J'en avais ma claque des gens. Quoi l'univers ? T'avais décidé soudainement que tous les chemins sur lesquelles gambadaient les quand pourquoi comment de toute chose menaient à la pleine lune ? À la pleine lune que le méchant placard il apparaît, à la pleine lune que je m'en vais, à la pleine lune les chats sont gris.

Il y a un problème.

À la pleine lune les chats gris font des bulles? Se roule dans la thune ? NON.

-T'as l'air…

-Oui j'ai l'air pâle ! Je m'énerve. Approche le moment de ma maladie.

-Approche le moment de la maladie, cria Sirius dans un nouveau rôle de prédicateur funeste.

-Approche mon départ, je l'ignore.

-Approche le départ ! Il me faudrait un tambour pour rameuter les gens.

-T'inquiète qu'ils t'entendent, dit James.

-Approche ma souffrance.

-Approche la souffrance ! Merci Peter, qu'est-ce que c'est ?

-Un tisonnier et une cruche, pour faire du bruit…

-Ce que je voulais dire c'est que t'as l'air nerveux.

-Même pas vrai.

On m'avait toujours dit que j'étais un enfant calme. Je sursautai violemment au bruit de verre fracassé.

-Tu vois que t'es nerveux. Et ne prétend pas n'avoir pas anticipé le destin de cette cruche, c'était couru d'avance. Bon Peter, dis nous ce que tu as découvert de si incroyable sur le placard.

Rien. Il n'avait rien découvert.

-J'ai parlé à Nick Quasi Sans Tête, d'après lui il existe un placard fantôme qui n'apparaît que les nuits de pleine lune au septième étage. Il le sait parce qu'il a rencontré un de ses collègue qui loge là dedans, un excentrique d'après lui, agoraphobe. Il squatte l'endroit parce que ça ne l'oblige à être visible qu'un jour par mois.

Ce qui expliquait l'atmosphère glacée qu'avait ressenti le mec du livre.

-Ça a vraiment intérêt à être là, dit Sirius. Parce que si A.W. a caché son objet dans la salle sur demande j'y fous le feu. Trop de trucs entassés, partout.

-Dans notre dortoir aussi on entasse, remarqua Peter.

-Plus. Chercher. Veux pas.

-La pleine lune est dans…

James sortit son calendrier du ciel.

-Deux jours ! Chouette on n'aura pas à attendre, c'est un signe ça.

Deux jours ? Oh non ça tombe pendant mon absence.

Deux jours ? Attendez voir, il me semble que ça va être difficile.

Je ne peux pas j'ai piscine.

-Euh...Ça sera sans moi, je ne serai pas là.

-Bah, on n'a pas besoin de toi, dit James. À trois on est déjà bien assez.

Mais Sirius, après s'être à moitié claqué le cou en tournant la tête, commença à me fixer méchamment.

Cette fois c'était fini, définitivement fini.

HéHéHéHéHéHéHéHéHéHéHéHéHéHéHé

Au dîner, ce n'était plus une mais trois paires d'yeux écarquillés dirigés vers moi que j'avais. J'essayais de faire celui qui ne comprenais pas ce qui lui arrivait mais j'étais si à cran que mon comportement devait paraître encore plus anormal que celui des trois autres.

Et le silence était gênant.

-Mmh, James s'éclaircit la gorge, Peter maintenant que j'y pense je devais te rendre ta bouteille de parfum.

Gné ? Peter se cacha la tête dans les bras de honte. James renversa la bouteille dans mon assiette.

-Oh non ! Continua James théâtrale, je suis si désolé…

Je sentis les deux autres scruter mes moindres mouvements. Je vis du coin de l'œil une sixième année fouiller frénétiquement son sac avant de jeter un regard meurtrier à James. Ça puait et je ne pouvais plus manger maintenant, je n'avais même pas droit à mon dernier repas de condamné. Semblant peu satisfait, ils repassèrent à l'attaque.

-Dis Remus, instinctivement, qu'aimes tu chez Dumbledore ?

-Euh...il est sympa.

-J'aime le fait qu'il domine nos semblables, dit Peter d'une voix fausse.

-Et qu'il nous fournit la nourriture nécessaire à notre survie, rajouta Sirius d'une voix monocorde.

-Ah...

Je venais de comprendre ce qu'ils essayaient de faire. Avant de partir je me promettais de leur trouver un livre sur les loups garous qui n'était pas un ramassis de clichés.

