlleZiik (et tu es incroyablement gentille =), Guest (oh thank you, sweetie!), Guest (merci beaucoup !), slakware (contente que la transformation de Caroline t'ait plu !), MARN3 (aïe, j'aime bien Matthew aussi, mais...), choubichou (Klaus torse nu *_*), Klaroline3 (une nouvelle lectrice ! Merci beaucoup miss =), absoluty-crazy (contente que cette histoire te plaise toujours =), JolieFleur (tu es vraiment adorable, miss =), Pat (oh merci, merci, merci !), SoannaLittle7 (c'est très gentil !) et cassandre (merci beaucoup !).

Bonne lecture à tous !


Chapitre 21

Klaus regarda le corps nu et sans vie de Caroline s'effondrer contre lui. Son cou était brisé sur le côté. Elle était morte. Il n'entendait plus les battements de son cœur et sa respiration, synonymes de vie. Tout était étrangement silencieux. Il l'allongea sur le lit avec délicatesse. Pendant quelques instants, il resta assis à côté d'elle en silence et caressa ses joues pâles, admiratif de sa beauté. Même morte, elle était superbe.

Finalement, il se leva et se dirigea vers l'armoire. Il en sortit une robe en satin blanc qu'il avait acheté pour elle quelques jours plus tôt. Il retourna près du lit et saisit le corps de Caroline, l'enveloppant dans le tissu. Il la rallongea et la couvrit avec le drap.

Klaus se dirigea vers la porte et se tourna pour lui lancer un dernier regard avant de quitter la chambre.

Il savait qu'il faudrait plusieurs heures avant qu'elle ne se réveille et commence sa transition. Il avait décidé de partir chasser pour lui rapporter du sang frais. Il savait que Caroline ne voudrait pas se nourrir d'un humain et même si elle était incapable de se contrôler, il serait là pour l'aider. Lorsqu'elle prendrait le contrôle sur sa soif de sang, elle regretterait d'avoir fait du mal à un innocent. A l'inverse de lui, elle n'avait jamais voulu se nourrir d'humains et il l'aimait comme elle était. Il n'essaierait jamais de la changer.

Se tenant devant la porte de sa chambre, il claqua des doigts pour qu'une servante vienne à son service. Sans utiliser l'hypnose, il lui demanda de rester auprès de Caroline, qui aurait besoin de son sang quand elle se réveillerait. La femme acquiesça et resta devant la chambre. Elle serait payée généreusement pour son service et il voulait s'assurer que Caroline aurait du sang humain ainsi qu'animal à sa disposition pour satisfaire sa faim.

Il quitta le manoir, se dirigea vers la forêt et s'assit près d'un énorme saule, en attente de la proie idéale. Il ne cessait de se demander ce qui se passerait une fois que Caroline serait réveillée. Il n'aurait jamais imaginé la retrouver et ne pouvait être plus heureux. L'amour était une faiblesse, il le savait, et pourtant, rien ne comptait plus que de l'aimer. Si elle était sa faiblesse, elle valait chaque seconde qu'il passerait à la protéger. Chaque moment passé dans ses bras n'était que pur bonheur. Maintenant, ils avaient l'éternité pour eux et rien ne le rendait plus heureux, pas même l'idée de rompre sa malédiction.

Perdu dans ses pensées, il faillit ne pas voir l'élan qui marchait entre les buissons à quelques pas de lui. Sans hésiter, il bondit sur ses pieds et se raidit, attendant le bon moment pour attaquer. Un instant plus tard, le cou de l'élan était pris dans l'étau de son poing, brisé. Klaus retourna au manoir, l'animal jeté en travers de ses épaules.

Klaus déposa l'élan devant la cuisine et ordonna aux serviteurs de le vider de son sang pour ensuite le verser dans des pichets en céramique. Il demanda que le sang soit emmené à l'étage et déposé devant leur chambre. Caroline serait affamée quand sa transformation débuterait et il n'avait pas l'intention de la laisser sortir de sa vue. Il allait rester avec elle toute la journée, allongé sur le lit à attendre qu'elle devienne comme lui. Un vampire.


