Le docteur ramassa le manipulateur de Vortex qu'il avait confisqué au Victorieux. C'était bien celui de Jack. Il brancha l'objet sur la console du Tardis et explora sa banque de données.
- Que faites-vous, demanda Amy.
- Il tente de trouver la signature quantique qui lui donnera le lieu et le moment où cet objet est tombé entre les mains du Victorieux, expliqua River Song.
- Je crois que Jack sera contant de récupérer son joujou, ajouta le docteur.
- Jack ! Ce beau parleur que nous avons rencontré sur l'île ! Nous venons de le lui remettre, ça ne peut pas être le sien.
- Le temps n'est pas linéaire. Jack s'est fait voler sont manipulateur deux fois et pas au même moment. Vous lui avez restitué celui que vous lui avez volé et… si je me fie au données, il se l'est fait volé par le Victorieux pas très longtemps après. Il faudra donc le lui restituer… Ha! Ça y est, j'ai les coordonnéesv!
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De retour dans son bistrot préféré, Jack ruminait. Alonzo l'avait quitté et son voyage imprévu sur une île paradisiaque n'avait pas amélioré son moral. Après avoir voyagé au côté du docteur, dirigé Torshwood pendant plus d'un siècle et combattu des menaces extra-terrestres terrifiantes, il s'était fait stupidement dépouiller. Désormais, il serait plus alerte.
Il termina son verre, paya et quitta le bar. Il fit quelques pas hors de la rue quand il remarqua dans la pénombre un objet familier. Il fit quelques pas vers la boîte bleue qui semblait l'attendre au bout d'une ruelle. Il ne croyait pas sa chance : il croisait à nouveau les pas du docteur.
Il se mit à courir vers le Tardis et fouilla dans ses poches pour en sortir la clé qu'il conservait toujours sur lui. Quand il fut près du Tardis, il réalisa que quelque chose n'allait pas, il y avait des traces de brûlures sur le côté. Pourtant, le Tardis était généralement protégé d'un champ de force et pouvait se régénérer quand il était endommagé.
Inquiet, il glissa la clé dans la serrure, tourna et ouvrit la porte : un amoncellement de ferraille lui tomba dessus. Il mourut étouffé sous le poids.
Puis, il se réveilla brusquement, la ferraille avait été déplacée sur le côté et son manipulateur de vortex avait à nouveau disparu. Il se releva avec difficulté et examina la cabine ouverte qui était aussi grande à l'intérieur qu'à l'extérieure. Ce ne pouvait pas être le Tardis. On l'avait piégé.
Dépité, il se dit qu'il lui faudrait un bon remontant et retourna vers le bar. Il s'assit au comptoir. Le bar était presque vide à cette heure là. Avant qu'il n'ait commandé quoi que ce soit, le barman arriva avec un verre rhum vardosien.
- Je n'ai pas…
- C'est offert par la dame, là bas.
Il désigna une tignasse blonde frisée qui lui tournait le dos. Jack prit le verre et s'approcha. Elle se pivota sur sa chaise, il reconnut la femme qui l'avait ensorcelée d'un baisé sur l'île déserte.
- Bonjour, capitaine, dit-elle avec un large sourire. Il faudrait que vous arrêtiez de vous faire voler vos affaires, je ne vais pas passer mon temps à vous restituer votre bien…
Elle lui tendit son bracelet. Il s'en empara, étonné.
- Le docteur, demanda-t-il ?
- Il est parti, il devait déposer quelqu'un. Mais, j'ai décidé de rester ici et de visiter le coin.
Jack s'assit à sa table en souriant.
- Si vous avez besoin d'un guide.
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Le parc Lafontaine était toujours aussi magnifique, même quand il n'était pas décoré d'une petite boîte bleue, laquelle semblait avoir adopté ce coin de verdure montréalais. Près du lac, le docteur, Amy et Joe se relaxaient. Ils lançaient des miettes de pains aux canards qui se précipitaient pour s'en régaler.
Joe remarqua alors une silhouette qui se dirigeait droit vers eux : l'inspecteur, celui-là même qui les avait reconduit aux Tardis après les avoir libérés du monde déphaser du miroir.
- Alors, demanda ce dernier, tout a été pour le mieux ?
- Ouaip, s'exclama Amy !
- Le coupable est à l'ombre, ajouta Joe.
- Et votre protégée s'est très bien débrouillée, conclut le docteur.
- Elle est talentueuse, admit l'inspecteur.
Joe se sentit rougir jusqu'aux oreilles et ne remarqua pas tout de suite le sourire du docteur s'évanouir alors qu'il fixait l'inspecteur.
- Alors que fait-elle à la circulation ?
- Elle n'a pas beaucoup d'expérience…
- Elle a un don d'observation extrêmement rare chez les humains et je sais de quoi je parle. Elle voit au-delà des apparences. Elle voit la vérité même quand elle est bien cachée. Vous gaspillez son talent.
L'inspecteur commençait à sembler mal à l'aise.
- Merci docteur, commença Joe, mais...
- Ne vous en mêlez pas, coupa le Galliférien !
- Désolée.
- Voyez-vous, il y a l'ancienneté à prendre en compte. On ne peut pas juste la faire passer devant ses collègues.
- Un mot de recommandation de ma part et je la fais entrer dans une organisation internationale secrète par la grande porte et vous perdriez ce talent brut. On se comprend.
- On se comprend, abdiqua l'inspecteur. Vous êtes dur en affaire.
Le visage du seigneur du temps fut à nouveau illuminé d'un sourire.
- D'un autre côté, Joe, vous pourriez venir avec nous, explorez l'univers et combattre de sombres menaces.
- Après que vous m'ayez obtenir la promotion de mes rêves ! Vous avez le don de rendre un choix difficile, docteur.
- Un choix difficile, c'est ce qu'il faut pour faire un bon choix.
Joe cru comprendre qu'il faisait référence au choix qui avait mené à la création du victorieux. Elle comprit que si elle l'accompagnait, elle devait être présente et dédiée à ses aventures. Mais, c'est quelque chose qu'elle ne pouvait pas faire. Elle avait simplement trop d'ambition.
- J'aimerais bien vous accompagner, comme ça, de temps en temps, dit-elle, mais de façon plus permanente, je préfère mon métier.
Le docteur parut déçu pendant quelques secondes.
- Dommage pour vous, cette occasion ne se reproduira pas.
- On ne sait jamais, souffla Josianne.
- Après tout pourquoi pas, sourit le docteur. Le Tardis cadre si bien dans ce parc que c'est dommage de devoir y aller. Au revoir Joe ! Au revoir inspecteur !
- Déjà, protesta Amy !
Tout en se discutant, le docteur se dirigeait vers le Tardis.
- Allez, Pond, la naissance d'une étoile est prévue dans la nébuleuse d'Yhiho, il ne faudrait pas être en retard.
- Comment pourrait-on être en retard avec une machine à voyager dans le temps, s'écria jeune rousse en le poursuivant ?
Ils entrèrent dans le Tardis en se querellant, puis la machine s'évapora lentement dans l'air.
- Avons-nous rêver tout ça, demanda Joe à l'inspecteur ?
- C'est vous quoi voyez la vérité, Joe, qu'en pensez-vous ?
- Je crois qu'on va le revoir.