-Hé James, t'aurais pas oublié ta liste de devoir sur le front de Flitwick ? Demanda Sirius.

-Diantre, je ne peux quand même pas aller la récupérer, ça va se voir !

Comment était-elle arrivée là ? On pouvait peut être en parler de ça, non ?

-Remus, toi qui a de bons yeux, tu peux me la lire d'ici ?

Non. Bien sûr que non.

-Je vois mal de près. Laissez moi m'éloigner.

Je fis semblant de prendre du recul en passant les portes de la grande salle à reculons et fuis.

toitoitoitoitoitoitoitoitoitoitoitoitoitoitoitoi

Ma première idée était de courir dans les dortoirs pour faire mon sac, mais mes nerfs n'atteignirent pas le septième étage. Ils allèrent s'enfermer avec le reste de mon corps dans les toilettes du premier.

Assis sur la cuvette, j'enserrais mes genoux tremblotants et essayai de me calmer. Ils allaient être déçus, je n'avais ni odorat ni vue ni ouïe super-puissants. Je n'avais pas non plus le sens de la hiérarchie, pas plus que je n'étais allergique à l'argent, me dis-je en repensant au petit serpent de Sirius. Je devrais sûrement m'estimer heureux qu'ils n'avaient pas essayé de me dégotter une âme sœur ou j'étais de leur point de vue casé pour la vie.

Quoi que l'auraient-ils fait, ça aurait voulu dire qu'il continuaient à m'aimer.

La porte s'ouvrit violemment et je me tassai un peu plus sur moi même. Comment m'avaient ils trouvé si vite ?

-Je me disais bien que ça sentait le parfum. Dans des toilettes publiques c'est toujours suspect, dit Sirius.

Bon, j'étais un gryffondor ou bien ? Je me dépliais et m'étirais pour paraître moins ridiculement pitoyable. Encore un silence gênant. J'espérai qu'ils ne comptaient pas sur moi pour aborder le sujet qui fâche.

-À propos de ta maladie...finit par dire James. On se disait que ça ressemblait beaucoup au loup-garoutisme…

-Lycanthropie, je corrigeai machinalement.

Je commençais à me dire qu'ils n'avaient pas lu de livres du tout.

-Si tu veux...et donc au début je voulais qu'on te demande pourquoi tu ne nous avais rien dit, avant que Sirius ne me cogne avec la page des taux de suicide des loups garous que l'on venait de dénicher dans un vieil exemplaire de la gazette…

-Cette même page que tu as en réalité lu sur le front de Flitwick…

Je n'avais rien lu. Flitwick se ballade avec le taux de suicide des loups garous sur le front. Arf.

-Comment l'avez vous su ? Je demandai comme détaché de tout.

-Comme ta mère était aussi malade, répondit Sirius, j'ai commencé par chercher les maladies héréditaires. C'est comme ça que j'ai fait ma première sélection…

-La lycanthropie n'est pas héréditaire, je le coupai. Et ma mère ne l'a pas.

Enfin ça n'avait jamais été prouvé mais pour l'instant, aucun enfant de loup garou non transformé n'était né avec la maladie.

-Ha, Sirius se gratta la joue pensif. Du coup tout mon raisonnement tombe à l'eau…

Mauvais raisonnement. Bonne conclusion.

-On a quand même remarqué que tu avais des sens hors du commun…

-Sauf que non.

-Qu'on avait du te soumettre tout petit à un traitement à l'argent pour que tu apprenne à cacher que tu étais allergique.

-Je ne le suis pas.

-Que Dumbledore était ton alpha…

-Mouais.

-Ha ! Je suis un super enquêteur !

-Bof.

C'étaient ces échanges qui allaient me manquer. Ils étaient capables de me faire oublier mon stress en quelques phrases. Ils me rendaient heureux. Ils mettaient un coup de pied au cul bombardé de motivation à ma joie de vivre et j'étais aux anges à l'idée de les suivre n'importe où. Et pourtant j'étais sur le point de les perdre. J'étais sur le point de perdre mes amis...

Merde je pleure.

-Tout ça pour en arriver au fait...

James me tendit un mouchoir.

-...qu'on s'en fout. On ne devrait pas avoir à te le dire parce que c'est tellement évident qu'on s'en fout.

J'attrapais sa manche et la secouait comme un enfant perdu.

-Sûr ?

-Oui.

-Vous ne pouvez le dire à personne.