Tôt dans la matinée, Mary quitta discrètement la chambre de Kol et découvrit Klaus dans la cuisine. Il se tenait à côté d'un grand récipient de sang animal. L'odeur était répugnante et elle ne put retenir une grimace de dégoût. Elle était plutôt perplexe ; elle savait que Klaus ne buvait rien d'autre que du sang humain et directement à la veine. Elle secoua la tête et s'avança vers lui.

- « Depuis quand aimez-vous cette horreur ? » demanda-t-elle d'un air écœuré.

- « Mêle-toi de tes affaires, Mary » rétorqua-t-il.

Il n'avait aucune envie de lui parler. Il nageait toujours dans le bonheur de sa nuit passée avec Caroline et Mary ne faisait que lui rappeler de sombres époques.

- « Oh allez, Klaus. Vous savez que vous avez envie de moi. Cette petite humaine ne pourra jamais satisfaire vos besoins, vos désirs » murmura-t-elle en posant la main sur son entrejambe.

Klaus saisit son poignet et le brisa d'un geste sec. Mary poussa un hurlement.

- « Ne t'imagine pas une seconde que j'hésiterai à te tuer. Tu n'es qu'un petit vampire faible et ridicule, et de surcroît, l'ancienne putain de ma famille. Lance un seul regard irrespectueux à Caroline et je m'assurerai que ta mort sera tout sauf rapide. »

Mary bouillait de rage.

- « Pourquoi elle ? J'étais humaine avant, et vous ne m'avez jamais accordé votre attention. Qu'a-t-elle de si spécial ? » s'écria-t-elle, les yeux remplis de larmes.

- « Tu as couché avec mes deux frères avant de décider de t'intéresser à moi, Mary. Pourquoi est-ce que je devrais me soucier de toi alors que je ne suis que ton troisième choix ? » répondit-il d'un ton agacé.

- « C'est vous que je voulais. C'est vrai, j'étais juste effrayée. Vous n'hésitiez jamais à prendre une vie innocente et pourtant, vous m'avez sauvée. Il devait y avoir une raison. »

Klaus se mit à rire.

- « Si je t'ai sauvée, c'est uniquement parce que je m'ennuyais. Et honnêtement, je cherchais un moyen de taper sur les nerfs de Kol. Il voulait ta mort. Tu es en vie, et pourtant, on dirait que tu as décidé de passer l'éternité à nous pourchasser, mes frères et moi. Si tu crois que tu peux venir chez moi et interférer dans ma vie… tu fais une grave erreur. Tu m'as compris ? » la menaça-t-il. « Si tu es en vie, c'est uniquement parce qu'Elijah a décidé de faire preuve de compassion à ton égard. Sinon, je t'assure que je t'aurais arraché le cœur pendant que je te baisais ! »

Mary se contenta de hocher la tête avant de quitter la pièce, les larmes affluant sur ses joues.

Elle avait été utilisée puis jetée comme un mouchoir usagé par chacun d'entre eux. Elle avait toujours pensé qu'ils étaient incapables d'aimer une femme et pourtant, Klaus, le plus cruel des trois, était tombé amoureux d'une simple humaine. Mary ne pouvait le supporter. Elle sentait la colère bouillir dans ses veines et son corps tremblait d'une rage incontrôlable. Elle se moquait des conséquences, elle aurait sa revanche. Elle ne serait plus jamais leur jouet.

Elle quitta le manoir et sa cacha dans la pénombre de la forêt, attendant le bon moment pour se venger.


Klaus s'assit à côté de Caroline qui commençait à se réveiller et à ouvrir les yeux.

- « Bonjour, mon cœur. Comment te sens-tu ? » interrogea-t-il avec douceur.

- « Klaus ? C'est bon, tu l'as fait ? » demanda-t-elle d'un air désorienté.

Elle se souvenait de la nuit passée, de lui avoir fait l'amour. De la sensation de ses lèvres sur son cou pendant qu'il se nourrissait d'elle. Après cela, tout était noir. S'était-elle endormie ? L'avait-il tuée ? Il ne lui fallut qu'une seconde pour découvrir la réponse. Au plus profond d'elle-même, elle savait qu'elle était morte.

- « Tu dois te nourrir, sweetheart » fit-il avant de demander à la servante d'entrer.

Caroline regarda la femme marcher lentement vers le lit, l'air terrifié. La jeune fille poussa un cri lorsque ses crocs commencèrent à apparaître, déchirant ses gencives. Klaus lui frotta le dos d'une façon qu'il espérait réconfortante. Elle s'assit entre ses jambes, les yeux posés sur la femme qui attendait nerveusement à quelques pas d'elle.

- « Je vais la tuer, Klaus. Je ne peux pas faire ça » protesta-t-elle.

Elle était affamée et le flux sanguin dans les veines de la servante résonnait à ses oreilles, l'appelant irrésistiblement. Elle se mit à trembler et eut toutes les peines du monde à se retenir de se jeter sur la pauvre femme.

- « Je ne te laisserai pas la tuer, sweetheart. Elle est ici de son plein gré. »

- « Tu mens. Je peux lire la peur dans ses yeux ! »

- « Fais-moi confiance, mon cœur. Oui, elle a peur, mais seulement de la douleur. Je te promets que sa famille sera payée généreusement pour son don. Tu as besoin de sang humain pour finir ta transformation. »

- « Promets-moi que tu m'empêcheras de la tuer » le supplia-t-elle.

Elle commençait à perdre le contrôle. L'odeur du sang l'accablait. Elle ne pouvait se retenir plus longtemps.

- « C'est juré. »

Sans hésiter une seconde, elle se jeta sur la femme et la poussa sur le lit avant de planter ses crocs dans son cou. Elle ne ressentait plus rien d'autre que son désir de se nourrir. Elle avait espéré que sa deuxième transformation serait plus facile, mais elle fut écœurée de voir qu'elle avait toujours autant de mal à lutter contre sa soif de sang.

- « Ecoute les battements de son cœur » lui murmura Klaus.

Caroline chassa ses pensées de son esprit et essaya de se concentra sur la servante. Son rythme cardiaque ralentissait, elle mourrait. Elle sentit des bras forts l'entourer et l'écarter. Elle ne résista pas.

La dernière partie de sa transformation était arrivée. Elle se tourna et posa le front contre le torse de Klaus. La tête lui tournait, elle était assaillie par des pensées de sang et de mort, de meurtre et de douleur. Les ongles plantés dans son dos, elle se mit à pleurer contre lui.

Klaus baissa les yeux sur elle et lui massa la nuque d'une main tandis que de l'autre, il lui caressait le bras. Elle s'évanouit peu de temps après s'être nourrie et il la garda dans ses bras, attendant qu'elle revienne à elle. Elle était forte, plus forte que la plupart des jeunes vampires. Elle était restée dans sa chambre au lieu d'en sortir pour se nourrir de plus de serviteurs. Elle combattait ses désirs naturels et même si une petite partie de lui aurait voulu qu'elle abandonne le sang animal, il savait qu'elle perdrait la lumière qu'il aimait tant chez elle.

Comme elle savait à quoi s'attendre, sa deuxième transformation fut plus facile que la première. Certes, elle était submergée par la soif de sang et l'envie de déchirer le cou d'un serviteur, mais Klaus était toujours là. Il lui donnait un grand verre de sang pour calmer sa soif. Et lentement, le sang animal devint suffisant à la satisfaire. A la fin de la première semaine, elle était redevenue la Caroline que tous connaissaient.