-Secret. Ça fait longtemps qu'on nous écoute plus quand on l'ouvre de toutes façons.

-Secret, confirma Sirius.

-Secret, conclut Peter

qu'est-cequequ'est-cequequ'est-cequequ'est-ceque

J'allai à la cabane hurlante. J'allai sentir tous mes os craquer et crier de façon inhumaine et me transformer en monstre et m'automanger par manque de truc plus innocent à mordre.

Et ils s'en foutaient. Ils s'en foutaient, ils s'en foutaient, ils s'en foutaient !

Je marchai sur un nuage.

Ils me rendirent visite à l'infirmerie l'après midi suivant la pleine lune.

-Placard ! Cria Sirius.

Ils eurent le tact de ne pas remarquer mes nouvelles cicatrices même si je voyais bien Peter loucher dessus.

-On a trouvé l'objet, dit celui-ci.

-On n'a plus à chercher dans la salle sur demande, continua Sirius surexcité et un peu trop fort.

Mme Pomfresh leur lança un regard qui réduirait au silence Peeves lui même. D'ailleurs on ne le voyait jamais traîner près de l'infirmerie.

-Et tadaaaaaaaa, un magnéfophone ! Pour enregistrer ! Regarde on t'as pris les cours !

-Le filet du diable, la voix de Chourave sortit de l'appareil, sinistre. Prends racine dans les marais…

-C'est normal que sa voix me donne envie de me jeter d'un pont ? Je demandai.

-On pense que c'est l'influence du fantôme qui habite le placard. Tu ne sais pas la chance que tu as de ne pas l'avoir rencontré...Brrrrrr.

Ils frissonnèrent de concert.

-L'indice, Peter me tendit le parchemin.

Pour trouver l'objet final, vous allez devoir réaliser deux mouvements.

En premier lieu, vous devrez affagrer à la gargouille qui garde le bureau du directeur une plume de corbeau. Vous aurez alors exactement sept minutes pour vous rendre en haut de la tour d'astronomie et accrocher un étendard que vous aurez préalablement fabriqué (si possible rappelez vous que nous cherchons à promouvoir la culture moldue). Vous aurez de nouveau sept minute pour gagner un bras de fer contre Drusilla la victorieuse qui monte la garde devant les quartiers d'invités au sixième étage. Vous aurez alors cinq minutes pour descendre au troisième et trouver le passage secret derrière la grosse horloge, vous accéderez à une salle remplie de coupes en fer. Parmis elles, seule une est authentique, trouvez là ce sera celle qui vous fait de l'oeil. Pour finir vous aurez trois minutes pour vous précipiter vers la cheminée située à l'arrière de la table des professeur et jeter la coupe au feu. Vous obtiendrez une moitié de quelque chose.

J'ai enterré la seconde moitié dans le parc. J'ai appris à Lentouze et Plout à la retrouver, à vous de gagner leur confiance.

Assemblez les deux parties et profitez car ce sera votre dernière mission.

-La première partie à l'air d'être une torture, j'estimai.

-Les délais qu'ils nous donne son super court, confirma James. Il faudra soit sprinter en espérant que les escaliers soient de bonne humeur et qu'on ne se mange pas une marche, soit trouver les raccourcis qu'il faut.

-La partie avec Lentouze et Plout n'est pas évidente non plus, ajouta Peter. Déjà Plout n'écoute que toi dans le groupe…

-Mon brave Plout…

-L'ennui c'est que Lentouze est jalouse. Hier, elle a essayé d'arracher la tête à une deuxième année qui traînait trop près d'eux...Vient le plus gros problème, suite à ça McGonagall les a embarqué…

-QUOI ? Vous l'avez laissé prendre mon plot ? Je m'indignai.

-AU LIT MAINTENANT ! cria à son tour l'infirmière. LES AUTRES, DEHORS ET QUE CA SAUTE !

tututututututututututututututututututututututututu

Plout.

Je te sauverai.

regardes ?regardes ?regardes ?regardes ?regardes ?

regardes ?regardes ?regardes ?regardes ?regardes ?

Yo ! Bon j'ai galéré à écrire ce chapitre, pas tellement pour la révélation mais j'ai du me creuser la tête avec MAIS PUTAIN COMMENT JE VAIS TERMINER CETTE HISTOIRE, gnark.

Bon la révélation, je dois bien vous avouer que j'ai du mal avec le sentimental donc je suis désolé d'avance si vous espériez plus, je sais que tu attendais ça avec impatience lapin…