Klaus était encore réticent à la laisser quitter ses terres sans lui, mais il la laissait seule à chaque fois qu'elle en avait besoin. Elle aimait se promener dans les jardins et respirer l'air frais. Elle passait tellement de temps avec Klaus ; à discuter, à faire l'amour, à profiter de sa compagnie. Alors parfois, elle trouvait agréable d'être seule avec ses pensées.

Elle s'enfonçait dans les jardins lorsqu'elle entendit quelqu'un s'approcher par-derrière.

- « Bonjour, Lady Caroline. C'est bien ça ? » interrogea Mary.

- « Bonjour. Oui c'est ça. Et vous êtes l'amie de Kol que j'ai vu à ma fête. Je ne savais pas que vous étiez toujours dans la propriété. Kol est dans le salon, si vous le cherchez » répondit Caroline avec prudence.

- « Ce n'est qu'une vieille connaissance. Tous les Originels le sont, en fait. Nous sommes très amis depuis plus de deux siècles » sourit Mary.

- « Ah. Je pense que je devrais rentrer. Vous revoir a été un plaisir. Bonne journée » fit Caroline avant de se diriger vers le manoir, n'ayant aucune envie de faire la connaissance de l'autre vampire.

- « Je dois dire que je n'avais encore jamais vu une humaine quitter la chambre du Seigneur Klaus en vie et encore moins transformée » railla Mary. « Il y en a eu des centaines, des milliers peut-être. Je suis la seule qu'il ait transformée. »

Caroline s'arrêta net dans son élan, le cœur serré. Ce devrait être pour cette raison qu'il l'avait regardé danser avec Kol le soir de la fête. Était-il jaloux de son frère ? Elle secoua la tête et chassa cette pensée. Klaus l'aimait et n'avait jamais aimé personne d'autre. Il ne lui aurait jamais menti à ce sujet, pas même pour la protéger.

Caroline se tourna vers Mary.

- « Il vous a transformé ? » interrogea-t-elle avec scepticisme.

- « Oui. Nous étions très amoureux. Quand nous étions ensemble, il n'arrivait jamais à s'arrêter de m'embrasser » sourit Mary en se réjouissant de la douleur qui se lisait dans les yeux de Caroline.

La jeune fille se racla la gorge.

- « Ah, et s'il vous aimait tant, pourquoi n'est-il plus avec vous ? »

Mary regarda le sol et soupira dramatiquement.

- « Il a fini par se lasser de moi, je suppose, et il m'a oublié. Il fera de même avec toi. Ne te laisse pas berner par son attitude charmeuse et attentionnée. Il a séduit de nombreuses femmes et la plupart sont mortes. Les rares qui ont survécu ont fini avec le cœur brisé. »

Mary se tut. Ses dernières paroles n'étaient pas entièrement des mensonges.

- « Je vois. Ca a été très instructif mais je dois y aller. Bonne journée, Mary. »

Caroline retourna au manoir et monta directement dans sa chambre. Elle avait besoin de temps pour réfléchir à ce qu'elle venait d'entendre. Klaus était assis sur le lit avec du fusain à la main et du papier devant lui.

- « Alors, mon cœur ? Comment a été ta promenade ? » s'enquit Klaus avec gentillesse.

Il avait attendu son retour avec impatience.

- « Intéressante » répondit-elle en s'approchant du lit.

- « Intéressante ? C'est-à-dire, sweetheart ? » demanda-t-il d'un air confus.

Elle avait parcouru les jardins une centaine de fois au cours du mois passé. Qu'est-ce qui pouvait bien avoir rendu sa balade si intéressante cette fois ?

- « Si je te pose une question sur ton passé, tu me jures que tu me diras la vérité ? » demanda-t-elle anxieusement.

- « Bien sûr. Qu'est-ce qui s'est passé, Caroline ? »

- « Tu me diras la vérité même si tu sais que ça pourrait me blesser ? »

Klaus posa le fusain et le papier avant de se tourner vers elle. Il prit son menton entre ses doigts et le releva.

- « Je répondrai à n'importe laquelle de tes questions. Je ne veux pas de secrets entre nous. Alors oui, même si la vérité pourrait te blesser, je vais être honnête. »

- « Tu as couché et t'es nourri de combien de filles avant de les tuer ? »

Elle ne savait même pas pourquoi elle posait la question. Voulait-elle vraiment connaître la réponse ? Il était âgé de plus de sept cents ans. Pourtant, sa conversation avec Mary avait ravivé son manque de confiance en elle. Et avec sa récente transformation et ses émotions amplifiées, elle ne pouvait s'empêcher de s'interroger.

- « Oh, sweetheart, j'ai promis de répondre à ta question et je vais le faire, mais es-tu sûre de vouloir discuter de cela ? J'ai eu une très longue vie et j'ai souvent été très seul » répondit-il avec prudence.

Il n'était pas certain de savoir pourquoi le sujet était soulevé. Avait-elle vraiment envie de connaître son passé avec d'autres femmes ?

Elle poussa un profond soupir.

- « Dis-le-moi, s'il te plaît. »

Klaus la regarda attentivement et pencha la tête sur le côté en essayant de trouver les mots justes.

- « Quand j'étais humain, Tatia est la seule femme avec qui j'ai été intime. Après ma transformation et après avoir découvert que tu étais morte, je suis devenu un monstre. Tuer et me nourrir de sang était tout ce que je désirais. Très rapidement, j'ai commencé à emmener des femmes dans mon lit et oui, je me nourrissais d'elles avant de les tuer. Je ne peux pas te dire combien. Je suis désolé, Caroline. Ce n'est pas exactement ma plus grande fierté » expliqua-t-il.

- « Tu n'as jamais couché avec des vampires ? » demanda-t-elle avec curiosité.

- « Si, mais pas autant. Tu es la seule femme que j'ai courtisé depuis ma transformation et la seule que j'ai aimé. Même avec Tatia, ce n'était pas de l'amour » déclara-t-il d'un ton sérieux.

Caroline sourit avec difficulté et haussa les épaules.

- « Et Mary ? » demanda-t-elle sans réussir à le regarder dans les yeux.

Klaus poussa un grognement et se leva du lit.

- « J'aurai dû le savoir » cracha-t-il. « Que t'a-t-elle dit ? »

Caroline secoua la tête et essaya d'accepter ce qu'elle venait d'entendre. Il la regarda avec insistance, attendant sa réponse.

- « Que t'a-t-elle dit ? » grogna-t-il en la saisissant par le bras.

- « Lâche-moi ! » cria Caroline en se levant d'un bond.

- « S'il te plaît, Caroline, réponds-moi. »

- « Elle m'a dit que tu l'as transformé, que tu l'aimais. Et que quand tu t'es lassée d'elle, tu l'as laissée tomber comme une vieille chaussette » fit-elle lentement. « C'est-ce que tu vas faire avec moi ? »

Elle avait prononcé cette question si doucement qu'il put à peine l'entendre.

Klaus écarquilla les yeux, blessé et furieux. Sans un mot, il se tourna et quitta la pièce.

Caroline se jeta sur le lit et se mit à pleurer, l'oreiller serré si fort entre ses mains que ses jointures blanchirent. C'était la première fois qu'elle le voyait dans un tel état. Elle l'avait réellement blessé. Combien de fois lui avait-il dit qu'il tenait à elle, qu'il l'aimait ? Pourquoi avait-elle douté de lui si vite ? Elle avait accepté d'être sa femme à peine semaine plus tôt et elle doutait déjà de son amour. Elle était furieuse de sa réaction.

Elle se leva du lit et se dirigea vers le miroir. Elle arrangea ses cheveux et lissa sa robe avant de partir à sa recherche.

Elle le trouva dans les jardins, le regard perdu dans le vide. Elle s'approcha et se plaça derrière lui, enroulant ses bras autour de sa taille. Lorsqu'elle appuya sa joue contre son dos, il poussa un petit soupir et elle le sentit se raidir.

- « Pardonne-moi, s'il te plaît. Mary m'a prise au dépourvu ce matin. Je ne contrôle pas encore tout à fait mes émotions. Je ne pensais pas ce que je disais, je ne doute pas de toi, de nous » fit-elle en se plaçant devant lui. « Dis quelque chose, Klaus, n'importe quoi. Je ne supporte pas que tu sois en colère contre moi. Je ne suis qu'une idiote et je me manque de confiance en moi. Tu mérites une femme plus forte. »

Klaus la prit dans ses bras et l'embrassa passionnément.

- « Je ne pourrais jamais être en colère contre toi, mon cœur. Seulement, je ne veux pas que tu doutes de la seule chose dont je suis certain. Mon amour pour toi. Il est véritable et sincère. Lady Caroline, tu es femme la plus forte et la plus belle au monde. Je n'ai jamais voulu aucune autre femme comme je te veux toi. Et je ne voudrais jamais personne d'autre » déclara-t-il avec sincérité.

Les lèvres de Klaus effleurèrent à nouveau les siennes et Caroline ne put retenir un sourire.

- « Montre-moi combien tu me veux » murmura-t-elle d'un air séducteur.

Avec un petit rictus narquois, Klaus la prit dans ses bras et l'emmena au manoir en un clin d'œil.

Arrivés au sommet de l'escalier, ils ne perdirent pas de temps et arrachèrent leurs vêtements.

La porte de leur chambre s'ouvrit à la volée et ils se laissèrent tomber sur le lit. Ils passèrent le reste de la journée à ne faire qu'un.

La nuit tombait lorsque Caroline quitta discrètement la chambre, laissant Klaus profondément endormi et entortillé dans les draps.

Caroline descendit les escaliers et alla dans les jardins. La personne qu'elle cherchait ne mis pas longtemps à émerger de la forêt.

- « Tu es encore sur mes terres, c'est courageux » déclara la jeune fille d'un ton calme.

- « Tes terres ? Je croyais pourtant que ce manoir appartenait à Klaus. Tu n'es rien d'autre que sa maîtresse » siffla Mary.

Elle savait que ses mensonges n'avaient pas fonctionné. Caroline était plus forte qu'elle ne s'y était attendue, mais cela ne l'empêcherait pas de continuer à faire souffrir Klaus.

- « Klaus sera bientôt mon mari. Donc ce manoir est aussi le mien. Je te conseille de t'en aller et de ne jamais revenir » l'avertit Caroline.

- « Sinon quoi ? » s'esclaffa Mary. « Tu crois vraiment pouvoir m'y obliger ? J'ai plusieurs siècles d'avance sur toi, bébé vampire ! Je n'aurais peut-être jamais son cœur, mais je vais adorer arracher le tien de ta poitrine ! »

Mary bondit sur Caroline et la plaqua au sol. La jeune fille repoussa Mary de toutes ses forces et la précipita dans les rosiers.

- « Tu crois vraiment qu'il t'aime ? » rit sombrement Mary. « Tu es une imbécile ! »

Caroline se jeta sur elle et la fit tomber. Elles luttaient et roulaient sur le sol lorsque Klaus et Elijah accoururent, suivis par Kol et Rebekah.

- « Mary ! » s'exclama Klaus.

Mary leva les yeux, surprise d'entendre son nom, et donna involontairement l'avantage à Caroline. Celle-ci saisit le pieu caché sous sa robe et attaché à sa jambe. Sans hésiter, elle le plongea dans le cœur de Mary.

Klaus aida Caroline à se relever et la prit dans ses bras.

- « Tu es venue ici en sachant parfaitement qu'elle serait là. Pourquoi ? Elle était plus âgée et plus forte que toi » la réprimanda-t-il.

Caroline le regarda avec un sourire.

- « Non. Je t'ai toi et ton amour me rend plus forte que cette pitoyable garce » répliqua-t-elle en regardant le cadavre devenir gris. « Maintenant, ramène-moi à notre lit. »

Klaus sourit et lui embrassa le sommet de la tête avant de la porter jusqu'à leur chambre.

Caroline ne regrettait pas d'avoir tué Mary. Cela risquait de changer le futur, mais elle déculpabilisait à l'idée de laisser Kol en vie lorsqu'il devrait normalement être enfermé dans son cercueil. La mort de Mary justifiait la vie de Kol.

Elle passa la nuit en sécurité dans les bras de Klaus. Caroline l'aimait plus que tout au monde. Un amour de cette puissance leur donnait à tous les deux la force d'affronter n'importe quoi. Cette nuit-là, elle lui fit la promesse de ne plus jamais douter de leur amour.


Les semaines suivantes furent passées dans le bonheur. Kol et Caroline se rapprochaient de jour en jour. Il aimait lui apprendre à se battre ainsi que l'emmener en ville. Caroline passait aussi du temps avec Elijah, à lire des vieux livres et à apprendre les traditions de l'époque où elle vivait. Il se plaisait à lui enseigner tout ce qu'elle avait besoin de savoir.

Kol ramenait régulièrement des femmes au manoir. Il en faisait parader certaines pendant plusieurs jours tandis que d'autres ne venaient que tard dans la soirée et ne restaient qu'une nuit. Et ces soirs-là, tous n'avaient d'autre choix que d'essayer d'ignorer les bruits provenant de sa chambre.

Caroline regarda Rebekah, accompagné de Matthew, se faufiler discrètement dans sa chambre. Ils semblaient beaucoup s'apprécier et à la grande surprise de Caroline, leur relation était rapidement passée au niveau supérieur.

- « Il est incroyable, Caroline ! J'adore être avec lui ! » lui avait dit Rebekah.

Caroline appréciait Matthew mais elle voyait la façon dont il regardait son amie. Ce n'était pas avec admiration, plutôt avec désir. Toutefois, elle gardait cela pour elle. Rebekah n'avait jamais été aussi heureuse et Klaus aurait immédiatement tué le jeune homme.

- « Il a l'air d'être gentil, mais je crois que Klaus est un peu agacé de voir sa sœur fréquenter le jardinier. Il trouve ça plutôt scandaleux » avait- ri Caroline. « Je vais faire en sorte qu'il reste loin de Matthew, mais soyez discrets. »

- « Ne t'en fais pas. Matthew est humain ; je ne laisserai jamais mon frère lui faire du mal » avait répondu Rebekah d'un air sérieux.


Après une séance d'entraînement au combat à l'épée, Caroline et Kol se promenaient dans les jardins. Elle l'avait supplié de lui enseigner cette technique, Klaus lui ayant dit que son frère adorait cela.

- « C'est une belle journée » déclara Caroline. « Tu vas en ville ce soir ? »

- « Bien sûr ! Il y a toujours une jolie demoiselle qui a besoin de moi » rit Kol.

- « Comme si tu allais la sauver. C'est toi que les filles devraient fuir. »

- « Je me souviens pas de t'avoir dit que mon intention était de les sauver » la taquina Kol.

- « Oh, Kol. Quand te décideras-tu à te caser ? A tomber amoureux et à laisser ta manie de sauter sur tout ce qui bouge derrière toi ? »

- « J'aime beaucoup trop les femmes pour me caser, chérie » s'exclama-t-il.

Soudain, ils entendirent des bruits provenant d'un buisson à proximité.

Kol arrêta Caroline et s'avança lentement.

Il se glissa silencieusement vers les buissons et les arracha du sol, dévoilant une Rebekah nue à cheval sur Matthew.

- « C'est quoi ce bordel ? » grogna Kol.

Il poussa Rebekah du jeune homme et le souleva par la peau du cou.

Aussitôt, Caroline appela Klaus en hurlant. Il était dans la bibliothèque avec Elijah. En un éclair, les deux frères se tenaient sur le seuil du manoir.

- « Arrête-le ! » cria Caroline à Klaus.

Il regarda le garçon suspendu en l'air par la poigne de Kol. Celui-ci était de plus en plus furieux et hurlait que Matthew avait violé sa sœur.

Les bras croisées, Klaus se contenta d'observer. Il remarqua la nudité de sa sœur et grommela entre ses dents. Caroline le poussa vers Matthew, le regard suppliant. Quant à Rebekah, elle tentait désespérément d'enfiler sa robe.

- « Tu es un homme mort ! » hurla Kol.

Enfin, Klaus s'avança et obligea son frère à lâcher le jeune homme qui s'étouffait. Matthew s'effondra en se frottant la gorge et tenta de retrouver son souffle. Il s'éloigna presque en rampant des Originels.

Rebekah, enfin habillée, courut vers Matthew. Elle tomba à genoux et le prit dans ses bras. Elle essayait de le réconforter mais sa présence sembler l'effrayer encore plus.

- « Laissez-nous tranquilles ! Vous tous ! Je suis une adulte ! Il ne m'a pas forcé à faire quoi que ce soit ! » s'écria-t-elle d'un air rageur.

- « Est-ce vrai ? Notre petite sœur est une catin ! » rétorqua Kol en levant les yeux au ciel et en s'éloignant.

Reprenant son souffle, Matthew repoussa Rebekah et se leva.

- « Je n'ai pas besoin de ça. Tu me plaît mais pas à ce point-là ! » siffla-t-il en regardant Rebekah dans les yeux avec colère.

- « Quoi ? » murmura-t-elle, frappée droit au cœur par ses paroles. « Je croyais que tu tenais à moi. »

- « Chérie, tu es une vraie beauté mais tu ne vaux pas ma vie » rétorqua-t-il avant de s'éloigner.

Rebekah sentit des larmes rouler sur ses joues. Elle avait perdu un autre homme à cause de ses frères surprotecteurs. Une main douce se posa sur son épaule et elle se tourna pour voir qu'elle appartenait à Caroline.

- « Je suis désolée. Il a tort. Tu vaux plus que sa vie pathétique. L'homme qu'il te faut est quelque part, c'est promis. »

- « S'il te plaît, je veux juste être seule » murmura Rebekah en se dirigeant vers le manoir.

Klaus regarda sa sœur disparaître dans l'entrée et en un clin d'œil, il apparut devant Matthew. Caroline jeta un regard à Elijah et haussa les épaules avant de suivre Rebekah à l'intérieur. Elijah rejoignit son frère.

- « J'espère que tu comprends, c'est notre devoir de venger l'honneur de notre sœur. Rien de personnel, mon pote » déclara Klaus.

Matthew écarquilla les yeux de peur.

Elijah se plaça derrière le jeune homme. Klaus le regarda avec un sourire et haussa les sourcils. D'un geste rapide, son frère brisa le cou de Matthew.

Ils ordonnèrent à un serviteur hypnotisé de faire brûler son corps et il ne fut plus jamais mentionné. Pour ce que Rebekah en savait, l'humain s'était enfui.


J'espère que le chapitre vous a plu !

Vraiment désolée pour ceux qui appréciaient Matthew, mais ce n'était pas le bon. Je vous assure que Rebekah trouvera bientôt son âme-soeur =) Il n'est d'ailleurs pas impossible que vous connaissiez cette personne ;-)

A part ça, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? De la mort de Mary (qui n'a finalement pas réussi à détruire notre couple préféré !) ? De la relation entre Klaus et Caroline ? De la mort de Matthew ?

Un petit indice sur le prochain chapitre ? Du blanc, de l'amour et des voeux. Je vous laisse deviner ;-)

Merci à tous ceux qui continuent de me lire, de me suivre et de me donner leur avis ! Vous êtes adorables !

Bisous et à bientôt !